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Après la qualification, le temps des questions pour les Helvètes

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Manuel Akanji (à terre), Denis Zakaria (n° 17), Nico Elvedi (n°4) et les Helvètes ont souffert, notamment vendredi face aux Géorgiens de Valeri Qaisashvili, avant d'assurer leur qualification mardi à Gibraltar (@Keystone/PPR/Christian Merz).

Qualifiée pour l’Euro, l’Equipe de Suisse participera à son quatrième grand tournoi consécutif. Mais des questions surgissent quant au futur, notamment celui de Vladimir Petkovic. 

Victorieuse à Gibraltar (6-1) mardi soir pour son dernier match qualificatif, la sélection helvétique termine à la première place du groupe D devant le Danemark et l’Eire. Après une prestation insipide en première mi-temps (un seul but d’avance), elle a su hausser le rythme pour déborder son adversaire ibérique et se mettre rapidement mise à l’abri en début de seconde période. L’essentiel, la qualification, était acquis.
Mathieu Germanier, de Rhône FM, a rencontré le latéral gauche Loris Benito, auteur de son premier but sous le maillot national, tout de suite après le coup de sifflet final.

Loris Benito Latéral gauche de l'Equipe de Suisse

 

Cette qualification représente également une grande joie et une fierté pour le nouveau président de l’Association suisse de football…

Dominique Blanc Président de l’ASF

 

La phase qualificative de l’Euro’20 a été laborieuse mais se termine idéalement pour les Helvètes.

Yann Sommer Gardien de l'Equipe de Suisse

 

Du côté des joueurs, on savourait cette nouvelle qualification pour cet Euro. Les phases finales des grandes compétitions internationales s’enchaînent, mais elles sont toujours accueillies avec autant d’enthousiasme. Sans lassitude.

Yann Sommer Gardien de l'Equipe de Suisse

 

Les « Rouges » participeront ainsi à leur quatrième grand tournoi international consécutif. Une nouvelle participation accueillie avec enthousiasme par l’Association suisse de football qui, au passage, empoche un joli chèque de l’UEFA. A la tête de l’ASF depuis mi-mai, le Vaudois Dominique Blanc a déjà une idée bien précise de l’utilisation de cet argent…

Dominique Blanc Président de l’ASF

 

Quel avenir pour Petkovic ?

La qualification assurée, l’avenir du coach national n’est pas encore déterminé. Sous contrat jusqu’en terme du prochain Euro, Vladimir Petkovic n’a toujours pas prolongé son mandat. Mais à entendre l’homme fort du ballon rond helvétique, il est hors de cette question d’aborder ce sujet pour l’instant.

Dominique Blanc Président de l’ASF

 

Les joueurs eux apportent leur soutien à leur coach à l’instar du gardien Yann Sommer…

Yann Sommer Gardien de l'Equipe de Suisse

 

L’Equipe de Suisse connaîtra ses adversaires de la phase finale de l’Euro l’été prochain à l’issue du tirage au sort prévu à Bucarest le 30 novembre. Et le choix de « Vlado » risque de s’avérer plus difficile que par la passé. Le nombre de blessures aidant, les jeunes, à l’image de Ruben Vargas ou de Cedric Itten, qui ont su saisir leur chance pourraient bien les cartes.

 

 

 

Interviews: Mathieu Germanier (Rhône FM).

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Gérard Castella: « un groupe abordable pour l’Equipe de Suisse »

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Après la joie de la qualification, un redoutable défi attend les Helvètes en juin prochain lors de la phase finale de l'Euro (© KEYSTONE/Anthony Anex/Jean-Christophe Bott/archives).

Affronter l’Italie, la Turquie et le Pays de Galles au premier tour de la phase finale de l’Euro en juin prochain ne représente pas une tâche insurmontable pour les Helvètes, ce d’autant moins que, dans quatre des six groupes, trois équipes seront qualifiés pour le second tour. 

L’Equipe de Suisse n’a pas été gâtée : les Helvètes affronteront l’Italie, la Turquie et le Pays de Galles, mais surtout, ils devront faire la navette entre Rome et Bakou en Azerdaidjan, plus de 3’000 km séparant les deux capitales. Gérard Castella, ancien entraîneur de Servette, actuellement responsable de la formation T4 (des moins de dix-huit aux moins de vingt-et-un ans) auprès des Young Boys se montre optimiste au moment d’analyser les chances des Rouges de Vladimir Petkovic. Ce d’autant plus que dans quatre des six groupes, trois équipes seront qualifiées pour le second tour, c’est-à-dire la phase à élimination directe.

Gérard Castella Responsable de la formation T4 Young Boys

 

La phase finale de l’Euro’20 se déroulera dans douze pays du douze juin au douze juillet prochains. Match d’ouverture à Rome, finale à Londres.

 

 

Le parcours de Gérard Castella

Gérard Castella est un globe-trotter du football suisse : en tant de joueur, Gérard Castella a commencé au Servette FC, avant de transiter par le CS Chênois, puis d’évoluer dans la capitale fédérale avec les Young Boys et de terminer sa carrière au Lausanne-Sport.

En tant qu’entraîneur, il a dirigé plusieurs clubs genevois Etoile Carouge, Meyrin et surtout le Servette FC avec lequel il a conquis le titre de champion de Suisse lors de la saison 98-99. Par la suite, il a également entraîné le FC Saint-Gall, Neuchâtel Xamax et le Lausanne-Sport. Au sein de l’Association Suisse de Football (ASF), il a été coach national des moins de dix-huit et des moins de dix-neuf ans.

Aujourd’hui, il est responsable de la formation T4 (des moins de dix-huit aux moins de vingt-et-un ans) aux Young Boys.

 

Photos: KEYSTONE-ATS

 

 

 

 

 

 

 

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Euro’20: le sort n’a pas épargné l’Equipe de Suisse

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Vladimir Petkovic et la Suisse ont les moyens de passer la poule de qualification de l'Euro. (©KEYSTONE/AP/MARCOS MORENO)

Les Helvètes affronteront l’Italie, la Turquie et le Pays de Galles en juin prochain. Ils devront, de surcroît, faire des déplacements entre Rome et Bakou, deux villes éloignés de 3’000 km!

Même si elle a eu la chance d’éviter le Portugal dans le troisième chapeau, la sélection helvétique n’a vraiment pas été gâtée par le tirage au sort qui s’est déroulé samedi en fin d’après-midi à Bucarest. Outre la valeur de leurs adversaires, les « Rouges » de Vladimir Petkovic devront composer avec les longs déplacements à Bakou. Ils affronteront l’Italie le mercredi 17 juin à Rome, mais avant et après ce match inaugural, ils joueront dans la capitale azérie contre le Pays de Galles le samedi 13 juin, le lendemain du match d’ouverture sera Italie – Turquie à Rome, et face à la Turquie le dimanche 21 juin. Faire la navette entre deux villes éloignée de 3000 km ne sera pas une sinécure.

Sur le plan sportif, des raisons d’espérer puisque, outre les deux premiers de chaque groupe, les quatre meilleurs troisièmes seront qualifiés pour les huitièmes de finale. Mais rien ne sera facile face à trois adversaires de haut vol, notamment les Italiens de de Roberto Mancini, meilleure équipe de la phase de la qualification pour cet Euro avec dix victoires en autant de matches. La « Nazionale azzurra » a notamment frappé les esprits en écrasant l’Arménie (9-1) pendant la formation rouge à croix blanche venait péniblement à bout de la Géorgie (1-0) à Saint-Gall. Avec Marco Verratti à la manœuvre, les Tr

Après avoir manqué la Coupe du monde 2018, elle s’est rapidement remise sur pied sous la conduite . Sur le terrain,

La Turquie rappellera à la sélection helvétique l’un des matches les plus piquants de son histoire en 2005 en barrage de qualification pour le Mondial 2006 à Istanbul. Dans un climat détestable avec des incidents en fin de rencontre, les Suisses de Stéphane Grichting avaient arraché la qualification (2-2). En qualification, la sélection turque a battu la France, championne du monde avant de se qualifier en tenant à distance l’Islande.

Le dernier adversaire sera le Pays de Galles de Gareth Bale, qui s’est qualifié en tant que deuxième du groupe E, remporté par la Croatie. Les Gallois ont devancé la Slovaquie, la Hongrie et l’Azerbaïdjan.

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Michel Pont : « je perds mon grand frère, je perds mon ami ! »

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Michel Pont (à gauche) et Köbi Kuhn, réunis ici avant la Coupe du Monde '06 en Allemagne, ont vécu une collaboration humainement intense durant sept ans (© KEYSTONE/Eddy Risch/archives).

L’ancien assistant du coach national est effondré après la disparition de Köbi Kuhn qui a dirigé l’Equipe de Suisse durant sept ans…

Le décès de Jakob « Köbi » Kuhn annoncé mardi a plongé le monde du ballon rond helvétique dans l’affliction de Genève à Romanshorn et de Bâle à Chiasso. Le Genevois Michel Pont est l’un des premiers touché. Lui qui a été l’adjoint de l’entraîneur national durant treize ans, d’abord sous l’ère Kuhn (01-08), avant de poursuivre son travail avec l’arrivée d’Ottmar Hitzfeld. Il nous a livré ses sentiments mardi quelques heures après l’annonce de la nouvelle.

Michel Pont Ex-adjoint du coach national de l'Equipe de Suisse

 

Johan Djourou : « c’était un papa pour l’Equipe de Suisse ! » 

Johan Djourou éprouve aussi énormément de tristesse. Köbi Kuhn a joué un rôle capital dans sa carrière. Ayant « échappé aux radars », il n’est jamais apparu dans une sélection espoir, mais cela n’a nullement empêché le mentor zurichois de le convoquer en équipe A dans l’optique de la Coupe du Monde RFA’06. Pour le défenseur central genevois, Kuhn était le papa de la sélection. C’est cette image de figure bienveillante, à la fois humble et sage qu’il va garder en mémoire.

Johan Djourou Ex-défenseur central de l'Equipe de Suisse

 

Aucun but encaissé face à la France (0-0), au Togo (2-0), à la Corée du Sud (2-0) et enfin contre l’Ukraine (0-0 après prolongation), seul le mauvais sort (élimination 0-3 aux tirs de coup de pied au but) a privé les Helvètes d’une qualification pour les quarts de finale. Malgré tout, l’ancien junior d’Etoile Carouge a vécu une expérience mémorable Outre-Rhin au sein d’un groupe très uni.

Johan Djourou Ex-défenseur central de l'Equipe de Suisse

 

Décès de Köbi Kuhn: un hommage unanime

De Philippe Senderos, l’un de ses plus fidèles soldats, au président de la FIFA Gianni Infantino, toute la grande famille du football suisse a été touchée par la disparition de Köbi Kuhn. L’hommage est unanime.

« Merci Köbi » a tweeté Philippe Senderos pour reprendre le message que ses coéquipiers et lui avaient adressé à leur coach en 2008 à Bâle au soir de son dernier match à la tête de l’équipe de Suisse. « C’est un grand entraîneur et un merveilleux joueur qui a disparu, souligne pour sa part Gianni Infantino. Il était un homme au grand coeur. »

Président du FC Zurich, « le » club de Köbi Kuhn, Ancillo Canepa ne cache pas son immense tristesse. Avec sa femme Eliane, il avait rendu visite à Köbi Kuhn l’hôpital le mois dernier. « Nous avions l’espoir de le revoir bientôt en bonne santé. Les signes qu’ils nous avaient donnés lors cette visite étaient encourageants. » Sur le site du FC Zurich, Ancillo Canepa a rappelé quel formidable joueur il avait été. « Il était mon idole », écrit-il.

« Je suis triste. Il a été une personne importante dans ma vie de footballeur. On nous a donné et repris un ange », souligne pour sa part Alex Frei. « Je suis très très triste. Je lui suis reconnaissant pour ces moments incroyables en équipe de Suisse. C’était fantastique. Il sera toujours pour moi LE sélectionneur », poursuit Pascal Zuberbühler qui fut son gardien durant toute la campagne de la Coupe du monde 2006.

Capitaine de l’équipe de Suisse, Stephan Lichtsteiner avait été appelé pour la première fois en sélection par Köbi Kuhn en 2006. « Il était un entraîneur avec lequel le travail rimait avec plaisir », lâche le Lucernois.

 

Une carrière exemplaire

Malgré des hauts et des bas, Jakob « Köbi » Kuhn a eu un parcours exemplaire.

Né le 12 octobre 1943 à Zurich, il a fait toute sa carrière de joueur au FC Zurich (1960-77). Avec son club de toujours, les consécrations ont été nombreuses: six titres de Champion de Suisse (63, 66, 68, 74, 75, 76), cinq victoires en Coupe de Suisse (66, 70, 72, 73, 76). Il a été demi-finaliste de la Coupe d’Europe des clubs champions à deux reprises (64, 77). Il a connu une participation à la Coupe du monde (1966) et soixante-trois sélections avec l’Equipe de Suisse en un peu plus de dix ans. Unique ombre au tableau: la fameuse nuit d’Oslo qui a mis fin à son parcours sous le maillot national. A la veille du premier tour préliminaire de la Coupe du Monde ’78 en Argentine. « Köbi » et son coéquipier, le Servettien « Joko » Pfister, ont « fait le mur » dans la capitale norvégienne. L’incident et la défaite initiale (0-1) ont entraîné le limogeage du coach René Hüssy et l’exclusion des deux internationaux.

Sa carrière d’entraîneur a été moins fulgurante dans un premier temps. Au FC Zurich, il n’a connu qu’un intérim (1984). C’est surtout au sein de l’Association Suisse de Football qu’il acquérir sa notoriété. D’abord coach national des sélections nationales juniors, puis espoirs (95-01), il a repris l’Equipe A (01-08). Il a dirigé les « Rouges » au cours de septante-trois matches, participant à trois phases finales de tournois majeurs : deux fois l’Euro (04 au Portugal, 08 en Suisse et en Autriche) et une fois la Coupe du Monde (06 en Allemagne).  Il a, par ailleurs, été élu « Suisse de l’année » suite à cette épopée allemande.

 

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Carnet noir: Köbi Kuhn est décédé

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Köbi Kuhn: un grand Monsieur s'en est allé (©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le football suisse est en deuil. Il pleure l’un de ses plus grands serviteurs. Köbi Kühn est, en effet, décédé à l’âge de 76 ans.

Joueur emblématique du FC Zurich et de l’équipe de Suisse avec ses 63 sélections, Köbi Kuhn a été l’artisan, avec Roy Hodgson, du grand renouveau du football suisse. Après avoir couvé la sélection M21 qui a disputé la demi-finale de l’Euro 2002 sous la férule de Bernard Challandes, le Zurichois a redonné un second souffle à l’équipe de Suisse.

Intronisé en 2001 après l’expérience malheureuse tentée avec Enzo Trossero, il a conduit l’équipe de Suisse à la phase finale de l’Euro 2004 au Portugal grâce à un football résolument offensif autour de Hakan Yakin, qui était alors un no 10 aussi inspiré que décisif. Lors de la campagne suivante, celle de la Coupe du monde 2006, Köbi Kühn menait à nouveau la Suisse à bon port après le barrage mémorable contre la Turquie.

Köbi Kühn a quitté ses fonctions en 2008 après l’Euro organisé conjointement par la Suisse et l’Autriche. Handicapée par la blessure d’Alex Frei lors du match d’ouverture contre la République tchèque, son équipe ne devait malheureusement pas passer le cap du premier tour.

Atteint dans sa santé depuis plusieurs années, Köbi Kuhn avait été hospitalisé aux soins intensifs le mois dernier pour une infection pulmonaire.

Source: ATS

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Servette a les armes pour bousculer la hiérarchie

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Koro Kone met le point final à un match de très haute intensité sous les yeux de Miroslav Stevanovic, auteur de l'ouverture du score (© Stéphane Chollet).

Impressionnant durant une grande partie du match, les Servettiens sont venus à bout du FC Bâle (2-0) près de trois semaines après leur victoire sur les Young Boys. Le résultat d’un travail minutieux mené à bien conjointement par les dirigeants, le staff technique et les responsables des transferts.

Servette a trouvé son second souffle après un passage difficile qui a duré plus de deux mois (aucune victoire du 25 août au 2 novembre). Après avoir récupéré la plus grande partie des joueurs absents pour blessure, Alain Geiger et ses assistants ont pu aligner pour la troisième fois de suite un onze de départ de première valeur. Le résultat ne s’est pas fait attendre : trois matches, neuf points et surtout deux victoires à domicile sur les deux grands favoris du championnat: les Young Boys et le FC Bâle. Contrairement aux matches précédents, le mentor valaisan de la Praille a eu un banc bien plus fourni en attaquants que les semaines précédentes. Conséquence : les néo-promus ont terminé le match comme ils l’avaient commencé : pied au plancher. Deux buts sont venus récompenser les immenses efforts déployés pour être à la hauteur de l’événement. Les 10’420 spectateurs sont repartis ravis d’avoir vu un match parmi les plus spectaculaires du championnat. Un match de très haut niveau digne d’un choc au sommet.

Un excellent résultat, mais pas un exploit aux yeux du gardien genevois Jeremy Frick.

Jeremy Frick Gardien du Servette FC

 

Entre le début de match tonitruant et vingt dernières minutes menées tambour battant, les joueurs d’Alain Geiger ont logiquement connu quelques difficultés au plus fort de la pression bâloise quand Wütrich, puis Kyei ont dû suppléer leur gardien, battu, en sauvant sur la ligne. Un passage difficile subi sans dommage, mais qui ne doit rien à la chance selon le coach grenat…

Alain Geiger Entraîneur du Servette FC

 

Au-delà des mérites d’un onze grenat à l’abnégation exemplaire, il faut relever ceux des responsables servettiens, restés fidèles à leurs principes. Ceux-ci ont évité de remettre en question l’encadrement de l’équipe durant la période de sept matches sans victoire. Mais cette politique est le résultat d’une collaboration efficace entre les dirigeants, la cellule de recrutement et le staff technique.

Didier Fischer Président du Servette FC

 

 

 

Photo: © Stéphane Chollet/facebook: stephane.chollet.3/photos_all

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