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Au Ghana, on commémore la fin de l'esclavage aux Etats-Unis

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Le président ghanéen John Dramani Mahama (à g.) assiste aux commémorations du Juneteenth, à Accra. (© KEYSTONE/AP/Reuben Ekow Quansah)

Des humains enchaînés, à demi-nus, poussant des cris déchirants qui résonnent dans le château de Christiansborg, à Accra, face à la mer: les spectateurs, descendants d'esclaves, étaient émus aux larmes vendredi lors de la 1ère commémoration au Ghana de "Juneteenth".

Cette reconstitution, mettant en scène des esclaves sur le point de traverser l'Atlantique a constitué le point d'orgue d'une conférence de trois jours organisée par le Ghana, afin de définir les prochaines étapes à la suite de la résolution historique de l'ONU qualifiant la traite transatlantique des esclaves de crime le plus grave contre l'humanité.

Bien qu'elle ne soit pas contraignante, cette résolution, adoptée par 123 Etats membres de l'ONU, demande aux nations impliquées dans la traite négrière de s'engager en faveur de la justice réparatrice.

L'esclavage a définitivement pris fin aux Etats-Unis le 19 juin 1865, devenu jour férié au pays de l'oncle Sam depuis 2021 seulement sous le nom de "Juneteenth".

"Voir des bébés et des jeunes enfants (tenus dans les bras de mères enchaînées), c'était trop réaliste pour moi", explique à l'AFP Gaynel Diana Curry, présidente du Forum permanent des Nations unies sur les personnes d'ascendance africaine, originaire des Bahamas.

"Et entendre les cris et les gémissements provenant des cachots (...), ça m'a vraiment bouleversée", ajoute-t-elle.

"Que des gens aient réellement vécu cela, et que l'homme puisse se montrer si cruel envers ses semblables...", souffle-t-elle en sortant un mouchoir de son sac-à-main.

"Notre souffrance mise en scène"

A son côté, une femme sanglote, les yeux inondés de larmes.

Non loin, Verene Shepherd, jamaïcaine, professeure d'histoire, explique que si cette représentation pouvait ressembler à un simple divertissement, "pour nous qui sommes les descendants, c'est notre souffrance qui est mise en scène".

La conférence organisée au Ghana visait à traduire en engagements concrets la résolution de l'ONU adoptée en mars en vue de réparer les injustices historiques liées à l'esclavage.

Pour la Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, présente au château de Christiansborg, l'un des nombreux vestiges de la traite négrière qui parsèment la côte ghanéenne, "rien ne l'avait préparée" à ce spectacle. C'était "la réalité crue de l'oppression", décrit-elle.

Le président ghanéen, John Mahama, présent lors de la commémoration, a expliqué qu'elle rendait hommage aux descendants d'esclaves aux États-Unis "pour leur résilience, pour leur survie, pour leur force".

La conférence organisée par le Ghana a abouti à un document de dix pages contenant des décisions "de grande portée", selon le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa.

"Nous obtiendrons la justice réparatrice de notre vivant", a-t-il assuré.

Le Ghana était considéré comme la plaque tournante de l'esclavage transatlantique, mais il est désormais "en train de passer du statut de scène de crime à celui de sanctuaire de guérison et de justice réparatrice", a affirmé le ministre à l'ouverture de la conférence.

Le document final énumère, entre autres décisions, un appel "à la mobilisation de ressources financières et techniques adéquates et durables, notamment par le biais de la coopération internationale et d'approches de financement innovantes, afin de soutenir les efforts et les initiatives en matière de réparations".

Pour Julius Garvey, fils de Marcus Garvey, célèbre militant noir des droits civiques né à la Jamaïque, "la réparation est plus qu'une simple compensation, il s'agit de restaurer la dignité".

Depuis plusieurs années, le Ghana s'est imposé comme le fer de lance de la reconnaissance des crimes de l'esclavage et du travail mémoriel.

Dernièrement, plus de 1000 membres de la diaspora ont obtenu la citoyenneté ghanéenne, la plupart des Afro-Américains attirés par un mélange de motivations historiques, culturelles et personnelles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump dit se réjouir du pacte de défense Ankara, Islamabad et Ryad

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La Turquie, le Pakistan, et l'Arabie saoudite ont en commun de participer aux efforts de règlement du conflit déclenché par Donald Trump et Israël contre l'Iran. (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Le président américain Donald Trump s'est dit dimanche "très content" de la signature entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan d'un pacte de défense. Ces pays "seront enfin capables de se défendre de manière significative", a-t-il écrit sur Truth Social.

L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, tous trois alliés de Washington, ont conclu un pacte de défense le 7 août, dans un contexte marqué par des attaques contre le royaume saoudien et la guerre au Moyen-Orient.

"Cela montre que le Moyen-Orient se rassemble et que les pays seront enfin capables de se défendre de manière significative", a déclaré le président américain sur son réseau social.

Guerre en Iran

L'Arabie saoudite, où a été signé l'accord, entend ainsi renforcer ses alliances sécuritaires après avoir été ciblée par l'Iran en représailles aux bombardements américains. Ryad fait également face à une reprise des hostilités au Yémen avec les rebelles houthis.

La Turquie, le Pakistan et l'Arabie saoudite ont en commun de participer aux efforts de règlement du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis.

Selon des analystes, cet accord est aussi un moyen pour les signataires de s'éloigner des Etats-Unis, perçus comme un allié de moins en moins fiable dans la région et qui peine notamment à intercepter l'ensemble des drones et missiles balistiques tirés par l'Iran et ses mandataires sur les pétromonarchies du golfe Persique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Incendie en Belgique: une ville allemande partiellement évacuée

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L'incendie en Belgique a ravagé près de 3000 hectares dans une réserve boisée proche de la frontière allemande et difficile d'accès. (© KEYSTONE/AP/Valentin Bianchi)

La ville allemande de Monschau, frontalière de la Belgique, a ordonné dimanche soir l'évacuation immédiate d'un quartier en raison du vaste incendie qui ravage une forêt belge. Les flammes, qui ont déjà dévasté 3000 hectares, se rapprochent de l'Allemagne.

Dans un communiqué publié vers 22h30, la mairie de cette ville de 12'000 habitants indique avoir décidé d'évacuer deux rues "compte tenu de la propagation actuelle du feu et des fumées" ainsi que des prévisions météorologiques. Des notifications d'alerte ont été envoyées aux habitants, pour qui un centre d'accueil temporaire a été mis en place dans une école.

"Cette mesure vise à protéger la population. L'évolution de l'incendie est évaluée en continu", ajoute la mairie.

Plus tôt dans l'après-midi, Monschau (Montjoie) avait déjà recommandé de quitter les lieux, quand le front des flammes se situait à 1,5 kilomètre de la frontière allemande et à 1,8 kilomètre de la zone habitée la plus proche.

Pompiers allemands en appui

L'incendie en cours en Belgique a ravagé près de 3000 hectares dans une réserve boisée difficile d'accès et est l'un des pires de l'histoire du pays.

Dans l'après-midi, la ville de Monschau pointait que les flammes ne devraient pas atteindre le territoire allemand, mais qu'"une forte pollution de l'air à cause des fumées" serait à prévoir.

Les pompiers d'Aix-la-Chapelle et de la région viennent en appui à la lutte contre l'incendie, ajoute le communiqué actualisé.

Les autorités belges avaient déjà ordonné l'évacuation de la localité de Küchelscheid, à 10 minutes en voiture de Monschau.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, 1800 personnes avaient par ailleurs été évacuées dans l'ouest de l'Allemagne à cause d'un incendie affectant 300 hectares et menaçant des habitations.

Le feu est désormais en grande partie maîtrisé, ont annoncé dimanche les autorités locales à la chaîne de télévision publique WDR.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump affirme réduire les exercices militaires avec Séoul

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Les exercices militaires américano-coréens "Ulchi Freedom Shield" doivent débuter lundi et durer 11 jours (archives). (© KEYSTONE/AP/Lee Jin-man)

Le président américain Donald Trump a annoncé "réduire considérablement" la participation américaine à des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud à cause de sa "très bonne relation avec Kim Jong-un". Mais selon Séoul, ils ont commencé lundi comme prévu.

L'annonce de M. Trump, réalisée sur son réseau social Truth Social, vient s'inscrire dans la longue liste de camouflets adressés par le président américain à des alliés historiques des Etats-Unis depuis son retour à la Maison-Blanche en 2025.

Il dénonce dans son message des exercices "non seulement coûteux" et qui "envoient un signal totalement inapproprié et hostile" envers la Corée du Nord. Ce pays, "depuis que Donald Trump est président, s'est montré non menaçant et respectueux", a-t-il ajouté à la troisième personne.

Baptisés "Ulchi Freedom Shield", ces exercices annuels ont commencé "comme prévu" lundi, a annoncé le ministère sud-coréen de la défense. Devant durer onze jours, ils doivent mobiliser 18'000 soldats sud-coréens ainsi que des effectifs issus du contingent américain de 28'500 hommes stationnés dans le pays.

Rendez-vous estival régulier pour les forces armées sud-coréennes et leurs alliés américains, ces manoeuvres sont conçues pour les préparer à la défense contre la Corée du Nord, par ailleurs dotée de l'arme nucléaire.

"Non merci"

Sur Truth Social, Donald Trump a également fait mention de la non-participation de Séoul aux opérations militaires américaines contre l'Iran. "Bien que ce soit relativement sans rapport (?), j'ai récemment demandé au président de la Corée du Sud [s'il voulait] se joindre à nous dans la dénucléarisation de la République islamique d'Iran et [il a] dit: 'Non merci'", a écrit le président américain.

Le président sud-coréen Lee Jae-myung avait affirmé en juin, en pleine accalmie dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, que Donald Trump souhaitait à présent se concentrer sur la résolution de "la question nord-coréenne".

Considéré comme conciliant envers la Corée du Nord, Lee Jae-myung a pris le contrepied de son prédécesseur, réputé pour sa fermeté, depuis son arrivée au pouvoir en juin 2025, offrant à Pyongyang des pourparlers sans conditions préalables. Mais les autorités de Corée du Nord n'ont pour l'instant pas donné suite à ces offres répétées.

"Kim Jong-un et moi"

La veille de son annonce, Donald Trump avait publié sur Truth Social une image le montrant avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors de leur rencontre historique en 2019, pendant le premier mandat du milliardaire américain.

"Malgré les apparences peu amicales sur cette photographie en particulier, il y en a beaucoup où nous sourions", avait-il écrit comme légende, ajoutant: "Kim Jong-un et moi, nous nous entendons très bien".

Pyongyang avait dénoncé jeudi les exercices militaires conjoints à venir entre Washington et Séoul et prévenu d'une possible riposte par des mesures "de dissuasion" renforcées. La Corée du Nord avait tiré mercredi un missile balistique au-dessus de la mer du Japon en signe de protestation. Elle voit dans ces exercices une répétition en vue d'une invasion.

La Corée du Nord joue un rôle de plus en plus actif dans les conflits internationaux, notamment en soutenant la Russie dans sa guerre en Ukraine. Dimanche, les médias d'Etat nord-coréens ont souligné que Kim Jong-un s'était dit "fier" de sa relation avec la Russie dans une lettre envoyée au président russe Vladimir Poutine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Sébastien Pocognoli à la tête de l'Ecosse

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Sébastien Pocognoli est le nouveau sélectionneur de l'Ecosse (© KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER)

Adversaire de la Suisse lors de la prochaine Ligue des nations en division B, l'Ecosse a trouvé son nouveau sélectionneur. Il s'agit de Sébastien Pocognoli.

L'ancien entraîneur de Monaco et de l'Union St-Gilloise a été nommé dimanche en remplacement de Steve Clarke, a annoncé la fédération. Le Belge de 39 ans a été engagé pour un contrat de deux ans.

Pocognoli a qualifié sa nomination "d'honneur" sur le site de la fédération écossaise. "Avec mon staff technique, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour offrir (aux supporters écossais, ndlr) une équipe dont ils pourront être fiers."

Steve Clarke a démissionné de son poste en juillet après l'élimination de l'Ecosse en phase de groupes de la Coupe du monde 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un deuxième RS pour le relais suisse du 4x100 m 4 nages

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Ashton, Mityukov, Ponti et Gartmann (de gauche à droite) ont battu deux fois le record de Suisse du 4x100 m 4 nages dimanche (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Mission accomplie pour le relais masculin du 4x100 m 4 nages suisse dimanche dans la dernière finale des Européens de Paris.

Roman Mityukov, Gian-Luca Gartmann, Noè Ponti et Balint Ashton n'ont certes pas pu éviter la 8e et dernière place, mais ils ont amélioré le record de Suisse battu en séries.

Le quatuor helvétique a réalisé 3'32''49 pour battre de 81 centièmes une marque qu'il avait battue le matin lors des séries. Au final, les quatre hommes ont retranché dimanche près de trois secondes à un record réalisé lors des Mondiaux 2023 par Mityukov et Ponti déjà, en compagnie d'Antonio Djakovic et Jérémy Desplanches (3'35''46).

Le Genevois Roman Mityukov a lancé ce relais en 53''81, se montrant moins rapide que lors des séries (53''69). Ses compères ont en revanche tous fait mieux que le matin. Médaillé de bronze du 100 m papillon dans ces joutes, Noè Ponti a nagé en 49''40, signant le meilleur chrono dans cette nage devant Léon Marchand (49''64).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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