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Santé

La nouvelle équipe Nestlé doit s'attaquer à huit chantiers majeurs

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Le nouveau patron et ancien directeur de Nespresso, Philipp Navratil, doit désormais instaurer la stabilité, renforcer l'intégrité et donner une orientation claire au groupe. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La nouvelle équipe dirigeante de Nestlé prend les rênes d'un géant de l'agroalimentaire en crise, souffrant d'une perte de confiance, d'une faible croissance et d'un endettement croissant. Les principaux chantiers du groupe:

CRISE DE CONFIANCE: le départ en 2024 du directeur général Mark Schneider a marqué l'amorce de la crise de confiance des investisseurs. Son successeur Laurent Freixe a depuis été licencié après une relation non divulguée avec une subordonnée directe. Et, le président Paul Bulcke vient de démissionner à la suite de critiques massives sur sa gestion des dirigeants successifs. Le nouveau patron et ancien directeur de Nespresso, Philipp Navratil, doit désormais instaurer la stabilité, renforcer l'intégrité et donner une orientation claire au groupe.

RATIONALISATION DU PORTEFEUILLE: avec plus de 2000 marques, Nestlé est considérée comme trop diversifiée. Les investisseurs exigent une concentration sur quelques dizaines de marques clés, ainsi que des structures plus légères et des coûts réduits. Dans le même temps, le groupe doit accélérer le rythme. Des concurrents tels que Kraft Heinz ou Unilever se séparent de certaines divisions afin de libérer de la valeur. Les appels à une scission du groupe pourraient se faire plus pressants, préviennent les analystes.

SECTEUR DE LA SANTÉ: Nestlé Health Science reste un sujet de préoccupation. Le secteur des vitamines et des compléments alimentaires connaît une croissance lente, et les acquisitions de plusieurs milliards d'euros, comme celle d'Aimmune, n'ont à ce jour pas produit les fruits escomptés. Le groupe mise désormais sur des marques haut de gamme telles que Garden of Life et envisage de vendre des produits grand public.

EAUX ET PARTICIPATIONS: France et Belgique ont engagé des procédures judiciaires pour des méthodes de filtration d'eau minérale non autorisées. Parallèlement, l'attention se porte sur la participation de 20,1% dans L'Oréal, soit une réserve de sécurité de plus de 38 milliards de francs. La vente des produits surgelés américains ou des vitamines grand public est également à l'ordre du jour, ce qui pourrait rapporter plusieurs milliards.

CONCURRENCE DANS LE SECTEUR DU CAFÉ: Nestlé domine le marché mondial du café avec Nescafé, Nespresso et Starbucks, mais avec le projet de fusion entre JDE Peet's et Keurig Dr Pepper, ses concurrents unissent leurs forces. Nestlé doit également maintenir l'accent sur l'innovation, la promotion et la diversité des produits afin de conserver sa position de pointe sur le long terme et éviter de perdre des parts de marché.

ASIE: après le boom lié au Covid-19, la croissance a connu un ralentissement brutal en Chine en 2025, pesant sur la croissance organique du groupe. Le contexte déflationniste et la faiblesse de la demande des consommateurs rendent la reprise difficile. Nestlé réagit en restructurant sa direction et en investissant dans de nouvelles marques, mais ne prévoit pas d'amélioration avant un an.

ENDETTEMENT ET POLITIQUE DE DIVIDENDES: les rachats d'actions pour plus de 53 milliards de francs ont fait passer la dette nette à plus de 60 milliards, et le ratio dette/bénéfice opérationnel au niveau de l'Ebitda a grimpé à plus de trois. Certains analystes mettent en garde contre les risques liés à la solvabilité. Ils réclament des ventes d'activités et une politique de distribution plus prudente.

COURS DE L'ACTION: depuis 2022, Nestlé a perdu environ 40% de sa valeur boursière, l'action étant passée d'un peu moins de 130 francs en 2022 à un peu plus de 70 francs actuellement. Les investisseurs y voient un signal d'alarme et parlent d'une crise de confiance. Les analystes attendent du nouveau patron qu'il donne une impulsion pour relancer le chiffre d'affaires et les marges. Sans stratégie claire, Nestlé risque de perdre durablement son rayonnement et sa position concurrentielle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Bruxelles dénonce un cartel dans les additifs pour béton

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Si les soupçons portant notamment sur Sika sont confirmés, la Commission européenne pourrait imposer de lourdes amendes (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Bruxelles a accusé plusieurs fabricants d'additifs pour les ciments et bétons, dont le chimiste de spécialités zougois Sika et le géant mexicain Cemex d'avoir formé un cartel. Une coopération qui viserait à imposer des prix plus élevés à leurs clients.

Les additifs en question sont des produits chimiques couramment utilisés dans le secteur du bâtiment pour améliorer les propriétés des bétons, ciments et autres mortiers, a indiqué lundi la Commission européenne. Bruxelles, qui avait mené des inspections inopinées au sein du secteur en 2023, soupçonne des fabricants et des organisations professionnelles en France, en Allemagne et en Espagne, de s'être entendus pour relever leurs prix de manière coordonnée en 2021 et 2022, dans le sillage de l'invasion du l'Ukraine par la Russie.

Si ces soupçons sont confirmés, la Commission européenne pourrait imposer de lourdes amendes (jusqu'à 10% du chiffre d'affaires annuel mondial) aux groupes impliqués. Ces derniers vont cependant pouvoir se défendre.

Il s'agit d'entreprises pour la plupart inconnues du grand public dont le géant mexicain Cemex, le leader suisse des produits chimiques pour le bâtiment Sika et son concurrent italien Mapei. Mais aussi des entreprises spécialisées plus petites comme Chryso, filiale du groupe français Saint-Gobain, ou TAM Groupe, une autre société basée en France.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Delivery Hero accepte une offre de rachat d'Uber

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Uber s'engage à investir deux milliards d'euros jusqu'en 2031 en Allemagne (archives). (© KEYSTONE/DPA/SEBASTIAN GOLLNOW)

L'entreprise allemande de livraison de repas Delivery Hero a annoncé accepter une offre de rachat du géant américain Uber, une opération chiffrée à 12,7 milliards d'euros (11,74 milliards de francs) et une nouvelle tentative majeure de consolidation dans le secteur.

Uber était déjà le premier actionnaire de son concurrent allemand, avec environ 36% des parts détenues indirectement, et cette offre lui permettrait d'obtenir la majorité du groupe implanté à Berlin.

"La plateforme mondiale de mobilité et de livraison d'Uber, ainsi que notre engagement commun en faveur de l'innovation, font de ce partenariat le bon choix pour capitaliser sur les atouts de Delivery Hero dans la livraison de repas locale et le +quick commerce+", a déclaré Niklas Östberg, directeur général et cofondateur de Delivery Hero, cité dans le communiqué jeudi.

Il s'agit d'une nouvelle opération de consolidation dans le secteur de la livraison de repas, après l'acquisition du français Deliveroo par l'américain DoorDash et celle du néerlandais Just Eat Takeaway par son compatriote Prosus.

L'offre de 41,50 euros par action Delivery Hero correspond à une prime d'environ 34% par rapport au cours moyen du titre sur les trois derniers mois.

La vente devrait être achevée au second semestre 2027, sous réserve des autorisations règlementaires, notamment le feu vert du gendarme de la concurrence, espère Delivery Hero.

Par ailleurs, Uber s'engage à ce que la société allemande soit dirigée "de manière indépendante et exclusivement" par son directoire et à ce que ses employés soient "protégés" pendant trois ans.

Le mastodonte américain s'engage aussi à investir deux milliards d'euros jusqu'en 2031 en Allemagne.

Delivery Hero, comme tout le secteur de la livraison de repas, a connu une forte croissance depuis sa fondation en 2011, encore accélérée par la pandémie de Covid-19. Mais l'entreprise n'a jamais été rentable.

Pour éponger ses dettes, Delivery Hero va également céder des activités dans 14 pays en Europe et en Amérique du Sud pour 1,4 milliard d'euros à SSW Partners, une société d'investissements basée à New York.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Comment le fruit est devenu un objet de profit au fil de l'histoire

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Le consommateur est attiré par l'apparence ou à la brillance de la pomme, sans forcément se soucier de savoir si elle contient des produits chimiques (image symbolique). (© KEYSTONE/REGINA KUEHNE)

Le fruit est devenu un objet de profit au fil de l'histoire, à l'exemple de la banane en Amérique centrale. En Suisse, la population, victime du syndrome de "Blanche-Neige" est attirée par des pommes brillantes, qui peuvent être de véritables poisons.

"La notion de "fruit" ne vient pas directement du produit de l’arbre, mais plutôt du profit qui l’engendre. Fructus, soit la volonté de fructifier un bien, vient de la loi antique romaine "Usus, fructus, abusus", une notion qui existe encore aujourd'hui dans les codes civils pour signifier le droit de la propriété", a déclaré dans un entretien à Keystone-ATS Blaise Mulhauser, directeur du Jardin botanique de Neuchâtel.

Dans le livre "Business plantes, un autre regard sur l'économie", co-écrit avec Elodie Gaille, Blaise Mulhauser constate que l'olive, pour son huile, et le raisin, pour son vin, ont été les premiers fruits à faire l'objet de grands commerces dans le monde entier et surtout en Méditerranée.

Avec la conquête des Amériques, l'Europe découvre la tomate, l'ananas ou la papaye. "Ces produits végétaux vont vite devenir intéressants pour le commerce. Au début du 20e siècle, c'est surtout la banane qui va permettre la construction d'un nouvel empire", a expliqué le scientifique.

Les Etats-Unis sont intervenus à l'époque en Amérique centrale pour protéger les intérêts de grandes multinationales qui produisaient de la banane au Costa Rica et dans la plupart de l'Amérique centrale. De là est venu le nom de république bananière.

Pour éviter des pertes liées aux insectes ravageurs, les bananes sont souvent produites avec beaucoup de traitements chimiques. Et "certaines bananes étiquetées en bio ne le sont pas du tout, certains producteurs profitant de s'enrichir grâce à des lacunes en matière de traçabilité", a-t-il précisé.

Lors du transport maritime, on peut perdre la traçabilité non seulement des bananes, mais de pratiquement tous les produits. Dans le livre, le fonctionnement du port d'Anvers est décrypté. Les douaniers n'ont la capacité de contrôler que 2% des marchandises qui arrivent dans cette gigantesque zone portuaire.

Pomme traitée chimiquement 35 fois

Pour les fruits suisses, comme la pomme, il y a moins de problèmes de traçabilité, mais la question des traitements chimiques reste entière. Pour être calibrée pour la grande distribution, une pomme non bio peut faire l'objet de 35 traitements (herbicides, fongicides ou insecticides).

Ce qui fait dire à Blaise Mulhauser, que l'on est devenu des "Blanche Neige" acceptant la pomme de la vilaine sorcière. "La belle apparence du fruit nous attire, même si le contenu est toxique".

Après la fraise, la pomme de monoculture, calibrée et lustrée, est le fruit suisse qui détient le plus de pesticides. "Si on changeait l'étiquetage et que l'on marquait "pomme traitée chimiquement" pour tous les fruits non bio, peut-être que certains consommateurs modifieraient leur achat, même si le prix est plus élevé", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

[SÉRIE D'ÉTÉ] Faire rimer agriculture et chaleur

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Champ de Quinoa sur le domaine de la Ferme des Pierres dans le canton de Fribourg. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Bientôt des mangues et du café suisses ? Face à la hausse des températures, les cultures romandes souffrent ; alors, comment trouver des solutions ? Entre cultures d'oliviers, de sorgho et de quinoa, découvrez comment s'adaptent les agriculteurs.

S'il n'est pas encore prévu de faire pousser des avocats suisses, les cultures thermophiles progressent en Suisse, une transition locale et climatique qui n'en est pas moins coûteuse.

Faire rimer agriculture et chaleur Les cultures thermophiles

Variations intenses

En raison de la fréquence et de la durée accrues des périodes de sécheresse, les pertes de rendement sont de plus en plus fréquentes en Suisse, selon un rapport de l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage, ce qui réduit la stabilité des rendements.

"Parfois c'est assez démoralisant", relève Christophe Batardon, agriculteur et vigneron au domaine de la Mermière à Soral.

Faire rimer agriculture et chaleur Moral des agriculteurs

Consommer local

Face à ces changements, Christophe Batardon s'est tourné vers la culture d'oliviers et d'amandiers. Pour faire face à la concurrence, le domaine mise sur l'argument du produit local et appelle les distributeurs à s'adapter eux aussi.

Faire rimer agriculture et chaleur Consommation et prix

Comment lutter ?

Au niveau individuel, pour protéger ses plantations, des solutions sont envisageables.

Faire rimer agriculture et chaleur Solutions

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Le pétrole bondit face aux tensions au Moyen-Orient

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Les cours du pétrole ont bondi après des frappes américaines sur l'Iran. Ici, le détroit d'Ormuz vu à la télévision iranienne. (archive) (© KEYSTONE/AP/Iranian state television)

Les cours du pétrole bondissent de près de 4% lundi après des frappes américaines sur l'Iran et l'annonce par Téhéran de la fermeture du détroit d'Ormuz.

Vers 08h45, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI) nord-américain pour livraison en août, grimpait de 3,92% à 74,21 dollars.

Celui du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, référence internationale, augmentait de 3,82% à 78,91 dollars.

Cette nouvelle embardée reflète la reprise des tensions géopolitiques: des affrontements entre les Etats-Unis et l'Iran ont repris ces derniers jours, alors que les deux pays avaient signé le 17 juin un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le texte prévoyait une réouverture du détroit d'Ormuz par lequel transitait avant la guerre un cinquième du brut mondial. Sa quasi-paralysie durant le conflit avait provoqué une flambée des cours du pétrole, le baril de Brent s'envolant jusqu'à quelque 110 dollars.

Or, Téhéran considère que le détroit ne peut être traversé que selon ses conditions et a annoncé dimanche sa fermeture "jusqu'à nouvel ordre". Des navires ayant emprunté une route non autorisée par l'Iran ont subi des attaques.

Les Etats-Unis assurent de leur côté que le détroit reste ouvert. Ils ont lancé une nouvelle série de frappes contre la République islamique pour l'empêcher "d'attaquer les équipages civils et navires commerciaux".

"On peut aisément imaginer que la situation dégénère très rapidement. Bien sûr, le ton pourrait s'adoucir. Nous avons déjà vu ce scénario par le passé. Mais pour l'heure, les investisseurs sont contraints d'envisager le pire", observe Fawad Razaqzada, analyste de Forex.com.

"Ormuz ne constitue plus une voie maritime ouverte normale. C'est un couloir au fonctionnement partiel, assorti d'une prime de risque liée aux attaques. Les investisseurs vont désormais surveiller les volumes de transit plutôt que la rhétorique" des gouvernements, insiste Stephen Innes, de SPI Asset Management.

Certes, "les prix actuels du pétrole reflètent toujours la conviction (du marché) que ni Washington ni Téhéran ne souhaitent une guerre régionale généralisée: le Brent reste bien en deçà de son pic atteint durant le conflit", tempère-t-il.

Mais "le marché n'a pas reconstitué de véritable marge de sécurité: la production mondiale demeure nettement inférieure aux niveaux d'avant-guerre, laissant moins de marge de manoeuvre en cas de nouvelle détérioration du trafic" dans le détroit, prévient M. Innes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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