"Alice": tel est le titre de la chanson qu'interprétera la Bernoise Veronica Fusaro en mai pour la Suisse au Concours Eurovision (ESC), à Vienne. Cette ballade rock fait partie de l'album que l'artiste a sorti fin octobre. Elle évoque l'abus de pouvoir sur les femmes.
La sélection de Veronica Fusaro, âgée de 28 ans, avait déjà été annoncée en janvier. Mercredi à Zurich, la SSR a révélé le titre de la chanson suisse pour le 70e ESC.
"Alice" aborde la violence faite aux femmes sous différentes formes, par l'abus de pouvoir et le contrôle notamment. Les limites du respect y sont dépassées, déguisées en affection.
Le personnage d'Alice devient l'objet de son interlocuteur, explique Veronica Fusaro, citée dans le communiqué. Elle représente les femmes qui subissent des violences, visibles ou non, victimes d'un amour obsessionnel et malsain. "La violence peut s'exprimer de manière subtile. C'est de cette subtilité-là dont parle ma chanson", a expliqué l'artiste suisse aux journalistes présents.
Un rythme de valse donne d'abord une impression de légèreté, avant que des riffs rock marquants ne viennent densifier l'atmosphère sur les sons de la guitare électrique de la Bernoise. La chanson a été créée en collaboration avec la productrice britannique Charlie McClean, récompensée à plusieurs reprises.
Le titre est sorti dans le deuxième album de Veronica Fusaro, "Looking for Connection", publié le 24 octobre dernier. L'artiste en a créé une version destinée au Concours Eurovision.
"Déclencher quelque chose"
On ignore encore si "Alice" saura emballer les téléspectateurs européens, habitués au glamour et aux performances mégalos de ce show. "Pour moi cette chanson n'est pas sombre, mais une critique de la société" confie Veronica Fusaro à Keystone-ATS. L'artiste espère que sa chanson "déclenchera" quelque chose dans le public.
Originaire de Thoune (BE) et établie à Berne, Veronica Fusaro a été choisie parmi 493 candidatures dans le cadre d'une procédure en plusieurs étapes, impliquant un jury international composé de spécialistes et d'un panel de fans de l'Eurovision. Le vote a été pondéré à parts égales entre le jury et le public.
Bête de scène
La chanteuse se dit influencée par de nombreux artistes, de Michael Jackson à Amy Winehouse. Née dans une famille italo-suisse, elle a aussi été marquée par la pop italienne durant son enfance.
Lauréate du prix du "Meilleur talent" de la radio alémanique SRF3 en 2016, la Bernoise allie vulnérabilité et confiance en soi sur scène. Elle a donné plus de 600 concerts en Suisse et à l’étranger et s’est produite dans des festivals renommés: au Glastonbury, au Montreux Jazz et au Gurten. Elle a également fait la première partie du concert de Mark Knopfler à l’amphithéâtre de Nîmes (F).
L'Eurovision, un rêve d'enfant
La chanteuse rêvait de l'Eurovision depuis l'enfance et avoue avoir tenté sa chance à plusieurs reprises, sans succès jusqu'à cette année. "Je veux partager ma musique avec le monde entier", confie-t-elle. L'artiste se sent désormais "comme une athlète qui se prépare pour les Jeux olympiques". Il ne s'agit pourtant pas seulement d'y participer: "on prend part à un concours pour le gagner", assure-t-elle.
La direction artistique et visuelle de sa prestation à l'ESC est confiée au Suédois Fredrik "Benke" Rydman. La Suissesse reste secrète à ce sujet. Seul indice, elle ne sera pas seule sur scène avec sa guitare.
Les demi-finales de l'ESC sont agendées aux 12 et 14 mai 2026. Veronica Fusaro y chantera lors de la deuxième demi-finale. La finale est prévue le 16 mai. Cette édition réunit des artistes issus de 35 pays.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vingt ans après que "Le diable s'habille en Prada" est devenu un classique du cinéma américain. Ses stars se sont réunies lundi à New York pour la première mondiale de sa suite tant attendue.
Meryl Streep, qui reprend le rôle de la tyrannique rédactrice en chef Miranda Priestly, a retrouvé sur le tapis rouge Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci pour "Le diable s'habille en Prada 2".
"On se disait: 'pourquoi ça a pris autant de temps?'", a lancé la septuagénaire américaine à Disney Plus, ravie de se glisser à nouveau dans la peau de son redoutable personnage.
Dans ce deuxième opus, on retrouve Andy Sachs (Anne Hathaway), de retour au magazine Runway, où Miranda Priestly, incarnée par Meryl Streep, doit faire face au déclin de la presse écrite.
La rédactrice en chef chevronnée est contrainte de se mesurer à son ancienne assistante frénétique, Emily Charlton (Emily Blunt), désormais une cadre supérieure influente qui contrôle les recettes publicitaires dont Miranda Priestly a besoin.
La première de lundi a mis à l'honneur la mode, avec une tenue rouge de Givenchy pour la triple oscarisée Meryl Streep.
Ses partenaires à l'écran, Anne Hathaway et Emily Blunt, portaient respectivement des tenues Louis Vuitton et Schiaparelli. La première a remercié les fans pour avoir rendu cette suite possible: "Nous sommes vraiment là grâce à vous, parce que vous nous avez accueillies dans vos coeurs", a déclaré Anne Hathaway à Disney Plus.
Parmi les autres célébrités sur le tapis rouge: Anna Wintour, l'ancienne rédactrice en chef de Vogue, considérée comme l'inspiration du personnage incarné par Meryl Streep.
"Le diable s'habille en Prada 2" doit sortir dans les salles françaises le 29 avril. Son prédécesseur de 2006 est considéré comme une satire incontournable de l'industrie de la mode américaine, mettant en scène l'attrait du pouvoir et de l'ambition.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Les Zurichois ont fêté lundi le traditionnel Sechseläuten, rituel de passage à la belle saison. Après le cortège des corporations l'après-midi, le feu a été mis au bonhomme hiver local, le Böögg, à 18h00. Sa tête a explosé après 12 minutes et 48 secondes.
Selon le mythe, plus la tête du Böögg explose rapidement, plus l'été sera chaud. En 2003, la tête n'avait mis que 5 minutes et 42 secondes pour exploser: cette année-là avait connu un été caniculaire. Le record de longévité du Böögg, établi en 2023, est de 57 minutes.
Le plus souvent toutefois, le Böögg se trompe dans ses prévisions. MétéoSuisse a comparé la durée de vie du bonhomme hiver zurichois avec les températures estivales sur le Plateau suisse entre 1965 et 2019. L'analyse statistique n'a montré aucune corrélation entre la durée de combustion du Böögg et la température de l'été, selon l'Office fédéral de météorologie.
Invités d'honneur et robot
Lundi après-midi, les 26 corporations de métiers ont défilé dès 15h00 dans les rues de Zurich devant une foule nombreuse. A pied ou à cheval, quelque 3500 participants ont traversé le centre-ville jusqu'à la Sechseläutenplatz, où le "Böögg" attendait de connaître son sort depuis le matin sur son bûcher.
Parmi les 120 hôtes d'honneur des corporations figuraient la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider, le chef de l'armée Benedikt Roos, le patron des CFF Vincent Ducrot ainsi que la légende du ski de fond, le Grison Dario Cologna.
Les Grisons, hôte d'honneur cette année, bénéficiait de la présence d'une importante délégation à Zurich. Pour la première fois, un robot humanoïde a pris part au défilé, histoire de promouvoir le sommet "tech" qui se tiendra cet été à Davos. Pendant le cortège, des mini-tourtes aux noix d'Engadine ont été distribuées aux spectateurs.
Les Zurichois fêtent le Sechseläuten depuis des siècles. Son nom signifie "six heures sonnent". Au début du printemps, les cloches de la cathédrale annonçaient jadis la fin du travail à 18h00 et non plus à 17h00 comme en hiver. Le Sechseläuten est organisé par les corporations de métiers.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le déménagement des collections du Muséum d'histoire naturelle de Neuchâtel a donné lieu à la création d'une bande dessinée (BD). L'artiste MarieMo raconte les coulisses de ce transfert de plus d'un million d'objets.
La Neuchâteloise a choisi comme personnage principal une mouette qui s'invite dans les locaux pour suivre les deux dernières années du déménagement des différentes collections du Muséum. "Les images sont parfois naturellement assez folles, quand par exemple un phoque est posé au-dessus d'un ours polaire", a déclaré lundi l'artiste.
Contrairement à d'autres de ses reportages illustrés qui traitaient de sujets plus dramatiques comme la mission de sauvetage à bord de l'Ocean Viking, le bateau de SOS Méditerrannée, MarieMo a inséré quelques blagues dans son oeuvre. Cela ne l'a pas empêchée de devoir travailler avec la rigueur scientifique nécessaire pour dessiner avec exactitude certains insectes, qui lui ont donné du fil à retordre.
La BD "Collections bestiales" n'est pas destinée qu'à des enfants mais aussi à des adultes. "Elle raconte les défis de conservation, qui ne concernent pas que le Muséum, mais les musées dans leur ensemble", a expliqué Alexandre Grandjean, directeur des éditions Hélice Hélas.
"Il ne s'agit pas d'une fiction mais de relater une réalité. On trouvait super important de documenter ce déménagement", a expliqué Ludovic Maggioni, directeur du Muséum.
"Une vraie singularité"
"Ce musée détient un patrimoine incroyable", a ajouté le directeur. Des spécimens d'environ 170 pays figurent dans les collections. "C'est une vraie singularité pour une ville moyenne comme Neuchâtel, qu'il s'agit de préserver pour les générations futures", a-t-il précisé.
De nombreux spécimens du musée sont composés de matière organique, donc ne sont pas très stables dans le temps, s'ils ne sont pas conservés dans un lieu adapté. Avant de quitter les combles du Muséum pour le nouveau pôle muséal de la Ville de Neuchâtel, les différents spécimens ont passé une semaine dans un congélateur pour éviter de transporter avec eux des ravageurs.
Au total, 5000 mammifères, 15'000 oiseaux, un demi-million d'insectes, 17 tonnes de roches, fossiles ou cristaux ainsi que des livres et archives ont été transférés au pôle muséal. Les collections du Muséum y occupent 1200 m2.
L'endroit est constamment à une température de 15 à 18 degrés, ce qui ralentit le développement des ravageurs. Pour ceux qui résistent, des pièges y sont aussi installés.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La région d'Yverdon-les-Bains compte un nouveau média. Baptisé Yverdon.express, il se veut un "laboratoire de journalisme local" et est conçu pour être consulté sur les téléphones mobiles. Le lancement aura lieu mardi et ouvrira une phase-test d'environ trois mois, pendant laquelle le média sera accessible librement.
"En tant que "petit nouveau", Yverdon.express se veut chaleureux, agile, concis, utile, à l'écoute de la communauté", indiquent ses concepteurs lundi dans un communiqué. Ils précisent que le projet est un "complément" à l'offre médiatique existante.
Concrètement, le média donnera trois rendez-vous hebdomadaires à son public, à savoir des actualités locales le mardi, des idées de sorties le jeudi, ainsi qu'un podcast avec des personnalités de la région le vendredi.
Une journaliste ainsi qu'une responsable des communautés porteront le projet sur le terrain. Elles auront pour cheffe d'édition l'ancienne rédactrice en cheffe de La Broye Hebdo à Payerne, Danièle Pittet. Le trio sera notamment épaulé par le journaliste Jean Abbiateci en tant que responsable éditorial et par l'entrepreneur et éditeur Tibère Adler.
Expansion espérée
Financièrement, le média est soutenu par le Fonds d'innovation pour le journalisme multimédia. Une association de soutien doit être créée prochainement pour "consolider la suite" après la phase-test.
Yverdon.express est le premier projet de la société Innomedia, créée à cette occasion, et dont la vocation est de développer de nouvelles solutions journalistiques et technologiques pour les médias locaux, précise le communiqué. Si le concept fonctionne, "l'idée est d'exporter ce modèle à d'autres villes", a déclaré à Keystone-ATS la journaliste et co-fondatrice du média, Olivia Schmidely.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La danseuse et chorégraphe argentine María Nieves, figure incontournable du tango, est décédée dimanche à 91 ans, ont indiqué des sources du milieu de la culture à Buenos Aires, sans préciser les causes de sa mort.
Née dans une famille modeste à Buenos Aires, Maria Nieves a contribué à faire connaître le tango dans le monde, participant à de nombreuses compétitions internationales.
Elle s'est imposée en dansant à partir des années 50 avec Juan Carlos Copes, décédé en 2021 du Covid-19. Il avait été son mari de 1964 à 1973, mais le duo a dansé ensemble jusqu'en 1997.
Le ministre de la Culture argentin Leonardo Cifelli a salué une "figure incontournable du tango argentin et l'une de ses plus grandes ambassadrices dans le monde".
Bals à ciel ouvert
"Son parcours a commencé dans les 'milongas' (bals à ciel ouvert) de quartier et s'est déployé jusqu'à conquérir les théâtres de Broadway, de Paris et de Tokyo", a décrit l'Association argentine des acteurs, soulignant qu'elle avait "formé un duo historique qui a révolutionné le tango scénique".
En duo avec M. Copes, María Nieves menait notamment le spectacle "Tango Argentino", créé en 1983 à Paris et resté à l'affiche pendant plus d'une décennie sur plusieurs scènes internationales, dont Broadway. Cette oeuvre est devenue une pièce maîtresse de la renaissance internationale d'une danse née dans la région du Río de la Plata.
Le style de María Nieves a été immortalisé dans plusieurs films, comme "Assassination Tango", "Solamente ella", ou "Detrás de un largo muro".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp