La qualité de l'air que nous respirons a un impact direct sur notre santé et notre bien-être. Que l'on vive en ville ou à la campagne, des particules fines circulent en permanence, invisibles, mais parfois très nocives. Pour comprendre leurs effets, il faut d'abord savoir ce que signifient les termes PM10, PM2.5 et PM1, et comment ces particules sont mesurées.
Qu'est-ce qu'une particule fine ?
Une particule fine est un minuscule fragment solide ou liquide en suspension dans l'air. Sa taille se mesure en micromètre (µm), soit un millième de millimètre. Pour se représenter leur finesse, un cheveu humain mesure environ 70 µm de diamètre : une particule PM2.5 est donc trente fois plus petite.
Elles proviennent de deux grandes sources. Les sources naturelles regroupent les pollens, les embruns marins, les poussières désertiques ou les cendres volcaniques. Les sources anthropiques, c'est-à-dire liées aux activités humaines, incluent le trafic routier, le chauffage au bois, l'industrie ou encore l'agriculture (épandages et labours).
Plus les particules sont fines, plus elles représentent un danger pour la santé. Elles peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires et, pour les plus petites, finir par atteindre la circulation sanguine. C'est pourquoi il est essentiel de comprendre l'impact des particules fines pour mieux s'en protéger.
Les différences entre PM10, PM2.5 et PM1
Le terme PM vient de l'anglais Particulate Matter, qui signifie "particule en suspension". Le chiffre qui l'accompagne indique le diamètre maximal de la particule, exprimé en micromètre (µm).
PM10 : diamètre inférieur ou égal à 10 µm. Ces particules se déposent principalement dans les voies respiratoires supérieures, comme le nez et la gorge.
PM2.5 : diamètre inférieur ou égal à 2,5 µm. Plus fines, elles pénètrent plus profondément jusqu'aux bronches et bronchioles, avec un impact plus marqué sur la santé.
PM1 : diamètre inférieur ou égal à 1 µm. Ce sont les plus dangereuses, capables de franchir la barrière pulmonaire et d'atteindre la circulation sanguine.
Pourquoi les PM1 sont les plus préoccupantes ?
Les PM1 sont les particules les plus fines, capables de pénétrer jusqu'au cœur des alvéoles pulmonaires et même de passer dans la circulation sanguine. Cette caractéristique les rend particulièrement dangereuses, car elles sont liées à plusieurs risques :
augmentation du risque cardiovasculaire,
aggravation de maladies respiratoires chroniques comme l'asthme,
inflammations persistantes en cas d'exposition prolongée.
Les PM2.5, plus fréquentes lors des épisodes de pollution urbaine, font, elles aussi, l'objet d'une surveillance attentive par l'OFEV (Office fédéral de l'environnement) en Suisse. Les PM10, plus grosses, provoquent surtout des irritations et une gêne respiratoire.
Comment mesurer les particules fines ?
Mesurer les PM10, PM2.5 et PM1 est essentiel pour anticiper les risques pour la santé et mettre en place des solutions de filtration efficaces. Grâce aux capteurs modernes et aux systèmes de filtration performants, on peut désormais suivre leur présence en temps réel et en réduire l'impact.
1. La pesée gravimétrique
Cette technique traditionnelle consiste à faire passer un volume d'air à travers un filtre qui retient les particules, avant de les faire peser en laboratoire. Très précise, elle reste la méthode de référence réglementaire, mais elle ne fournit pas de résultats en temps réel.
2. Les capteurs optiques
Ces capteurs détectent les particules grâce à un faisceau lumineux. La lumière est diffusée différemment selon la taille et la quantité de particules, ce qui permet d'estimer instantanément les concentrations dans l'air.
3. Les réseaux connectés et stations de surveillance
Dans de nombreuses villes suisses, des capteurs connectés suivent désormais la qualité de l'air en continu. Les données sont souvent accessibles au public sous forme de cartes interactives, indiquant les zones et périodes les plus exposées à la pollution.
Comment se protéger des PM10, PM2.5 et PM1 ?
Même si l'air extérieur échappe à notre contrôle, il existe plusieurs gestes simples pour limiter l'exposition aux particules fines.
Évitez autant que possible les zones très circulées aux heures de pointe et privilégiez les moments où la qualité de l'air est meilleure pour aérer votre logement.
À l'intérieur, l'usage de filtres HEPA ou de purificateurs d'air permet de capturer une grande partie des PM2.5 et PM1.
Réduire les sources de pollution domestique, comme l'utilisation d'anciens appareils de chauffage au bois, contribue à assainir durablement l'air que vous respirez.
Dans les environnements professionnels ou industriels, mettre en place des systèmes de filtration adaptés est indispensable pour protéger la santé des collaborateurs. Camfil, spécialiste des solutions de filtration d'air pour le secteur B2B, propose une gamme complète d'équipements : purificateurs d'air, épurateurs industriels, dépoussiéreurs et filtres HEPA, conçus pour répondre aux exigences des secteurs tertiaires comme industriels.