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Genève

La rétine pas épargnée par le SARS-CoV-2

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Illustration (© KEYSTONE/DPA/KAY NIETFELD)

La liste des atteintes causées par une infection au SARS-CoV-2 s’allonge et inclut désormais la rétine. Selon une étude genevoise, 11% des personnes hospitalisées pour une détresse respiratoire due au Covid-19 présentent des atteintes rétiniennes transitoires.

Une équipe de recherche des Hôpitaux universitaires et de l'Université de Genève (HUG/UNIGE), ainsi que du Centre de recherche clinique en ophtalmologie du Mémorial Adolphe de Rothschild, a réalisé des examens de fond de l'œil chez 172 patients hospitalisés aux HUG et placés sous oxygénothérapie.

"Une photographie du fond de l'œil donne accès au système vasculaire de la rétine, une aubaine pour étudier l'affection des vaisseaux par le Covid-19 de façon aisée", indique Eleonora Riotto, alors étudiante à la Faculté de médecine de l'UNIGE, et première auteure de l'étude, citée mardi dans un communiqué des HUG.

Les examens ont révélé des taches blanches sur les rétines dans 11% des cas. Ces taches sont connues sous le nom d'exsudats cotonneux. Ce sont des signes de souffrance rétinienne secondaires à une occlusion des petites artères.

Altération corrélée avec le Covid-19

Ces données ont ensuite été croisées avec l'état de santé des personnes et leurs symptômes. Des antécédents de diabète et de surpoids, notamment, ont été plus fréquemment observés chez les patients et patientes présentant des exsudats cotonneux.

Toutefois, bien qu'une corrélation existe avec le diabète, l'étude montre que près de 64% des participants présentant une anomalie de la rétine ne souffraient pas de diabète auparavant. Même constat pour l'hypertension artérielle, puisque près de 90% des patients ayant une lésion rétinienne n'avaient pas d'antécédents d'hypertension.

"Nos résultats plaident donc pour une altération rétinienne principalement due à l'infection virale", souligne Christophe Marti, médecin adjoint au Service de médecine interne générale des HUG et co-auteur de l'étude.

Exsudats réversibles

L'équipe de recherche a ensuite revu chaque patient, trois mois après son hospitalisation. Elle a constaté que tous les exsudats avaient disparu et que personne ne souffrait de troubles de la vue.

"Les personnes participant à l'étude seront suivies pour confirmer ces constatations rassurantes", précise Gordana Sunaric Mégevand, directrice médicale du Centre de recherche clinique en ophtalmologie du Mémorial Adolphe de Rothschild et dernière auteure de l'étude.

L'étude n'investigue pas les causes de ces lésions transitoires de la rétine. Néanmoins, les auteurs pensent que trois mécanismes différents pourraient les expliquer. Premièrement, une lésion directe des tissus par l'infiltration du virus dans les cellules endothéliales des vaisseaux pourrait provoquer une inflammation et une obstruction.

Une seconde explication provient de la potentielle occlusion des artérioles rétiniennes causée par un état d'hypercoagulabilité. La dernière hypothèse suggère que les exsudats se manifestent à la suite de la sous-oxygénation liée à la détresse respiratoire aiguë des sujets de l'étude ou à l'élévation de la pression artérielle typiquement observée dans la phase précoce de la maladie Covid-19. Ces travaux sont publiés dans le Journal of Clinical Medicine.

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Genève

L'hôpital des nounours pour familiariser les enfants au milieu hospitalier

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C'est une manière originale de dédramatiser le milieu hospitalier pour les enfants: l'hôpital des nounours prend ses quartiers depuis lundi à Genève. 

La salle du Faubourg à Genève s'est transformée pendant une semaine en hôpital des nounours. Chaque jour, entre 300 et 500 enfants de 4 à 9 ans vont venir faire soigner leurs peluches aux côtés d’étudiants en 2ème année de médecine. Objectif: dédramatiser les hospitalisations. Emma Desenne, présidente de l’hôpital des Nounours.

 

Le long d’un parcours d’une trentaine de minutes, les enfants de 4 à 9 ans sont ainsi guidés par des étudiants de médecine, de sciences pharmaceutiques, de la haute école de santé ou des sciences biomédicales devenus « nounoursologue » pour l’occasion.

Reportage sur place de Viviane Bisson et Benoît Rouchaleau.

Au total, près de 3000 enfants sont attendus durant la semaine à la salle du Faubourg. L’entrée est gratuite après réservation sur le site internet de l'hôpital des nounours.

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Genève

La Chaux-de-Fonds: plantation du premier arbre offert par Genève

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Le maire de Genève, Alfonso Gomez et le président de La Chaux-de-Fonds Jean-Daniel Jeanneret (au centre) ont planté symboliquement un chêne offert par la Ville de Genève. (© KEYSTONE/LAURENT MERLET)

La Ville de Genève a offert une dotation permettant de planter plus de 400 arbres à La Chaux-de-Fonds (NE), dévastée le 24 juillet par une tempête. Un chêne pédonculé a été planté lundi dans le square de la gare par les autorités communales des deux cités.

Le chêne pédonculé, d'une hauteur de plus de 4 mètres, sera bientôt entouré d'un anneau arborisé selon le principe de la microforêt Miyawaki: une plantation dense de plants arbustifs et de jeunes arbres destinés à être rapidement autosuffisants, ont indiqué les deux villes. Plusieurs dizaines d'enfants ont contribué à la démarche de ré-arborisation en plantant de petits arbres dans le square.

"Cet événement, signe fort de la solidarité qui règne entre les villes suisses, est l'occasion de mettre en avant les nombreux liens qui unissent Genève et La Chaux-de-Fonds. Toutes deux sont des cités fortement marquées par l'horlogerie et font partie des sites Le Corbusier", ont précisé les deux métropoles.

"La Ville de Genève a été la plus généreuse", a déclaré à un vidéaste de Keystone-ATS Jean-Daniel Jeanneret, président du Conseil communal de La Chaux-de-Fonds. "Nous avons été très sensibles et très touchés par l'événement qui s'est produit il y a bientôt une année", a précisé Alfonso Gomez, maire de la Ville de Genève.

Soutien unanime

Un état d'esprit d'entraide est également au centre des relations entre les deux villes. En février 1985, alors que plus de 50 centimètres de neige avaient recouvert Genève, le Service de la voirie de La Chaux-de-Fonds avait mis à disposition du matériel et du personnel pour dégager les routes genevoises.

Dès les premiers jours après la tempête du 24 juillet, le Service d'incendie et de secours de Genève était à La Chaux-de-Fonds avec une vingtaine de collaborateurs pour aider à la sécurisation de l'espace public. Constatant les nombreux dégâts causés aux arbres, le Conseil administratif genevois a ensuite sollicité un crédit de 600'000 francs auprès du parlement de la Ville pour un soutien exceptionnel devant permettre la replantation de 400 des 1500 arbres abattus sur l'espace public.

Le crédit a été accepté à l'unanimité et la plantation symbolique du 1er arbre marque le début d'une campagne de ré-arborisation qui s'étalera sur quelques années et dans différents lieux de la ville. Une plaque marquant ce soutien a également été installée au pied de l'arbre.

La cérémonie de la plantation de l'arbre s'est tenue en présence du maire de Genève, Alfonso Gomez, de Christina Kitsos, vice-présidente du Conseil administratif, ainsi que du Conseil communal in corpore de la Ville de La Chaux-de-Fonds.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Tirabosco à l'honneur à BDFIL: "c'est la récompense d'une pugnacité"

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KEYSTONE- SALVATORE DI NOLFI

Le festival consacré à la bande dessinée BDFIL s'ouvre ce lundi à Lausanne. Un Genevois sera mis à l’honneur: Tom Tirabosco.  

Difficile de passer à côté de lui ce printemps, l'artiste Tom Tirabosco est partout.

L’actualité du dessinateur genevois est chargée en ce mois d’avril. Il est tout d’abord l’invité d’honneur du festival BDFIL qui commence ce lundi. L'événement vaudois lui consacre une grande rétrospective intitulée "Monstres et merveilles". Tom Tirabosco présentera également à Lausanne son nouvel ouvrage en avant-première “Terra Animalia”. Sa bande dessinée “L’œil de la forêt” qui lui avait valu le prix du festival de Sierre il y a 20 ans, est rééditée.

Une mise à l'honneur qui vient récompenser une carrière riche. Que se dit Tom Tirabosco lorsqu’il se retourne sur le chemin parcouru?

L'artiste genevois est arrivé à vivre de sa passion. Comment a t-il fait pour se démarquer?

 

Tom Tirabosco est une figure locale reconnue dans le monde de la bande dessinée. Cette particularité lui a permis d'exercer son métier sur le long terme:

Le dessinateur sera présent du 19 au 21 et du 26 au 28 avril pour, entre autres, des séances de dédicaces à BDFIL.

Enfin, sachez qu’une exposition sur de nouvelles œuvres est à découvrir jusqu'au 24 avril à la galerie Tiramisu à Carouge.

Retrouvez l'interview de Tom Tirabosco en intégralité ci-dessous:

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Genève

Le décès d'un automobiliste après une embardée sur l'A1

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(image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
Un automobiliste perd la vie dans la région genevoise.

Un automobiliste français de 47 a fait vendredi une embardée sur l'embranchement entre l'autoroute A1 et la voie d'autoroute direction la Praille (GE). Désincarcéré, il a été conduit aux urgences des Hôpitaux universitaires de Genève, mais a succombé samedi à ses blessures, a indiqué la police genevoise.

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Genève

La cannabinothèque: un magasin (pas tout à fait) comme les autres

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La cannabinothèque se présente comme n'importe quel magasin

Le National s’empare de la régulation du cannabis. Un projet de loi est en cours d’élaboration et sera présenté prochainement à la commission de la santé. En attendant, les essais pilote de vente régulée se multiplient. A Genève, c’est à Vernier, que la cannabinothèque a ouvert, il y a quatre mois. Un essai pilote avec un suivi scientifique des consommateurs, triés sur le volet. Immersion au sein de ce magasin pas comme les autres. 

La Suisse va-t-elle passer le pas de la légalisation du cannabis? Un projet de loi pour sa régulation est, en tout cas, en cours d’élaboration et sera présenté prochainement à la commission de la santé du National. En attendant, les essais pilote se multiplient, à l’image de celui mené à Vernier, depuis quatre mois. Reportage.

Les différents échantillons de cannabis sont présentés sur le comptoir 

Quatre mois d'ouverture et un premier bilan très satisfaisant, pour Martine Baudin, la coordinatrice de l’essai pilote de vente réglementée de cannabis, à Genève.

"Nous avons une liste d'attente de consommateurs qui souhaitent participer à cet essai pilote" (Martine Baudin, coordinatrice de l'essai pilote de vente réglementée de cannabis)

La cannabinothèque n'est pas ouverte à tous. 640 personnes, triées sur le volet, participent actuellement à cet essai pilote qui est avant tout une étude scientifique. Martine Baudin.

L'arrivée d'un magasin de vente régulée de cannabis a suscité quelques craintes dans le quartier. Mais elles ont vite été dissipées. Martine Baudin.

"Nous n'avons eu aucun désagrément avec le voisinage" (Martine Baudin, coordinatrice de l'essai pilote de vente réglementée de cannabis)

Un échantillon de chaque type de cannabis est disponible, avec notamment indiqué, le taux de THC

La cannabinothèque propose différents types de cannabis. A l'image d'un vin et de ces différents cépages, le cannabis, présente divers goûts et effets. Explication avec un des vendeurs, Alexandre Medioni.

"On va avoir en bouche, ce côté très épicé, à l'ancienne" (Alexandre Medioni, vendeur à la cannabinothèque)

Le cannabis peut aussi être vendu sous forme d'huile

Un cannabis qui se présente sous des formes différentes. Alexandre Medioni.

Le cannabis, vendu par la cannabinothèque, se présente sous forme de sachet. scellé

Les vendeurs prodiguent donc des conseils "techniques" mais aussi sanitaires. Un aspect primordial de cet essai pilote de vente régulée, autorisée par la Confédération et conduit par l'association ChanGE. Chaque produit dispose d'un QR Code, sorte de "carte d'identité" du cannabis. Celui-ci doit respecter un cahier des charges très strict: être local et bio et ne pas contenir un taux de THC supérieur à 20%. Cédric Jacquemoud, responsable de la Cannabinothèque.

"Ce QR code est la carte d'identité du produit avec tous les messages de prévention (...) et toutes les garanties de qualité du produit" (Cédric Jacquemoud, responsable de la cannabinothèque)

Les consommateurs, eux, semblent ravis. Ils sont déjà plus de 640 à s'être inscrits à cet essai pilote.  Pour certains, ce cannabis légal a même modifié leur consommation.

"Je fume moins, je fume mieux" (un des consommateurs)

Cet essai pilote doit durer cinq ans, avec à terme, 1200 participants.

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