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Quatre absences supplémentaires

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Manuel Akanji ne pourra pas diriger la défense suisse en Ligue des Nations (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Murat Yakin doit composer avec quatre forfaits supplémentaires avant les deux derniers matches de Ligue des Nations contre la Serbie et l'Espagne. Akanji, Zakaria, Ndoye et Loretz sont blessés.

Le défenseur de Manchester City et le milieu de l'AS Monaco sont touchés aux adducteurs. Le joueur de Bologne est blessé à la jambe après avoir heurté violemment un poteau dimanche en Italie, tandis que le portier de Lucerne a mal à la cheville.

Pour combler ces défections, le sélectionneur a appelé le Marseillais Ulisses Garcia et le gardien d'YB, David von Ballmoos. Le groupe se compose de 24 joueurs au lieu de 26.

La Suisse affronte la Serbie vendredi à Zurich et elle devra gagner pour conserver ses chances de terminer troisième du groupe. Lundi, elle jouera contre l'Espagne, championne d'Europe, à Tenerife.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Le prodige Gout Gout sera de la partie

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Gout Gout foulera pour la première fois une piste d'athlétisme en Suisse à l'occasion d'Athletissima. (© KEYSTONE/AP/PETR DAVID JOSEK)

Le meeting d'Athletissima mettra aux prises deux stars sur 200m. Pour sa première venue en Suisse, le prodige australien Gout Gout se mesurera au champion olympique Letsile Tebogo.

Pour sa première saison en Diamond League, Gout Gout, âgé de 18 ans, affrontera le 21 août prochain le Botswanais, qui avait illuminé la Pontaise il y a deux ans en avalant le demi-tour de piste en 19''64. A 23 ans, ce dernier dispose déjà d'un palmarès bien fourni: double champion du monde juniors du 100 m en 2022 et champion du monde du 4x400 m en 2025 en plus de son titre olympique sur 200 m.

Lausanne constituera la seule course de Gout Gout en Europe dans la seconde partie de saison, et surtout sa première sur le sol suisse. Le phénomène du sprint, souvent comparé à Usain Bolt pour sa précocité et ses fins de course dévastatrices, a établi le record du monde juniors mi-avril à Sydney en 19''67.

Le natif de Brisbane n'a rencontré qu'une seule fois Tebogo à ce jour, en demi-finale des Mondiaux 2025 à Tokyo (avantage au Botswanais). Cette bataille entre les deux hommes pourrait mettre en danger le record du meeting de Noah Lyles (19''50).

Fin avril, les organisateurs avaient déjà annoncé la présence du carré d’as de l’athlétisme suisse, avec Audrey Werro - tout juste devenue la troisième femme la plus rapide de l'histoire sur 800m - Simon Ehammer, Ditaji Kambundji et Angelica Moser.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Wembanyama relance les Spurs à New York, sous les yeux de Trump

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"Wemby" (au centre) a livré une performance de choix lundi à New York. (© KEYSTONE/AP/Yuki Iwamura)

Portés par Victor Wembanyama, les San Antonio Spurs se sont relancés en gagnant 115-111 lundi sur le parquet des Knicks et sous les yeux de Donald Trump. New York ne mène plus que 2-1 en finale NBA.

Après deux défaites à domicile qui ont grandement entamé leurs chances de titre, dont la deuxième, cruelle, d'un point après une énorme erreur en fin de rencontre, les Spurs ont prouvé qu'ils n'avaient pas abdiqué dans l'ambiance hostile du mythique Madison Square Garden.

En partie muselé et frustré par ses deux première rencontres, Victor Wembanyama a montré la voie avec une performance complète, compilant 32 points, 8 rebonds, 6 passes, 2 interceptions et 3 contres.

Anunoby et Brunson battus

Le Français de 22 ans, qui a déjà surpris en atteignant la finale pour sa troisième saison à la tête d'un effectif très jeune, a enfin pu trouver des positions près du cercle, où il a fait bon usage de ses 2,24 m.

"Wemby" a ouvert le score à la réception d'un alley-oop, et multiplié ces paniers "faciles", les Spurs trouvant enfin la clef de la défense des Knicks.

Dès le premier quart-temps, le tricolore a inscrit 9 points, marquant notamment d'un double pas avec la faute, de quoi mener 33-22.

Mais comme lors des deux premières parties, les Spurs ont peiné lors du deuxième quart-temps remporté 42 à 24 par des Knicks en mode tornade, avec leur meneur Jalen Brunson (32 points, 5 passes), mais aussi OG Anunoby, excellent des deux côtés du parquet (28 points).

Karl-Anthony Towns, à l'inverse, a été plutôt discret (11 points, 8 rebonds) après deux matches excellents.

Fin de match tendue

A l'issue d'une fin de rencontre sous haute pression, les Texans ont réussi à éteindre le volcanique "MSG", qui attendait de recevoir un match de finale depuis 1999 et la défaite des Knicks contre les Spurs, déjà.

La soucoupe de Manhattan, où l'avant-match a été rythmée par les sons de rappeurs new-yorkais (M.O.P, DMX, De La Soul), a évidemment pu compter sur ses célébrités (Jay-Z, Spike Lee, Timothée Chalamet, Ben Stiller, Larry David), accompagnées des glorieux anciens de la maison orange et bleue (Walt Frazier, Patrick Ewing, Latrell Sprewell).

Les irrévérencieux supporteurs locaux ont ciblé et insulté Wembanyama, surtout après un mauvais geste du Français non sanctionné sur le chouchou local Brunson.

Donald Trump hué

Les fans locaux avaient pu s'échauffer la voix en huant copieusement pendant l'hymne Donald Trump, dont la venue a occasionné des mesures de sécurité exceptionnelles.

Alors que l'écart n'a pas dépassé les 8 points dans les 12 dernières minutes, les Knicks se sont compliqués la tâche en concédant beaucoup de fautes dès les premières secondes de l'ultime quart-temps, de quoi offrir de nombreux lancers aux Spurs.

C'est justement sur la ligne que Stephon Castle a eu les nerfs de plier le match avec deux tirs réussis à 6 secondes de la sirène, répondant à un tir à trois d'Anunoby qui avait lui-même répondu à un mi-distance important de De'Aaron Fox. Les mains des deux collectifs s'étaient jusqu'alors montrées tremblantes face à l'enjeu (3 sur 23 de loin en cumulé dans le 4e quart-temps).

D'un alley-oop à une main et d'un contre autoritaire sur Landry Shamet, Wembanyama a aussi posé sa main sur les dernières minutes, lui qui avait rentré un tir très lointain annulé à la vidéo pour une faute d'un coéquipier.

Le Français devra répéter cette performance mercredi, toujours à New York, s'il veut complètement relancer les Spurs dans leur quête d'un sixième trophée Larry O'Brien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Sport

Le chrono historique d'Audrey Werro

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Audrey Werro n'a pas fini d'affoler les chronomètres (© KEYSTONE/EPA TT NEWS AGENCY/CHRISTINE OLSSON)

1'53''98: le monde de l'athlétisme n'en a pas cru ses yeux lorsque le chrono d'Audrey Werro s'est affiché, au terme d'un 800 m ébouriffant gagné à Stockholm devant la star Keely Hodgkinson.

L'exploit de la Fribourgeoise, âgée de 22 ans seulement, est monumental. Il la place au 3e rang de l'histoire sur le double tour de piste derrière deux performances réalisées au début des années 80, alors que la lutte contre le dopage n'en était qu'à ses balbutiements.

Impossible de comparer les performances, notamment entre deux disciplines. Mais jamais un Suisse ou une Suissesse n'avait réalisé un tel chrono. Les 12''24 qui ont valu l'or mondial à Ditaji Kambundji l'été dernier constituent le 7e temps de l'histoire sur 100 m haies. Le champion du monde 2001 André Bucher est lui le 31e performeur "all time" avec ses 1'42''55 sur 800 m.

Le record du monde du 800 m féminin, 1'53''28 par la Tchécoslovaque Jarmila Kratochvila, est le plus vieux de l'athlétisme mondial, et l'un des plus sulfureux. Il a longtemps paru inaccessible, même pour la double championne olympique et triple championne du monde Caster Semenya qui en est restée à 1'54''25 (5e temps de l'histoire).

Sacrée championne olympique en 2024, impériale aux Mondiaux en salle 2026 de Torun où elle a triomphé en 1'55''30 avec une marge de 1''34 sur Audrey Werro (2e), Keely Hodgkinson semblait jusqu'ici la mieux armée pour titiller la marque de Kratochvila. La Britannique, 24 ans, avait déjà couru en 1'54''61, 7e temps de l'histoire. Jusqu'à dimanche.

Une progression fulgurante

En 2021, à 19 ans, Keely Hodgkinson avait déjà réalisé 1'55''88 pour se parer d'argent aux JO de Tokyo. Au même âge soit en 2023, Audrey Werro ne "valait" que 1'58''13. Ce n'est qu'en fin de saison 2024 que l'athlète du CA Belfaux est passée pour la première fois sous les 1'58 pour s'approprier le record de Suisse (1'57''76).

La Fribourgeoise a poursuivi en 2025 sa progression chronométrique, portant son record à 1'55''91 à Zurich en août dernier. Tout en devant encaisser plusieurs échecs dans les grands championnats, avec cette chute en finale des Européens en salle puis cette 4e place aux Mondiaux indoor - à 0''01 du bronze - l'an passé.

Mais Audrey Werro apprend très vite. Trop "tendre" pour jouers des coudes il y a quelques mois encore, elle avait réussi avec mention un premier test tactique à Torun en mars en finale des Mondiaux en salle, où elle avait su se détacher derrière une Keely Hodgkinson intouchable pour aller chercher l'argent.

"J'ai déjà fait de gros progrès tactiquement. Maintenant, je dois être capable de prendre plus rapidement des décisions en course, et de m'y tenir", disait-elle il y a tout juste un mois lors du media day de Swiss Athletics. Dimanche, elle a su attendre son heure pour passer Keely Hodgkinson grâce à un finish de folie.

Pas de limites

"J'arrive à me montrer méchante en course maintenant", se réjouissait aussi en mai Audrey Werro, qui est devenue la troisième femme de l'histoire à passer sous les 1'54. En brûlant la politesse à Keely Hodgkinson, laquelle a pourtant aussi signé dimanche un record personnel avec le 6e chrono de tous les temps (1'54''33).

La lutte entre les deux jeunes femmes promet d'être belle. Elle devrait connaître son apogée pour 2026 le soir du vendredi 14 août en finale des Européens de Birmingham. "C'était comme une finale de Championnats d'Europe pour moi", a d'ailleurs lâché Audrey Werro dimanche à Stokcholm.

La Fribourgeoise, qui ne se consacre pleinement à l'athlétisme que depuis une dizaine de mois, n'en a pas fini d'affoler les chronomètres. "Je ne connais pas mes limites, j'espère juste en être encore loin", déclarait-elle encore il y a tout juste un mois, comme pour prévenir ses rivales.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Yvan Quentin raconte l'épopée de 1994

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La Suisse a vécu une épopée fondatrice en 1994 (© KEYSTONE/STR)

L’aventure de la Suisse de Roy Hodgson lors de la Coupe du monde 1994 aux Etats-Unis fut un acte fondateur.

Si la Suisse s'est qualifiée une sixième fois de rang pour la Coupe du monde, elle le doit en partie aux pionniers de 1994.

"Je pense en effet que nous avons ouvert pas mal de portes", glisse Yvan Quentin, l'immuable latéral gauche de cette sélection de 1994 qui a réconcilié tout un pays avec ses footballeurs, dans un entretien accordé à Keystone-ATS.

Cette participation à la Coupe du monde 1994 ne fermait-elle pas une parenthèse bien trop longue de 26 ans ? "Après cette Coupe du monde, les joueurs suisses ont davantage été sollicités par les clubs étrangers, poursuit Yvan Quentin. L'équipe de Suisse a bien sûr bénéficié de cet exode."

"Tout était démesuré"

Le Valaisan est toutefois resté au pays après cette Coupe du monde, qui a offert l'un des moments marquants de l'histoire du football suisse avec le coup-franc de Georges Bregy à Dallas pour l'ouverture du score face aux Etats-Unis lors de l'entrée en lice de la formation de Roy Hodgson dans le tournoi.

"Je retiens surtout le gigantisme de ce stade de Detroit. Nous n'avions pas l'habitude à l'époque de jouer dans une telle enceinte. L'impression que tout était démesuré aux Etats-Unis nous a vraiment accompagnés tout au long de notre séjour", se souvient Yvan Quentin.

Après le nul 1-1 contre les Etats-Unis, cette Suisse de 1994 devait livrer, toujours à Detroit, son plus beau match. La victoire 4-1 contre la Roumanie de Gheorghe Hagi reste encore aujourd'hui comme "le" match le plus abouti jamais disputé par une équipe de Suisse. "Avec la victoire contre l'Espagne en 2010", corrige toutefois Yvan Quentin.

Alain Sutter, le facteur X

Face à la Roumanie, c'est Alain Sutter qui avait ouvert le bal à la 16e d'une frappe du droit imparable à l'orée des 16 mètres. L'actuel directeur sportif des Grasshoppers était le facteur X de cette équipe de Suisse. "Il sortait de sa première année en Bundesliga à Nuremberg avant de signer au Bayern Munich. Il avait gagné en muscles, souligne Yvan Quentin. Il était vraiment au-dessus."

Malheureusement, Alain Sutter, touché à un orteil, n'était pas sur le terrain lors du huitième de finale à Washington contre l'Espagne. Le titulariser face à la Colombie lors du troisième match de poule, alors que la qualification de l'équipe de Suisse était acquise, fut sans doute une funeste erreur, comme celle commise 24 ans plus tard par Vladimir Petkovic face au Costa-Rica: le "Mister" avait perdu Stephan Lichtsteiner et Fabian Schär pour le huitième de finale contre la Suède alors que le principe de précaution incitait à les laisser sur le banc pour éviter le risque d'un second carton jaune fatal.

Sans Alain Sutter, la Suisse devait s'incliner 3-0 face à la Roja sur des réussites de Hierro (15e), Luis Enrique (74e) et Aitor Begiristain (86e). Trente-deux ans après cette défaite, Yvan Quentin réfute avec force cette théorie de bistrot qui raconte que les joueurs Suisses n'avaient qu'un seul désir en tête en ce 2 juillet 1994: rentrer le plus vite possible au pays.

"C'est absurde"

"Il est vrai que la préparation avait été très longue. Nous étions encore partis au Canada avant l'ouverture de cette Coupe du monde, rappelle Yvan Quentin. Mais nous étions prêts à rester encore une ou deux semaines de plus. Qui peut croire que l'on s'est dit: +on bâche contre l'Espagne et on rentre demain !+ C'est absurde. Je me souviens que nous avons eu une très belle occasion avant le 1-0. Après le but de Hierro, ce fut très compliqué".

Yvan Quentin précise que, pour reprendre une expression qui fait souvent sourire, "le groupe vivait bien". "On le doit à Roy Hodgson et à l'entraîneur des gardiens Mike Kelly. Ils prenaient le temps de parler avec tous les joueurs, de ne jamais laisser de côté ceux qui ne jouaient pas."

On rappellera aussi que Roy Hodgson avait dû opérer un choix déchirant dans sa liste des 22 avec la mise à l'écart de Christophe Bonvin qui avait sans doute sauvé sa tête deux ans auparavant avec son doublé contre la France (2-1) à Lausanne.

Christophe Bonvin n'a donc pas bénéficié des retombées financières d'une participation à la Coupe du monde. En 1994, un joueur comme Yvan Quentin avait pratiquement touché en primes l'équivalent de son salaire annuel au FC Sion. Aujourd'hui, la problématique des primes en équipe de Suisse ne se pose plus vraiment face à l'inflation des salaires. "Sur ce plan-là, c'était vraiment une autre époque", sourit Yvan Quentin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Edu Parra Garcia, l'homme qui veut façonner des champions du monde

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Edu Parra Garcia (à droite) est l'architecte des performances helvétiques (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Derrière les ambitions croissantes de l'équipe de Suisse, il y a un architecte de la performance. C'est Eduardo Parra Garcia, l'homme qui veut façonner des champions du monde.

Cet Espagnol de 46 ans, né en Galice non loin de Vigo, occupe depuis 2023 un poste-clé au sein du staff de Murat Yakin: chef du département de la performance. Préparateur physique de métier, son rôle a évolué ces dernières années. Il est devenu, en somme, le régisseur des 26 corps composant la sélection helvétique.

"Il ne s'agit plus uniquement de comprendre la performance à travers les données physiques", explique "Edu", crâne rasé et barbe grisonnante, depuis le camp de base de la Suisse à San Diego. "Aujourd'hui, nous avons une vision beaucoup plus globale: sommeil, récupération, nutrition, hydratation, aspects médicaux, rien n'est laissé de côté."

Pendant la saison, Eduardo Parra Garcia suit attentivement l'état de santé des internationaux, grâce à des données transmises par leurs clubs. Il connaissait donc précisément leur condition physique à leur arrivée au stage de préparation pour le Mondial.

"Chacun des 26 joueurs est dans une situation différente: certains reviennent de blessures importantes (Amdouni), d'autres ont connu des saisons très chargées. Certains ont joué près de 4000 minutes (Akanji, Manzambi), d'autres en ont joué moins de 1000 (Jashari)", rappelle l'Espagnol.

Pas de pic de forme

Vingt-six joueurs différents. Cette formule, Eduardo Parra Garcia l'a sans cesse martelée lors d'une longue conférence de presse vendredi dernier. C'est que l'homme aime son métier et se veut pédagogue. "Désolé pour mes réponses un peu longues, mais j'essaie de rendre cela intéressant", dira-t-il. Excuses acceptées.

Ces 26 organismes uniques font qu'il est impossible d'envisager une équipe évoluant à un quelconque pic de forme, un concept que le quarantenaire juge d'ailleurs inadapté au football. "L'idée est plutôt que chacun puisse donner le maximum de ce qu'il est capable de produire, chaque jour. Et nous espérons pouvoir maintenir cela jusqu'au 19 juillet."

Le 19 juillet? Jour de finale de Coupe du monde à East Rutherford, aux portes de New York. Oui, Eduardo Parra Garcia est ambitieux. Comme Granit Xhaka, qui a récemment confié à Blick son "rêve de devenir champion du monde". Comme l'ASF, dont l'objectif annoncé est de faire de ce Mondial nord-américain le meilleur de l'histoire de l'équipe de Suisse.

Si le Galicien voit aussi loin, c'est parce qu'il a côtoyé les plus grands. Après avoir fait ses preuves dans sa province natale, chez "los Celestes" du Celta Vigo, il a bourlingué dans les championnats européens, de Liverpool au Real Madrid en passant par l'Inter Milan.

Eduardo Parra Garcia a notamment travaillé avec Cristiano Ronaldo dans la capitale espagnole. Du quintuple Ballon d'or, qui jouera cet été sa sixième Coupe du monde avec le Portugal, il retient "l'extrême professionnalisme", mais jure voir le même au sein de l'équipe de Suisse: "chez Xhaka, Akanji et même les plus jeunes comme Aurèle Amenda ou Johan Manzambi".

Galicien en terrain connu

Multilingue - il doit encore apprendre le suisse allemand -, l'homme est aussi à l'image d'un staff toujours plus nombreux (plus d'une trentaine de membres) et riche de sept nationalités différentes. Un petit exemple: avec le physio japonais Takahiro Yamamoto, il communique... en italien. "Chacun apporte quelque chose à l'équipe grâce à son parcours, son expérience. Mais surtout, nous sommes fiers de représenter la Suisse", assure-t-il.

Lui-même se sent désormais très proche de son pays d'adoption, notamment en raison de l'histoire intime qui relie la Galice à la Suisse, terre d'accueil de milliers de Galiciens ayant fui la dictature franquiste. "J'ai beaucoup d'amis qui ont de la famille en Suisse. Il n'y a qu'à voir le nombre de 'centro galego' (réd: centre galicien) où la communauté se réunit."

Mais en Californie, sa communauté, c'est le staff de l'équipe de Suisse, qui se réunit chaque jour dès potron-minet pour un meeting de coordination censé structurer la journée de la sélection. Un rituel matinal qu'Eduardo Parra Garcia espère interrompre une seule fois, mais pas tout de suite: "Ces réunions me manqueront à partir du 20 juillet. Parce que ce jour-là, j'espère que nous serons en train de faire la fête." Vous avez dit ambitieux ?

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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