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Santé

Au musée, le dernier chapitre des loups vaudois

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André Keiser, chef de l'atelier de taxidermie du Naturéum à Lausanne, termine la préparation d'un loup renversé fin décembre par une voiture. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Ici convergent les loups morts, accidentés ou tirés sur sol vaudois. A l'atelier de taxidermie du Naturéum à Lausanne, certains animaux sont destinés à être empaillés, et tous font l'objet d'une récolte de données. Chaque individu vient ainsi enrichir les collections scientifiques de l'institution.

"M236" et ses panneaux explicatifs trônent depuis un peu moins de deux ans dans les allées du Palais de Rumine non loin du tigre de Sibérie et de l'ours polaire. "Il louche, ce loup", remarque en souriant le taxidermiste du musée André Keiser, au moment d'évoquer les grands canidés accueillis entre ces murs. "Mais ça gêne peu de monde, la vitrine a du succès."

Le jeune mâle de 11 mois, issu d'une portée de cinq louveteaux nés au Marchairuz en 2021, a été abattu par un tir de régulation en mars de l'année suivante. Et il fait partie des loups qui ont été naturalisés - ou "empaillés" selon les pratiques d'autrefois - dans la capitale vaudoise durant les trois dernières années.

Dans un coin de l'atelier, qui jouxte l'entrée principale du bâtiment, un loup est couché sur son plateau de bois. Il s'agit de "Gros Pépère", le mâle reproducteur (M95) de la meute du Marchairuz. Ou, autrement dit, du père de M236, qui se trouve dans les salles d'exposition à l'étage. Plus loin, un autre loup: debout, cette fois, dans une position de "silhouette".

Les autres bêtes se dérobent. Plusieurs sont encore dans le congélateur.

Art de la conservation

"Nous n'avons pas le temps de tout taxidermiser", explique l'artisan, dont le métier tend à disparaître en Suisse. Car pour naturaliser l'animal d'une quarantaine de kilos, il faut compter entre deux mois et un an, entre le moment où le corps est réceptionné et celui où il est transformé.

Le résultat est l'affaire de quatre mains. André Keiser et son apprentie Céline Mouillé oeuvrent sur les spécimens qu'ils reçoivent, entre écorchage, tannage, montage et séchage. La partie la plus délicate? Les yeux, assurément, répond le taxidermiste.

Des yeux qui ne sont pas ceux d'origine, mais bien artificiels, comme le sont la plupart des éléments de la maquette finale. La mâchoire est trop fragile, la langue ne se garde pas et le squelette peut être prélevé pour être étudié. Seule la peau est réellement conservée.

Depuis le travail réalisé sur M236 - "le loup avec l'oeil qui part aux fraises" -, les deux naturalistes "sont montés en puissance". Techniques traditionnelles se mêlent aux plus récentes et forgent cet art d'apprêter et de conserver. Un animal taxidermisé aujourd'hui "est fait pour durer", rappelle celui qui travaille pour l'institution muséale depuis plus de 35 ans.

"Une avalanche de loups"

L'accord tacite qui existe avec la Direction générale de l'environnement (DGE) du Canton de Vaud "fait que l'on est prioritaire pour récupérer les carcasses" des animaux accidentés ou régulés sur le territoire, détaille Olivier Glaizot, conservateur en chef du Département de zoologie du Naturéum. Au moment de l'établir il y a près de trois ans, le Muséum cantonal des sciences naturelles recevait entre un et deux "Canis lupus" par année.

Depuis, "l'effet Albert Rösti" se fait sentir, constate le biologiste. L'entrée en vigueur de la loi fédérale sur la chasse révisée en 2023, qui autorise le tir de meutes entières, a provoqué "une avalanche de loups".

Selon un tempo qui est parfois difficile à déterminer, puisque les dépouilles transitent généralement par plusieurs endroits avant de se retrouver au musée. Elles passent par Berne et son Centre de médecine des poissons et des animaux sauvages (FIWI) afin d'être analysées, autopsiées et identifiées, relate le chercheur. Avant d'être, le plus souvent, renvoyées au service cantonal compétent.

Retracer le fil de l'histoire

Une fois à Lausanne, la mission est différente. Chaque vertébré qui passe les portes du musée intègre aussi ses collections scientifiques, fait savoir André Keiser. Prélever du matériel génétique sur l'animal, en l'occurrence un morceau de muscle, est partie intégrante du travail du taxidermiste. Les échantillons récoltés constituent une base de données centralisées, qui est mise à disposition de la recherche.

Il s'agit aussi de garder une trace "de ce qui est mythique dans le canton, à l'image du loup, mais aussi du chat sauvage ou du lynx", complète Olivier Glaizot. A terme, la volonté est de taxidermiser une meute entière, relève le conservateur en chef du Département de zoologie. "Mais on veut prendre le temps, surtout qu'on fait de la récupération, et aucunement des commandes de bêtes", continue-t-il.

Un sujet sensible

Parfois mal compris, le travail réalisé par l'institution se fait à la fois en marge et à travers les immenses débats politiques qui entourent le loup. "L'une des questions est de savoir si les musées devraient prendre position sur le sujet, ou simplement exposer les faits", évalue Olivier Glaizot.

"Ce sont de très belles bêtes. Une fois qu'on a la dépouille sur la table, on travaille de manière respectueuse", assure de son côté André Keiser. Le taxidermiste ne cache d'ailleurs pas la "forme d'émotion" qui se fait sentir à l'idée que Gros Pépère repose sur sa table, plutôt que de gambader dans le Jura vaudois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

DSM-Firmenich: proposition d'un nouveau président

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Richard Ridinger, proposé comme président de DSM-Firmenich, a notamment été directeur général de Lonza de 2012 à 2019 (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le spécialiste des arômes, parfums et ingrédients DSM-Firmenich a annoncé mardi que Thomas Leysen, président du conseil d'administration, a décidé de se retirer de ses fonctions. Richard Ridinger a été proposé comme successeur.

Le conseil d'administration a proposé à l'unanimité M. Ridinger, actuellement administrateur indépendant, pour succéder à M. Leysen, indique un communiqué paru mardi.

M. Leysen quittera ses fonctions une fois son successeur élu, estimant que la fusion est désormais pleinement achevée et la direction stratégique établie.

M. Ridinger dispose de plus de trois décennies d'expérience dans les secteurs des sciences de la vie, de la chimie de spécialité et de la santé, notamment en tant que directeur général de Lonza de 2012 à 2019.

Les actionnaires seront invités à approuver sa nomination lors d'une assemblée générale extraordinaire prévue le 19 octobre 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Genève

[ITW] Les conseils pour retrouver au mieux le rythme de la rentrée

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(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Reprendre le rythme de la rentrée n’est pas forcément facile pour tout le monde. D’autant plus que cette année, la reprise du travail ou de l’école se fait très tôt et que l’été caniculaire n’a pas aidé à la récupération.

Lundi 17 août, c’était la grande rentrée scolaire. Et qu’on le veuille ou non, nous avons dû retrouver le rythme de la vie normale pour aller soit à l’école soit au travail.

Idéalement, il faudrait instaurer le retour des habitudes une semaine avant. Mais certains ont profité des vacances jusqu’au dernier moment. Donc forcément, le retour à la réalité est parfois un peu brutal. 

Laurence Bayer est biologiste responsable au centre de médecine du sommeil des HUG, elle donne quelques conseils de dernières minutes:

Laurence BayerBiologiste responsable au centre de médecine du sommeil des HUG

"Vous n'avez pas trop le choix, car la contrainte fait que le matin, vous êtes obligé de vous lever. Vous vous retrouvez un peu en dette de sommeil, mais vous allez très vite régulariser la situation au bout d'une semaine. Il n'y a pas que le sommeil: la régularité des repas compte aussi."

Certains vont peut-être vouloir miser sur le week-end en faisant par exemple 2 heures de sieste. Attention c’est un mauvais calcul, comme l’explique Laurence Bayer:

Laurence BayerBiologiste responsable au centre de médecine du sommeil des HUG

"Faire deux heures de sieste le week-end n'est pas une bonne idée. Elle devrait idéalement durer entre 5 et 20 minutes. De même, il vaut mieux éviter de décaler son réveil de deux heures pour faire de longues grasse matinées."

Retrouvez l'interview de Laurence Bayer en intégralité ci-dessous:

Laurence BayerBiologiste responsable au centre de médecine du sommeil des HUG

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Economie

Sandoz s'offre les droits commerciaux sur des biosimilaires chinois

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Le géant rhénan des ersatz de médicaments poursuit sa quête de nouveaux traitements biosimilaires dans l'Empire du Milieu. (archive) (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le géant rhénan des médicaments de substitution Sandoz s'est assuré les droits de distribution - hors de Chine - sur trois biosimilaires développés par Shanghai Henlius Biotech, avec une option pour un quatrième.

Le nouvel accord, qui étend une collaboration initiée l'an dernier avec deux produits, pourra porter sur un maximum de 10 biosimilaires, dont la plupart sont encore à un stade précoce de développement.

En l'état, le contrat prévoit l'acquitement par Sandoz d'une facture de jusqu'à 322 millions de dollars, paiement initial, versements d'étapes et option non remboursable comprises, dont 100,5 millions sur l'exercice en cours, indiquent les partenaires dans deux communiqués distincts lundi.

Le premier volet de ce partenariat se compose de versions biosimilaires de l'Erbitux (cétuximab) de l'allemand Merck, du Repatha (évolocumab) du californien Amgen, ainsi que du Benlysta (bélimumab) du britannique GlaxoSmithKline. L'option, elle, porte sur une hyaluronidase recombinante.

Sandoz souligne de son côté que le nouvel accord doit porter à 39 le nombre de ses actifs dans le juteux segment des biosimilaires, voire 46 en cas de mise en oeuvre de l'accord dans son intégralité.

L'Erbitux a généré des recettes de 1,18 milliard d'euros (1,11 milliard de francs) en 2025, le Repatha de 1,66 milliard de dollars (1,35 milliard de francs) et le Benlysta de 1,77 milliard de livres (1,95 milliard de francs).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Agriculture: Markus Ritter (USP) pense que 2026 sera pire que 2003

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Président de l'Union Suisse des Paysans, Markus Ritter n'a "encore jamais connu une telle sécheresse". (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Dans une interview accordée à CH Media, le président de l'Union suisse des paysans (USP), Markus Ritter, estime que les pertes subies par le secteur agricole en raison de la canicule estivale sont supérieures à celles de 2003.

À l'époque, l'Union suisse des paysans avait chiffré les dégâts à près de 500 millions de francs.

Comme toutes les régions sont touchées cette année, les pertes seront certainement plus importantes. Il est toutefois encore trop tôt pour se prononcer avec certitude.

La situation est exceptionnelle, car les sols avaient déjà entamé l’été avec un déficit hydrique. "Personnellement, je n’ai encore jamais connu une telle sécheresse", a déclaré M. Ritter lors d’une interview accordée à CH-Media.

La situation s’annonce mauvaise pour les pommes de terre et les betteraves sucrières. Les rendements seront également moindres pour le maïs.

En conséquence, les prix des denrées alimentaires devraient s'en ressentir. Des hausses de prix sont notamment probables pour les pommes de terre et les betteraves sucrières. La situation semble meilleure pour le blé et l’orge, car une grande partie de ces cultures avait poussé avant la période de sécheresse et avait pu être récoltée dans de bonnes conditions.

Les détaillants ont fait savoir qu’ils étaient prêts à prendre en compte certains coûts supplémentaires liés à la sécheresse. "Il y aura des négociations", a déclaré M. Ritter. C’est toutefois l’agriculture qui subira les pertes financières les plus importantes. Si, par exemple, un maraîcher enregistre une baisse de rendement d’un tiers et que les prix à la production augmentent de 10 %, il se retrouvera au final avec nettement moins de bénéfices.

"Le plus important est de ne pas céder à la panique"

La situation est également particulièrement tendue chez les éleveurs. En raison de la pénurie de fourrage, beaucoup ont déjà puisé dans leurs réserves d’hiver. Les prix du foin ont augmenté jusqu’à 50 %. Comme les animaux se vendent difficilement dans la situation actuelle, un plus grand nombre d’entre eux finissent chez le boucher. En juin et juillet, 7000 vaches de plus ont déjà été abattues par rapport à l’année dernière. Avec le retour prématuré des animaux des Alpes, le nombre d’abattages devrait encore augmenter.

M. Ritter s'oppose toutefois à la déclaration d'une situation d'urgence. "Le plus important est de ne pas céder à la panique". L'Union suisses des paysans collabore étroitement avec l’administration fédérale et le Conseil fédéral. Entre autres mesures, de l’eau est acheminée par les airs vers certains alpages et les droits de douane sur les importations d’aliments pour animaux ont été supprimés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les assurés suisses ne profitent que peu des rabais des médicaments

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Le Contrôle fédéral des finances souligne des contrôles insuffisants concernant les répercussions des rabais des médicaments sur les assurés suisses (image d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les rabais des médicaments profitent plus aux cabinets médicaux, aux hôpitaux et aux pharmacies qu'aux patients suisses, critique le CDF. Alors que les avantages s'élèvent à 743 millions de francs par an, seuls 12% sont répercutés sur les assureurs et les assurés.

L'industrie pharmaceutique octroie des réductions et d'autres avantages matériels liés à la remise de médicaments aux cabinets médicaux, aux pharmacies et aux hôpitaux. Ceux-ci sont légalement tenus de répercuter ces avantages aux assureurs et assurés. Les contrôles en la matière de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) sont insuffisants, déplore le Contrôle fédéral des finances (CDF) dans un rapport publié mercredi.

En 2024, les coûts des médicaments pris en charge par l'assurance obligatoire des soins ont atteint 9,9 milliards de francs. En parallèle, le CDF estime à 743 millions par an, soit près de 8% des 9,9 milliards, les avantages octroyés par la pharma. Seuls 88 millions de francs (12%) de ces avantages sont répercutés sur les assureurs et les assurés. Ainsi, les cabinets médicaux, les pharmacies et les hôpitaux en conservent 655 millions (88%).

Le CDF souligne des lacunes dans le système de surveillance. Premièrement, il manque des données sur l'ampleur et la nature des avantages matériels. De plus, aucun chiffre n'est disponible quant à la nature des avantages matériels accordés par les grossistes aux fournisseurs de prestation, ni leur volume. Le CDF relève que ses conclusions sont donc entourées de grandes incertitudes.

Par ailleurs, l'OFSP manque de personnel en charge de cette surveillance, en raison de mesures d'économies et d'une priorisation modifiée lors de la crise du Covid-19. Le CDF mentionne toutefois certains points positifs, comme une plateforme destinée aux lanceurs d'alertes. Dans sa prise de position dans le rapport, l'OFSP accepte dans une large mesure les recommandations du CDF.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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