Les Suisses doivent s'attendre à une hausse des primes d'assurance-maladie de 4,4% en moyenne pour 2026. Elisabeth Baume-Schneider s'engage "sans relâche" pour maîtriser les coûts de la santé. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de la qualité des soins et de la santé des patients, a-t-elle dit.
L'an prochain, la prime mensuelle moyenne s'élèvera à 393,30 francs, a annoncé mardi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). La prime mensuelle moyenne des adultes augmentera de 18,50 francs (+4,1%) à 465,30 francs, celle des jeunes adultes grimpera de 13,30 francs (+4,2%) à 326,30 francs et celle des enfants de 5,70 francs (+4,9%) pour atteindre 122,50 francs.
La hausse des primes maladie est "un problème majeur" pour de nombreuses personnes, a reconnu la ministre de la Santé Elisabeth Baume-Schneider devant la presse. Selon elle, "la qualité du système de santé suisse est indiscutable". L'effet "moins réjouissant" - les coûts de la santé - dépendant de cette qualité.
Les primes de l'assurance maladie actuelles dans le canton de Genève. Cette infographie a été réalisée de manière automatisée par le robot d'écriture Lena. (KEYSTONE/Lena)
Tessin et Valais très touchés
Avec une hausse de 7,1% de la prime moyenne, le Tessin est de loin le canton le plus touché de Suisse. Le Valais enregistre une hausse de 5,9%. L'augmentation sera 5,3% dans le Jura et de 4,9% dans le canton de Vaud. Berne (+3,9%), Fribourg (+3,4%) et Genève (+3,0%) s'en sortent mieux en comparaison nationale.
De leur côté, les Zougois peuvent avoir le sourire: leur canton va compter sur une spectaculaire baisse de 14,7% en moyenne. C'est le résultat d'une mesure prise par le gouvernement afin d'alléger la charge de la population zougoise à hauteur de 220 millions: le canton prendra en charge la quasi-totalité des coûts des traitements hospitaliers stationnaires, à hauteur de 99% en 2026 et 2027.
La palme de la prime moyenne la plus élevée revient au canton du Tessin (501,50 francs), suivi de Genève (489,80 francs) et de Bâle-Ville (470,10 francs). Les assurés zougois sont les mieux lotis du pays (264,50 francs).
Hausse des coûts de la santé
Selon l'OFSP, l'augmentation des primes d'assurance-maladie est une conséquence directe de la hausse des coûts de la santé. En effet, dans chaque canton, les primes doivent couvrir les coûts prévus pour chaque assuré. Fin juin 2025, les coûts avaient augmenté de 4,6% par rapport à 2024.
Plusieurs raisons expliquent cette hausse des coûts de la santé. L'OFSP cite par exemple l'allongement de l'espérance de vie et les progrès médicaux, qui se traduisent par de nouvelles possibilités ainsi que des traitements des médicaments certes novateurs, mais chers.
Une augmentation de la demande de prestations médicales par habitant est également observée. Les tarifs des prestations sont aussi en hausse, dans le secteur ambulatoire comme dans le stationnaire.
Transfert vers l'ambulatoire
Le transfert du stationnaire vers l'ambulatoire, qui se poursuit, permettra globalement de freiner la hausse des coûts. Mais il entraîne encore à l'heure actuelle une charge plus importante pour les assurés.
En effet, les traitements ambulatoires sont financés exclusivement par les primes, alors que les cantons assument en partie les traitements stationnaires. Cette situation sera révolue en 2028 avec l'entrée en vigueur du financement uniforme des prestations.
Tous les acteurs impliqués doivent donc continuer de s'engager en permanence pour maîtriser la hausse des coûts, note l'office.
Nouvelles mesures
Si la hausse pour 2026 est moins grande que celle des années précédentes, ce qui montre que la maîtrise des coûts "n'est pas une chimère", la Jurassienne n'est pas satisfaite. Il faut continuer à travailler pour réduire cette hausse.
La directrice de l'OFSP Anne Lévy a elle souligné les améliorations à venir en raison de l'entrée en vigueur de nouvelles mesures décidées récemment. Elle a notamment mentionné l'entrée en vigueur dès l'année prochaine du contre-projet à l'initiative pour un frein aux coûts. Le Conseil fédéral fixera des objectifs relatifs à la croissance maximale des coûts dans l'assurance obligatoire.
Mme Lévy a aussi cité l'entrée en vigueur du contre-projet à l'initiative d'allègement des primes. Les cantons devront verser une contribution minimale au financement de la réduction des primes.
Enfin, le Parlement a accent a accepté le printemps dernier le deuxième volet de mesures de maîtrise des coûts. Ce volet présente un potentiel d'économies pouvant atteindre un demi-milliard de francs par année, selon l'OFSP.
Mme Baume-Schneider a aussi rappelé être en contact avec les acteurs de la santé, notamment dans le cadre de tables rondes. Il s'agit de mettre en oeuvre des mesures à court et moyen terme, dans un premier temps afin d'économiser 300 millions de francs l'année prochaine, soit 1% des primes.
Malgré ces diverses mesures, la Jurassienne a refusé de faire la promesse d'une baisse des primes ces prochaines années.
Coop rappelle deux produits chocolatés de la marque Halba. Le "Maxi Branche Classic" pourrait contenir des particules métalliques, ce qui représente un danger pour la santé. Ces produits ne doivent pas être consommés, a annoncé Recall Swiss lundi matin.
Le rappel concerne les produits "Halba Maxi Branche Classic" en emballage de 45 grammes et en multipack de 5 x 45 grammes. Selon le grand distributeur Coop, seuls les lots dont la date limite de consommation est le 02.10.2026 et le 03.10.2026 sont concernés.
Les articles ont déjà été retirés de la vente, précise le détaillant. Ils étaient disponibles du 9 au 13 février 2026 dans les supermarchés Coop, les grands magasins Coop City, chez Coop Pronto et en ligne.
Les produits déjà achetés peuvent être rapportés dans les points de vente. Le prix d'achat sera remboursé, précise Coop.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La journée végétarienne instaurée par le CHUV en mars 2022 dans les restaurants du personnel et pour les patients est entrée dans les moeurs. En près de quatre ans, elle a permis d'économiser plus de 140 tonnes de viande.
"Nous tirons un bilan positif de cette journée, qui s’est transformée en "habitude" pour nombre de nos collaborateurs et collaboratrices", a fait savoir le service médias de l'hôpital universitaire à Keystone-ATS. Il indique avoir reçu de "bons retours" de ces derniers et n'avoir "pas observé de réaction particulière" du côté des patientes et des patients.
Du point de vue financier, la mesure n'a pas eu d'effet particulier. "Les produits végétariens ou véganes transformés, notamment les sources de protéines, présentent des coûts comparables à ceux des protéines animales", relève le CHUV. En revanche, l'introduction de la journée végétarienne a permis de "réduire de manière non négligeable" les volumes de produits carnés achetés. "Notre bilan environnemental s'est par conséquent nettement amélioré", se réjouit l'hôpital universitaire.
Au moment du lancement de la mesure, le CHUV indiquait que 700 kilos de viande étaient consommés chaque jour dans l'institution. En quatre ans de lundis végétariens, ce sont donc quelque 145,6 tonnes de produits carnés qui auront été économisées.
Pas de mercredis végétariens
Une deuxième journée végétarienne, le mercredi, instaurée en novembre 2023, a toutefois été abandonnée. Il est "plus aisé pour la logistique hospitalière de proposer divers menus végétariens tout au long de la semaine plutôt qu'une deuxième journée fixe entièrement végétarienne", explique le service médias.
Cependant, même en l'absence d'une seconde journée formelle, les menus végétariens progressent au CHUV. Les restaurants proposent trois menus à choix durant la semaine, et deux durant le week-end. Un repas végétarien au minimum figure quotidiennement parmi eux plusieurs années, tandis qu'un "menu végétarien supplémentaire" est régulièrement proposé, indique l'institution.
A noter que le CHUV compte sept restaurants réservés au personnel et cinq cafétérias pour les visiteurs et patients. Il produit chaque jour 6000 repas, répartis entre le matin, le midi et le soir, moitié pour les patients et moitié pour le personnel.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le Grand Conseil genevois a lancé jeudi les célébrations pour marquer ses 500 ans d'existence lors d'une cérémonie officielle. En février 1526, Genève se dotait d'un Conseil des Deux-Cents, sur le modèle de ses nouveaux alliés bernois et fribourgeois.
La cérémonie s'est déroulée en présence d'Edith Siegenthaler, présidente du Grand Conseil bernois et de Bernhard Altermatt, premier vice-président du Grand Conseil fribourgeois. Accompagné par les tambours de la Compganie 1602, le cortège emmené par le Sautier du Grand Conseil a défilé devant le Conseil d'Etat in corpore.
La présidente du Grand Conseil genevois, Ana Roch a insisté sur la fierté que suscite le parlement. Il a un rôle de garant de la paix civile et de la prospérité, a relevé Mme Roch. Le Fribourgeois Bernhard Altermatt s'est réjoui d'être à Genève pour célébrer "l'entente confédérale et la démocratie vivante". La cérémonie s'est terminée avec le traditionnel Cé qu’è lainô.
Le Conseil des Deux-Cents, ancêtre du Grand Conseil, a été créé à Genève dans la foulée de la signature d'un traité de combourgeoisie entre Genève, Berne et Fribourg qui visait à renforcer leur alliance économique, commerciale et militaire. Ce traité prévoyait de se soutenir et de s'assister mutuellement.
Son et lumière
Cette cérémonie officielle sera suivie de nombreux événements publics tout au long de l'année 2026 afin de célébrer ce jubilé. La série commencera avec l'illumination du Jet d'eau aux couleurs du canton jeudi et vendredi ainsi que par le pavoisement du pont du Mont-Blanc aux couleurs du 500e de jeudi à dimanche.
En avril, place à un concours de pâtisserie avec pour thème "Le 500-feuille". Les 25 et 26 septembre, Genève accueillera la réunion des Bureaux des parlements de Suisse romande, de Berne et du Tessin avec pour thème "500 ans et maintenant?". Le samedi 10 octobre, le public pourra participer à une séance fictive du Grand Conseil. Ces festivités se termineront en novembre par un spectacle son et lumière dans la cour de l'Hôtel-de-Ville.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lancé fin 2025, "Onesimus le Réseau Suisse de Médecins Afro-descendant·s" propose un espace de mentôrat, d’entraide. Face à l’isolement et aux micro-agressions vécus par certains praticiens, son fondateur genevois, Mohammed Abbas, souhaite transformer ces expériences en une force collective pour améliorer les conditions de travail et la prise en charge des patients.
Le milieu médical helvétique voit naître une initiative portée depuis Genève. Mohammed Abbas, médecin et président fondateur d'Onesimus, a structuré ce réseau pour répondre à une réalité: les situations difficiles que vivent les médecins afro descendant. «On l'a créé parce qu'il y a un besoin réel», explique-t-il.
«Souvent on est assez isolés et on n'a pas d'espace sûr pour en parler».
Sortir de l’isolement par le dialogue
Un des objectifs de l'association est de créer un espace sûr pour pallier l'isolement vécu par certains praticiens. Il s’agit aussi d’un lieu d’échange où la parole se libère sans crainte du jugement. Pour Mohammed Abbas, cette étape est cruciale. «Il y a un niveau de compréhension qui se fait entre personnes qui ont subi les mêmes choses, qui ont partagé les mêmes expériences»
Au-delà de la simple écoute, le réseau vise à redonner une légitimité à ceux qui doutent de leur ressenti face à des comportements inappropriés. «Rien que ça, c'est thérapeutique. Ça redonne aussi de la dignité à la personne et ça enlève justement cette sensation que c'est dans notre tête».
«C'est comme si on émettait un doute sur notre vécu. Il y a une banalisation et une rationalisation»
Un quotidien marqué par les micro-agressions
Le racisme en milieu hospitalier ne prend pas toujours des formes spectaculaires. Il se niche souvent dans des détails, des remarques ou un manque de considération. Dr Abbas décrit une accumulation de «micro-agressions, de remarques, de doutes qui sont émis ou de déficit du bénéfice du doute».
«L'objectif, c'est de pouvoir transformer ces expériences qui sont lourdes en compréhension et en entraide et, éventuellement, en action concrète»
Un soutien pour la relève
Basé à Genève mais ouvert à toute la Suisse, le réseau compte déjà une cinquantaine de membres. Si les médecins installés y trouvent un soutien entre pairs, l’accent est également mis sur les futurs professionnels via le mentorat. «On veut aussi soutenir les plus jeunes qui entrent maintenant dans le monde du travail ou qui sont en formation, et faire part de notre expérience».
Onesimus ne se définit pas comme une structure de signalement, mais comme une communauté de solidarité et d'excellence.
Confronté à des conditions de marchés difficiles, Heineken a annoncé mercredi supprimer entre 5000 et 6000 emplois sur deux ans. Le brasseur néerlandais entend ainsi "accélérer la productivité à grande échelle afin de réaliser des économies importantes".
"Nous restons prudents dans nos prévisions à court terme concernant les conditions du marché de la bière", a déclaré le directeur général Dolf van den Brink, cité dans le communiqué. Ce dernier a créé la surprise en janvier en annonçant son départ de la tête de l'entreprise après presque six ans.
Il a alors évoqué "une période économique et politique turbulente".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp