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Santé

Novartis acquiert l'allemand Morphosys pour 2,7 milliards d'euros

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La transaction devrait être finalisée au cours du premier semestre 2024. La direction et le conseil d'administration de Morphosys ont l'intention de recommander aux actionnaires de l'entreprise bavaroise d'accepter l'offre, sous réserve de l'examen détaillé de cette dernière. (KEYSTONE/Urs Flueeler) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le géant Novartis entend s'emparer de l'allemand Morphosys, pour 68 euros par titre ou 2,7 milliards d'euros au total. L'opération permet à Novartis de mettre la main sur le pélabrésib, un traitement en phase finale de développement clinique contre la myélofibrose.

La multinationale met en exergue dans un communiqué publié dans la nuit de lundi à mardi une potentielle combinaison de cette substance et de son propre ruxolitinib, commercialisé sous les marques Jakavi/Jakafi, en première ligne de traitement contre cette maladie. Un dépôt de demande d'homologation devant l'Agence américaine des médicaments (FDA) est d'ores et déjà prévu en seconde moitié d'année, alors que le duo de traitements a récemment atteint l'objectif fixé dans le cadre d'une étude de phase III.

Novartis a fixé à 65% le seuil d'acceptation requis pour considérer l'offre publique d'achat, laquelle doit renforcer le domaine thérapeutique "prioritaire" en oncologie, comme un succès. L'acquisition doit aussi étoffer la présence mondial du géant rhénan en hématologie. Novartis précise collaborer de longue date avec le laboratoire biopharmaceutique établi à Planegg près de Munich, fondé en 1992 et coté depuis 1999 à la Bourse de Francfort.

La transaction reste subordonnée à l'obtention des autorisations réglementaires usuelles et devrait être finalisée au cours du premier semestre 2024. La direction et le conseil d'administration de Morphosys ont l'intention de recommander aux actionnaires de l'entreprise bavaroise d'accepter l'offre, sous réserve de l'examen détaillé de cette dernière.

Acquisition jugée pertinente

La transaction ne comprend pas le Monjuvi (tafasimatab), le seul traitement actuellement homologué de Morphosys, issu d'une collaboration entre le laboratoire bavarois et Incyte. Ce dernier l'a racheté pour 25 millions de dollars. Ce médicament est administré en association avec le lénalidomide à des adultes atteints d'un lymphome diffus à grandes cellules B récidivant ou réfractaire.

Cancer du sang, la myélofibrose appartient elle à un groupe de maladies appelées néoplasmes myéloprolifératifs - causé par des anomalies génétiques dans les cellules souches de la moelle osseuse. Il se caractérise par une hypertrophie de la rate, une anémie, une altération du microenvironnement de la moelle osseuse entraînant une fibrose, et des symptômes débilitants associés à la maladie, notamment une fatigue intense, des sueurs nocturnes, des démangeaisons, une augmentation des saignements et des douleurs importantes. Pour de nombreuses personnes atteintes de myélofibrose, la combinaison des symptômes a souvent un impact sévère sur leur qualité de vie, poursuit Novartis.

Si les investisseurs ont dans un premier temps jeté un regard bienveillant à l'offre de Novartis, la nominative du géant bâlois était emportée par la vague négative qui submergeait le SMI. Vers 10h30, le titre notait à 90,03 francs, en repli de 0,4%, alors que l'indice phare cédait 0,43%. A Francfort, l'action Morphosys décollait elle de près de 15%, se rapprochant du prix offert de 68 euros, à 65,94 euros. Elle avait déjà bondi de plus d'un tiers lundi.

Les analystes ont dans l'ensemble souligné la pertinence stratégique des plans du géant rhénan. Les experts de JPMorgan relèvent que Novartis détient les droits hors Etats-Unis du traitement standard actuel de la myélofibrose, le Jakafi. "Par conséquent, l'acquisition des droits mondiaux pour le pélabrésib est très judicieuse d'un point de vue stratégique, car elle s'appuie sur la présence existante de Novartis en hématologie", écrivent les experts de la banque américaine.

La ZKB souligne que les chances d'obtenir une autorisation de mise sur le marché pour le pélabrésib sont élevées. En outre, Morphosys dispose de nombreux produits en partenariat, y compris avec Novartis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Santé

Une ONG française porte plainte contre Nestlé Waters

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Chez Nestlé Waters, "ce sont 100% des marques qui sont concernées par l'utilisation de traitements interdits", ajoute l'ONG, qui pointe aussi le groupe français Sources Alma. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'ONG Foodwatch porte plainte mercredi contre Nestlé Waters, filiale du géant veveysan, au Tribunal judiciaire de Paris pour neuf infractions. Elle lui reproche d'avoir traité illégalement ses eaux en bouteille et les avoir vendues sans en informer les consommateurs.

"Personne, pas même une multinationale comme Nestlé, n'est au-dessus des lois", dénonce l'association de défense des consommateurs dans un communiqué mercredi. Foodwatch s'appuie sur une enquête de Radio France et du journal Le Monde, qui ont révélé fin janvier que la filiale du groupe romand a eu recours "à des systèmes de traitement de l'eau tels que des filtres à charbon ou des filtres UV" pour ses marques Perrier, dont la source se situe dans le sud de la France, mais aussi Vittel, Hépar et Contrex, prélevées dans les Vosges.

Chez Nestlé Waters, "ce sont 100% des marques qui sont concernées par l'utilisation de traitements interdits", ajoute l'ONG, qui pointe aussi le groupe français Sources Alma.

Pour Foodwatch, "la fraude aux eaux filtrées illégalement est comparable au scandale de la viande de cheval il y a une dizaine d'années". Celle-ci souligne qu'"il y a clairement une infraction à la réglementation, tromperie des consommateurs, gain économique et intention de tromper puisque les entreprises ont dissimulé les procédés de filtration aux contrôleurs et se sont bien gardé de donner les informations aux consommateurs ou aux distributeurs", écoulant "leurs produits pourtant non-conformes pendant des années à la fois en France mais aussi probablement sur le marché intérieur européen".

L'organisation "questionne aussi la complaisance de la France, mouillée dans cette affaire depuis plusieurs années, qui aurait dû alerter les autorités européennes et les autres Etats membres importateurs de ces eaux". Elle a interpellé par courrier la Commissaire européenne à la santé et la sécurité alimentaire.

Une enquête préliminaire pour tromperie a déjà été ouverte à une date non précisée par le parquet d'Epinal, dans les Vosges, pour tromperie à l'encontre de Nestlé Waters.

Nestlé plaide la sécurité alimentaire

Au moment des révélations de l'affaire, le minéralier a assuré auprès de l'AFP que même si ces traitements "ont toujours eu pour objectif de garantir la sécurité alimentaire", ils "ont mené l'entreprise à perdre de vue l'enjeu de conformité réglementaire". Les marques concernées sont désormais "pleinement conformes au cadre réglementaire applicable en France", a déclaré l'entreprise, qui dit avoir abandonné les traitements interdits au cours des trois dernières années.

Elle a justifié cette pratique par les "évolutions de l'environnement autour de ses sources", et la présence de "différents éléments chimiques ou microbiologiques" qui s'amoncellent au "passage de l'eau dans les nappes souterraines ou à travers son cheminement dans les tuyaux de l'usine".

En Suisse, Nestlé a reconnu avoir utilisé "des filtres au charbon actif" pour son eau minérale Henniez, dans le canton de Vaud, c'est-à-dire "des mesures de protection non conformes au cadre réglementaire" arrêtées fin 2022.

L'an dernier, Nestlé Waters a suspendu au printemps deux forages de son eau Hépar dans les Vosges en raison de "conditions climatiques qui se détériorent", avant d'annoncer la suppression de 171 emplois sur les 721 que comptait alors la filiale du géant veveysan à Vittel.

A la même époque, les célèbres bouteilles vertes de Perrier se sont faites plus rares dans les rayons des supermarchés. La multinationale expliquait alors être "confrontée à des conditions d'exploitation de plus en plus difficiles", "notamment en raison d'événements climatiques devenus plus fréquents et plus intenses, avec une alternance d'épisodes de sécheresse et de fortes pluies".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Politique

Les initiatives contre le foie gras et la fourrure ont abouti

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Une initiative populaire veut interdire l'importation de foie gras (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les initiatives populaires contre les importations de foie gras et de fourrures ont abouti, annonce mardi l'Alliance Animale Suisse. L'organisation à l'origine des deux textes indique respectivement 113'474 et 102'478 signatures avalisées par la Chancellerie fédérale.

L'initiative "Oui à l'interdiction d'importer du foie gras" veut interdire l'importation de foie gras et de produits à base de cet abat. Le texte "Oui à l'interdiction d'importer des produits à base de fourrure fabriqués dans des conditions de cruauté envers les animaux" vise à interdire l'importation de fourrures.

La loi suisse sur la protection des animaux reconnaît aux animaux la capacité de souffrir en cas de mauvais traitement. Le fait de continuer à autoriser l’importation de produits provenant d’animaux ayant été maltraités sous prétexte que cela se passe à l’étranger est une hypocrisie à laquelle il est temps de mettre fin, selon les initiants.

Les initiatives ont été lancées en juin 2022 et les signatures déposées fin décembre dernier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Santé

Novartis envisage la cession de sa filiale cotée en Inde

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Novartis emploie plus de 8100 collaborateurs en Inde (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le géant pharmaceutique suisse Novartis annonce étudier diverses options stratégiques concernant l'avenir de sa filiale indienne Novartis India Limited, cotée à la bourse de Bombay. Parmi elles, figure la possibilité de céder sa participation dans cette entité.

"Cet examen stratégique inclura une évaluation de la participation de 70,68% dans la société", écrit Novartis India Limited dans un communiqué. Cela ne concerne pas la filiale Novartis Healthcare Private Limited, une entité séparée dont le groupe basé à Bâle est entièrement propriétaire.

Cette dernière comprend le Novartis Corporate Center à Hyderabad, le bras commercial de Novartis en Inde, ainsi que des équipes de recherche et développement qui mènent actuellement des essais cliniques sur plus de 300 sites dans le pays. Le géant assure demeurer attaché à ses activités en Inde où il emploie plus de 8100 collaborateurs.

Rien ne garantit que cet examen stratégique se conclura en 2024 ou qu'il aboutira à une transaction, peut-on encore lire.

A fin décembre, Novartis India Limited a enregistré un chiffre d'affaires de 2,54 milliards de roupies (26,9 millions de francs) sur les neuf premiers mois de son exercice décalé. Selon Fierce Pharma, un site spécialisé de la branche, la filiale Novartis India Limited s'occupe de distribuer d'anciens médicaments qui ne sont plus protégés par un brevet, notamment pour le traitement des os, de la douleur, de l'immunologie ou encore des neurosciences.

En 2022, les droits de distribution de certains médicaments de cette entité avaient été transférés à la société indienne Dr Reddy's Laboratories qui, selon divers médias indiens, figure parmi les acheteurs potentiels.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Santé

Comprendre le phénomène glaciaire au Musée historique de Lausanne

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Le Musée historique de Lausanne propose dès jeudi une exposition consacrée à une espèce en voie de disparition, les glaciers (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Chroniqueurs d’histoires passées et métaphores actuelles de la finitude humaine, les glaciers forment un "monde fascinant" et en "perpétuel mouvement". Dès jeudi et jusqu'au 29 septembre, le Musée historique de Lausanne (MHL) consacre une exposition tout public à ces colosses de glace.

Par le biais d’installations, d’images et de sons, de dispositifs interactifs, l’exposition "Glacier. Un monde en mouvement" s'attache à montrer le caractère organique de ces territoires intrigants. Elle "met en scène des ½uvres puissantes, qui traduisent la beauté et la fragilité des glaciers" et "offre une expérience de visite plurielle, tout à la fois sensitive et didactique", relève Laurent Golay, directeur du MHL, cité dans un communiqué.

Plusieurs artistes contemporains y présentent leurs expérimentations par le biais de la sculpture (Fabian Oefner) ou de la photographie (Yves André). "Aletsch Negative", vidéo de Laurence Bonvin, permet de plonger au coeur de la glace. Les visiteurs pourront également découvrir une installation 3D de la coupe d'un glacier.

Recouvrant 3% de la surface totale de la Suisse, ces territoires que l’imaginaire collectif a fait purs et éternels ont entamé leur agonie. L'environnement physique et culturel s’en trouve bouleversé, souligne le MHL. Les regards que les artistes portent sur eux constituent les premiers éléments d’une iconographie de l'époque géologique de l'Anthropocène (l'âge des humains).

La force et la beauté de leurs ½uvres souligne encore plus le tragique de la situation, en une dualité retrouvée à plusieurs titres lorsque le monde des glaciers est abordé: attraction/ menace, blanc/gris, éternité/fragilité, ou encore figé/vivant.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Santé

Sika: rentabilité entravée par les frais d'intégration en 2023

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Déjà connu depuis janvier, le chiffre d'affaires a affiché une croissance de 7,1% à 11,24 milliards, alimenté essentiellement par la consolidation de MBCC. (KEYSTONE/Christian Beutler) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La rentabilité du chimiste de la construction Sika a souffert de frais d'intégration élevés de MBCC dévolue à l'étanchéité du concurrent allemand BASF. Le bénéfice net a fondu de 8,6% à 1,06 milliard de francs, nonobstant une vive croissance des recettes.

L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a grappillé 4,1% à 2,04 milliards, mais le gain avant charges d'intérêts et impôts (Ebit) a égaré 1,9% à 1,55 milliard, indique un compte-rendu vendredi. Les marges afférentes se sont contractées de plusieurs dizaines de points de base à respectivement 18,2% et 13,8%.

Les frais d'intégration de MBCC se sont élevés à 131,5 millions et sont venus s'ajouter à d'autres effets de base défavorables, à hauteur de près de 90 millions.

Hors effets des changements de périmètre, la multinationale zougoise se calcule une marge Ebit de 15,0%, contre 14,2% en 2022.

Déjà connu depuis janvier, le chiffre d'affaires a affiché une croissance de 7,1% à 11,24 milliards, alimenté essentiellement par la consolidation de MBCC.

Les actionnaires se verront offrir un dividende de 3,30 francs, agrémenté de 10 centimes.

La performance s'avère peu ou prou conforme aux attentes des analystes consultés par AWP. L'Ebitda était attendu en moyenne à 2,04 milliards, l'Ebit à 1,56 milliard et le bénéfice net à 1,05 milliard. Le dividende devait atteindre 3,25 francs.

La direction calque les premières perspectives pour l'année en cours sur sa nouvelle feuille de route à moyenne échéance, évoquant une croissance de 6 à 9% en monnaies locales, assortie d'une extension de la marge Ebitda.

La prochaine assemblée générale sera amenée à statuer sur la candidature de Thomas Aebischer pour le conseil d'administration. Ce dernier siège pour l'heure déjà à la vice-présidence de l'organe de surveillance du spécialiste zurichois des accès sécurisés Dormakaba, ainsi que chez le spécialiste du diagnostic Quotient Limited et le cimentier chinois Huaxin Cement.

M. Aebischer a auparavant occupé de 2003 à 2015 les fonctions de directeur des finances pour le mastodonte des matériaux de construction Holcim, un temps rebaptisé Lafargeholcim.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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