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Coronavirus: toutes les infos du 23 mars 2020

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EPA/GIORGIO BENVENUTI

L'épidémie continue de progresser à Genève

(KEYSTONE/Ti-Press/Alessandro Crinari)

Dans le canton de Genève, l'épidémie de coronavirus ne faiblit pas. Lundi, 214 personnes infectées étaient hospitalisées, contre 179 la veille. Et 43 se trouvaient aux soins intensifs, un chiffre également en progression par rapport à dimanche. Les pentes redoutées se concrétisent, a relevé Adrien Bron, directeur général à la direction de la santé du canton de Genève, lors d'un point de presse en ligne. Elles soulignent "la gravité de la situation dans les jours qui viennent". La situation est également tendue dans les EMS, a-t-il ajouté.

Lundi, 1231 personnes ont été testées positives au Covid-19. La hausse est moins forte que les jours précédents. Ce ralentissement s'explique par une utilisation plus rationnelle des tests à Genève. Ceux-ci sont destinés en priorité aux personnes les plus vulnérables et aux soignants, a noté Aglaé Tardin, futur médecin cantonal. Pour accueillir les gens atteints du coronavirus qui ont besoin de soin, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont fait de la place. Les étudiants en médecine et en soins infirmiers ont aussi été appelés à la rescousse. Quatorze personnes sont mortes du coronavirus à Genève depuis le début de la pandémie.

Le Parlement des Jeunes Genevois se mobilise en faveur des aînés

Le Parlement des Jeunes Genevois ne veut pas rester les bras croisés pendant la crise du coronavirus. Ses membres se proposent de faire les courses des personnes âgées ou affaiblies, qui sont priées de rester chez elles pour éviter d'attraper la maladie. Dès lundi, plus d'une dizaine de jeunes se mobiliseront pour apporter des provisions aux gens qui ne peuvent pas quitter leur domicile. Le Parlement des Jeunes Genevois (PJG) appelle aussi d'autres jeunes à participer à cette action de solidarité. Toute personne intéressée peut contacter le PJG au 079 103 51 20.

Un homme en détention administrative à Genève atteint du Covid-19

(KEYSTONE/Martial Trezzini)

A Genève, un homme en détention administrative dans l'établissement de Frambois a été testé positif au coronavirus. La personne a été placée en isolement médical à la prison de Champ-Dollon. L'information, révélée lundi par la Tribune de Genève, a été confirmée par Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé. Quatre autres détenus de Frambois sont également suspectés d'avoir attrapé le Covid-19. L'une de ces personnes, en attente du résultat du test, se trouve en confinement à Champ-Dollon. Les trois autres sont dans une zone isolée de la prison. "Aucun n'est en contact avec les détenus de Champ-Dollon", a souligné M.Paoliello. Les établissements de détention administrative genevois de Frambois et de Favra ont été fermés. Un des gardiens de Frambois est infecté par le coronavirus. Trois membres du personnel médical de la prison de Curabilis, ainsi qu'un agent du Service d'application des peines et des mesures ont aussi été testés positifs, a précisé M.Paoliello.

Tensions de le secteur de la logistique à Genève

A Genève, les personnes qui travaillent dans le secteur de la logistique, comme les livreurs à domicile, déplorent leurs conditions de travail en pleine crise liée au coronavirus. Les consignes de santé et de sécurité de l'Office fédéral de la santé ne sont pas suivies, dénonce lundi le syndicat Unia Genève. Les achats en ligne explosent depuis le début de la pandémie et les employés sont soumis à une pression croissante. Le matin, le personnel doit se regrouper autour de la boucle de tri et charger rapidement les colis dans les fourgons. Le rythme est soutenu et les distances de sécurité ne sont pas respectées, relève Unia.

Une pétition a été lancée, lundi, par les employés de la branche de la logistique. Elle demande de privilégier exclusivement la distribution de biens nécessaires aux services essentiels à la population. Dans cette catégorie figurent l'alimentaire, le sanitaire, le médical et la sécurité. Les autres marchandises doivent être gardées en dépôt, estiment les pétitionnaires. Les livreurs ne comprennent pas l'intérêt de satisfaire des clients qui n'ont aucune urgence. Cité par Unia, un livreur indique avoir dû acheminer, la semaine dernière, des vélos pour enfants, des chaussures et des articles de jardin.

La barre des 8000 cas de Covid-19 dépassée en Suisse

Le nombre de cas de Covid-19 continue d'augmenter en Suisse. La barre des 8000 positifs est franchie, a annoncé lundi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). C'est plus de 1000 cas en plus que la veille. Le décompte publié sur le site de l'OFSP fait état de 8060 cas en Suisse et dans la Principauté de Liechtenstein. La Confédération ajoute que 70 personnes sont décédées jusqu'ici en Suisse des suites de la maladie, précisant que pour quatre d'entre elles, il n'y a pas de résultat de laboratoire. Dimanche à 12h00, l'OFSP avait fait état de 7014 cas d'infections déclarées au coronavirus.

L’âge des cas testés positifs va de 0 à 101 ans, avec un âge médian de 51 ans (50 % des cas sont plus jeunes et 50 % sont plus âgés que cet âge). Dans 49% des cas, il s'agit d'hommes et 51% des femmes. Les adultes sont nettement plus touchés que les enfants. Chez les adultes de 60 ans et plus, les hommes sont plus touchés que les femmes et chez les moins de 50 ans, les femmes le sont plus que les hommes. L'âge médian des personnes décédées est plus élevé (85 ans). Les victimes avaient entre 32 et 98 ans.

Plus de 6000 tests réalisés en Suisse par jour

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

La Suisse poursuit sa politique en matière de dépistage du coronavirus mais n'augmentera pas la cadence tant que l'approvisionnement en matériel n'est pas assuré. Elle enregistre déjà au moins 70 décès. Le volume actuel de tests est déjà élevé avec plus de 6000 tests réalisés par jour, a annoncé lundi le chef de la cellule de crise Daniel Koch lors d'un point de presse. Il sera augmenté dès que le ravitaillement en nouveaux tests sera possible. Les tests sont réalisés de manière ciblée. Il faut assurer le dépistage des personnes qui doivent absolument être détectées, a précisé le responsable de la division des maladies transmissibles de l'Office fédéral de la santé publique.

Hausse rapide des demandes de chômage partiel

Les demandes de chômage partiel ont fortement augmenté en raison de la pandémie de coronavirus. En mars, 21'000 entreprises (soit 6,1% des entreprises helvétiques) ont déposé une telle demande. Cela représente 315'000 employés, a indiqué devant la presse Boris Zürcher, chef de la direction du travail au SECO. On a ainsi dépassé le pic de 2009, lors de la crise financière. Cinq mille entreprises, représentant 92'000 employés, avaient alors déposé une demande de chômage partiel.

Le Tessin est le canton le plus touché, avec plus d'un quart (27%) des entreprises ayant déposé une demande de chômage partiel. En ce qui concerne les secteurs, la culture, le transport et le commerce dépassent la moyenne. M. Zürcher s'attend à ce que le nombre de demandes continue à augmenter.

Le Conseil fédéral rencontre les cantons

Les présidents des gouvernements cantonaux ont rencontré lundi une délégation du Conseil fédéral à Berne pour dresser un point de la situation dans la lutte contre le coronavirus. La coordination des mesures entre la Confédération et les cantons reste la priorité. Les présidents des 26 gouvernements ont été reçus par la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga, accompagnée du ministre de la santé Alain Berset et du ministre de l'économie Guy Parmelin. Vendredi, le Conseil fédéral, qui a la haute main dans la gestion de la crise, a décidé de durcir le ton sans toutefois prononcer de confinement général. La population est fortement encouragée à rester à la maison. Les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits sous peine d'amende. Les polices cantonales pourront amender les contrevenants, à raison de 100 francs par personne.

Les nouvelles mesures annoncées vendredi concernent aussi les domaines de la construction et de l'industrie. Ceux-ci sont tenus de respecter les recommandations en matière d'hygiène et d'éloignement social. Et les employeurs doivent limiter le nombre de personnes sur les chantiers. Si les entreprises ne peuvent pas mettre en oeuvre les règles d'hygiène, elles devront fermer. Certains cantons ont depuis édicté leurs propres mesures. Le Tessin a ainsi décrété la fermeture de toutes les industries jusqu’au 29 mars. Uri a interdit aux personnes de plus de 65 ans de quitter la maison, mais le canton a dû revenir en arrière, car les mesures prises vendredi par la Confédération priment.

Lausanne: traverser à pied la rue sans rien toucher

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

A Lausanne, les piétons n'ont désormais plus besoin d'appuyer sur les boutons poussoirs aux principaux carrefours pour demander à traverser. La municipalité a fait modifier la régulation des feux, pour limiter la propagation du coronavirus. La majorité des carrefours et passages piétons passe temporairement en feux clignotants orange ou fonctionne désormais avec des temps de traversée figés, à savoir en alternant automatiquement véhicules et piétons. La mesure est effective depuis lundi midi, annonce la ville. Cette mesure est rendue possible par la réduction du trafic désormais observée en ville. Les carrefours de Bourdonnette, Jonction Malley et Montétan font exception, de même que les passages piétons de l’avenue d’Echallens, pour des raisons de sécurité liées au passage du métro m1 et du train LEB.

Les Suisses peuvent toujours déménager

A l'approche du 31 mars, les Suisses qui ont prévu de déménager pourront le faire, a précisé devant la presse Martin Tschirren, directeur de l'Office fédéral du logement. Il faut toutefois respecter les règles d'hygiène. Il n'y a pas d'interdiction de déménager, a souligné devant la presse Martin Tschirren, directeur de l'Office fédéral du logement (OFL). Les mesures d'hygiène doivent cependant être respectées. Des aménagements doivent être trouvés entre bailleurs et locataires dans les cas problématiques, notamment si l'appartement ne peut pas être nettoyé correctement avant la date de l'emménagement. Par ailleurs, il faut éviter de se transmettre les clés de mains à mains.

L'OFL examine également les questions sur les loyers, notamment pour les entreprises qui n'ont plus de revenus et ne peuvent plus les payer. La situation est en cours d'analyse et les mesures nécessaires seront prises, a précisé M. Tschirren. Ce dernier a précisé qu'une rencontre a lieu mardi avec représentants des propriétaires et des locataires.

Rapatriement de 750 touristes suisses

La Suisse va pouvoir rapatrier 750 touristes retenus en Amérique du sud et centrale ces prochains jours. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a commencé son opération de rapatriement. Le DFAE évalue à 15'000 le nombre de voyageurs suisses actuellement à l'étranger. Quelque 7500 personnes se sont inscrites sur l'application "Travel Admin" durant le week-end, a indiqué lundi Hans-Peter Lenz, chef du Centre de gestion des crises au DFAE.

Beaucoup sont retenus en dehors des grandes villes, ce qui rend leur rapatriement difficile. Ainsi, 120 personnes se trouvent par exemple bloquées à Cusco, au Pérou, a expliqué M. Lenz. Un vol charter doit être organisé pour elles, la route jusqu'à Lima étant fermée. Trois vols de rapatriement depuis les capitales du Pérou, du Costa Rica et de la Colombie sont prévus lundi et mardi. Ils seront financés par la Confédération et permettront de rapatrier 750 personnes. Les voyageurs devront toutes se soumettre à une autoquarantaine dès leur retour. D'autres vols sont prévus ces prochaines semaines et la cadence va être augmentée. Selon M. Lenz, c'est la plus grande opération de rapatriement jamais organisée par la Suisse.

Un quart des militaires mobilisés déjà engagés

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Un quart des quelque 2000 militaires mobilisés depuis la semaine dernière contre le coronavirus ont été engagés. L'armée s'attend à ce que leur engagement augmente de manière exponentielle. Par ailleurs, 200 militaires sont en quarantaine, a précisé devant la presse le brigadier Raynald Droz, chef d'état-major du commandement des opérations au Département fédéral de la défense (DDPS). Mais, comme il n'y a pas de sorties, l'armée a la possibilité de circonscrire la maladie, a-t-il souligné.

Premier décès dans le canton de Soleure

Le canton de Soleure a enregistré son premier décès à cause du coronavirus. Il s'agit d'un homme âgé de 90 ans qui souffraient d'autres maladies graves, a indiqué lundi la chancellerie cantonale. Il est mort dans un hôpital du canton.

Ancien hôpital cantonal remis en service à Frauenfeld

Le canton de Thurgovie remet en service l'ancien bâtiment de l'hôpital cantonal de Frauenfeld qui compte 200 lits. Il pourra accueillir les patients atteints par le coronavirus. L'armée et la protection civile participent à la remise en service. Il y a quatre semaines, l'hôpital cantonal a emménagé dans un nouveau bâtiment, libérant ainsi l'ancien. L'armée a livré lundi 200 lits que la protection civile installera dans les prochains jours. Cent lits seront disponibles dès le 1er avril et 200 une semaine plus tard. Toute l'infrastructure de l'ancien hôpital a été remise en place. Les soins aux patients hospitalisés dans l'ancien hôpital cantonal, appelé désormais "Covid Centre", sont garantis à un bon niveau, a indiqué le président du gouvernement thurgovien et chef du département de la santé Jakob Stark. Le personnel médical à disposition est toutefois encore insuffisant, a précisé Marc Kohler, directeur des hôpitaux thurgoviens. Les capacités du "Covid Centre" ne pourront être utilisées pleinement qu'avec un renfort externe de l'armée et d'autres spécialistes.

Ouverture d'un "drive-in" pour des tests à Lucerne

Les capacités de tests du coronavirus vont être augmentées à Lucerne avec l'ouverture mercredi d'un "drive-in". Seules les personnes qui ont été annoncées par un médecin y sont admises pour un examen. L'objectif vise à réduire la charge pesant sur les structures hospitalières et à protéger les groupes de personnes vulnérables, a indiqué lundi la chancellerie du canton de Lucerne. Aucun test de masse n'est prévu. Le "drive-in" va être installé dans la cour d'une école cantonale. Les personnes envoyées par un médecin peuvent y venir en voiture. Des employés des services de soins à domicile Spitex effectueront un prélèvement de gorge par la fenêtre ouverte sans que la personne quitte le véhicule. Jusqu'à dix tests par heure peuvent être réalisés par un professionnel de la santé contre un seul dans une structure hospitalière.

Un laboratoire situé à proximité du "drive-in" analyse ensuite les prélèvements. Il s'agit de SYNLAB, un des principaux fournisseurs de diagnostics médicaux en Suisse, précisent les autorités. Le délai d'obtention du résultat peut être ainsi réduit à un jour.

Les polices cantonales s'épauleront en cas de besoin

En dépit de la situation extraordinaire engendrée par le coronavirus, les polices cantonales veulent continuer à transmettre un sentiment de sécurité au sein de la population. Les différents corps entendent aussi se montrer solidaires entre eux et se soutenir si des problèmes d'effectifs survenaient en raison de l'épidémie.  En plus des secteurs de la santé et de l'économie, les forces de sécurité sont également mises à l'épreuve par la situation "extraordinairement difficile" que vit la population. Les polices cantonales veulent ainsi faire "tout ce qui est en leur pouvoir" pour transmettre au moins dans ce domaine un sentiment de sécurité, a indiqué lundi Stefan Blättler, président de la conférence des Commandants des polices cantonales de Suisse (CCPCS), cité dans un communiqué.  Comme lors des manifestations d'envergure, la solidarité prévaudra entre les corps de police, au-delà des frontières cantonales, souligne la conférence. Celle-ci ajoute que la lutte contre la criminalité sur internet reste au centre des préoccupations. Il n'est pas étonnant que les criminels cherchent à tirer profit de la situation actuelle dans ce domaine.

La Chaîne du Bonheur lance un appel aux dons

La pandémie de coronavirus n’affecte pas que la vie sociale. De nombreuses personnes vont se retrouver en situation précaire ou le sont déjà. C’est pourquoi la Chaîne du Bonheur a ouvert un compte et lancé lundi un appel aux dons, avec le soutien de la SSR. Les dons peuvent être versés dès à présent en ligne sur www.bonheur.ch ou par e-banking sur le compte postal 10-15000-6, mention "Coronavirus", a indiqué la Chaîne du Bonheur dans un communiqué. Les fonds collectés permettront de financer une aide immédiate et une aide sociale dans les cas où celle de l’Etat ne suffit pas.

L’objectif de cette collecte est de pouvoir fournir une aide immédiate aux personnes âgées ou handicapées qui sont malades, qui vivent en isolement et sont dépendantes d’une aide extérieure, ainsi qu'aux personnes victimes de violence familiale. Les sans-abri, les personnes qui vivent dans des structures d’hébergement (migrants, enfants placés, malades), ainsi que les personnes et familles qui sont gravement touchées par les conséquences économiques, sociales et sanitaires de la pandémie en bénéficieront également.

L'OFSP n'a pas encore pris de décision pour Verbier

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) n'a pas encore tranché sur les mesures à prendre pour contenir la propagation du coronavirus à Verbier (VS). Seule la Confédération peut choisir de confiner toute une localité ou une région. Le canton du Valais a fait suivre à l'OFSP la demande des médecins de la région de mettre la station du val de Bagnes en quarantaine à cause du Covid-19. "Nous faisons tout pour trouver la bonne solution à cette situation locale", a expliqué lundi Daniel Koch, responsable de la division des maladies transmissibles et chef de la cellule de crise de la Confédération. "On va trouver une solution qui apporte un bénéfice à tous et qui tient compte de la situation", a dit M. Koch. Le but n'est pas d'avoir une dispute juridique. Le canton décidera avec la Confédération.

Yverdon vient en aide aux personnes vulnérables

Keystone/LAURENT GILLIERON

Depuis lundi, le dispositif "Ville d’Yverdon solidaire" permet aux plus de 65 ans et aux personnes vulnérables confinées de passer commande de produits de première nécessité (alimentation). Ils leur seront livrés à domicile. Le numéro à composer est le 024 423 68 00. Le dispositif est animé par les collaborateurs de l’administration, mis au chômage technique par la pandémie. Il vise à assurer la livraison de produits alimentaires de première nécessité dans un délai de 24 heures en principe, annonce la Municipalité lundi dans un communiqué. La ligne téléphonique 024 423 68 00 répond du lundi au vendredi de 8h00 à 12h00. Des téléphonistes prendront note des besoins. Des équipes de livreurs se chargent de faire les courses et d’apporter à domicile les produits demandés, entre 8h00 et 17h00.

L'Union syndicale suisse annule les manifestations du 1er Mai 

L'Union syndicale suisse (USS) a décidé d'annuler plus de 50 rassemblements et événements prévus à l’'occasion du 1er Mai, annonce la faîtière dans un communiqué lundi. Une décision "inévitable" face à la pandémie de coronavirus qui sévit en Suisse. "Cette décision sans précédent fait mal", souligne le syndicat, mais "en ce moment, la protection de la santé de toutes et tous prime toute autre préoccupation". Pour l'USS, la priorité est de garantir les emplois et les salaires tout au long de cette crise sanitaire. Le syndicat ne renonce toutefois pas à célébrer le 1er Mai. Au cours des prochaines semaines, les unions cantonales, qui sont en charge de l'organisation des manifestations, "étudieront des idées d'alternatives pour bien marquer cette journée de lutte en faveur de meilleures conditions de vie".

Chez Migros et Coop, pas de pénurie de papier toilette en vue

Les consommateurs suisses n'ont aucune raison de se ruer sur le papier toilette et de faire des achats en masse, expliquent de concert les porte-parole des deux géants de la consommation pour les biens de première nécessité dans notre pays, Migros et Coop. Les interruptions de la chaîne d'approvisionnement dues à l'introduction des contrôles aux frontières ne posent aucun problème, explique Coop, qui ajoute qu'il peut garantir l'approvisionnement de base. Certes la demande de papier toilette demeure très élevée, mais pour l'heure il n'y a aucun goulot d'étranglement général. Les étagères sont constamment remplies, poursuit Coop.

Même son de cloche chez Migros dont les filiales sont réapprovisionnées quotidiennement. "Le stock de notre centrale de distribution de Nollendorf est largement suffisant pour répondre aux besoins de la population", constate le groupe zurichois. A noter que chez Migros, un tiers du précieux papier est fabriqué en Suisse, les autres deux tiers en Italie, en France et en Allemagne. Chez Coop, l'origine de la production est identique, avec une partie qui sort des usines helvétiques et l'autre partie des pays voisins.

La surveillance des centrales nucléaires est garantie

Les installations nucléaires suisses peuvent continuer d'être exploitées en toute sécurité, malgré l'épidémie de coronavirus. Les mesures nécessaires ont été mises en place. L'autorité de surveillance (IFSN) continue d'effectuer les inspections nécessaires, précise-t-elle sur son site internet. Les exploitants des centrales nucléaires ont déjà mis en place très tôt des mesures strictes pour empêcher que les employés soient infectés ou s’infectent les uns les autres, souligne l'IFSN. Cela doit permettre de garantir que le nombre minimum de personnel qualifié requis par la réglementation soit assuré.

Si une centrale nucléaire venait à ne plus être en mesure de répondre à ces exigences en raison de la situation actuelle, son réacteur devrait être mis à l’arrêt. La reprise de l’exploitation ne serait permise qu’une fois le nombre minimum de personnel qualifié à nouveau assuré, précise l'autorité de surveillance. L'IFSN a également mis en place des mesures de protection du personnel, tout en maintenant sa capacité d'action. Les activités de surveillance restent ainsi pleinement garanties.

La présidente d'Unia exige un arrêt complet de l'économie

(KEYSTONE/Martial Trezzini)

La présidente d'Unia exige que l'économie suisse soit mise à l'arrêt complet durant la crise du coronavirus. "Nous devons fermer maintenant", a exhorté Vania Alleva dans une interview publiée lundi par le "Blick". Il est urgent d'appliquer les mesures de lutte contre le coronavirus, a souligné la présidente du syndicat. Le régime d'urgence n'est pas appliqué et les contrôles cantonaux sont insuffisants, a-t-elle estimé. Le Tessin a fait tout ce qu'il fallait avec l'arrêt de l'économie. "La démarche est cohérente", a déclaré M. Alleva. Chaque jour d'attente aggrave la situation. Les exemples de l'Italie et de New York ont montré qu'une action rapide est largement acceptée.

Mme Alleva appelle également à une meilleure protection des travailleurs dans les activités indispensables à la société - soins de santé, approvisionnement, infrastructures -. Selon M. Alleva, de nombreux membres du syndicat se sont manifestés ces derniers jours, ils disent craindre pour leur existence et pour leur santé. Les dizaines de milliards promis par le Conseil fédéral ne seront pas suffisants, a déclaré Vania Alleva. Il faudra plus d'argent "pour compenser les pertes de salaire et, après la crise, un important plan de relance économique afin que l'économie puisse se remettre sur les rails.

Tessin: les civilistes appelés à l'aide dans les hôpitaux et EMS

Au Tessin, les civilistes sont appelés à la rescousse par les hôpitaux et les EMS. Dans le même temps, les postes de police ferment tandis que les personnes qui rejoignent leur résidence secondaire sont priées de s'annoncer auprès des communes. L'arrivée des civilistes devrait soulager le personnel des hôpitaux et des homes pour personnes âgées, indique le canton du Tessin dans un communiqué lundi. L'appel est lancé non seulement aux civilistes actifs, mais aussi à ceux qui ont déjà terminé leur engagement.

La police cantonale du Tessin ferme ses postes dès mardi. Le but est d'utiliser autrement ses ressources. Elle doit par exemple vérifier que les mesures imposées par le gouvernement sont bien suivies. En fermant les postes de police, elle lutte aussi contre la propagation du coronavirus, a-t-elle indiqué dans un communiqué lundi. Les numéros d'urgence 117 ou 112 restent valables.

Les mesures tessinoises ne sont pas conformes au droit fédéral

Les mesures annoncées par le Tessin visant notamment à fermer les industries jusqu'au 29 mars et les chantiers ne sont pas conformes au droit fédéral. Cela pourrait avoir des conséquences notamment par rapport au chômage partiel pour les employés concernés. La fermeture de ces entreprises va au-delà des mesures annoncées par le Conseil fédéral et n'est pas conforme au droit fédéral, a souligné devant la presse Martin Dummermuth, directeur de l'Office fédéral de la justice. La Confédération est en discussion avec le canton du Tessin pour trouver une solution.

Les entreprises concernées ces mesures pourraient s'opposer à leur fermeture, a précisé M. Dummermuth. L'accès au chômage partiel pourrait être problématique pour les employés concernés, car cela ne respecte pas le droit fédéral et le canton est responsable pour le dommage causé. Cela vaut aussi pour le canton de Genève qui a annoncé la fermeture des chantiers. Il n'est pas possible pour un canton d'annoncer une fermeture générale des chantiers, a précisé M. Dummermuth, soulignant que seule la fermeture de chantiers ne respectant pas les règles d'hygiène de l'OFSP est possible. Ces contrôles doivent être menés par l'inspection du travail ou la Suva.

En Europe:

Le confinement ou la datcha pour les personnes âgées à Moscou

(KEYSTONE/IMAGE SOURCE)

Le maire de Moscou a ordonné aux personnes de plus de 65 ans et aux malades de rester chez eux ou d'aller dans leur maison de campagne. Il espère ainsi limiter la propagation du Covid-19. La mesure s'appliquera aux personnes malades de diabète, d'asthme, de cancer, de problèmes rénaux ou ayant subi des attaques cardiaques ou cérébrales, a précisé le maire, sans mentionner de possibles sanctions. Les autres travailleurs devront le faire à domicile, être envoyés en congés payés ou à l'hôpital, a affirmé le maire. Il sera demandé aux confinés âgés et malades de ne visiter "aucun lieu public" et d'aller au magasin ou à la pharmacie "seulement en cas de nécessité". En guise de compensation, la mairie de Moscou proposera une aide de 4000 roubles (environ 46 euros) qui sera payées en deux fois. En Russie, de nombreuses personnes ayant dépassé l'âge de la retraite sont obligées de continuer à travailler à cause de pensions trop faibles.

France: vers une prolongation du confinement

Deux nouveaux médecins sont décédés dans le Grand Est des suites d'une contamination au coronavirus. Le gouvernement se prépare par ailleurs à prolonger le confinement de la population. Le gouvernement "a pris ses responsabilités" et ne craint pas de "rendre des comptes" sur sa gestion de la crise du coronavirus devant une commission d'enquête parlementaire, a assuré sa porte-parole Sibeth Ndiaye. L'exécutif fait désormais face à un début de procès en imprévoyance de la part des oppositions politiques et d'une partie des milieux sanitaires.

Le Royaume-Uni reprend en main le transport ferroviaire

Le gouvernement britannique a annoncé la reprise en main temporaire des lignes ferroviaires dans le pays. Il souhaite ainsi éviter des faillites face à la chute de fréquentation liée à la pandémie de coronavirus. Le ministère des Transports explique dans un communiqué qu'il va suspendre les contrats de franchise avec les opérateurs privés qui se partagent l'exploitation du réseau à travers le Royaume-Uni. L'ensemble des revenus et des risques liés à l'exploitation des lignes seront transférés au gouvernement pour une durée initiale de six mois.

En revanche, les opérateurs continueront à gérer les services au quotidien moyennant une petite commission, tandis que rien ne changera dans les faits pour les salariés du secteur. Le gouvernement a pris cette mesure inédite afin de limiter les perturbations du secteur ferroviaire et éviter que des opérateurs ne fassent faillite, ce qui créerait encore plus de problèmes pour les passagers et coûterait cher aux contribuables. Au Royaume-Uni, seuls les voyageurs devant absolument se rendre au travail ou réaliser un déplacement essentiel sont autorisés à prendre le train. Le gouvernement va en outre réduire le trafic à partir de lundi après avoir vu un effondrement de 70% du nombre de passagers. Les ventes de billets ont quant à elles plongé des deux tiers sur un an.

Royaume-Uni: des restaurants convertis en magasins alimentaires

La chaîne britannique de fast-food Leon va convertir ses restaurants en mini-supermarchés. Elle veut ainsi s'adapter à la crise du coronavirus et aider les Britanniques à faire leurs courses au moment où les grandes enseignes sont prises d'assaut. Elle va proposer une plateforme d'achats en ligne qui permettra aux consommateurs de se faire livrer comme s'ils passaient par une chaîne de supermarchés traditionnelle. Ses restaurants et cette plateforme proposeront à partir de mercredi des plats préparés, des sauces, de la viande et autres.

Berlin adopte un plan de sauvetage économique géant

(KEYSTONE/DPA/Michael Kappeler)

Le gouvernement allemand a adopté des mesures de plusieurs centaines de milliards d'euros, inédites depuis la Deuxième guerre mondiale. Il veut lutter contre la récession attendue en raison de l'impact économique du coronavirus. Ce paquet prévoit des aides massives aux entreprises et aux salariés, y compris la possibilité pour l'Etat de nationaliser partiellement des groupes jugés stratégiques qui seraient menacés de faillite. L'Allemagne suspend pour cela toutes les contraintes budgétaires qu'elle s'est fixées ces dernières années et qui ont fait d'elle un des pays les plus orthodoxes d'Europe en matière de comptes publics. Le gouvernement fédéral va contracter des dettes à hauteur de 156 milliards d'euros, selon le texte de loi adopté en conseil des ministres et qui doit encore être avalisé par le Parlement cette semaine.

C'est la première fois que l'Etat emprunte depuis 2013. Depuis lors, il n'a enregistré que des excédents budgétaires. La première économie européenne, souvent critiquée par ses partenaires et institutions internationales pour sa rigueur budgétaire, suspend ainsi ses restrictions aux déficits publics inscrites dans la constitution, la fameuse règle du "frein à l'endettement". L'enveloppe d'aide prévoit une capacité de prêts garantis par l'Etat à hauteur de 822 milliards d'euros au total, pour aider les entreprises à régler leurs difficultés de trésorerie et à renforcer leur capital. Cette enveloppe contribuera à financer un Fonds de secours pour les grandes entreprises doté de jusqu'à 600 milliards d'euros: l'Etat pourra donc acheter des parts dans celles qui vacillent face au virus, comme il l'avait fait dans le secteur bancaire avec Commerzbank lors de la crise financière de 2008/2009.

L'Espagne passe la barre des 2000 morts

L'Espagne a enregistré 462 morts en 24 heures dus à la pandémie de coronavirus. Ce porte le nombre total de décès dans le pays à 2182, selon le nouveau bilan des autorités. Le nombre de morts a ainsi été multiplié par plus de deux en trois jours dans le deuxième pays le plus touché d'Europe par le Covid-19 après l'Italie. Le nombre de cas confirmés a lui dépassé la barre des 30'000 à 33'089 contre 28'572 dimanche, alors que le pays a augmenté sa capacité de tests.

Afin de tenter de freiner la propagation de la pandémie, le gouvernement de Pedro Sanchez a proclamé le 14 mars l'état d'alerte. Cela lui a permis de décréter le confinement quasi total de la population qu'il veut prolonger jusqu'au 11 avril. Les 46 millions d'Espagnols ne peuvent sortir de chez eux, individuellement et en gardant leurs distances, que pour acheter des produits de première nécessité, se rendre au travail quand le télétravail n'est pas possible ou sortir brièvement leur chien.

Un mort au Parlement européen

Un employé du Parlement européen, âgé d'une quarantaine d'années, est mort après avoir contracté le coronavirus. Il s'agit de la première personne à être tuée par la pandémie au sein des institutions européennes, a-t-on appris de sources concordantes. Plusieurs membres de la Commission, du Conseil et du Parlement, qui emploient des milliers de personnes à Bruxelles, ont été contaminés par le coronavirus. Cela concerne en particulier le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, qui observe une quarantaine.

Dans le reste du monde:

Donald Trump exprime des doutes sur les restrictions

Donald Trump a des doutes sur les restrictions mises en place face au coronavirus. Le président américain déplore leur impact sur l'économie. Il a laissé entendre qu'il pourrait aller vers un assouplissement. La Maison Blanche a présenté la semaine dernière une série de recommandations rassemblées dans un document intitulé "15 jours pour ralentir la propagation" du virus. Les autorités sanitaires américaines martèlent depuis plusieurs jours que le pire est à venir aux Etats-Unis et que l'heure n'est pas venue de relâcher l'effort.

Donald Trump a par ailleurs retweeté plusieurs messages accréditant l'idée qu'il était favorable un assouplissement, plutôt qu'à un durcissement, des mesures en place. "Il faut aplatir la courbe (des contaminations), PAS l'économie", soulignait l'un de ces messages. Si plusieurs gouverneurs, en particulier ceux de Californie et de New York, ont opté pour le confinement, le locataire de la Maison Blanche a exclu de placer l'ensemble des Etats-Unis sous ce régime. "Je ne pense pas que nous jugerons cela nécessaire un jour", a-t-il affirmé.

Le maire de New York demande un confinement national

Le maire de New York demande la généralisation des mesures de confinement dans tout le pays. Bill de Blasio, dont la ville est l'épicentre de l'épidémie de coronavirus aux Etats-Unis, a aussi réclamé une aide d'urgence du gouvernement fédéral. "Ce ne sera pas pour toujours, mais on a deux à trois mois difficiles devant nous", a-t-il ajouté. Des millions d'Américains vivent désormais sous régime de confinement plus ou moins coercitif, mais Donald Trump a refusé d'imposer une telle mesure à l'ensemble des Etats-Unis.

Les infirmières expriment leur grande inquiétude

Les infirmières expriment leur grande inquiétude: des décès ont été enregistrés dans leurs rangs dans le cadre de leur travail pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Annette Kennedy, présidente du Conseil international des infirmières (CII), a récemment rencontré le président de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, pour évoquer cette problématique. L'évolution de la pandémie et le manque d'équipements de protection individuelle (EPI) ont été discutés.

Le CII continue d’exhorter les pouvoirs publics et les entreprises à s’acquitter de leurs obligations en matière de protection des infirmières et autres personnels de santé. Il y a toujours pénurie d’EPI et c’est inacceptable, selon l'organisation. Les infirmières doivent être protégées si l’on veut qu’elles restent physiquement aptes et en bonne santé, et qu’elles poursuivent leur travail fondamental de soins aux malades, a encore rappelé le CII.

Hong Kong se barricade

Hong Kong va interdire à tous les non-résidents d'entrer sur son territoire à partir de mercredi. La cheffe de l'exécutif a pris ces nouvelles mesures pour tenter de juguler la récente hausse des cas de contamination au coronavirus. "Le 25 mars à partir de minuit, tous les non-résidents hongkongais arrivant par avion de l'étranger ne seront plus autorisés à entrer dans la ville", a déclaré Carrie Lam. Elle a ajouté que cette mesure sera en vigueur durant au moins deux semaines et a ordonné à tous les restaurants et bars de ne plus servir d'alcool. Jusque-là, en dépit de sa proximité avec la Chine continentale, Hong Kong, "hub" financier international, avait réussi à éviter une flambée de l'épidémie notamment grâce aux précautions prises par la population comme le port du masque, le lavage des mains et le respect des distances.

Un premier mort au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique

Les autorités nigérianes ont annoncé le premier décès dû au coronavirus. Le pays le plus peuplé d'Afrique avec 200 millions d'habitants enregistre une forte hausse du nombre de cas d'infection ces derniers jours. "Le premier mort du Covid-19 a été enregistré", a annoncé l'Agence nigériane de contrôle des maladies (NCDC) sur son compte Twitter. "Il s'agit d'un homme de 67 ans, qui est rentré au Nigeria après avoir été hospitalisé en Angleterre", est-il précisé. Son état de santé était aggravé notamment par un diabète et il était sous chimiothérapie, précise la NCDC.

Le coronavirus frappe Dubaï de plein fouet

La pandémie du nouveau coronavirus frappe de plein fouet les deux mamelles de l'économie de Dubaï: le commerce et le transport aérien. Deux secteurs qui constituent les fiertés de la cité-Etat la moins dépendante du pétrole dans le Golfe. Dans ce pilier des Emirats arabes unis, une fédération de sept membres, les centres commerciaux seront fermés à partir de mercredi et la compagnie aérienne Emirates, joyau de la couronne de l'économie locale, a cessé de voler au presque. Quelques jours après avoir interdit l'entrée aux étrangers, y compris les résidents, l'émirat a déclaré qu'il fermerait ses aéroports aux vols commerciaux et limiterait l'activité des restaurants aux livraisons à domicile. La décision a eu un effet immédiat avec des centres commerciaux désertés ou presque lundi. Dotée de l'économie la plus diversifiée du Golfe, Dubaï tire 94% de ses recettes publiques de sources non pétrolières, qui constituent également le gros de son PIB.

La cité-Etat se présente comme une plaque tournante mondiale pour le tourisme, le commerce et la finance, et possède l'un des plus grands marchés immobiliers de la région. Elle a accueilli l'année dernière 16,8 millions de visiteurs. Mais avec le nouveau coronavirus, des centaines d'hôtels, de restaurants et de lieux de divertissement, ont été désertés. Les Emirats arabes unis ont annoncé un plan de relance économique de 35 milliards de dollars qui comprend des injections dans le marché boursier et un soutien à divers secteurs. Vendredi, ils ont fait état de leurs deux premiers décès dus à la maladie Covid-19. Plus de 150 cas de contamination ont été signalés à ce jour.

ATS/MH

1 commentaire

1 commentaire

  1. fred

    25 mars 2020 à 11 h 06 min

    je trouve dommage qu'on parle pas de l'épidemie de cornavirus de 2002. abe

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Economie

UniCredit contre-attaque, accuse Commerzbank de semer la confusion

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L'établissement transalpin s'offusque d'insinuations de manipulation de la part de sa cible rétive allemande. (archive) (© KEYSTONE/EPA/DANIEL DAL ZENNARO)

UniCredit a annoncé lundi avoir saisi le superviseur financier allemand BaFin dans le cadre de son offre hostile sur Commerzbank.

La banque italienne accuse sa concurrente allemande de "semer la confusion" sur l'offre d'achat qui doit se clôturer mardi soir, sauf prolongation.

Commerzbank "choisit de se concentrer sur des allégations infondées avec l'intention, apparemment, de perturber l'intégrité de l'offre, semant la confusion parmi les parties prenantes", a accusé la direction d'UniCredit dans un communiqué.

"Cela détourne l'attention de l'opportunité stratégique de bâtir un champion bancaire européen plus solide et plus compétitif, créateur de valeur pour tous", selon UniCredit.

La banque italienne a demandé à la BaFin "d'examiner les circonstances entourant ces déclarations, leur exactitude et leur intention apparente de perturber l'intégrité de l'offre".

Commerzbank, qui avait déjà saisi la BaFin, accuse UniCredit de gonfler artificiellement l'impression de succès de son offre.

UniCredit communique régulièrement sur le taux d'acceptation de son offre sur Commerzbank: il était de 11,86% vendredi, s'ajoutant à une participation de 26,7% acquise au moment de lancer début mai son offre de reprise sur sa rivale allemande, valorisée 35 milliards d'euros.

La banque italienne y ajoute 13,19% du capital détenu via des dérivés en espèces et 3,22% via des dérivés en actions.

Selon la direction de Commerzbank, les actions apportées à l'offre proviennent quasi exclusivement de banques et d'institutions financières dans l'écosystème d'UniCredit, notamment comme contreparties sur des produits dérivés.

En d'autres termes, pas des actionnaires de Commerzbank convaincus par l'offre, qui ne serait du reste pas attractive car valorisant la banque allemande en dessous de son cours boursier actuel.

Le comité central d'entreprise de Commerzbank a d'ailleurs chargé vendredi son président de déposer une plainte contre X pour suspicion de manipulation de marché et d'information trompeuse.

UniCredit continue de "rejeter fermement les allégations et insinuations concernant ses déclarations et le processus d'offre".

"À aucun moment UniCredit n'a regroupé ni confondu les différentes catégories qui doivent être déclarées en vertu de la réglementation applicable; la confusion entre ces catégories provient à plusieurs reprises de la direction de Commerzbank, et non d'UniCredit, apparemment dans le but de monter un récit trompeur", a accusé lundi la banque italienne.

UniCredit souligne par ailleurs que sa participation dépasse désormais "confortablement" le seuil de 30% qu'elle s'était fixé. La banque serait ainsi en mesure de "nommer l'ensemble des représentants des actionnaires au sein du conseil de surveillance" pour mettre en place sa stratégie.

"Toute suggestion selon laquelle un seuil plus élevé serait requis pour ces mesures de gouvernance est incorrecte", a martelé la banque. "Les seules décisions nécessitant une majorité de 75% en assemblée générale seraient une fusion ou d'autres opérations de réorganisation de la société", ce qui n'est envisagé que dans un deuxième temps par UniCredit avec sa filiale allemande HypoVereinsbank.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Nouveaux recours contre l'interdiction des maillots de bain longs

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A Genève, quatre communes ont déposé un recours contre la nouvelle loi qui interdit le port de maillots de bain anti-UV couvrants dans les piscines (image d'illustration). (© KEYSTONE/FABRICE COFFRINI)

A Genève, la fronde grandit contre la loi sur les piscines, qui interdit de facto le port de maillots de bain anti-UV couvrants. Après Vernier, c'est au tour de Meyrin, Carouge, Lancy et de la Ville de Genève de déposer un recours contre cette nouvelle disposition.

Les quatre communes considèrent que cette loi est incompatible avec les objectifs de santé publique que les collectivités ont la responsabilité de promouvoir, indiquent-elles lundi dans un communiqué. Les vêtements anti-UV constituent un moyen de prévention reconnu contre les effets nocifs du soleil et participent à la lutte contre les cancers de la peau.

Meyrin, Carouge, Lancy et la Ville de Genève réaffirment leur volonté de maintenir l'utilisation des vêtements anti-UV dans leurs piscines. Elles rappellent que la gestion des piscines communales relève des compétences des communes.

Au début juin, la Ville de Vernier avait déjà déposé un recours auprès de la Chambre constitutionnelle contre cette loi "floue et inapplicable". Parmi les motifs invoqués dans le recours, l'absence d'intérêt public clairement identifié et l'impact potentiel sur la santé.

Entrée en vigueur fin mai, la loi impose des maillots de bain dont la longueur maximale est au-dessus des genoux et qui laissent les bras nus. Initialement issue d'un projet UDC, qui voulait pénaliser le port du burkini, le texte avait été amendé pour retenir une formule plus large. Le Conseil d'Etat avait déjà relevé que cette loi violait la liberté individuelle et l'autonomie communale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les Bourses soulagées après l'annonce d'un accord au Moyen-Orient

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De Paris à Milan, en passant par Londres et Zurich, les grandes places financières du Vieux continent saluent les progrès annoncés dans la résolution du conflit déclenché fin février par les Etats-Unis au Moyen-Orient. (archive) (© KEYSTONE/AP/KAMIL ZIHNIOGLU)

Les marchés boursiers ont salué lundi l'annonce d'un accord au Moyen-Orient qui ramène les cours du pétrole à leur plus bas niveau depuis mars, entraînant un recul des taux, dans l'attente d'une signature vendredi.

Kevin Thozet, conseiller en gestion de portefeuille pour Carmignac, entrevoit un futur bien plus avenant, avec un "pétrole plus bas et donc des taux en baisse" et "moins de craintes sur la croissance donc des actions en hausse", a-t-il détaillé à l'AFP.

En Europe, les investisseurs se montraient d'attaque sur le marché des actions à l'ouverture des Bourses, comme à Paris (+1,58%), Francfort (+1,79%), Milan (+1,01%) et Zurich (+0,83%). A Madrid, l'Ibex (+1,36%) passait pour la première fois le seuil des 19.000 points.

La prise de risque est plus limitée à Londres (+0,58%), où l'indice dépend davantage de la bonne santé des industries pétrolières. L'action de BP reculait ainsi de 3,76%.

Les investisseurs y suivent également d'un oeil l'actualité politique, avec une élection législative partielle jeudi que pourrait gagner Andy Burnham, figure de l'aile gauche du Labour au pouvoir et possible rival de Keir Starmer au poste de Premier ministre.

En Asie, les Bourses de Tokyo et Séoul ont clôturé en forte hausse d'environ 5% lundi. Comme l'Europe, l'Asie importatrice est très sensible aux cours du pétrole qui ont chuté.

L'annonce de l'accord "devrait rassurer les marchés (...) l'apaisement des craintes liées à la hausse des coûts (sur fond d'inflation énergétique) devrait favoriser les achats sur un large éventail d'actions", ont commenté les analystes de Tokai Tokyo Intelligence.

Le pétrole à 80 dollars le baril

Très volatiles, les cours pétroliers ont en effet chuté à l'annonce d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin au conflit que le président américain et Israël avaient déclenché le 28 février.

Vers 07H30 GMT, le Brent de la mer du Nord reculait fortement (-5,06%) à 82,91 dollars le baril. Le WTI américain suivait la même tendance (-5,70% à 80,04 dollars le baril).

"C'est de loin le plus bas niveau depuis les premiers jours de la guerre", commente Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote.

Les marchés anticipent le retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, point de blocage de 20% de l'offre mondiale de pétrole, après l'annonce de l'accord.

Cet accord a été annoncé dimanche soir par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé du conflit, et confirmé peu après par Washington et Téhéran. Il doit être signé vendredi à Genève et ouvrira une phase de soixante jours de négociations.

"Que le pétrole coule à flots!", s'est félicité Donald Trump, ajoutant que cette ouverture interviendra "dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage".

Acteurs et commentateurs insistent sur la prudence nécessaire.

"On a été échaudés un certain nombre de fois par l'imminence d'un accord, mais il semble (...) que cette fois-ci ce soit le bon", a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde sur la radio France Culture.

Détente sur les taux

Sur le marché obligataire, l'annonce de l'accord a également provoqué un soulagement sur les taux d'emprunt des Etats, qui avaient fortement augmenté depuis le début du conflit avec les risques d'inflation.

Lundi matin, le rendement du "Bund" allemand à dix ans affichait 2,95% contre 2,99% vendredi en clôture et son équivalent français suivait la même trajectoire (3,68% contre 3,73%).

"C'est aussi un vrai soulagement pour les sept banques centrales qui se réunissent cette semaine", observe Kevin Thozet.

Hasard ou pas, l'accord annoncé par Donald Trump intervient en effet juste avant la première réunion de la Réserve fédérale sous la présidence de Kevin Warsh.

"Pour l'instant, le marché achète le rebond de soulagement. La prochaine épreuve sera de voir si les données macroéconomiques et les banques centrales permettent à ce soulagement de durer", souligne Florian Ielpo de la banque privée Lombard Odier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Annecy 2026: l’animation suisse s’affiche sur la scène mondiale

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Le réalisateur genevois Georges Schwizgebel, le grand maître du cinéma suisse d'animation, présentera à Annecy "The Picture of Dorian Gray", son dernier film, une adaptation libre et picturale du roman d’Oscar Wilde. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La Suisse sera largement représentée au Festival international du film d’animation d’Annecy, du 21 au 27 juin, avec six ½uvres sélectionnées. Plusieurs Romands et Tessinois comme Georges Schwizgebel, Marcel Barelli et Gilles Jobin ne manqueront pas ce rendez-vous.

Dans la compétition officielle, le réalisateur genevois Georges Schwizgebel, - "le grand maître du cinéma suisse d'animation", selon Christian Gasser, journaliste, curateur et enseignant en cinéma d'animation à la haute école de Lucerne -, présentera "The Picture of Dorian Gray", son dernier film, adaptation libre et picturale du roman d’Oscar Wilde. Fidèle à son style en animation peinte, il poursuit ici une ½uvre explorant le temps, la matière et la transformation des images.

La même section accueillera la première mondiale de "Cartoon Physics", coproduction entre la France, la Suisse et les Pays-Bas, soutenue côté suisse par Hélium Films (Genève). Le film en stop-motion du duo américain Ru Kuwahata et Max Porter adapte un poème de Nick Flynn et explore, à travers la relation mère-fille, la fragilité des liens familiaux et du souvenir, lit-on sur le site de Swiss Films.

Film réalisé à Lausanne

Dans la section Jeune public, trois courts métrages suisses sont retenus. Le Lausannois Antonin Niclass présente "Vers la forêt", film en stop-motion situé dans un atelier d’animation où des marionnettes prennent vie. Le film, produit par Milos Films, est réalisé à Lausanne. Le Genevois Zoltán Horváth signe "Cosmonaute", une fiction animée autour d’un voyage spatial intime, tandis que le court-métrage de l'Allemande Lena von Döhren, installée à Lucerne, "Bats & Bugs", retenu à la dernière Berlinale, complète la sélection.

Dans la section Off-Limits, dédiée aux formes expérimentales, le film de diplôme "Symbionts" du réalisateur néerlandais basé en Suisse Quirijn Dees, formé à la Haute école de Lucerne – Design Film Art, propose une réflexion sensorielle sur les relations symbiotiques entre corps et environnement.

Le festival met également en avant plusieurs projets en développement. "Ogresse", long métrage d’animation inspiré de contes et de récits oraux, est porté par la réalisatrice belge Lia Bertels et la chanteuse et compositrice américaine Cécile McLorin Salvant. Le projet, en coproduction, implique la Suisse via Hélium Films (Genève).

"Seraphine", de la Française Sarah Van Den Boom, associe également une production suisse avec Nadasdy Film (Genève). Le film propose une fable intime autour de la mémoire et de la perte. Le projet immersif "Hide & Seek" de la réalisatrice suisse Fabienne Giezendanner, basée à Genève, explore quant à lui les frontières entre jeu vidéo et cinéma interactif.

A la croisée de la danse et des arts numériques

Au marché professionnel, les Mifa Pitches mettront en avant deux autres projets helvétiques: "Hermien" du réalisateur tessinois Marcel Barelli, connu pour ses films engagés autour de la relation entre humains et nature, et "Marta Becket's Death Valley" du chorégraphe genevois Gilles Jobin, projet immersif à la croisée de la danse et des arts numériques.

Swiss Films participera notamment au Déjeuner de coproduction francophone. La productrice genevoise Sereina Gabathuler (Roundabout Film) défendra le projet "Amada Libertad" de Celina Escher, un documentaire d’animation, centré sur une femme confrontée à l’incarcération et à la séparation d'avec sa famille. La productrice Clémence Pun (Hélium Films, Genève) présentera elle "Au revoir blaireau", projet télévisé destiné au jeune public.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

L'ONU dénonce les dizaines d'exécutions en Iran depuis janvier

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Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk demande une "retenue maximale" au Moyen-Orient (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'ONU condamne au moins 40 exécutions en Iran depuis janvier pour des raisons sécuritaires, y compris 18 manifestants. Dans la bande de Gaza, près de 1000 Palestiniens ont été tués depuis le cessez-le-feu d'octobre dernier, a-t-elle dit lundi à Genève.

"Toutes les parties doivent faire preuve d'une retenue maximale", a dit le haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk au début d'un mois de travaux du Conseil des droits de l'homme. En Iran, "les autorités ont intensifié leur répression brutale" avec des milliers d'arrestations, selon lui.

S'il salue l'accord entre les Etats-Unis et Téhéran qui doit être signé vendredi à Genève pour mettre un terme à trois mois d'affrontements, il renvoie dos à dos ces deux pays, ainsi qu'Israël pour les frappes des derniers mois. Il a estimé "entièrement inacceptable" le blocage d'Ormuz.

A Gaza, les autorités israéliennes poussent les Palestiniens dans "une portion toujours plus petite du territoire". Et 82 personnes ont été tuées par le Hamas depuis octobre, dit le haut commissaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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