La pression monte sur l'ancien ministre français Jack Lang, sommé de s'expliquer sur ses liens avec le criminel sexuel américain décédé Jeffrey Epstein. Paris s'inquiète que la controverse n'éclabousse l'Institut du monde arabe, qu'il préside depuis 2013.
"L'Elysée et Matignon ont demandé au ministre des affaires étrangères de [le] convoquer" pour qu'il réponde aux questions soulevées par la publication de millions de documents liés à l'affaire Epstein, a indiqué l'entourage du président français Emmanuel Macron.
Il devrait "penser à l'institution", l'Institut du monde arabe (IMA), établissement culturel emblématique dont il est à la tête, a-t-on ajouté de même source. Le Quai d'Orsay a de son côté indiqué à l'AFP qu'il était "convoqué", convocation qui pourrait avoir lieu dans les prochains jours.
Mercredi, l'ancien ministre français de la culture du président François Mitterrand, âgé de 86 ans, a formellement exclu de démissionner, invoquant sa "naïveté" face aux révélations sur ses liens passés avec Jeffrey Epstein mort en prison en 2019.
Mentionné à 673 reprises
Après avoir déclaré lundi "assumer pleinement [ses] liens" passés avec le financier américain, Jack Lang a de nouveau plaidé sa bonne foi mercredi, assurant qu'il ignorait tout du passé criminel de cet homme quand il l'a rencontré il y a "une quinzaine d'années" par l'entremise du réalisateur Woody Allen.
Aucune charge ne pèse contre lui et sa présence dans ces trois millions de documents n'implique de sa part aucun acte répréhensible. Mais la mention de son nom à 673 reprises et ses liens d'intérêt avec le financier américain l'ont éclaboussé lui et sa fille Caroline.
Cette dernière a démissionné lundi de la tête d'un syndicat de producteurs de cinéma.
Les appels à la démission de Jack Lang de la présidence de l'IMA se multiplient jusqu'au sein du parti socialiste.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp