Le conseiller fédéral Beat Jans a longuement dénoncé les conséquences qu'aurait, selon lui, un oui à l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions". Il s'exprimait vendredi à l'issue d'une manifestation du 1er mai à Bienne.
Le chef du Département fédéral de justice et police (DFJP) a défendu la position du Conseil fédéral, opposé à l'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions". Selon Beat Jans, si l'initiative a pour ambition de résoudre de nombreux problèmes - les trains bondés, les embouteillages, les loyers, la criminalité ou encore les problèmes environnementaux - "ce sont des promesses en l'air".
Si elle est acceptée, cette initiative "nous obligera à dénoncer l'accord sur la libre-circulation des personnes et mettra en danger la voie bilatérale. Et elle aggravera la pénurie de main-d'oeuvre.
"La Suisse trahirait ses valeurs"
Selon le chef du DFJP, le texte "nuirait aussi à la crédibilité de la Suisse et à notre tradition humanitaire." La Confédération pourrait être contrainte de dénoncer des accords comme la Convention européenne des droits de l'homme, la Convention de Genève relative au statut des réfugiés ou la Convention de l'ONU relative aux droits de l'enfant. "En dénonçant ces accords, la Suisse trahirait ses valeurs et compromettrait sa réputation d'Etat fiable qui défend les droits humains."
"Cette initiative extrême est un grand risque", a relancé Beat Jans. "Elle crée encore plus d'incertitude dans une période déjà très incertaine."
Au lendemain du terme de la finale des play-offs de hockey sur glace, le Bâlois a terminé son discours en utilisant une métaphore sportive: "En votant oui le 14 juin, nous nous bodycheckons nous-mêmes. Nous mettons le puck dans notre propre but."
Des militants pour les droits des réfugiés se sont brièvement fait entendre à la fin du discours du chef du DFJP, sans que la situation ne s'envenime.
Le 1er mai, "une fête"
Interrogé à l'issue de sa prise de parole, Beat Jans a déclaré à Keystone-ATS que le 1er mai restait une journée importante et représentait "une fête" pour la gauche. "Les droits des travailleurs sont sous pression, en Suisse mais aussi au niveau mondial", a-t-il souligné, ajoutant que l'initiative de l'UDC allait, selon lui, encore les affaiblir.
Un peu plus tôt, environ 400 personnes ont manifesté en ville de Bienne. "Ensemble et solidaires, l'argent pour les salaires, pas pour la guerre", a repris la foule, entre autres slogans appelant à la solidarité. Une partie du cortège a également scandé "Anti, anti, anticapitalistes!".
En plus des drapeaux à l'effigie des syndicats SEV et Unia, on pouvait apercevoir dans le cortège un drapeau palestinien et plusieurs autres de la Jeunesse socialiste. "Défendre les salaires et les emplois - non au repli sur soi" et "Salaires et rentes sûres - pas de chaos", pouvait-on lire sur les banderoles de tête.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Wendelin
3 avril 2020 à 17 h 23 min
La semaine dernière, un Monsieur de Taxiphone a refusé, par téléphone, de me réserver un taxi pour me rendre c/o mon Mèdeçin traitant, afin d'effectuer (en urgence) un test de dépistitage du Coronavirus. Ce Monsieur ne pouvait pas prendre le risque de contaminer un chauffeur. Donc j'ai prit le bus ALLER-RETOUR ? ? ? ? ? ? ? ?...... ? ? ? ?
Merçi pour vos articles que j'appréçie beaucoup. J. Wendelin