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Santé

Changer de caisse maladie? Un tiers des Suisses y pense

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Image d'illustration (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Un tiers des assurés en Suisse envisagent de changer de caisse-maladie pour l'an prochain. Plus frappant encore, selon un sondage du site comparatif bonus.ch, 30% se déclarent prêts à renoncer purement et simplement à l'obligation d'assurance maladie. En cause: la hausse des primes.

Il y a deux ans, en 2023, 19% de la population suisse s'était tournée vers un nouveau prestataire, rappelle mardi bonus.ch. En 2024, face à une hausse historique des primes de 8,7%, ils étaient 17% à changer de caisse. Pour 2025, ce sont également 17% des assurés qui ont tourné le dos à leur assurance. Et pour 2026, bonus.ch prédit 32% de personnes la résiliant.

Ces deux dernières années, le Tessin a été le canton le plus touché par la hausse des primes-maladie avec une augmentation moyenne de 10,5 %. Aussi, le plus haut taux de changement est enregistré en Suisse italienne (21 %), tandis qu'il atteint 17% en Suisse alémanique et en Suisse romande.

Le Tessin en rupture

La Suisse italienne apparaît comme une région en rupture avec le système actuel, avec un nombre record de 66% d'assurés qui affichent l'intention d'opter pour un nouveau prestataire. La Suisse alémanique affiche la plus forte inertie face au changement, avec plus de huit personnes sur dix qui ne prévoient pas de résilier leur assurance. Enfin, 32% des Romands envisagent de se tourner vers un autre prestataire de santé pour l'année 2026.

Bonus.ch s'est intéressé à un moyen de réformer le système de santé actuel: il a demandé aux sondés s'ils seraient prêts à renoncer à l'obligation d'avoir une assurance maladie (libre choix de s'assurer ou non). Résultat: près d'un tiers des sondés ont répondu par l'affirmative. Pour son sondage, Bonus.ch a questionné plus de 4500 personnes en mai dernier.

Perte de confiance

L'autre site comparatif, Comparis, a également publié une enquête mardi. Selon lui, la confiance dans l'assurance maladie s'effrite, puisque près de 40% des Suisses perçoivent des lacunes dans la protection obligatoire malgré son extension constante.

L'idée de réduire la couverture l'assurance de base et d'externaliser les prestations vers des assurances complémentaires se heurte à un refus, et ce malgré les primes élevées. C'est un dilemme, car personne ne veut renoncer à quoi que ce soit et personne ne veut payer plus cher.

Plus des trois quarts (78,8%) des personnes interrogées ont déjà souscrit au moins une assurance complémentaire. Et compte tenu des déficits perçus, 47,5 % souhaitent renforcer leur protection.

La prestation complémentaire relative au confort à l'hôpital est considérée comme la plus importante. "C'est un phénomène de prospérité typique. La question n'est plus de savoir si l'on va guérir, mais dans quel confort", analyse Felix Schneuwly, expert assurance maladie chez Comparis. Les hôpitaux ont répondu à ce besoin en développant le confort hôtelier.

L'enquête représentative a été réalisée par Innofact pour le compte de comparis.ch en juin 2025 auprès d'un échantillon de 1029 adultes issus de toutes les régions de Suisse.

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Economie

Le gaspillage alimentaire est encore trop élevé en Suisse

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La Suisse peut mieux faire, selon le Conseil fédéral (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA zb/ARNO BURGI)

Le gaspillage alimentaire est encore trop élevé en Suisse. Le Conseil fédéral tire un bilan en demi-teinte 4 ans après la mise en place d'un plan d'action pour réduire de moitié le gaspillage alimentaire d'ici 2030. Les ménages peuvent mieux faire, estime-t-il.

Les pertes alimentaires n'ont pu être réduites que d'environ 5% entre 2017 et 2024, indique le gouvernement mercredi dans un rapport intermédiaire. L'objectif fixé pour 2025 était de 25%.

Le Conseil fédéral avait lancé en 2022 une série de mesures incitatives afin de réduire le gaspillage alimentaire de moitié d'ici 2030. Le plan a fait effet sur le commerce de détail, qui enregistre une réduction de 20%.

Les pertes ont également "clairement" diminué dans la restauration. Ces chiffres se basent toutefois sur les entreprises et organisations qui mesurent leur gaspillage alimentaire. Le gouvernement compte 37 participants à son plan d'action.

Près du tiers des pertes chez les ménages

C'est auprès des ménages que le bât blesse, montre le rapport. Avec près de 28% du total des pertes, ils contribuent de manière importante à l'impact environnemental du système alimentaire, peut-on lire.

Le gaspillage a réduit de 13% depuis 2017 dans les ménages. Sans eux, il n'est pas possible de réduire les pertes de moitié d'ici 2030, écrit la Confédération. Or les mesures n'ont pas suffisamment atteint ce groupe.

Le Conseil fédéral a adopté de nouvelles mesures, de sensibilisation principalement. Un nouveau bilan intermédiaire sera établi en 2028.

Pas question en revanche d'imposer des taxes sur les invendus. Le Conseil fédéral avait indiqué en 2024 envisager cette piste si la situation ne s'améliorait pas en 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Nestlé veut maintenir sa production de capsules Nespresso en Suisse

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Parallèlement, Nestlé poursuit son programme mondial de réduction des coûts. D'ici fin 2027, 16'000 emplois seront supprimés, dont environ 12'000 postes administratifs. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Nestlé n'entend pas délocaliser sa production de capsules Nespresso hors de Suisse, malgré les droits de douane américains. Dans un entretien accordé à CH Media, le directeur général Philipp Navratil a assuré que le groupe continuerait d'investir en Suisse.

Le groupe alimentaire examine actuellement la possibilité d'un remboursement des droits de douane par le gouvernement américain, a indiqué mercredi le dirigeant de 50 ans, qui a pris ses fonctions l'automne dernier. Pour cette raison, une délocalisation de la production de Nespresso n'est pas envisagée.

M. Navratil a commenté avec diplomatie les droits de douane américains et les barrières commerciales. "On peut avoir un avis sur les aspects politiques. Nestlé, quant à elle, se concentre sur la meilleure façon de gérer la situation. Nous continuons d'investir, malgré les tarifs douaniers. Nous avons une vision à long terme et nous nous adaptons à l'évolution du marché", a-t-il déclaré.

Parallèlement, Nestlé poursuit son programme mondial de réduction des coûts. D'ici fin 2027, 16'000 emplois seront supprimés, dont environ 12'000 postes administratifs. Selon M. Navratil, ces suppressions de postes s'inscrivent dans une stratégie d'efficacité visant à financer des investissements dans les secteurs porteurs. La Suisse ne sera pas touchée de manière disproportionnée.

À l'avenir, le groupe veveysan se concentrera davantage sur quatre domaines clés: le café, l'alimentation animale, la nutrition et la santé, ainsi que l'alimentation et les en-cas. La croissance demeure l'objectif principal de l'entreprise, a affirmé M. Navratil. Malgré les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques, il s'est dit convaincu que Nestlé restera résiliente grâce à sa présence mondiale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Le livret de service passe au numérique le 1er juin

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Après 150 ans d'existence, le livret de service passera au numérique le 1er juin (archives). (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Après 150 ans d'existence physique, le livret de service passe au numérique dès le 1er juin. Les informations pertinentes figureront désormais dans les gestionnaires de service respectifs de l’armée et de la protection civile.

Les informations qui figuraient dans le livret de service seront transférées. Le gestionnaire de service permettra aussi aux militaires de trouver des informations sur leur carrière militaire, les services accomplis et les jours restants. Ils pourront également visionner leurs données personnelles et effectuer certains processus administratifs par voie électronique.

Le livret physique doit toutefois être conservé jusqu'à la libération de l'obligation de servir. Et il n’existe aucune obligation de passer au numérique, précise mardi le Département fédéral de la défense et de la protection de la population. Le livret de service bleu de la protection civile sera, lui aussi, remplacé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Novartis veut fermer une usine en Allemagne, 220 emplois menacés

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Novartis a décidé de fermer d'ici fin 2028 son site de production de tablettes et gélules à Wehr, dans le Bade-Wurtemberg. (archive) (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

La multinationale pharmaceutique Novartis a décidé de fermer d'ici fin 2028 son site de production de tablettes et gélules à Wehr, dans le Bade-Wurtemberg. La mesure menace directement quelque 220 places de travail.

Sur son site allemand, le groupe pharmaceutique invoque mardi des questions de rentabilité. Une procédure de consultation avec les représentants du personnel a d'ores et déjà été engagée.

Le laboratoire rhénan tient néanmoins à réaffirmer son engagement outre-Rhin, prenant à témoin l'investissement de 35 millions d'euros annoncé pour une extension de ses capacités dans les radioligands à Halle, dans le Land de Saxe-Anhalt.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Novo Nordisk et Eli Lilly sanctionnés en France

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Le pionnier danois des traitements contre l'obésité comme son concurrent indianien ont, selon le gendarme hexagonal des médicaments, confondus campagnes de sensibilisation et de publicité. (archive) (© KEYSTONE/EPA SCANPIX DENMARK/JENS NOERGAARD LARSEN)

L'agence nationale du médicament (ANSM)a annoncé lundi une sanction financière à l'encontre des laboratoires pharmaceutiques Novo Nordisk et Eli Lilly en France à la suite de la diffusion de campagnes de communication sur l'obésité.

L'autorité sanitaire a infligé une sanction globale de plus de 1,78 million d'euros (1,6 mllion de francs) à l'encontre de Novo Nordik France.

Dans, le détail, un million d'euros concerne la diffusion de publicités en faveur de son médicament Saxenda tandis que 783'838 euros portent sur Wegovy, deux spécialités indiquées dans la prise en charge de l'obésité.

L'ANSM a par ailleurs sanctionné Eli Lilly France à hauteur de 108'766 euros pour une campagne promouvant auprès du grand public sa spécialité anti-obésité Mounjaro.

L'ANSM considère que ces communications sont "susceptibles de constituer une promotion indirecte de médicaments soumis à prescription médicale obligatoire", alors que la réglementation interdit toute publicité auprès du grand public pour ces traitements.

Par sa décision, la vigie du médicament vise aussi "à prévenir toute communication susceptible de valoriser le recours au traitement médicamenteux comme réponse principale à l'obésité, d'induire le public à solliciter ce traitement auprès d'un professionnel de santé ou à chercher à se le procurer".

Ces campagnes "largement relayées auprès du grand public (affichage, transports, presse, réseaux sociaux)" sont "susceptibles d'induire en erreur les publics dans un contexte marqué par une forte médiatisation et un mésusage croissant des analogues du GLP-1 (aGLP-1), notamment à des fins de perte de poids à visée esthétique", souligne l'ANSM.

Dans une réaction à l'AFP, Novo Nordisk France "conteste fermement" la position de l'ANSM et "examine toute éventuelle voie de recours contre cette décision".

De son côté, Eli Lilly France a dit prendre acte de la décision de l'ANSM, estimant que sa campagne de sensibilisation intitulée "L'obésité, c'est un truc de malades" (avril 2025), était "conforme au cadre applicable aux communications relatives à la santé humaine".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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