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Santé

Lait infantile Nestlé: la menace réputationnelle se précise

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La nutrition infantile est un domaine stratégique important dans lequel Nestlé dispose de plus de 20% de parts de marché (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le rappel par Nestlé d'un lait en poudre pour nourrissons prend de l'ampleur. D'un "nombre limité de pays européens" selon les dires du géant veveysan mi-décembre à l'agence AWP, l'opération concerne désormais plus de trente pays ventilés sur les cinq continents.

Si la manoeuvre devrait ne pas trop affecter les revenus du paquebot alimentaire, elle risque fort d'en ternir la réputation, note Jean-Philippe Bertschy, pour Vontobel, dans un commentaire jeudi. Les volumes affectés représentent selon lui un demi-pourcent de l'ensemble des recettes du groupe.

"La nutrition infantile est un domaine stratégique important dans lequel la confiance est essentielle et sur lequel Nestlé dispose de plus de 20% de parts de marché," poursuit l'analyste de la banque de gestion zurichoise, déplorant la manière dont l'entreprise gère et communique sur le problème.

Des pratiques à revoir d'urgence

L'expert appelle conséquemment Nestlé à fournir des indications claires et exhaustives sur le programme de rappel, dès que l'entreprise sera en mesure d'en appréhender les contours définitifs.

Un appel que semble avoir entendu la multinationale, qui met actuellement à jour les sites internet nationaux des pays concernés. Du Pérou au Bangladesh, du Japon à la Suisse, de la Bosnie Hezegovine à la Nouvelle-Zélande, la liste comportait jeudi en fin de matinée une trentaine de pays.

Sont notamment absents de ces décomptes les débouchés nord-américains que sont les Etats-Unis et le Canada.

Près d'un mois de retard

Partie de France le 10 décembre dernier, la mesure répond à la détection de bactéries susceptibles de provoquer diarrhées et vomissements sur une ligne de fabrication des laboratoires Guigoz, prévient l'ordre des pharmaciens de l'Hexagone sur son site internet.

Le mouvement de rappel constitue selon Nestlé "une mesure de précaution en raison de la possible présence de céréulide, produite par le micro-organisme Bacillus cereus". Cette substance a été détectée dans un ingrédient provenant d'un fournisseur et utilisé dans les lots concernés. Le groupe dit avoir procédé à des tests sur des huiles contenant de l'acide arachidonique (ARA) et les mélanges d'huile correspondants utilisés dans la fabrication de ces produits pour nourrissons.

Le bacille est susceptible de générer dhiarrées et vomissements. "Aucune maladie liée à la consommation des produits concernés n'a été signalée jusqu'à présent", assure Nestlé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Santé

Galenica augmente sa rentabilité en 2025

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La performance opérationnelle de Galenica, qui exploite entre autres les pharmacies Amavita, Coop Vitality, Sun Store et Apodoc, a été soutenue par l'acquisition en juillet du spécialiste du diagnostic Labor Team et d'éléments exceptionnels (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le grossiste en médicaments et exploitant de pharmacies Galenica a fait progresser sa rentabilité l'année dernière. Les actionnaires profiteront d'un dividende relevé de 20 centimes à 2,50 francs par action, dépassant ainsi les attentes du marché.

L'exploitant des pharmacies Amavita, Coop Vitality, Sun Store et Apodoc a enregistré un résultat d'exploitation (Ebit) ajusté en progression de 11,3% à 234,8 millions de francs en 2025, soutenu par l'acquisition en juillet du spécialiste du diagnostic Labor Team et d'éléments exceptionnels de 6,2 millions, selon un communiqué publié mardi.

Le bénéfice net ajusté des activités poursuivies a quant à lui enflé de 3% à 188,7 millions.

Résultat conforme aux attentes

Ces chiffres clés sont conformes aux prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP. Le dividende était lui seulement attendu à 2,38 francs par titre.

Le chiffre d'affaires, déjà dévoilé en janvier, a été confirmé en hausse de 5,5% à 4,14 milliards.

Selon le directeur général Marc Werner, le groupe bernois a "pu consolider davantage encore (sa) solide position sur le marché suisse de la santé", poursuivant "avec succès le développement de (son) réseau".

Pour cette année, la direction vise une croissance des ventes de 5% à 7% et de 6% à 8% pour l'Ebit ajusté. Les coûts liés à la fermeture des activités de production de la filiale Bichsel interviendront principalement au premier trimestre et ne sont pas inclus dans l'Ebit ajusté.

Fin février, le groupe avait annoncé arrêter d'ici fin 2026 la production pharmaceutique de Bichsel, invoquant un "manque de compétitivité". Avec cette mesure, jusqu'à 170 postes seront supprimés d'ici la fin de l'année, soit plus de la moitié des quelques 300 employés. La procédure de consultation doit être close dans les prochains jours.

Les actionnaires devraient eux bénéficier d'un dividende "au moins équivalent à celui de l'année précédente".

Les prévisions à l'horizon 2027 au niveau de l'Ebit ajusté ont été revues à la hausse de 20 millions à 270 millions de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Santé

Lindt & Sprüngli avec un bénéfice en hausse pour 2025

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Au niveau des dépenses, le fabricant des boules Lindor a évoqué "des coûts élevés sans précédent pour le cacao" pour justifier une sévère hausse des prix de 19% et expliquer une "baisse des volumes" (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le chocolatier industriel Lindt & Sprüngli a fait progresser son bénéfice net au cours de l'exercice 2025. Le groupe zurichois a gonflé ses prix pour compenser la hausse des tarifs des matières premières alimentaires et le repli des volumes.

De janvier à fin décembre derniers, le bénéfice net du fabricant de lapins en chocolat et de boules Lindor s'est établi à 727 millions de francs, contre 672 millions un an plus tôt, rapporte un communiqué paru mardi. Le résultat d'exploitation (Ebit) a atteint 971 millions, après 884 millions. La marge afférente est de 16,4%, en progression de 20 points de base.

Les ventes ont progressé de 8,2%, ou de 12,4% en croissance organique, à 5,92 milliards de francs l'année dernière. Les effets de devises ont pesé à hauteur de 3,9%, avait indiqué le groupe en début d'année.

Par régions, l'Europe (+15,3%) et en Amérique du Nord (+8,9%) ont enregistré les plus fortes croissances, malgré l'introduction des droits de douane américains en août.

Par produits, le chocolat fourré à la crème de pistache Lindt Dubai Style Chocolate a eu le plus gros succès. Lancé fin 2024, la direction le qualifie de "plus grande innovation de l'année".

Le conseil d'administration proposera à ses actionnaires un dividende haussé à 1800 francs, contre 1500 précédemment.

Ces chiffres répondent au consensus AWP dont les analystes tablaient sur un bénéfice de 721 millions, un Ebit à 969 millions et un dividende de 1599 francs.

Coûts du cacao sans précédent

Au niveau des dépenses, Lindt a évoqué "des coûts élevés sans précédent pour le cacao" pour justifier une sévère hausse des prix de 19% et expliquer une "baisse des volumes" non quantifiée.

De nouvelles hausses des prix "seront nécessaires en 2026, mais elles seront nettement inférieures à 2025", a indiqué le patron à l'agence AWP en janvier lors de la publication des premiers résultats. M. Lechner a évoqué des contrats d'approvisionnement à long terme pour expliquer le décalage avec les prix du cacao.

Pour 2026 et au-delà, la direction anticipe toujours une croissance organique des ventes de 6% à 8% et une amélioration de la marge opérationnelle de 20 à 40 points par an.

Par ailleurs, le groupe a annoncé un nouveau programme de rachat d'actions doté de 1 milliard de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Santé

Lonza vend sa division dédiée aux capsules

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Lonza a vendu son activité d'encapsulage et de compléments alimentaires (CHI) au fonds d'investissement britannique Lone Star Funds. (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Lonza a vendu son activité d'encapsulage et de compléments alimentaires (CHI) au fonds d'investissement britannique Lone Star Funds. La transaction, d'un montant de 2,3 milliards de francs, devrait être finalisée au second semestre 2026.

Lonza recevra 1,7 milliard de francs en liquidités immédiatement et conservera une participation de 40% dans l'activité CHI, avec un droit préférentiel sur une future vente, annonce mercredi dans un communiqué le fournisseur bâlois de l'industrie pharmaceutique.

Lonza prévoit d'utiliser les 1,7 milliard reçus immédiatement pour financer la croissance organique, réaliser des acquisitions ciblées et renforcer ses capacités technologiques et industrielles dans le domaine CDMO, précise le texte.

Par ailleurs, 500 millions de francs seront redistribués aux actionnaires par le biais d'un programme de rachat d'actions, une fois le paiement initial reçu.

Au final, le gain total de la cession de la division dédiée aux capsules et compléments alimentaires, incluant le produit initial et tous les produits futurs, devrait s'élever à au moins 3 milliards de francs.

Transformation achevée

Avec cette cession, Lonza achève sa transformation stratégique en une entreprise entièrement dédiée aux services CDMO, c'est-à-dire le développement et la fabrication de médicaments pour le compte d'entreprises pharmaceutiques.

Les résultats 2025 seront publiés le 1er avril 2026. La division CHI sera classée dans les activités abandonnées.

Le fournisseur de l'industrie pharmaceutique prévoit dans ses comptes une perte de valeur exceptionnelle, sans incidence sur la trésorerie, d'environ 1,3 milliard de francs, incluant le goodwill attribuable aux actifs de l'activité dédiée aux capsules et compléments alimentaires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Santé

Novartis: les rémunérations passent la rampe en assemblée générale

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La rémunération de Vasant Narasimhan, patron de Novartis, a été validée par les actionnaires. (archive) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Réunis vendredi en assemblée générale ordinaire, les actionnaires de Novartis ont validé toutes les propositions épinglées à l'ordre du jour par le conseil d'administration, y compris la colossale rémunération du patron Vasant Narasimhan.

L'annonce début février d'une enveloppe totale de près de 25 millions pour le seul directeur général avait rappelé au bon souvenir des observateurs les dérives de l'ère Vasella et provoqué des remous. La fondation Ethos de conseil aux actionnaires avait ainsi publiquement pris position contre le rapport de rémunération soumis.

Les actionnaires se sont au passage octroyés un dividende de 3,70 francs par nominative et ont validé l'élection de Charles Swanton au conseil.

Ils ont aussi donné leur feu vert à la destruction de 77,6 millions d'actions, représentant 38,03 millions. Le capital enregistré doit ainsi passer de 1,03 milliard à 997,1 millions de francs.

Le compte-rendu de l'évènement compilé par Novartis ne pipe mot des scores obtenus par chacun des objets présentés, se contentant d'indiquer que près de 60% des droits de vote avaient été représentés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Environnement

L'Europe dit non au steak végétal mais oui aux burgers végétariens

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Si l'appellation de burger végétal reste possible, celle du steack végétal sera intertdit dans l'UE. (© KEYSTONE/DPA-Zentralbild/JENS KALAENE)

La dénomination de steak végétal va être interdite dans l'Union européenne, mais pas les saucisses et les burgers végétariens, selon un compromis scellé jeudi entre eurodéputés et Etats membres.

Des élus de droite et la filière viande souhaitaient l'interdiction des termes comme steak, burger ou saucisse pour des produits végétariens au nom de la défense des éleveurs.

Le sujet a fait l'objet d'âpres négociations, alors que les alternatives végétales sont en plein essor, particulièrement en Allemagne, le plus vaste marché d'Europe en la matière.

Finalement, un compromis a été trouvé pour réserver les termes de steak, bacon ou foie aux seuls produits carnés.

Les hamburgers veggie et les saucisses végétales pourront garder leurs noms à ce stade.

Ce compromis doit encore être soumis à un vote du Parlement et des Vingt-Sept.

Une parlementaire française met aussi en avant "l'interdiction d'utiliser l'appellation viande pour tout produit de laboratoire ou tout produit cellulaire", "une avancée décisive pour nos agriculteurs".

En Allemagne, les supermarchés Lidl et Aldi avaient appelé à éviter d'interdire des termes devenus "familiers" chez les consommateurs.

Les éleveurs et la filière viande reprochaient à l'inverse aux alternatives végétales de "brouiller les repères et d'affaiblir la reconnaissance d'un produit brut et 100% naturel", en "s'appropriant les dénominations de la viande à des fins marketing".

Sous l'impulsion de la droite

En France, un décret proposant d'interdire ce type d'appellation avait été pris en 2024 pour apaiser la colère des agriculteurs. Mais il avait été annulé par le Conseil d'Etat fin janvier 2025, dans la foulée d'une décision de la Cour de justice de l'Union européenne.

Au Parlement européen, les eurodéputés avaient rejeté un texte de loi sur le même sujet en 2020.

Mais les équilibres politiques ont changé à Strasbourg, où la droite et l'extrême droite sont sorties renforcées des élections de juin 2024 et revendiquent leur proximité avec le monde agricole.

La mesure suscitait toutefois des divisions dans ces groupes.

L'Allemand Manfred Weber, à la tête de la droite européenne, avait balayé d'un revers de la main la proposition initiale, "pas du tout une priorité", car "les consommateurs ne sont pas stupides".

Les produits végétariens imitant la viande ont connu un essor au cours des dernières années, portés par le souci des consommateurs de manger sainement, de protéger les animaux ou de réduire leur empreinte environnementale, les élevages étant de gros émetteurs de CO2.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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