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Culture

Le père de Sherlock Holmes a introduit le ski en Suisse

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L'auteur britannique Conan Doyle, sur une photo de 1922, est l'un des pionniers du ski en Suisse. (© Keystone/AP)

L’écrivain britannique Conan Doyle s’est initié au ski lors de ses séjours en Suisse. Il y a contribué à le populariser et s’arroge même la paternité du ski en Suisse. Un historien du sport est plus nuancé.

Conan Doyle, en séjour à Davos en 1894 parce que sa femme souffrait de tuberculose, commande des skis en Norvège. Il s'entraîne sur la colline en face de l'hôtel de Davos, sur le Jakobshorn, lit-on dans "Conan Doyle, Sherlock Holmes et la Suisse", de Vincent Delay.

Encouragé par ses succès, l'écrivain doublé d'un sportif, ouvre la route vers Arosa : "En y arrivant , nous éprouvions un orgueil de pionniers".

Il fera aussi un compte-rendu dans le "Strand magazine", le journal londonien dans lequel il publie les aventures de Sherlock. Ce qui a peut-être joué un rôle dans l'engouement des Anglais pour la Suisse.

Vincent Delay affirme - et ce n'est pas le seul auteur à le faire - qu'on doit à Conan Doyle l'introduction du ski en Suisse. "On ne le doit probablement pas seulement à l'auteur de Sherlock Holmes", a expliqué à Keystone-ATS le jeune historien du sport Grégory Quin de l'Université de Lausanne. Ce dernier vient justement de publier "Le ski en Suisse, une histoire" (Editions Château & Attinger) en français et en allemand, avec Laurent Tissot, Jean-Philippe Leresche et Daniel Yule.

Conan Doyle fera aussi venir son célèbre personnage, le détective Sherlock Holmes, en Suisse. Mais ce ne sera pas pour le mettre sur les lattes. Las de son personnage, il le tue dans "Le dernier problème" (1893) en le faisant tomber dans les chutes de Reichenbach près de Meiringen (BE). Avant de le ressusciter dix ans plus tard, mais c'est une autre histoire.

Une pratique scandinave

"Le premier ski club enregistré en Suisse à Glaris date de 1893. Il y a donc de facto déjà un problème chronologique", explique l'historien du sport Grégory Quin. Des Scandinaves, qui viennent en Suisse pour faire du commerce dans le Nord de la Suisse, vont amener des skis dans les années 1880-1890,

C'est en lisant un compte-rendu dans la presse du Norvégien Fridtjof Nansen au sujet de sa traversée du Groenland en 1888 que Conan Doyle commence à s'intéresser au ski. Il ne fut pas le seul ni en Europe, ni en Suisse : de jeunes Glaronais, en plus de créer le premier ski-club en Suisse, ont incité des artisans locaux à fabriquer des skis - en copiant les Norvégiens avant de développer leur propre expertise - et à organiser des concours, lit-on dans le livre de Grégory Quin.

Le ski est d'abord pratiqué par des étudiants. "Et le premier ski club de Glaris, comme ceux qui vont suivre dans le reste de la Suisse, sont d'abord des clubs de citadins aisés".

De Conan Doyle à Colette

Conan Doyle n'est pas le seul à parler de ses expériences de ski en Suisse, l'écrivaine française Collette le fera également trois décennies plus tard. En séjour à Gstaad ou à St-Moritz dans les années 20, elle explique dans un échange épistolaire qu'elle tombe sans cesse.

A ce moment-là, les skieurs disposent d'un meilleur matériel, "comme des skis avec des carres", et commencent à s'aventurer dans la pente. Conan Doyle a dû lui ficeler son ski à sa chaussure, "plus ou moins".

Il faudra encore attendre quelques décennies avant que le ski ne se démocratise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

En Valais, des "cafés sonores" dédiés aux histoires d'amour

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Les "cafés sonores" proposés par la Médiathèque Valais seront l'occasion d'écouter des récits de rencontres amoureuses de la population locale (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Des histoires d'amour à écouter: le nouveau projet de la Médiathèque Valais met à l'honneur les récits de rencontres amoureuses, puisés parmi la population locale. Du 28 février au 29 octobre, espaces publics et culturels de plusieurs localités valaisannes se mueront en "cafés sonores", le temps d'un projet itinérant.

"De Champéry à Brig, en passant par Salvan, Ayent, Ernen ou Visperterminen, ces lieux se transforment le temps d'une soirée ou d'un brunch en espaces d'écoute collective, écrit l'institution muséale valaisanne. Sur les tables, un menu propose une vingtaine de récits de trajectoires amoureuses: des premiers flirts et passions fulgurantes en guise d'entrées, jusqu'aux desserts, où habitantes et habitants des vallées partagent leurs réflexions autour de l'amour".

Le public pourra ainsi sélectionner son propre "programme sonore" et découvrir "le Valais autrement". Sur place, l'écoute sera guidée par deux artistes qui portent le projet, le comédien Christophe Burgess pour le Valais romand et l'écrivain Wilfried Meichtry pour le Haut-Valais.

Voix du canton

Toutes les histoires diffusées proviennent des archives de la Médiathèque Valais - Martigny ou de témoignages recueillis par les deux commissaires de l'exposition de la Médiathèque Valais pour l'occasion. De quoi se plonger dans des récits individuels d'élans timides, d'amour d'adolescence, de tabous autour de la sexualité ou encore de polyamour qui dessinent l'histoire sociale et collective.

"Pensé comme un projet de médiation culturelle de proximité, 'Cafés sonores: rencontres amoureuses' vise à rendre le patrimoine sonore accessible au plus grand nombre, résume l'institution. En investissant les lieux des villages et des vallées latérales, ce projet amène la culture au plus près des habitantes et habitants et va à la rencontre de publics qui ne fréquentent pas nécessairement les institutions culturelles".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: en mars, Les Printemps de Sévelin entrent dans la danse

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Kylie Walters, directrice du Théâtre Sevelin 36 a concocté un programme commun avec l'Arsenic pour les Printemps de Sévelin 2026 (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Pour sa 28e édition, le festival lausannois de danse contemporaine Les Printemps de Sévelin s'associe pour la première fois avec l’Arsenic dans le cadre d'une programmation commune. Du 5 au 22 mars, plus de 20 spectacles, dont six créations, seront à découvrir dans les deux institutions voisines et complices. Fil rouge: l'impertinence.

Ce rendez-vous incontournable du printemps présente des projets marquants des danses contemporaines suisses, ainsi que des spectacles d'envergure internationale. A l'affiche, expériences immersives, formats novateurs, chorégraphies sensibles et ½uvres engagées qui explorent les émancipations possibles et les liens entre corps, action et environnement, annoncent les organisateurs.

La sélection est "volontairement audacieuse, poétique et politique", décrivent-ils. Pendant les trois semaines de la manifestation, le festival proposera également trois workshops, un Battle All Style 1vs1, des rencontres avec les artistes, des formats hybrides et trois Party Nights.

"Les artistes que nous avons programmés sont des poètes du mouvement et de l’impertinence. Ils et elles nous proposent des utopies antidotes au 'brainrot' (ndlr: abrutissement numérique) et des rencontres dansantes qui dépassent les clivages politiques", souligne Kylie Walters, directrice de Sévelin 36, citée dans un communiqué.

Dialogue avec une batterie

Parmi les nombreux temps forts, Oukouy (Espagne/Côte d'Ivoire) ouvrira le festival avec son spectacle "Black" qui repense le corps noir dans le monde occidental. La Lettone Jana Jacuka propose "HA", un solo qui explore la performativité du rire comme mécanisme d’évasion. La voix devient une extension du corps et bascule dans une communication qui dépasse les mots.

Dans le spectacle "Réverbérations, étude 8", la chorégraphe franco-espagnole Aina Alegre entre en dialogue avec une batterie. Seule sur scène, explorant le geste de “battre”, entre danse et percussion, elle active une nouvelle fiction autour du martèlement.

Entre concert et parade, "Cavalcade" de David Zagari (Suisse) s’inspire du western spaghetti. Cette création, présentée en première à Sévelin 36, utilise le risque comme matière pour faire vaciller les rapports de pouvoir, sur un terrain physique et sonore qui se compose en temps réel.

Cette édition a été conçue avec des horaires échelonnés afin de permettre au public et aux professionnels de naviguer entre Sévelin 36 et l’Arsenic et de multiplier ainsi les découvertes.

www.theatresevelin36.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Berlinale: l'Ours d'or du meilleur film pour "Yellow Letters"

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Ilker Catak reçoit l'Ours d'or du meilleur film pour "Yellow Letters". (© KEYSTONE/AP/Ebrahim Noroozi)

L'Ours d'or du meilleur film de la Berlinale 2026 a été décerné à "Yellow Letters" du réalisateur allemand Ilker Catak, qui raconte le destin d'un metteur en scène turc et de sa femme actrice soudain interdits de travailler en raison de leurs opinions politiques.

Tourné en Allemagne, le film a remporté la récompense ultime au bout d'une cérémonie marquée comme le festival par le conflit au Proche-Orient et le rôle politique du cinéma.

La réalisatrice belge Anke Blondé, dont le film "Dust" était également en lice pour l'Ours d'or à la Berlinale, est donc repartie bredouille.

L'Ours d'argent de la meilleure performance de la Berlinale, hommes et femmes confondus, a quant à lui été décerné à l'Allemande Sandra Hüller pour son rôle dans "Rose", drame en noir et blanc de l'Autrichien Markus Schleinzer. Elle y incarne une femme dans l'Allemagne rurale du XVIIe siècle tentant d'échapper aux contraintes du patriarcat en se faisant passer pour un homme.

C'est la deuxième fois que Sandra Hüller remporte cette récompense, 20 ans après son rôle dans "Requiem" (2006).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'oeuvre protéiforme de Jean Lurçat exposée au Château de Nyon

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L'exposition au Château de Nyon présente des lithographies, des céramiques et des tapisseries (Image prétexte). (© KEYSTONE/NOEMI CINELLI)

Le Château de Nyon (VD) consacre une exposition à Jean Lurçat (1892-1966), peintre, céramiste et acteur central du renouveau de la tapisserie moderne. "Le coq et la sirène" rappelle la relation étroite que l'artiste français a entretenu avec la région lémanique. L'exposition est à voir dès vendredi et jusqu'au 10 mai.

Aujourd'hui, Jean Lurçat est surtout connu pour avoir fait renaître l'art textile en Europe dans la seconde moitié du 20e siècle et pour avoir été l'un des initiateurs des Biennales de la tapisserie de Lausanne dès 1962. L'exposition élargit la perspective, et met en lumière la diversité des médiums explorés par l'artiste.

Au Château de Nyon sont ainsi rassemblés coqs, sirènes, chouettes, lunes et soleils. Les motifs animaliers de Lurçat côtoient des personnages fabuleux, qui, associés à des éléments cosmiques séduisent par leur force poétique et leur univers coloré.

Lithographies, céramiques et tapisseries

L'accent est placé sur l'oeuvre graphique de Jean Lurçat - notamment les illustrations de son ouvrage La Géographie animale - ainsi que sur ses céramiques des années 1950-60, où les animaux, parfois fantastiques, occupent une place centrale. Il fait preuve d'une grande liberté formelle, en cohérence avec son ambition de démocratiser l'art et de l'inscrire dans le quotidien.

En regard de ses oeuvres sont présentées des céramiques issues de la manufacture de porcelaine de Nyon ou réalisées par d'autres créateurs comme Antoni Tàpies. L'espace dédié à l'art textile met à l'honneur la tapisserie "J'en vois de toutes les couleurs", prêtée par la Fondation Toms Pauli ainsi que les oeuvres de Denise Binet, une contemporaine de Jean Lurçat installée à Trélex.

Souvent en Suisse

L'exposition reflète les liens de l'artiste avec la Suisse, dès 1912 et ses premiers séjours à Chexbres et à Lausanne. La présentation nyonnaise s'inscrit entre deux grandes expositions dédiées à son oeuvre: l'une en 2024 à Perpignan, l'autre prévue en 2028 par la Fondation Toms Pauli au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne.

Une collection nyonnaise, rassemblée par un amateur passionné, est au coeur de la présentation. Celle-ci est enrichie par des prêts d'institutions suisses, françaises et espagnoles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A 94 ans, le capitaine Kirk annonce un album de metal

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William Shatner a toujours fait de la musique, en parallèle avec sa carrière d'acteur, avec toutefois beaucoup moins de succès (archives). (© KEYSTONE/AP The Canadian Press/TIJANA MARTIN)

"J'ai exploré l'espace, le temps. Maintenant... la distorsion": à 94 ans, l'acteur William Shatner, célèbre interprète du Captain Kirk dans la série télévisée "Star Trek", a annoncé vendredi la sortie prochaine d'un album de heavy metal.

"Oui, vous avez bien lu [...] Des reprises de légendes comme Black Sabbath, Iron Maiden et Judas Priest et quelques titres originaux forgés dans le même feu cosmique", écrit l'acteur canadien sur le réseau social X, accompagnant le message d'une image de lui sur fond rouge et enfumé.

William Shatner a incarné l'audacieux capitaine James T. Kirk dans la série télévisée de science-fiction des années 1960, qui suit l'équipage d'un vaisseau spatial diffusant des idéaux humanistes à travers la galaxie.

A 94 ans, "on monte le volume"

Il a également tenu le rôle-titre de la série policière "T.J. Hooker" et remporté un Golden Globe ainsi qu'un Primetime Emmy pour son rôle dans "Boston Legal". En 2021, il est devenu la personne la plus âgée à aller dans l'espace, en embarquant à 90 ans à bord d'un engin de Blue Origin.

Parallèlement à sa carrière d'acteur, William Shatner a toujours fait de la musique, avec toutefois beaucoup moins de succès et un second degré assumé.

En dévoilant son nouvel album, il n'a montré aucune intention de lever le pied. "Une intensité sincère. Une exploration sans excuses. A 94 ans, on ne ralentit pas. On monte le volume", écrit-il.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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