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Equipe de Suisse

Le point de l'espoir pour les Helvètes qui n'ont rien volé!

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Jorginho rate la transformation d'un penalty à la dernière minute de jeu en tirant largement par dessus les buts défendus par Yann Sommer (© KEYSTONE/AP/GREGORIO BORGIA)

Après avoir tenu  l'Italie en échec (1-1) vendredi soir à Rome, les "Rouges" de Murat Yakin conserve l'espoir de terminer premiers du groupe C et de se qualifier directement pour la phase finale de la Coupe du Monde au Qatar.

Cette "finalissima" a épousé un scénario bien improbable en fin de rencontre. L'arbitre Anthony Taylor a, avec l'aide de la VAR, accordé un penalty à l'Italie pour une faute d'Ulisses Garcia sur Donenico Berardi. Mais comme en septembre dernier, Jorginho en a raté  la transformation. A Bâle, Yann Sommer avait deviné les intentions du joueur de Chelsea. A la dernière minute de ce match "retour", le malheureux Jorginho a tiré largement par dessus les buts d'Yann Sommer...

Akanji suspendu à Lucerne

Privée d'un sixième titulaire en puissance en raison de la suspension de Manuel Akanji, l'Equipe de Suisse doit remonter les deux buts de retard qu'elle accuse sur l'Italie lundi lors de la dernière journée. Lundi soir, elle reçoit la Bulgarie à Lucerne alors que la "Squadra Azzurra" se déplace en Irlande du Nord où l'on ne gagne que rarement très largement.

Gagner et marquer beaucoup de buts

En cas de victoire italienne à Belfast, la sélection helvétique devra se montrer percutante si elle entend se qualifier directement pour la phase finale de la Coupe du monde au Qatar dans un an. Il lui faudra faire mieux que l'Italie. A savoir gagner si les champions d'Europe font match nul à Belfast où ils n'ont pas encore gagné (il n'y a eu que trois matches) ou alors marquer deux buts de plus que ses adversaires de vendredi soir (par exemple, battre la Bulgarie 3-1 si les Italiens gagnent 1-0 en Irlande du Nord). On l'en croit capable à condition que Xherdan Shaqiri et Noah Okafor témoignent à Lucerne du même brio qu'à Rome. Les deux Bâlois furent les meilleurs atouts d'une équipe qui repart de Rome avec la fierté d'avoir pu regarder les yeux dans les yeux la meilleure équipe d'Europe.

Un but magnifique

Les "Rouges" de Murat Yakin ont démontré qu'ils étaient prêts à relever le défi. Dans un Stade Olympique incrédule, Xherdan Shaqiri et ses coéquipiers ont attaqué ce match comme des morts de faim pour ouvrir logiquement le score (11e) même si l'adversaire en face était bien le champion d'Europe en titre. Sur une longue ouverture de Shaqiri, Noah Okafor abusait Francesco Acerbi pour offrir un ballon en or à Silvan Widmer dont la frappe de mule ne laissait aucune chance à Gianluigi Donnarumma. Avec ce but, l'Argovien a rappelé à toute l'Italie qu'il fut un très bel acteur du Calcio sous les couleurs de l'Udinese.

 

Silvan Widmer - n°3 - ouvre le score après dix minutes de jeu malgré l'intervention d'Emerson Palmieri - en bleu - sous le regard de Renato Steffen - à droite - le gardien Gianluigi Donnarumma - en vert - est impuissant (© KEYSTONE/AP/EPA/ETTORE FERRARI).

 

Belle occasion pour Shaqiri

Les Helvètes devait encore se créer trois belles possibilités pour doubler la mise, dont la plus belle à la 18e minute fut pour Shaqiri sur un nouveau service d'Okafor. Seulement, le ballon est venu sur le pied droit du capitaine qui n'a pas été capable de cadrer. Complètement dépassée en ce début de rencontre, la "Squadra Azzurra" pouvait enfin relever la tête à la 22e minute avec une frappe presque à bout pourtant de Nikcolo Barella détournée par Yann Sommer.

La sortie ratée de Sommer

Auteur d'un arrête miraculeux sur cette action, le Bâlois était bien plus malheureux à la 36e minute. Il sortait à vide sur un centre de Lorenzo Insigne pour permettre à Giovanni Di Lorenzo d'égaliser. C'est Fabian Schär qui avait commis la faute qui a amené ce coup-franc fatal. Sans aucun temps de jeu à Newcastle depuis la fin août, le Saint-Gallois fut le maillon faible de cette équipe de Suisse emballante. Comme on pouvait le redouter, l'absence de Nico Elvedi était bien la pesante pour Murat Yakin.

Une solidarité sans faille

A la reprise, Roberto Mancini était le plus prompt à jouer la carte du coaching avec les introductions à la 58e minute de Sandro Tonalin et de Domenico Berardi. Murat Yakin, pour sa part, attendait la 69e pour lancer Ulisses Garcia à la place de Ricardo Rodriguez et... Kastriot Imeri pour Renato Steffen. La confiance accordée au Servettien renforce encore ce sentiment que Murat Yakin est un sélectionneur presque atypique et qui, surtout, n'a peur de rien. Comme lancer dans la grande bataille un néophyte dont le club reste sur une série noire de six défaites de rang...

Le rêve éveillé d'Imëri

Imëri est entré alors que le onze helvétique traversait son moment le plus délicat de la soirée. Elle ne parvenait plus vraiment à tenir le ballon. Elle payait aussi le tribut à des erreurs individuelles qui plombaient vraiment son jeu. Mais elle a toujours pu s'appuyer sur une solidarité sans faille pour tenir jusqu'au coup de sifflet final ce résultat nul qui l'aurait laissé en vie dans cette lutte pour la première place du groupe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Equipe de Suisse

Une entame réussie pour la Suisse

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La joie des Suissesses après l'ouverture du score de Viola Calligaris. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Suisse a entamé de belle manière le tour préliminaire de "son" Euro 2025. A Zurich au Letzigrund, elle a battu la Turquie 3-1. Elle livrera son prochain match mardi en Azerbaïdjan.

Devant 5490 spectateurs, les Suissesses ont eu le bonheur de marquer à trois reprises de la tête, par Viola Calligaris (30e et et 79e) et par Luana Bühler (52e). Les réussites des deux défenseuses illustrent leur emprise sur le plan athlétique. Les protégées de Pia Sundhage ont signé un succès vraiment probant dans la mesure où elles n’ont cessé de porter le danger devant la cage adverse.

L'arrière centrale Viola Calligaris, en rouge à l'arrière plan, s'élève plus haut que toute la défense turque et ouvre le score pour l'Equipe de Suisse; la gardienne Selda Akgöz, en turquoise, est battue (© KEYSTONE/Ennio Leanza).

Ramona Bachmann demeure l’atout maître de cette équipe de Suisse. La future joueuse de Houston fut dans tous les bons coups pour rappeler qu’il faudra toujours miser sur elle l’an prochain malgré son exil et le poids des ans.

Aurélie Csillag, en rouge et grenat: une entrée en matière remarquée (© KEYSTONE/Ennio Leanza).

 

Promotion en vue pour l'Equipe de Suisse

On rappellera que la Suisse est, bien sûr, déjà qualifiée pour l’Euro 2025. Mais elle peut par le biais de ce tour préliminaire retrouver une place dans le groupe A de la Ligue des Nations qu’elle vient de quitter. Elle se doit ainsi de remporter son groupe qui comprend également la Hongrie, tenue en échec (1-1) par l’Azerbaïdjan.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Embolo s'entraîne à nouveau avec l'AS Monaco

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L'attaquant suisse Breel Embolo se dit prêt à rejouer prochainement (KEYSTONE/Georgios Kefalas).

L'attaquant bâlois de l'AS Monaco piaffe d'impatience: il veut revenir à la compétition aussi vite que possible.

Breel Embolo pourrait faire sa rentrée prochainement. "Je ne veux plus perdre de temps", lâche l'attaquant aux 63 sélections en équipe de Suisse, qui s'est entretenu avec Keystone-ATS sur sa guérison et ses ambitions, pour l'Euro notamment.

Embolo n'est pas du genre à s'isoler. Il a besoin de contacts sociaux. C'est lui qui met de la vie dans un vestiaire, qui chante et qui plaisante. A l'AS Monaco, son tempérament a manqué dans le vestiaire, et on se réjouit forcément de son retour.

"Ça fait tellement de bien. C'est de plus en plus normal pour moi de m'entraîner à nouveau vraiment en équipe", souligne Breel Embolo, qui a accueilli Keystone-ATS dans le très chic centre d'entraînement La Turbie de l'ASM.

Après une période d'adaptation d'environ deux semaines au sein des espoirs, il est de retour en équipe première. Près de sept mois après sa rupture des ligaments croisés du genou droit, l'attaquant de 27 ans tire un premier bilan: "Il faut maintenant passer à la vitesse supérieure. Le flux d'informations pour le cerveau est plus important, tous les mouvements sont plus rapides. Je dois maintenant trouver l'équilibre. Je dois d'abord me réhabituer à toutes ces choses en fait simples".

Trouver le bon équilibre

Breel Embolo lui-même se décrit comme un "type qui se donne à fond", que les physiothérapeutes doivent freiner de temps en temps. "Ils craignent plus pour ma santé que moi", sourit-il. Parfois, l'ambition le saisit: "Je veux alors gagner, même à l'entraînement. Il est important que je puisse à nouveau m'accrocher, que je perde cette retenue".

Il s'agit actuellement pour lui de trouver le bon équilibre, d'évaluer les risques, de faire preuve d'une témérité maîtrisée. "Le genou n'est en fait menacé que si je fais des choses sans en avoir conscience, si la fatigue m'incite à faire de faux mouvements", glisse-t-il.

Les dernières semaines furent intensives. Il ne s'agissait pas de courses et de détails tactiques, mais de valeurs cardiaques, de reconstitution de la masse musculaire perdue. "Il y a un mois, j'étais à plus de 95 pour cent lors du check-up. Le médecin était très satisfait. Maintenant, il s'agit de la dernière touche".

Embolo investit beaucoup de temps dans des séances supplémentaires avec un thérapeute belge et dépense son argent pour du personnel médical privé. "A mon âge, on ne peut pas simplement attendre que la chance nous sourit". Un spécialiste s'occupe en parallèle de l'ajustement d'une cheville douloureuse, dont le rayon d'action est limité de dix degrés à gauche.

Retour à la case départ

En juillet dernier, Breel Embolo était prêt pour un grand chapitre en Ligue 1. Pour sa deuxième saison à Monaco, l'homme qui vaut vingt millions de dollars voulait laisser son empreinte. "On m'a engagé comme leader, comme gagnant. Il s'agit de donner un signal", disait-il il y a un an. Quelques jours plus tard, il se tordait de douleur à l'entraînement - les ligaments du genou étaient déchirés, le ménisque également endommagé. L'été précédant la phase finale de l'Euro en Allemagne, il était au plus bas.

"Lorsque j'ai digéré le premier choc et que j'étais déjà en mesure d'évaluer clairement la situation, j'étais surtout désolé pour mon entourage. Deux semaines avant le début de la saison, et je ne peux pas aider l'équipe. Que faire ?"

Breel Embolo avait contacté sa mère - mais seulement quatre jours après l'accident à l'entraînement. "J'avais du mal à prononcer un mot. Je ne savais pas comment partager ce moment de frustration avec elle. Je voulais garder ma douleur loin d'elle", explique-t-il avec le recul pour décrire sa situation compliquée avant l'intervention chirurgicale.

"Les deux premiers mois, j'ai eu besoin de prendre du recul, de m'accommoder de la situation, de l'accepter". Au lieu de réaliser ses hautes ambitions, il fait face à un redémarrage complet: "Retour à la case départ", lâche-t-il.

Mais à la différence de la grave blessure subie lorsqu'il était jeune à Schalke (2016), il reprend pied plus rapidement, profite de son réseau. La confiance en soi était plus grande, l'ancrage dans le club meilleur. "J'avais déjà pu montrer ici ce dont j'étais capable dans les bonnes phases. De plus, j'ai beaucoup d'amis, ce qui est utile dans ce genre de situations mentalement exigeantes". Le stress paralysant de devoir absolument et immédiatement faire à nouveau ses preuves ne germait même pas.

La dernière occasion?

Maintenant, les scénarii deviennent de plus en plus concrets. Le genou droit résiste au volume d'entraînement. Pas d'enflure, pas de douleur. Breel Embolo pourrait faire même son retour dans le cadre monégasque ce samedi à Metz.

"Lors des huit derniers matches du championnat, il s'agira pour moi d'aller chercher de bonnes sensations, si possible de marquer quelques buts. C'est ce que j'ai en tête, et je ne veux avoir autour de moi que des gens qui croient en cet objectif", glisse-t-il.

Murat Yakin connaît le tableau de marche d'Embolo depuis leur récente rencontre. Les tests contre le Danemark et l'Irlande sont arrivés trop tôt, mais un retour en forme pour l'Euro est dans ses cordes. "Je ne veux plus perdre de temps, je veux retrouver tout de suite le rythme. Cela doit suffire pour un bon championnat d'Europe", assure Breel Embolo, qui accorde au tournoi allemand une importance déterminante: "Il n'y aura plus beaucoup d'occasions. Ce sera peut-être même la dernière pour la génération actuelle."

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Les nouveaux maillots de la Nati pour l'Euro

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l'ASF a dévoilé les deux nouveaux maillots de l'équipe Suisse pour le championnat d'Europe 2024.

La version domicile est assez traditionnelle: en rouge et blanc avec des fleurs d'edelweiss. Plus surprenant, le maillot extérieur, blanc avec des accents bleus pour rappeler, dit-on, la neige, les montagnes et la glace.

Ils sont disponibles dès maintenant dans le commerce.

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Victoire helvétique à Dublin face à l'Irlande grâce à Shaqiri

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Xherdan Shaqiri, en rouge, qui garde le contrôle du cuir face à Mikey Johnston, en vert, a inscrit le seul but match sur un coup-franc magistral (© KEYSTONE/Peter Klaunzer).

Après cinq matches sans le moindre succès, l'Equipe de Suisse a renoué avec la victoire, en s'imposant par la marge la plus étroite (1-0) à Dublin face à l'Irlande; Shaqiri a marqué le seul but du match que les Helvètes ont terminé avec 5 Genevois sur le terrain.

Remplaçant samedi à Copenhague lors du 0-0 contre le Danemark, Xherdan Shaqiri est le grand vainqueur de la soirée. Le Bâlois a inscrit le seul but de la rencontre à la 23e minute sur une frappe imparable. Avec son 30e but en sélection, il a rappelé à Murat Yakin qu'il restait, malgré ses 32 ans, ses kilos en trop et son manque de rythme, tout simplement irremplaçable.

Dans ce nouveau système qui privilégie désormais l'art de bien défendre, se priver sans doute du seul joueur créatif de la sélection serait aberrant. Comme à Copenhague, cette sélection helvétique version 2024 a ressemblé à une équipe qui ne cherche plus vraiment à imposer son football, mais qui se veut être bien incommode à affronter. La question est de savoir si cela permettra d'aller loin à l'Euro.

Sept changements: Murat Yakin avait procédé au large turnover attendu trois jours après le 0-0 de Copenhague. Seuls Fabian Schär, Granit Xhaka, Silvan Widmer et Dan Ndoye - déjà indispensable ? - ont été reconduits parmi ceux qui figuraient dans le onze de départ au Danemark.

Sierro et Kutesa alignés

Avec le néophyte Vincent Sierro aux commandes, aux côtés bien sûr de Granit Xhaka, les Suisses ont pris très vite la main sur cette rencontre face à des Irlandais qui n'ont toujours que leur légendaire "fighting spirit" à offrir. Pour le reste, le jeu proposé demeure bien pauvre.

L'honnêteté commande de préciser que celui de l'Equipe de Suisse ne fut pas d'une grande richesse à l'image des manquements d'un Eray Cömert, dont les récentes performances sous le maillot du FC Nantes ne justifiaient pas vraiment sa titularisation. Comme samedi, Ndoye semblait, ainsi, le seul en mesure de porter le danger à l'image d'un premier déboulé à la 10e.

Les Helvètes pouvaient toutefois concrétiser leur supériorité grâce à Shaqiri. A l'origine de ce coup franc avec sa percée plein axe, Zeki Amdouni peut revendiquer une part de ce but qui mettait un terme à une longue disette de... 246 minutes pour l'équipe de Suisse.

A la 40e, les visiteurs étaient tout près de doubler la mise. Sur une erreur de relance adverse, Xhaka tentait sa chance de loin pour trouver le poteau gauche de Gavin Bazunu. Cela devait être la dernière action du capitaine, remplacé à la pause par Remo Freuler.

Sans son capitaine, l'Equipe de Suisse a trop vite abandonné l'initiative du jeu pour que la performance d'ensemble livrée à Dublin reste dans les mémoires. Brillant en début de rencontre, Sierro n'a ainsi, pas pu poursuivre dans le même registre. Mais il est indéniable que l'apport du Valaisan pourrait s'avérer précieux dans trois mois en Allemagne.

Deuxième néophyte lancé dans le bain à Dublin, Dereck Kutesa a eu droit à la dernière demi-heure. Le Genevois part de plus loin que Sierro, mais rien ne dit qu'il ne pourra pas figurer dans la liste des 23 pour l'Euro si sa fin de saison est flamboyante comme peuvent l'espérer les supporters du Servette FC. Au total, il y a eu cinq joueurs genevois en fin de match sur le terrain en fin de rencontre: Amdouni, titulaire, Mbabu, Zakaria, Kutesa - tous trois entrés en jeu pour la dernière demi-heure - et B. Omeragic, present pour les dernières minutes.

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Match sans but entre Danois et Helvètes

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Match nul sans but samedi soir à Copenhague entre l'Equipe de Suisse de Granit Xhaka, à gauche, et Ricardo Rodriguez, à droite, et le Danemark de Rasmus Højlund (© KEYSTONE/EPA/PETER KLAUNZER

L'Equipe de Suisse n’a pas raté sa première sortie de l’année. A Copenhague, elle a obtenu un "bon" 0-0 face au Danemark qui doit la remettre sur la bonne voie.

Dans une rencontre très pauvre en occasions, la sélection de Murat Yakin a témoigné d’un esprit de corps qui lui avait fait défaut ces derniers mois. Même si elle ne s'est pas procuré une véritable occasion pour quitter Copenhague avec de véritables regrets, elle a rendu une copie qui tient la route. Alors que les deux balles perdues par Manuel Akanji d’entrée de jeu pouvaient annoncer une nouvelle soirée "compliquée".

Sommer blessé, Mvogo assure

La seule fausse note de la rencontre est venue des blessures de Yann Sommer et de Denis Zakaria. Touché au pied à la 23e minute, le gardien a été avantageusement remplacé par Yvon Mvogo à la 38e, auteur de "la" parade du match sur un coup franc de Christian Eriksen à la 61e. Avec cette entrée à Copenhague dans un stade où le public tient parfaitement son rôle de 12e homme, le Fribourgeois a sans doute franchi un cap. Avec un Yann Sommer qui commence à prendre de l’âge et un Gregor Kobel trop souvent blessé, Yvon Mvogo peut se dire qu’il a, pourquoi pas, une belle carte à jouer.

La titularisation de Silvan Widmer a laissé penser que Murat Yakin avait opté pour une défense à quatre, son choix préférentiel. Mais il n’en était rien avec l’Argovien comme piston droit et Dan Ndoye comme piston gauche dans le 5-3-2 du sélectionneur. Murat Yakin voulait peut-être rappeler à Copenhague que la Suisse était une équipe qui pouvait toujours bien défendre après les errements traversés l’automne dernier.

La vertu du labeur

Lors de cette rencontre, il y a eu un avant et un après Yann Sommer. Les malheurs de leur gardien ont incité les Suisses à desserrer enfin l’étreinte pour ne plus abandonner totalement la possession à l’adversaire. Cette embellie a permis à Dan Ndoye de se mettre en évidence. Sur son flanc gauche, le Vaudois a souvent tenté pour s’affirmer comme l’atout offensif no 1 d’une équipe de Suisse plus laborieuse que géniale. Mais retrouver cette vertu du labeur était l'objectif recherché à Copenhague.

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