Après sa victoire contre la Bosnie, la Suisse s'apprête à croiser le fer avec le Canada, mercredi à Vancouver (21h en Suisse). Une victoire lui assurerait la tête du groupe B et une semaine de répit.
Les deux équipes comptent quatre points après deux journées, mais le co-hôte du Mondial dispose d'une meilleure différence de buts après sa large victoire acquise contre le Qatar (6-0). Un match nul ferait donc les affaires du onze de l'Unifolié alors que la Suisse doit à tout prix s'imposer pour terminer en tête.
L'enjeu est de taille, car cette première place est synonyme d'une semaine complète de repos avant un 16e de finale prévu le 2 juillet, toujours à Vancouver, face à un troisième de groupe (l'Algérie de Vladimir Petkovic et l'Iran sont pour l'instant les adversaires les plus probables).
Le deuxième de ce groupe B n'aura en revanche que peu de temps avant d'affronter le deuxième du groupe A (la Corée du Sud tient la corde) dimanche à Los Angeles. Pour la Suisse, qui ne rentrera que jeudi à San Diego, cela s'apparente à un casse-tête logistique.
Gagner et se reposer
Présent en conférence de presse lundi, quelques heures avant le départ pour la Colombie-Britannique, Ricardo Rodriguez avait un avis bien tranché. "Je choisis les huit jours de pause. Et je crois que toute l'équipe choisirait les huit jours", a-t-il déclaré.
L'homme aux 140 sélections ne se projette pas au-delà des 16es de finale, même si terminer en tête du groupe pourrait donner lieu à des retrouvailles avec le Portugal en 8es de finale, trois ans et demi après la débâcle de Lusail au même stade du Mondial 2022.
"On veut gagner ce match et remporter le groupe, a assuré "Ricci". Si nous devions affronter le Portugal, ce serait simplement une autre équipe sur notre route. Que tu la rencontres maintenant ou plus tard, cela n'a aucune importance. Si tu veux remporter la Coupe du monde, tu dois battre tout le monde."
A Vancouver, l'occasion est belle de frapper un grand coup et de confirmer le succès obtenu contre les Bosniens. Après avoir affronté deux adversaires très regroupés défensivement, la Suisse se mesure à une équipe beaucoup plus offensive, capable de développer un fort pressing dans la moitié de terrain adverse.
"Nous devrons simplement rester concentrés. Il s'agira avant tout de sortir proprement le ballon depuis l'arrière", a estimé Ricardo Rodriguez, qui s'attend à un match "intense" et "difficile", dans un environnement hostile. "Ils joueront forcément mieux devant leurs supporters", glisse l'inusable latéral gauche.
Manzambi titulaire?
Ce sera également un premier gros test pour la défense suisse, qui a globalement montré satisfaction jusqu'à présent, hormis sur l'égalisation du Qatar à la toute fin de son premier match (1-1). Nico Elvedi et Manuel Akanji devront contenir l'attaquant de la Juventus Jonathan David, auteur d'un triplé contre les Qataris.
Dans le camp suisse, la question que tout le monde se pose est celle de la titularisation de Johan Manzambi. Le Genevois de 20 ans a commencé les deux premiers matches du Mondial sur le banc, mais il a sorti presque à lui tout seul la Suisse du bourbier bosnien avec son jeu vers l'avant et ses deux jolis buts.
Jusqu'à présent, Murat Yakin a invoqué le manque d'expérience et les manquements défensifs de Manzambi pour justifier sa non-titularisation. Mais après la performance fracassante du diamant suisse, le sélectionneur fait face à une certaine pression. Ce ne sont plus seulement les supporters helvétiques qui réclament sa présence dès le coup d'envoi, mais pratiquement toute la planète football.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats