par Sascha Fey
Benoît Schwarz-van Berkel affiche déjà un palmarès remarquable. Mais il lui manque encore un grand titre sur la scène intercontinentale. A Cortina, les conditions semblent réunies pour un coup de maître.
Son expérience est grande. A 34 ans, Schwarz-van Berkel participe déjà à ses quatrièmes Jeux. En 2014 à Sotchi, il avait été plusieurs fois remplaçant dans l'équipe du skip Sven Michel. Quatre ans plus tard, à Pyeongchang, il a remporté la médaille de bronze avec le skip Peter De Cruz. Avec De Cruz, il a également remporté quatre médailles aux Championnats du monde (toujours en bronze) et trois aux Championnats d'Europe (une en argent, deux en bronze).
Mais après avoir terminé 7e aux Jeux olympiques d'hiver de 2022, le Genevois a décidé de rejoindre l'équipe du capitaine Yannick Schwaller dès la saison suivante, Peter De Cruz ayant par ailleurs pris sa retraite de joueur. La mayonnaise a rapidement pris, avec deux podiums aux Championnats du monde (argent et bronze) et deux aux Championnats d'Europe (argent et bronze).
Benoît Schwarz-van Berkel, qui joue en quatrième position, n'a donc plus qu'une médaille d'or mondiale ou olympique à décrocher pour embellir son palmarès. L'exploit est envisageable à Cortina d'Ampezzo, où son équipe a débarqué avec beaucoup de confiance. Peu avant Noël, les Suisses ont remporté leur premier Grand Chelem à Saskatoon. Auparavant, ils avaient dû s'incliner face à la Suède en finale des Championnats d'Europe.
Un stage pour terminer la préparation
"Le résultat était frustrant, mais on ne peut pas toujours tout contrôler. Ce fut une finale fantastique", explique Schwarz-van Berkel à Keystone-ATS à propos de la finale des derniers Championnats d'Europe. "Au vu des résultats, nous ne pouvions pas faire beaucoup plus avant les Jeux olympiques. Mais bien sûr, il y a toujours une marge de progression".
Son équipe - qui comprend également Pablo Lachat-Couchepin et Sven Michel - a mis une touche finale à sa préparation olympique lors d'un stage d'entraînement de trois semaines. "C'est une phase que j'apprécie beaucoup. En plus d'avoir pu mieux récupérer, nous avons eu un peu plus de temps pour analyser notre jeu et travailler sur les détails", souligne Schwarz-van Berkel.
Une médaille comme source d'inspiration
Benoît Schwarz-van Berkel considère une médaille olympique comme un facteur d'inspiration. Jeudi, pour leur premier match, les Suisses affronteront les Etats-Unis. "Mais pendant un tournoi, nous ne pensons vraiment pas au résultat, cela ne sert à rien. Nous voulons simplement prendre du plaisir sur la glace afin de pouvoir donner le meilleur de nous-mêmes. Si nous y parvenons, nous serons parmi les meilleurs. Nous avons de très bonnes chances, tout est vraiment possible", assure-t-il.
Le Genevois admet toutefois que les Jeux sont une compétition à part. "En fait, ce n'est pas différent sur le principe. Mais il y a toujours quelque chose qui vous rappelle l'importance de l'événement: un public nombreux, beaucoup de caméras. Et puis, en tant qu'être humain, vous y pensez avec émotion, c'est comme ça. Nous essayons toutefois de considérer chaque entraînement comme s'il s'agissait des JO. Tout l'art consiste à y parvenir. C'est un entraînement mental", conclut-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats