Rejoignez-nous

Environnement

Hausse record du prix d'achat du cacao en Côte d'Ivoire

Publié

,

le

En Côte d'Ivoire, d'où vient 45% de la production mondiale de cacao, le prix d'achat des fèves est fixé par l'Etat (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le prix d'achat du cacao aux planteurs de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, a été fixé à 1500 francs CFA (2,2 francs) le kilo pour la récolte intermédiaire, une hausse record de 50%, alors que les cours mondiaux flambent.

"L'Etat de Côte d'Ivoire a décidé de servir le prix au producteur à 1500 FCFA le kilogramme. C'est un niveau de prix jamais réalisé dans l'histoire de la filière cacao", dans le pays, a déclaré mardi le ministre de l'Agriculture Kobenan Kouassi Adjoumani, lors d'une conférence de presse.

Cette hausse intervient au moment où les cours du cacao battent des records sur les marchés de matières premières.

A New York, il a par exemple plus que triplé en un an, atteignant 10'000 dollars la tonne, en raison des intempéries (pluies puis sécheresse) dans les pays producteurs comme la Côte d'Ivoire qui ont miné les récoltes.

La Côte d'Ivoire vend ses fèves de cacao par anticipation et le prix d'achat est fixé par l'Etat. Il est ainsi moins sensible aux fluctuations du marché - à la hausse comme à la baisse - que dans d'autres pays comme le Cameroun, producteur plus modeste, où le système est libéralisé.

Face à l'envol des cours, certaines voix ont critiqué ce système en Côte d'Ivoire, arguant que dans les pays où le système est libéralisé, le kilo de cacao se vend actuellement trois à quatre fois plus cher.

"Ceux qui soutiennent cette thèse oublient que notre pays a déjà expérimenté le système libéralisé dont les résultats n'ont pas été à la hauteur des attentes", a répondu le ministre Adjoumani, rappelant qu'entre 2000 et 2011, des "prix dérisoires" étaient payés aux producteurs lorsque les prix mondiaux chutaient.

"Dans le système stabilisé, la hausse quotidienne des cours mondiaux n'est pas répercutée immédiatement mais elle profite aux producteurs avec un décalage dans le temps", a-t-il ajouté.

L'annonce d'un prix à 1500 FCFA pour la campagne dite intermédiaire (d'avril à septembre) a été saluée par certains représentants de producteurs.

"Nos préoccupations ont été prises en compte. Le système en place sécurise un revenu pour les producteurs", a affirmé Thibault Yoro, secrétaire général de la Centrale syndicale agricole de Côte d'Ivoire.

Le cacao ivoirien représente 45% de la production mondiale (soit plus de 2 millions de tonnes), et compte pour 14% du PIB de ce pays d'Afrique de l'ouest.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Environnement

L'arrachage des vignes genevoises soutenu par le canton

Publié

le

Le Conseil d'Etat genevois veut cofinancer l'arrachage des vignes genevoises. Il a demandé un crédit supplémentaire de 1,2 million de francs auprès de la commission des finances du Grand Conseil (archives). (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Le Conseil d'Etat genevois veut cofinancer l'arrachage des vignes genevoises. A cette fin, il a demandé un crédit supplémentaire de 1,2 million de francs auprès de la commission des finances du Grand Conseil. Près de 11% du vignoble est potentiellement concerné.

Le gouvernement a modifié le règlement d'application de la loi sur la promotion de l'agriculture afin de permettre l'arrachage temporaire des vignes pour les années 2026 et 2027, a-t-il annoncé mercredi, à l'issue de sa séance hebdomadaire. Adoptée par le Conseil fédéral en février, cette mesure vise à réduire la production de raisin en raison d'une baisse de la consommation de vin en Suisse.

Alors que la viticulture genevoise vit une crise majeure, il ressort d'un sondage mené par le canton auprès des vignerons que 170 hectares de vignes, soit près de 11% du vignoble, pourraient être concernés par la mesure d'arrachage temporaire. La replantation de vigne sur les parcelles sera interdite durant dix ans. Pendant cette période, les surfaces pourront être dédiées à la promotion de la biodiversité.

Assainir le marché

Afin de soutenir les exploitants, le canton prévoit de verser, à l'instar de la Confédération, 5000 francs par hectare de vigne arrachée, a précisé Pauline de Salis-Soglio, secrétaire générale adjointe au Département du territoire. S'y ajoutera un montant de 2000 francs par hectare converti en surface de promotion de la biodiversité.

Ce mécanisme permet d'assainir le marché viticole, tout en renforçant, le cas échéant, la biodiversité et la qualité des sols, selon l'exécutif. D'autres mesures sont étudiées au niveau national pour surmonter cette crise, notamment en ce qui concerne les importations de vins étrangers.

Mercredi matin, l'Association genevoise des vignerons encaveurs indépendants a mené une action en tracteurs au centre-ville. Opposée à l'arrachage des vignes, elle demande notamment un abaissement du contingent d'importation à 100 millions de litres et des mesures pour alléger le marché.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Environnement

Loups: nombre d'attaques et de victimes en baisse

Publié

le

En 2025, 81 attaques de loups ont été enregistrées en Valais (image d'illustration). (© Keystone/MICHAEL BUHOLZER)

Quatre-vingt-une attaques de loup ont été recensées en Valais, en 2025. C'est 31 de moins que l'année précédente (-28%). Le nombre de leurs victimes a également diminué de 341 à 318 en un an (-7%).

En 2025, 81 attaques ont été enregistrées sur le territoire cantonal, dont 48 dans le Haut-Valais et 33 dans le Valais romand, selon des chiffres transmis, mercredi, par le Service cantonal de l'agriculture, dans un communiqué.

Au total, 318 animaux de rente ont été tués, soit 191 dans le Haut-Valais et 127 dans le Valais romand. En comparaison, 112 attaques et 341 animaux prédatés avaient été enregistrés en 2024. Le Valais compte quelque 180 alpages exploités durant l’été par des éleveurs de petit bétail.

En 2026, le port de colliers GPS deviendra obligatoire, pour tous les chiens de protection des troupeaux actifs sur le territoire valaisan, afin de garantir leur suivi, précise encore le Service cantonal de l'agriculture.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Environnement

Le millésime 2025 s'annonce "remarquable", grâce à une bonne météo

Publié

le

Grâce à une météo favorable, le millésime 2025 s'annonce "remarquable", avec une récolte en légère augmentation par rapport à 2024, a annoncé l'OFAG mardi. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Une météo favorable a permis de récolter 82 millions de litres de vin suisse l'année passée. Les vins du millésime 2025 sont encore en phase d'élevage, mais ils s'annoncent "particulièrement remarquables".

La Suisse a ainsi récolté 9,3% de vin de plus qu'en 2024, a annoncé mardi l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG). La récolte avait été réduite en 2024, à cause de mauvaises conditions météorologiques.

La Suisse alémanique affiche la plus forte augmentation, avec 32% supplémentaires et 13,7 millions de litres au total. La Suisse romande augmente plus légèrement, de 6,3 %, avec 64,4 millions de litres. La Suisse italienne, elle, a vu ses récoltes reculer de 8,1% par rapport à 2024, à cause d'une mauvaise météo pendant la floraison et de la pression du scarabée japonais dans le Mendrisiotto.

L’année viticole 2025 a commencé avec un temps sec et doux, avec une belle floraison, malgré quelques épisodes pluvieux en juin, a ajouté l'OFAG. Les vendanges, plutôt précoces, auraient été par contre un légèrement perturbées par la pluie, fin août et en septembre.

Contexte économique difficile

Le millésime 2025 s’inscrit dans un contexte économique difficile pour la viticulture, souligne l'OFAG. Il est marqué par "des coûts de production élevés, un recul des ventes et des stocks importants, menaçant la rentabilité de certaines exploitations".

En 2025, la superficie totale des vignobles en Suisse s'élevait à 14 432 hectares, soit 52 hectares de moins qu'en 2024. Lors de sa séance de mercredi dernier, le Conseil fédéral a décidé de mettre en ½uvre la décision du Parlement visant à promouvoir la restructuration de la viticulture à hauteur de 10 millions de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Environnement

Chute de la fréquentation pour le Salon de l'agriculture

Publié

le

L'édition 2026 du Salon international de l'agriculture à Paris a enregistré une chute de 27,9% de sa fréquentation cette année. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON / POOL)

L'édition 2026 du Salon international de l'agriculture à Paris a enregistré une chute de 27,9% de sa fréquentation cette année, et restera un "salon pas comme les autres", marqué par l'absence des bovins, a reconnu dimanche son président.

Cette année, l'évènement a rassemblé 437'402 visiteurs, contre 607'000 lors de l'édition précédente, loin du record de 2014 (703'000), a annoncé l'organisation dimanche soir à l'issue de l'évènement.

"Quand il manque quelqu'un dans la famille, ce n'est pas comme d'habitude (...). Et ça s'est vraiment ressenti dans une baisse de la fréquentation", avait expliqué un peu plus tôt à l'AFP le patron du salon, Jérôme Despey. Sur les quatre premiers jours du Salon, le nombre de visiteurs affichait déjà un recul de l'ordre de 25% .

"Le contexte était un peu particulier", avec l'absence des bovins, une première depuis 62 ans, qui "a beaucoup marqué" et aussi "beaucoup d'inquiétudes du monde agricole", a souligné le président de l'évènement. Le Salon avait "respecté" le choix des éleveurs de ne pas amener leurs vaches en raison de la dermatose.

M. Despey note toutefois quelques aspects positifs, avec un "aspect plus qualitatif" pour certains exposants qui ont eu l'impression de "pouvoir mieux dialoguer" entre eux mais aussi avec les visiteurs et les responsables politiques. Mais "bien sûr que l'année prochaine sera différente", a assuré le président. "Le Salon va revenir plus fort".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Environnement

L'arrachage de la vigne co-financé par le canton du Valais

Publié

le

L'Etat du Valais a décidé de co-financer la mesure fédérale visant à soutenir l'arrachage volontaire de la vigne (image d'illustration). (© KEYSTONE/NOEMI CINELLI)

L'Etat du Valais co-financera l'arrachage volontaire de la vigne soutenu par la Confédération. Le canton y contribuera tout en "privilégiant son propre programme d'adaptation et de modernisation Vignoble du 21e siècle."

Le Conseil fédéral a précisé mercredi les modalités d'utilisation de l'enveloppe budgétaire de 10 millions de francs alloués aux "améliorations structurelles" en faveur de la viticulture, décidées par le Parlement en décembre dernier. Ces fonds pourront ainsi servir notamment à l'arrachage volontaire de la vigne.

La contribution du canton du Valais, elle, variera entre 0,75 franc/m2 et 1,65 franc/m2 selon si les vignes ont une pente inférieure ou supérieure à 30%, indique-t-il dans un communiqué jeudi. Condition pour l'octroi de la subvention: toute replantation en cépage de cuve ne peut se faire avant dix ans.

Programme de modernisation

Les parcelles arrachées avec le soutien de fonds publics pourront servir de surface de promotion de la biodiversité ou à la replantation d'une autre culture. "Il est également possible d'arracher des vignes sans aide publique et de bénéficier ensuite de soutiens (allant de 4 à 7 francs/m2) dans le cadre du programme cantonal "Vignoble du 21e siècle", que ce soit pour le ré-encépagement, l'irrigation ou encore l'amélioration des accès", précisent encore les autorités cantonales.

Pour mémoire, le crédit lié au projet "Vignoble du XXIe siècle" a été adopté à la quasi-unanimité par le Grand Conseil valaisan en mai 2024. Il vise à diminuer le morcellement et à encourager le renouvellement du vignoble valaisan, tout en le modernisant.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

InternationalIl y a 1 heure

Six mois après le soulèvement, les Népalais appelés à voter

Les Népalais ont commencé à voter jeudi pour des élections législatives cruciales, six mois après un soulèvement qui a entraîné...

InternationalIl y a 3 heures

La Chine prévoit un ralentissement de sa croissance en 2026

La Chine se fixe un objectif de croissance de 4,5 à 5% en 2026, le...

InternationalIl y a 4 heures

Iran: Israël affirme avoir réalisé des "avancées historiques"

Israël a affirmé jeudi avoir réalisé des "avancées historiques" pour sa protection grâce à la...

SportIl y a 7 heures

Super League: bonne affaire pour YB, le LS renoue avec le succès

La lutte pour figurer dans le top 6 de Super League a sans doute connu...

SuisseIl y a 9 heures

Pas de millionnaire au tirage du Swiss Loto

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante du Swiss Loto mercredi soir. Pour empocher le gros...

InternationalIl y a 9 heures

Google accusé d'avoir poussé au suicide un homme, via son IA

Google a été assigné mercredi en justice par la famille d'un homme qui reproche à...

ConcoursIl y a 10 heures

vivez le dernier match de saison régulière du GSHC avec Radio Lac

Le suspense est total avant les Playoffs! Radio Lac vous offre vos places pour assister...

SuisseIl y a 11 heures

L'initiative sur la neutralité est mal partie au National

La neutralité suisse ne doit pas être définie de manière plus stricte. A part l'UDC,...

SportIl y a 11 heures

Ski de fond: fin de carrière pour Nadine Fähndrich

Un chapitre glorieux du ski de fond suisse va se fermer. La Lucernoise Nadine Fähndrich...

SantéIl y a 11 heures

Trop de produits néfastes aux caisses des supermarchés pour la FRC

La majorité des articles exposés aux caisses des supermarchés sont des produits néfastes, selon une...