Victime d’une chute dimanche qui l’a éjectée du podium lors de l’ultime étape, Marlen Reusser n’avait pas pu masquer ses larmes sur la ligne d’arrivée à Nice. Son Tour de France a tourné au cauchemar.
Classée finalement au 14e rang, la Bernoise a livré sa première analyse lundi lors d’une table ronde devant les journalistes. "Il est encore trop tôt pour trouver toutes les réponses aux questions que je peux me poser, explique-t-elle. Ainsi, je n’arrive pas à comprendre pourquoi je n’avais plus vraiment les jambes samedi et dimanche."
"La troisième place ne devait pas m'échapper"
Maillot jaune pendant trois jours jusqu’à l’étape reine du Mont Ventoux remportée vendredi par Kasia Niewiadoma, Marlen Reusser a traversé l’une des journées les plus difficiles de sa carrière samedi lors de la prise de pouvoir de Demi Vollering. Malgré cet état de forme précaire, elle était toutefois parvenue à sauver sa place sur le podium avec une marge confortable de 1’53’’ sur l’Italienne Elisa Longo Borghini. "La troisième place ne devait pas m’échapper, assure-t-elle. J’en étais pleinement convaincue."
Mais dimanche à 67 km de l’arrivée, elle devait perdre sa place dans le groupe de tête. "Pour moi, c’est une énigme. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas pu suivre les meilleures à cet instant de la course, avoue-t-elle. J’ai tout de suite réalisé que c’était terminé pour le podium."
La Bernoise a déjà connu cette année de tels moments où plus rien ne va, au Tour des Flandres et au Giro. "Je sens comme une différence dans la répartition de l’effort sur les pédales, ce n’est plus du 50/50 mais du 45/55, poursuit-elle. Je dois avoir un problème à ma jambe. Mais je n’ai aucune idée de son origine..."
"Je dois souffler"
Reléguée dans un deuxième groupe, Marlen Reusser devait ensuite chuter, surprise par un nid-de-poule. Elle a songé dans un premier temps à abandonner avant que ses coéquipières ne trouvent les mots pour qu’elle reprenne la course. A l’arrivée, elle devait concéder... 24’35’’ sur Demi Vollering.
Malgré cette issue malheureuse, Marlen Reusser peut trouver des notes positives sur ce Tour de France. Elle l’a parfaitement maîtrisé dans un premier temps avec sa victoire dans le contre-la-montre de Dijon alors qu’elle avait connu un début d’année bien tourmenté avec sa chute en février aux Emirats, sa fracture à une vertèbre lombaire au Tour des Flandres en avril et une nouvelle chute au Giro.
La Bernoise va désormais s’accorder une pause avant sa dernière échéance, les Championnats du monde de Montréal à la fin septembre. "Je veux souffler. Je savais que mon année allait être très riche avec toutes ces courses que j’ai enchaînées, reconnaît-elle. Là maintenant, je dois vraiment tirer la prise ces prochaines semaines."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats