Nommé il y a dix jours, le technicien breton doit imprimer sa marque à la tête du Servette. Avant le match de ce soir en Conference League, il fixe les bases d’un projet axé sur le collectif. Blaise Bugyil l'a rencontré.
À 20h ce soir, les Grenat affrontent les Ukrainiens du Chakhtar Donetsk, à Cracovie, pour le match aller du barrage de Conference League. Mais au-delà de l’enjeu sportif immédiat, c’est bien un nouveau chapitre qui s’ouvre pour le club genevois, avec l’arrivée à sa tête de Jocelyn Gourvennec, 53 ans. « C’est l’entraîneur idéal pour le Servette », affirme Hervé Broch, président du club. Arrivé à Genève depuis une dizaine de jours, Gourvennec a été chaleureusement accueilli, et se montre déjà très impliqué dans la relance du collectif:
Les échanges que l’on a sont riches et intéressants. J’aime écouter, pour avoir tous les éléments avant de trancher. Dans mon esprit, personne n’est au-dessus de l’équipe, personne n’est au-dessus du club.
Cette vision du management, fondée sur la responsabilisation et le dialogue, s’inscrit dans une volonté d’apaiser un vestiaire encore marqué par une série de trois défaites et un match nul. Une victoire en Coupe de Suisse est venue offrir une respiration, mais « il reste des progrès à faire », concède le nouveau coach.
À court terme, Gourvennec veut « améliorer le collectif, que chaque joueur se sente bien », et corriger les failles identifiées.
Il faut être plus cohérents, plus solides défensivement, tout en créant les conditions pour poser davantage de problèmes à l’adversaire.
Le groupe, dit-il, est « investi et réceptif, avec le sourire », ce qui lui donne confiance pour la suite.
Dans un club où la dimension formatrice reste essentielle, une ligne directe avec les valeurs de la Fondation 1890, propriétaire du club, le nouvel entraîneur entend aussi assumer son rôle de passeur:
On envoie un signal aux jeunes, aux 15 ans, aux 17 ans, aux 19 ans. C’est ça qui crée une dynamique de club.
S’il n’a jamais caché son intérêt pour la Bundesliga, Gourvennec se montre clair sur ses intentions actuelles :
À partir du moment où j’accepte le challenge du Servette, je ne me projette pas plus loin. Je suis pleinement entraîneur du club.
Son lien personnel avec la culture germanophone ne l’empêche pas d’être pleinement tourné vers la mission qui lui a été confiée à Genève. Le match retour aura lieu dans une semaine à la Praille, et d’ici là, le calendrier a été allégé: la rencontre initialement prévue à Sion le 24 août a été repoussée.
Peu avant le match de reprise opposant Servette au FC Bâle, l'international suisse Johan Manzambi a été honoré par son premier club formateur.
L'enfant de l'Ecole Geisendorf vit un conte de fée depuis cet été. Son ascension fulgurante l'a propulsé le devant de la scène après une finale d'Europa League jouée et perdue avec son club de la saison dernière Fribourg en Brisgau face à Aston Villa (0-3). Son contribution a été déterminante dans les excellentes performances de l'Equipe de Suisse à la Coupe du Monde organisée conjointement par Mexique, Etats-Unis et Canada avec des victoires sur la Bosnie-Herzégovine (4-1) et l'Algérie avant une blessure qui l'a contraint à suivre ses coéquipiers. Tout ça, avant un transfert qui l'a vu quitter l'Allemagne pour l'Angleterre où il portera à nouveau un maillot grenat... celui d'Aston Villa.
Servette s’est incliné par la marge la plus étroite (0-1) face au FC Bâle samedi à la Praille lors de la reprise du championnat. Le match s’est joué sur un coup de dés: un penalty
Servette s’est incliné par la marge la plus étroite (0-1) face au FC Bâle samedi à Genève lors de la reprise du championnat. Le match s’est joué sur un coup de dés : un penalty accordé pour une faute de Houboulang Mendes sur Colleen Louis a permis à Žan Celar de marquer l’unique but de la partie. Une défaite rageante pour le onze grenat, notamment pour le nouveau capitaine Timothé Cognat.
Pourtant, la prestation a été globalement bonne: le technicien breton estime que ses joueurs ont été à la hauteur dans la construction du jeu. Seul le dernier geste, parfois l'avant-dernière passe a fait défaut.
Le mentor du SFC n'a aucun reproche à faire à ses joueurs, surtout Houboulang Mendes dont la prestation l'a pleinement satisfait, notamment face à Philip Otele, l'un des bâlois les plus dangereux samedi dans l'arène lancéenne.
Jocelyn Gourvennec
Entraîneur du Servette FC
Jocelyn GourvennecEntraîneur du Servette FC
Jocelyn GourvennecEntraîneur du Servette FC
Du côté des visiteurs, le coach rhénan Stefan Lichtsteiner est ravi que le FC Bâle ait pu repartir avec les trois points.
Stefan Lichtsteiner
Entraîneur du FC Bâle
Stefan LichtsteinerEntraîneur du FC Bâle
Stefan LichtsteinerEntraîneur du FC Bâle
Prochain rendez-vous pour Servette samedi prochain (18h) face au FC Zurich au Stade du Letzigrund.
Servette a manqué de réalisme pour espérer battre le FC Bâle samedi lors de la reprise de la Super League (défaite 1-0). Timothé Cognat et Cie ont pourtant montré de belles choses.
Le milieu de terrain genevois et ses coéquipiers peuvent nourrir des regrets. A plusieurs reprises, ils ont eu l'occasion de concrétiser leur domination et d'ouvrir le score. Sur la pelouse de la Praille, ce sont en tout cas les hommes de Jocelyn Gourvennec qui ont dominé et proposé le plan de jeu le plus abouti pour une reprise.
"On a ultra dominé", a soufflé le technicien français à l'issue du match. "On a respecté le plan, avec et sans ballon, en les poussant à la faute. Mais le plus important dans le foot, c'est de marquer des buts. C'est le point central à améliorer."
Et Timothé Cognat d'abonder: "C'est frustrant. On avait la sensation d'être meilleurs qu'eux. Malheureusement, on n'a pas su être des tueurs devant le but." Un scénario d'autant plus rageant que le milieu de 28 ans a eu l'ouverture du score au bout des pieds à la 43e, ainsi que la belle histoire qui aurait pu aller avec.
Alors qu'il avait annoncé publiquement ses envies de départ en fin de saison dernière, Cognat n'a finalement pas reçu l'offre souhaitée et est toujours bien présent à Genève. Un but dès le premier match devant son public, en plus avec le brassard au bras, lui aurait-il permis de repartir sur de nouvelles bases ?
"Pour le moment, je suis là"
Pas tout à fait. D'abord parce que Timothé Cognat a vu sa dangereuse tentative être contrée de justesse par la défense bâloise, mais surtout parce qu'il a confié après la rencontre que son futur n'était pas encore totalement réglé.
"Pour le moment, je suis là. Mais le football peut aller très vite. On peut faire une très bonne saison; mon cas, je le règle avec le club." Si l'avenir de Cognat sous le maillot grenat n'a donc pas fini de faire parler, son entraîneur lui, ne souhaite plus aborder cette thématique. "Il est capitaine, il a le brassard. Ce n'est pas un sujet pour moi, même si c'en est peut-être un pour lui", a asséné Gourvennec.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Servette a concédé une défaite frustrante face à Bâle pour la reprise de la Super League. Malgré de belles occasions, les Genevois sont restés muets à domicile et ont été punis par le FCB (1-0).
Il ne manquait qu'un but au Servette FC pour récompenser 75 premières bonnes minutes. Mais à force de tergiverser devant, les Genevois ont craqué derrière, concédant un penalty transformé par Zan Celar, qui s'est avéré décisif à un quart d'heure du terme.
Les hommes de Jocelyn Gourvennec ont pourtant montré de nombreuses phases intéressantes, mais ont manqué de tranchant offensivement. Pressing (souvent) bien ficelé, triangulations et décrochages intelligents en construction; les Bâlois n'ont pas eu la vie facile.
Ce sont pourtant les hommes de Stephan Lichtsteiner qui se sont créé les plus grosses occasions en début de match. Xherdan Shaqiri a d'abord vu sa reprise faire trembler le petit filet extérieur (15e), puis le défenseur Flavius Daniliuc a touché la barre transversale après une reprise de volée (23e).
Ces temps fort bâlois passés, les Servettiens ont poussé pour ouvrir le score en fin de première période. Mais Timothé Cognat puis Steve Rouiller notamment ont vu leurs tentatives être détournées. Rebelote après le thé, lorsqu'une frappe dangereuse de Miroslav Stevanovic était détournée du bout des doigts par Mirko Salvi (58e), qui remplaçait dans les buts un Jonas Omlin annoncé malade.
Il a fallu une intervention complètement manquée d'Houboulang Mendes dans la surface pour offrir à Bâle l'occasion de débloquer le match sur penalty. La nouvelle recrue des Rhénans, Zan Celar, s'en est chargé, prenant à contre-pied Léo Besson, qui vivait son premier match dans l'élite du football suisse (77e).
Les Servettiens ont donc une nouvelle fois été battus par leur "bête noire". Bâle est en effet l'équipe qui a infligé le plus de défaites au SFC en Super League (25 revers en 41 confrontations).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Leo Besson gardera la cage servettienne face au FC Bâle samedi (18h) au Stade de la Praille en raison de l'absence d'Edvinas Gertmonas et de Jeremy Frick.
Le Servette FC ne sera pas au complet pour la reprise du championnat samedi en fin d'après-midi (18h) à l'occasion de la reprise du championnat face au FC Bâle. Jocelyn Gourvennec doit se passer de plusieurs joueurs-clés de son effectif. Les deux principaux gardiens sont blessés. Opéré du dos récemment, Jeremy Frick est contraint au repos durant six semaines. Titulaire du poste, le Lituanien Edvinas Gertmonas est pour sa part indisponible deux semaines. Mais l'encadrement grenat n'a pas fait les choses à moitié.
L. Besson : titulaire au Stade Lausanne
Quatre portiers font partie de la première équipe depuis la reprise des entraînements le 23 juin. Et le troisième sur la liste est loin d'être un inconnu. Il s'agit de Leo Besson. Genevois lui aussi, il a été transféré au Stade Lausanne la saison dernière. Entré en jeu à la place de Daniel Da Silva peu avant la mi-temps du match perdu face à Wil (0-2), il a joué dix matches en championnat. Titularisé à quatre reprises en Coupe de Suisse, il a joué la première demi-finale gagné (2-0) face aux Grasshoppers, puis la finale perdue (0-3) face à Saint-Gall. Un gage de sécurité pour son entraîneur.
Autre absence de marque celle de Junior Kadile. Le numéro dix grenat a crevé l'écran dernière devenant le véritable facteur du SFC. Victime d'un claquage lors du match amical face à Saint-Etienne, il est absent jusqu'à mi-août environ.
Jocelyn Gourvennec
Entraîneur du Servette FC
Jocelyn GourvennecEntraîneur du Servette FC
Jocelyn GourvennecEntraîneur du Servette FC
von Moos ou Ouattara demi gauche ?
Au poste de demi gauche offensif, des solutions de rechange existent et elles sont encore plus nombreuses que pour le poste de dernier rempart. En dehors de Lilian Njoh, Mathis Lambourde, Julian Von Moos, de retour de prêt de Lucerne, Alonzo Vincent ou encore Tristán Nuñez sans oublier Tiemoko Ouattara, de retour de prêt de Saint-Gall. Celui-ci avait eu passablement de temps de jeu durant la saison 24-25 sous la houlette de Thomas Häberli.
Jocelyn Gourvennec
Entraîneur du Servette FC
Jocelyn GourvennecEntraîneur du Servette FC
Jocelyn GourvennecEntraîneur du Servette FC
En attaque, comme lors de l'exercice écoulé, Florian Ayé reprend le rôle de fer de lance. Ce dernier est particulièrement satisfait de la progression de l'équipe et de ses coéquipiers grâce notamment à un niveau d'exigence accru.
Quant aux premiers adversaires des Servettiens, il s'agit des Rhénans qui comme le SFC restent sur un saison ratée. Le technicien breton nous dit à quel genre de match on doit s'attendre.