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Santé

Nestlé parle de maintenance chez Perrier après des révélations

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Selon les médias français, les locaux de l'usine Perrier de Vergèze dans le sud de la France ont subi "une visite inopinée" de services de l'Etat (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

En France, la production de bouteilles d'eau gazeuse Perrier, aux mains de Nestlé Waters, serait suspendue, selon des médias hexagonaux. La filiale du géant alimentaire veveysan évoque des "opérations de maintenance" sur deux puits.

"La production de Perrier 1 litre vert n'est pas arrêtée", a assuré vendredi une porte-parole auprès d'AWP. "Nous réalisons des opérations de maintenance de deux de nos puits. Il s'agit d'une opération de maintenance régulière, qui correspond à nos protocoles de gestion de la qualité."

Selon les informations du journal Le Monde et de la cellule investigation de la radio publique Radio France vendredi, "après avoir appris en avril l'arrêt d'un des puits de l'usine après la survenue d'un épisode de contamination, il apparaît que deux autres captages ont subi récemment des opérations de désinfection ayant impacté les activités de production."

Les médias soulignent que les locaux de l'usine de Vergèze dans le sud de la France (Gard) ont subi "une visite inopinée" fin mai "à l'initiative de l'agence régionale de santé (ARS) d'Occitanie et de la direction départementale de la protection des populations (DDPP)" pour "une inspection pointilleuse de l'usine, de ses forages et de son laboratoire d'autosurveillance de la qualité de l'eau, ainsi que des opérations de contrôle des étiquettes."

En avril dernier, le minéralier avait dû détruire deux millions de bouteilles de Perrier à la demande des services de l'Etat français, "au regard de l'incertitude quant aux risques sanitaires liés à la qualité de l'eau".

En début d'année, la filiale a été éclaboussée par des révélations quant au recours à des traitements interdits pour les eaux minérales, afin de garantir une consommation sans risque selon Nestlé, que ce soit en Suisse à Henniez, ou en France, où elle exploite aussi les marques Vittel, Contrex et Hépar.

Moins de bouteilles cet été

De son côté, Nestlé Waters assure vendredi que "nous reviendrons avec une meilleure capacité à servir nos produits dès la fin de ces opérations, et après une phase de reconstitution de nos stocks". En raison du "cadre concurrentiel", "nous ne pouvons donner plus d'information sur nos volumes et notre plan de production par type de produits."

Pour Christophe Kauffmann, secrétaire fédéral du syndicat CFDT interrogé par AWP, "il est difficile de savoir, car à nous, représentants du personnel, ils nous cachent systématiquement la vérité". Il a participé mardi dernier à une réunion du comité de groupe au sujet de Nestlé Waters. "Ils nous ont exposé la problématique d'un puits sur lequel effectivement ils ont une interdiction de pomper, décidée par la préfecture".

Le responsable syndical a ajouté qu'"ils nous ont dit qu'ils allaient être contraints de suspendre la production du format Perrier 1 litre en PET pendant quasiment tout l'été pour préserver la ressource qu'ils avaient et privilégier les petits formats qui génèrent moins de volumes, ce qui leur permettrait d'assurer pendant l'été une présence de la marque dans les magasins."

En s'appuyant sur les nouvelles informations des médias, il souligne qu'à "la suite de cette inspection, ils auraient ordonné l'arrêt de deux autres puits, beaucoup plus importants, où ils puisent l'eau qui sert à faire le nouveau produit Maison Perrier".

M. Kauffmann se dit "de plus en plus inquiet pour l'avenir de Perrier", alors que "Nestlé a beaucoup investi sur Perrier". Selon lui, les effectifs comprennent sur le site 900 personnes, dont 800 qui "travaillent", les autres étant au bénéfice d'un plan social.

Nestlé Waters a par ailleurs indiqué à AWP avoir "répondu à l'invitation de la rapporteure de la mission Flash du Sénat, échange qui s'est tenu le 13 juin". Cette mission d'information doit "faire la lumière sur les éventuelles défaillances des pouvoirs publics", après la révélation de "traitements non-conformes à la règlementation" d'eaux minérales naturelles et de source, appartenant notamment à Nestlé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Protégée depuis 150 ans, la forêt reste toutefois sous pression

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Les forêts suisses, ici celle de la montagne de Boudry (NE), sont protégées depuis 150 ans par une loi fédérale, mais doivent faire face à d'importants défis comme le changement climatique (archives). (© KEYSTONE/SANDRO CAMPARDO)

Entrée en vigueur en 1876, la loi fédérale sur les forêts devait permettre d'assurer la durabilité des ressources en bois et permettre un reboisement. Si aujourd'hui les effets du texte sont visibles sur la forêt suisse, de nouveaux défis ont fait leur apparition.

"Les forêts se portent mieux qu'il y a 150 ans grâce à cette loi", explique à Keystone-ATS le porte-parole de ForêtSuisse Benno Schmid. Toutefois, "les forêts souffrent désormais face au changement climatique et doivent composer avec la présence importante de ravageurs", explique M. Schmid.

Le Rapport forestier de l'OFEV parle d'ailleurs d'une forêt suisse qui n'a "jamais été autant sous pression". Pour y faire face, les experts proposent notamment la promotion d’essences adaptées au climat futur.

A l'occasion de la journée internationale des forêts samedi, ForêtSuisse a rappelé que "si la production de biens matériels et les prestations de services dégagent un léger bénéfice, la gestion forestière en général et la récolte de bois en particulier restent déficitaires".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Bronzes de Bénin: Genève et Zurich restituent des biens au Nigéria

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Des masques de ceinture "Uhunmwu-Ẹkuẹ" conservés au MEG et au musée Rietberg de Zurich (photo), font partie des biens culturels pillés au Bénin qui seront restitués au Nigéria. (© Handout: Museum Rietberg)

Les musées d'ethnographie de Genève et de Zurich ainsi que le musée Rietberg de Zurich vont restituer au Nigéria 28 artéfacts originaires du royaume de Bénin. Des recherches ont certifié que ces biens ont été pillés par des troupes britanniques à la fin du XIXe siècle.

Le Musée d'ethnographie de Genève (MEG) va rendre 3 objets, son homologue zurichois 14 et le Musée Rietberg 11. La décision a été prise par la Ville de Genève, celle de Zurich et l'Université de Zurich, annoncent-elles vendredi. Le transfert de propriété a été signé à l'Hôtel de Ville zurichois avec le représentant du Nigéria.

Les autorités et musées concernés affirment ainsi leur engagement en faveur de la réparation mémorielle. Lagos avait déposé des demandes de restitution dès 2024. Certaines pièces devraient rester en Suisse comme prêts de longue durée.

Ces transferts sont le fruit de recherches de provenance menées dans le cadre de l'Initiative Bénin Suisse, lancée en 2021. Les pièces font partie des "bronzes de Bénin" pillés en 1897 lors d'un assaut par l'armée coloniale britannique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Recomptage des signatures pour l'initiative contre les OGM

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L'initiative populaire demande le maintien des contrôles après l'expiration du moratoire sur les OGM (archives). (© KEYSTONE/JULIEN GRINDAT)

L'initiative populaire pour réglementer les OGM dans l'alimentation est sur la sellette. Le Conseil fédéral a demandé vendredi un recomptage des voix. Selon les contrôles effectués par la Chancellerie fédérale, 98'200 signatures ont été déposées.

Le comité d’initiative "Pour des aliments sans organismes génétiquement modifiés (initiative pour la protection des aliments)" avait annoncé il y a un mois plus de 137'000 paraphes. Ils avaient jusqu’au 3 mars pour récolter les signatures nécessaires.

En tenant compte des signatures à invalider, la Chancellerie estime qu'environ 96'400 signatures seraient valables, ce qui est en deçà du quorum des 100'000 signatures. Comme ce résultat est compris entre 95'000 et 101'000, un recomptage est nécessaire.

Un groupe interdépartemental sera donc chargé de recompter les signatures et de vérifier les résultats établis par la Chancellerie. C'est une pratique courante pour des résultats serrés, précise le Conseil fédéral.

Le groupe sera composé d’un représentant de chaque département, à l’exception de celui en charge de l’initiative populaire, en l’occurrence le Département de l'Environnement dirigé par Albert Rösti. Sur la base des résultats obtenus, la Chancellerie constatera si l’initiative a abouti ou non.

Une question fondamentale

Le comité d'initiative a pris acte de la décision du Conseil fédéral. Il estime cependant que c'est au peuple de décider si des OGM peuvent atterrir dans l'assiette. C'est une question fondamentale.

Il précise qu'il a certifié les signatures avec un partenaire extérieur reconnu. A la fin février, le comité a déposé officiellement 104'015 signatures, tandis que des milliers d'autres étaient encore en cours de vérification dans les communes.

L'initiative populaire demande le maintien des contrôles après l'expiration du moratoire sur les OGM. Elle exige aussi la liberté de choix pour les consommateurs, la protection de l'agriculture sans OGM et la sécurité face aux risques du génie génétique, notamment pour l'agriculture biologique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Novartis offre 3 milliards pour des actifs contre la cancer du sein

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Novartis procédera à un paiement direct de 2 milliards de dollars (1,58 milliard de francs) à Synnovation Therapeutics, auxquels pourra s'ajouter un milliard additionnel en versements d'étapes (archives). (© KEYSTONE/AP/Georgios Kefalas)

Novartis va débourser jusqu'à 3 milliards de dollars pour l'acquisition de la filiale Pikavation Therapeutics du delawarien Synnovation Therapeutics. La société détient notamment un actif en oncologue conçu pour cibler toute mutation du gène PiK3alpha.

Le SNV4818 fait déjà l'objet d'une évaluation clinique de phase I/II dans le domaine du cancer du sein et d'autres tumeurs solides à un stade avancé.

"Si le rôle du PiK3alpha mutant est bien défini dans le cancer du sein HR+/HER2-, son inhibition effective demeure un défi en termes de profil d'innocuité," explique Shreeram Aradhye, à la tête du développement chez Novartis, cité dans le communiqué. Le SNV4818 doit notamment permettre d'épargner les cellules saines, ne ciblant que les versions mutantes du gène incriminé.

Dans le détail, Novartis procédera à un paiement direct de 2 milliards de dollars (1,58 milliard de francs) au laboratoire delawarien, auxquels pourra s'ajouter un milliard additionnel en versements d'étapes.

"Nous sommes convaincus que les capacités mondiales de Novartis permettront d'accélérer le développement du SNV4818 (...) au-delà ce que Synnovation pourrait réaliser seul", indique Wenqing Yao, à la tête de Synnovation, dans un communiqué distinct.

La finalisation de la transaction doit survenir avant fin juin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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International

Appel à l'inscription des camps nazis sur la liste de l'Unesco

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Le camp de Dachau figure parmi ceux que les directeurs de leurs mémoriaux souhaitent qu'ils soient inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco (Archives). (© KEYSTONE/DPA/A4366/_SVEN HOPPE)

Les anciens camps de concentration nazis devraient être inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, ont plaidé jeudi des directeurs de ces lieux de mémoire, avertissant que "la démocratie ne peut plus être considérée comme acquise".

Les directeurs des mémoriaux situés dans d'anciens camps, notamment ceux de Dachau, Buchenwald et Bergen-Belsen, en Allemagne, se sont réunis lors d'une conférence à La Haye afin de faire pression sur les gouvernements pour qu'ils soutiennent leur inscription sur la liste de l'Unesco.

"Ces lieux de mémoire montrent clairement ce qu'il se passe lorsque la dignité de tous les êtres humains n'est pas protégée", ont-ils argumenté dans un communiqué commun.

Selon Micha Gelber, l'un des derniers survivants néerlandais de Bergen-Belsen, la préservation de la mémoire des camps est d'autant plus importante que l'antisémitisme est en hausse aux Pays-Bas.

Deux explosifs ont récemment été déposés devant une école juive à Amsterdam et une synagogue à Rotterdam, ne faisant aucune victime mais suscitant peur et colère notamment au sein de la communauté juive néerlandaise.

"J'ai toujours su que l'antisémitisme n'avait pas disparu après la guerre. Il a toujours persisté, avec des hauts et des bas", a déclaré à l'AFP M. Gelber, âgé de 90 ans.

"Je pense qu'il est important de soutenir tous les moyens, toutes les possibilités, pour ne pas oublier", a ajouté M. Gelber, qui a partagé ses expériences traumatisantes avec plus de 1000 écoles et institutions.

Comme Auschwitz

Martine Letterie, l'une des organisatrices de la campagne, a souligné que les camps de concentration étaient de plus en plus la cible d'actes de vandalisme, notamment de graffitis d'extrême droite tagués sur les sites.

Le camps d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne, est déjà inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

L'inscription des autres sites sur cette liste "garantirait leur préservation, quel que soit le gouvernement en place", a ajouté Mme Letterie interrogée par l'AFP.

Elle a cité l'exemple de l'Allemagne, où certains membres du parti d'extrême droite AfD se sont opposés à la commémoration nationale de la libération des camps.

En 2018, le dirigeant de l'AfD d'alors, Alexander Gauland, a minoré l'importance du IIIème Reich, jugeant qu'Adolf Hitler et les nazis n'avaient été que du "pipi de chat" ("fiente d'oiseau" littéralement en allemand, ndlr) dans une histoire germanique millénaire.

"Les partis populistes gagnent du terrain partout en Europe, et ils ne sont pas vraiment favorables à la défense de la démocratie et de l'Etat de droit", a poursuivi Mme Letterie.

"C'est ce qui nous inquiète", a-t-elle conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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