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Genève

Genève se mobilise contre la précarité menstruelle

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Photo Juliette Labarthe - UNIGE

Dans la vie d’une femme, les règles coûtent environ 4 500 francs. Une somme en grande partie due au prix des produits d’hygiène féminine qui sont soumis à un taux de TVA de 7,7%.

Pour les rendre accessibles au plus grand nombre, la ville de Genève installe depuis ce lundi des distributeurs de serviettes hygiéniques.

53 en tout seront disposés dans une trentaine de lieux comme les Maisons de quartier, les bibliothèques ou les musées. Ce dispositif pilote sera évalué au bout d'un an pour décider de sa pérennisation et de son éventuelle extension.

Pour le conseiller administratif Alfonso Gomez, en charge des questions d'égalité, un accès facilité et gratuit aux protections périodiques permet à la fois de lutter contre la précarité menstruelle et de promouvoir l'égalité.

L’UNIGE aussi a lancé un projet pilote d’un an en installant 16 distributeurs dans ses locaux. L'alma mater genevoise relève que la pandémie de Covid-19 a mis en lumière la précarité dans laquelle vivent certains étudiants parfois privés de revenus durant leur cursus académique. L’idée est vraiment de s’adresser au personnes en situation de précarité.

Juliette LabartheDirectrice du service égalité et diversité à l’UNIGE

Le projet pilote d'un an sera accompagné d'événements visant à briser le tabou des règles, dont une action autour de la cup menstruelle, plus durable. L’idée est aussi une question d'égalité.

Juliette LabartheDirectrice du service égalité et diversité à l’UNIGE

A noter que les produits distribués sont tous certifiés BIO. Le projet pilote de l’UNIGE coûtera 37 000 francs.

 

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Genève

Une chambre dans un bâtiment des CFF en feu

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A Genève, une chambre dans un bâtiment des CFF, proche de la gare de Cornavin, a été détruite par un incendie dimanche en fin d'après-midi. Le Service d'incendie et de secours (SIS) de la Ville de Genève a reçu sept appels dès 16h58. Personne n'a été blessé.

Les pompiers étaient sur place en deux minutes depuis la caserne des Asters, a indiqué le lieutenant Nicolas Millot, porte-parole du SIS. Située au troisième étage, la chambre était inoccupée. L'immeuble qui comprend aussi des bureaux, a été évacué en raison d'un important dégagement de fumée.

Le SIS est intervenu avec 22 pompiers et cinq véhicules, dont une ambulance. Il a été épaulé par six pompiers volontaires venus avec un véhicule. L'incendie a été éteint avec une lance. A 17h24, le sinistre était maîtrisé.

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Bardonnex aura une nouvelle déchetterie au centre du village

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Une nouvelle déchetterie enterrée sera installée au centre de Bardonnex (GE), à la place De-Brunes. Les citoyens ont accepté dimanche par 52,62% un crédit de 184'000 francs destiné à cet écopoint. Le taux de participation a atteint 60,43%.

Le crédit avait été attaqué par référendum. Selon les opposants, les déchetteries enterrées génèrent des nuisances liées au trafic, au bruit et aux odeurs. Ils ne s'opposaient toutefois pas au concept en tant que tel, mais à son emplacement. Ils auraient préféré que cette déchetterie soit prévue en périphérie du village plutôt qu'au centre.

Selon l'exécutif et la majorité du Conseil municipal, cet écopoint vise à renforcer la dynamique de tri des déchets et à réduire ainsi la quantité d'ordures ménagères. Il permet aussi de fournir un lieu de collecte propre et accueillant ainsi que de rationaliser les transports nécessaires à la levée des déchets.

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Les Onésiens tiennent à la transparence des débats municipaux

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CREDIT: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Les débats du délibératif d'Onex devraient pouvoir être filmés ou photographiés librement par les journalistes. Les citoyens ont refusé dimanche par 60,57% des votants de modifier un règlement qui visait à interdire ces prises d'image, sauf autorisation spéciale du président du Conseil municipal.

Cette disposition avait été attaquée par référendum par les Vert'libéraux, le PLR et l'UDC. Les référendaires estimaient que la nouvelle disposition allait trop loin en restreignant la liberté de la presse et en portant atteinte à la transparence des débats.

Le nouvel article du règlement soutenu par l'exécutif municipal et le PS visait à éviter certains abus. En effet, une polémique avait enflé lorsqu'un conseiller municipal avait pris des images d'un de ses collègues somnolant lors d'une séance du délibératif et les avait ensuite largement diffusées sur les réseaux sociaux.

Les conséquences du résultat du vote de dimanche, qui a mobilisé 42,30% des votants, sont toutefois difficiles à évaluer en raison d'un imbroglio administratif. Selon l'exécutif, l'interdiction de filmer sauf autorisation spéciale s'appliquera de toute façon, car c'est une délibération précédente comprenant déjà cet article qui serait en vigueur.

Les référendaires ne partagent pas cet avis et comptent bien faire respecter la volonté populaire en laissant un libre accès aux débats. Une décision du Service des affaires communales, qui contrôle la légalité des décisions prises par les conseils municipaux, est attendue pour éclaircir la situation.

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Un préavis négatif pour le projet des Grands Esserts à Veyrier

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Les Veyrites ont refusé dimanche par 53,09% des voix le Plan localisé de quartier (PLQ) des Cirses qui fait partie du projet de développement des Grands Esserts. Ce préavis négatif sorti des urnes ne devrait toutefois pas remettre en cause sa concrétisation.

Le PLQ des Cirses prévoit la construction de 770 logements et d'infrastructures publiques, dont une école et une crèche. Il était attaqué par référendum par des habitants de la commune et des membres de l'association de propriétaires immobiliers Pic-Vert avec le soutien des Verts'libéraux.

Sans s'opposer frontalement à la création des logements, ces référendaires contestaient le calendrier établi pour leur réalisation. Ils estimaient qu'il ne respectait pas une convention signée en 2012 entre l'Etat et Veyrier qui prévoit que l'ensemble des Grands Esserts se réalise en deux temps, soit 800 logements jusqu'en 2026 et 400 par la suite.

Selon les autorités communales qui défendaient ce PLQ, ce refus n'aura pas d'impact sur la réalisation des Grands Esserts, mais "il nuira fortement à sa cohérence et à la réalisation d'indispensables équipements publics". La commune devra rediscuter avec le canton pour clarifier les prochaines échéances. Des solutions devront aussi être trouvées au Conseil municipal pour réaliser les équipements publics prévus dans le PLQ refusé.

Multiples recours

C'est la première fois que les citoyens de Veyrier se prononçaient sur un sujet lié aux Grands Esserts. Avec 1200 nouveaux logements à l'horizon 2030, ce grand projet fait partie des objectifs prioritaires d'urbanisation du canton. Le développement de cette commune de 12'000 âmes suscite de vives discussions depuis plus de dix ans. Les enjeux liés à la mobilité sont au coeur du débat. Le taux de participation à ce scrutin a atteint 59,57%.

Après de multiples recours, trois PLQ prévoyant au total 420 logements ont déjà été adoptés pour réaliser l'ensemble des Grands Esserts. L'un d'eux est toujours contesté au Tribunal fédéral. Le PLQ des Cirses refusé dimanche est le quatrième et dernier PLQ du projet des Grands Esserts, dont les travaux débuteront au printemps prochain.

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Toutes les communes genevoises dotées d'un conseil administratif

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Photo illustration Keystone

Dans le canton de Genève, toutes les communes seront dotées d'un conseil administratif de trois membres, sauf la Ville de Genève qui en comptera toujours cinq. La modification de la constitution a été acceptée dimanche par 90,39% des votants. Le taux de participation s'est élevé à 54,01%.

Cette réforme supprime le système en vigueur dans les communes comptant jusqu'à 3000 habitants, soit 24 communes sur 45. L'exécutif y est actuellement composé d'un maire secondé par deux adjoints. S'il peut déléguer une partie de ses fonctions à ses adjoints, le maire dispose seul du pouvoir d'engager la commune.

Cette révision constitutionnelle doit permettre une meilleure répartition du travail et des responsabilités, et donc une meilleure gouvernance. Elle entrera en vigueur à la prochaine législature municipale, en 2025. La fonction de maire pourra être assumée par une seule personne durant toute la législature ou en alternance par les trois conseillers administratifs.

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