Rejoignez-nous

Economie

UBS-CS: l'USS réclame le maintien des emplois et un bon plan social

Publié

,

le

Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, a exigé des garanties pour le personnel mardi, après le rachat de CS par UBS. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Après le rachat éclair de Credit Suisse par UBS, l'Union syndicale suisse (USS) exige le maintien des emplois et des mesures de prévention. Ce n'est pas aux employés de payer "pour les fautes des managers de la banque et des autorités", tonne-t-elle.

Dans une conférence de presse commune à Berne, la centrale syndicale a exprimé son soutien mardi à l'Association suisse des employés de banque (Aseb) dans sa lutte pour maintenir les emplois et obtenir un bon plan social.

"Les deux banques ont le devoir d'éviter des coupes brutales. L'enjeu est colossal pour les 17'000 employés de Credit Suisse. Directement ou indirectement, des dizaines de milliers d'emplois sont potentiellement menacés", estiment les syndicats.

L'USS fustige les "risques excessifs des responsables de CS qui ont acculé la banque à la faillite" et accuse la Confédération et la BNS d'avoir "jeté de la poudre aux yeux" à la population en prétendant avoir réduit les problèmes des banques d'importance systémique. "Il convient d'éviter que de tels événements se reproduisent", clame-t-elle.

"Task force"

C'est à la fois "horrible et vrai", constate la faîtière: quinze ans après UBS, c'est au tour de Credit Suisse (CS) de devoir être sauvé par l'Etat. Les grands perdants sont "les employés de CS et la population, alors que les anciens responsables de CS ont quitté le navire depuis longtemps avec leurs millions".

L'Aseb réclame des mesures pour favoriser la reconversion du personnel qui sera touché par les rationalisations et demande d'éviter tout licenciement jusqu'à fin 2023.

Les deux organisations estiment urgente la mise en place d'une "task force" réunissant d'ici la fin du mois les partenaires sociaux - donc aussi UBS - afin de préparer un "parapluie de sauvetage" pour le personnel".

Un tel groupe de travail représente un espace structuré pour mener des négociations, a précisé le président de l'USS Pierre-Yves Maillard.

Protection pour les plus de 55 ans

En cas de licenciements, l'USS demande que les personnes concernées puissent retrouver un travail le plus vite possible. Lors de la fusion, les contrats de travail qui seront transférés doivent être assortis d'une protection contre le licenciement, en particulier pour les plus de 55 ans, exige-t-elle encore.

A l'avenir, il reviendra aux autorités de veiller à ce que les banques disposent d'assez de réserves en liquidités et en fonds propres "pour pouvoir supporter elles-mêmes les pertes dans tous les cas de figure". Des restrictions sur la prise de risques des banques doivent être imposées, "et les bonus qui poussent vers les risques doivent disparaître", exige aussi l'USS.

Mais il ne s'agit pas de supprimer les bonus à tous les employés: pour nombre d'entre eux, ils représentent le 13e salaire, a indiqué le chef économiste de l'USS Daniel Lampart.

La conseillère fédérale en charge des finances Karin Keller-Sutter "va devoir expliquer pourquoi on soutient UBS et CS alors que dans le même temps, on économise sur les rentes AVS et on fait baisser celles du 2e pilier" (...), sans compter que "les primes maladie ne cessent de prendre l'ascenseur", relèvent encore les syndicats.

Selon l'institut de recherches BAK Economics, le rachat de CS menace directement "entre 9500 et 12'000 emplois", soit jusqu'à près d'un tiers des effectifs cumulés des deux banques en Suisse (quelque 40'000 postes à elles deux).

Paquet d'aides

La reprise de CS par Credit Suisse pour 3 milliards de francs, annoncée dimanche suite à une série de déboires de CS touchée notamment par des retraits de fonds extrêmement importants, a été rendue possible par un engagement massif de la Confédération et de la Banque nationale suisse (BNS).

La Confédération a accordé une garantie de 9 milliards de francs à UBS afin de réduire les risques liés à l'opération.

Les deux groupes bancaires peuvent aussi "obtenir (de la BNS) une aide sous forme de liquidités jusqu'à concurrence de 100 milliards de francs au total, au moyen d'un prêt couvert par un privilège en cas de faillite". Par ailleurs, la BNS peut allouer à Credit Suisse une aide "jusqu'à concurrence de 100 milliards de francs sous la forme d'un prêt couvert par une garantie de la Confédération".

La directrice de l'Aseb Natalia Ferrara a demandé que les milliards de francs de garantie de la Confédération soient liés à des conditions en faveur du personnel. Les employés d'UBS seraient eux aussi dans l'incertitude.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Economie

Pétrole et gaz en recul, passages de navires dans le détroit

Publié

le

Tant le cours du baril de Brent que celui de son homologue américain refluaient jeudi (archives). (© KEYSTONE/EPA/FAZRY ISMAIL)

Les cours des hydrocarbures poursuivaient leur décrue jeudi, après la signature d'un accord avec l'Iran qui apparaît comme largement favorable à la République islamique.

Pour Donald Trump, l'or noir coule à nouveau à flot et les prix reculent, a fanfaronné le président américain sur son réseau Truth Social.

Vers 17h30, le prix du baril de Brent de la mer du Nord s'affaissait de 2,66% à 77,43 dollars, quand celui de West Texas Intermediate (WTI) américain refluait de 3,01% à 74,45 dollars.

Les prix du gaz TTF reculaient eux de 3,25% à 40,56 euros le mégawattheure, "au plus bas depuis le 20 avril", a noté TradingEconomics.

"Le prix du Brent est passé sous la barre des 78 dollars le baril, son plus bas niveau depuis mars", les marchés digérant la conclusion d'un accord entre Washington et Téhéran, pointent les experts de la plateforme. Les premiers signes de progrès sont apparus avec le passage de plusieurs navire dans le détroit d'Ormuz, après des semaines d'interruption.

Un retour à la normale des flux pourrait permettre aux principaux producteurs et notamment l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l'Irak de relancer la production de millions de barils. "Le prix a déjà chuté de 38% depuis son plus haut en quatre mois en avril", ont-ils poursuivi.

UBS, dans un commentaire, a relevé que "la signature de l'accord réduit le risque d'un échec de dernière minute des négociations, mais il reste à voir à quelle vitesse les mines pourront être retirées du détroit d'Ormuz et le trafic pourra revenir à la normale".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Economie

Importante raffinerie frappée à Moscou par une attaque ukrainienne

Publié

le

Des panaches de fumée s'élèvent à la suite d'une attaque de drones ukrainiens, à Moscou. Un incendie s'est déclaré dans une installation pétrolière stratégique. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

L'Ukraine a lancé tôt jeudi matin sa plus importante attaque de drones contre Moscou depuis au moins deux ans, provoquant des incendies dans la région autour de la capitale russe et perturbant le fonctionnement de ses principaux aéroports, selon les autorités.

Plusieurs projectiles ont touché une importante raffinerie moscovite au cours de cette "attaque de grande envergure", a affirmé le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, sans préciser l'étendue des dégâts.

Ces bombardements spectaculaires interviennent au moment où Vladimir Poutine accueille à Kazan, à environ 700 km à l'est de la capitale russe, des dirigeants asiatiques pour un sommet où il est question, entre autres, de la poursuite des livraisons d'hydrocarbures russes à l'Asie.

Le président russe n'a pas fait allusion à cette attaque dans son discours pendant la session plénière de ce sommet jeudi matin mais son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, interrogé sur ce sujet, a affirmé que la Russie continuerait d'effectuer "des frappes massives" contre l'Ukraine.

Le chef de l'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky a, quant à lui, qualifié l'attaque de "réponse pleinement justifiée" aux frappes russes.

"Le principal, c'est que le peuple russe commence à sentir qu'un seul homme, Poutine, livre cette guerre, tandis que des gens ordinaires en payent tout le prix", a-t-il ajouté, dans un message audio envoyé à la presse.

De grands panaches de fumée noire s'échappaient toujours jeudi après-midi de la raffinerie de la compagnie russe Gazpromneft située dans le quartier de Kapotnia, dans le sud-est de Moscou, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Des hélicoptères étaient engagés pour lutter contre les flammes, toujours selon un journaliste de l'AFP, tandis qu'une odeur âcre flottait dans l'air.

Un important incendie, toujours en cours jeudi après-midi, s'est aussi déclaré dans le grand marché couvert Sadovod, situé dans la zone. Un autre centre commercial a également pris feu mais les flammes ont été maîtrisées, d'après les autorités.

"C'est vraiment terrifiant", témoigne auprès de l'AFP Valentina, 29 ans, réveillée par le bruit. Elle désigne de la main les colonnes de fumée noire qui s'élèvent à quelques kilomètres de distance du parc où elle est sortie avec sa fille.

Cette raffinerie, déjà atteinte mardi par une frappe ukrainienne, assure plus d'un tiers des besoins en carburant de la capitale russe, notamment pour ses aéroports, selon des informations disponibles sur son site internet officiel.

Au moins 17 personnes parmi lesquelles deux enfants ont été blessées dans la région de Moscou au cours de ces bombardements, a dit son gouverneur.

Le fonctionnement des principaux aéroports moscovites (Vnoukovo, Chérémétievo, Joukovski, Domodedovo) a été suspendu pendant plusieurs heures.

Le ministère russe de la Défense a déclaré que plus de 500 drones ukrainiens avaient été interceptés pendant la nuit, le maire de Moscou affirmant que 180 ont été abattus au moment où ils s'approchaient de la capitale.

Il s'agit de la plus importante attaque contre la capitale russe depuis au moins deux ans, a rapporté l'agence de presse officielle russe Tass.

- Sommet parallèle en Russie -

Vladimir Poutine reçoit depuis mercredi soir des dirigeants asiatiques pour un sommet de deux jours entre la Russie et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean).

La Thaïlande, le Vietnam, le Cambodge, le Laos, la Malaisie et Singapour ont dépêché leur Premier ministre, tandis que les Philippines ont envoyé leur président, Ferdinand Marcos.

Ces derniers mois, Kiev a intensifié ses frappes de drones contre la Russie, visant notamment les infrastructures pétrolières, afin de tarir la manne des hydrocarbures permettant à Moscou de financer son effort de guerre.

Les négociations pour essayer de mettre fin au conflit, déclenché par l'attaque russe à grande échelle contre l'Ukraine en février 2022, restent dans l'impasse, tandis que l'avancée des forces russes sur le front ukrainien a fortement ralenti cette année.

L'Ukraine est pour sa part quasi-quotidiennement la cible de bombardements russes : dans la nuit de mercredi à jeudi, sept missiles et 239 drones ont été tirés vers son territoire, selon l'armée de l'air ukrainienne.

Conséquence, une personne a été tuée et onze autres blessées à Dnipro (centre-est) jeudi matin, et un homme est mort dans des frappes sur la région de Soumy (nord), ont signalé les autorités locales.

En début de semaine, au cours du sommet du G7 en France, le président américain Donald Trump a déclaré que Moscou devrait "conclure un accord" pour mettre fin à la guerre.

Note:

Ajoute réaction du chef de la diplomatie russe, nouveau bilan des blessés à Dnipro, état des incendies à Moscou jeudi après-midi

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Actualité

Khamenei dit avoir approuvé l'accord avec Washington

Publié

le

L'ayatollah Khamenei (à droite) a déclaré avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis malgré une "opinion différente" sur la question. (© KEYSTONE/EPA/WAEL HAMZEH)

Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a avalisé jeudi, avec des réserves, le protocole d'accord signé dans la nuit par Washington et Téhéran pour mettre fin au conflit régional, les Etats-Unis annonçant de leur côté la levée de leur blocus naval contre l'Iran.

Dans sa première réaction à la signature, l'ayatollah a déclaré dans un message écrit avoir approuvé l'accord malgré une "opinion différente", sans plus de détails.

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné ce dirigeant, qui n'a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars.

Donald Trump et son vice-président JD Vance ont eux crié "victoire" face à l'Iran, malgré les nombreuses critiques d'un accord jugé trop favorable à Téhéran par leurs opposants mais aussi plusieurs élus conservateurs.

Dans une interview au site Axios, le président américain a fait valoir que le recours à la force militaire pour arracher davantage de concessions à Téhéran aurait été contre-productif.

"Qu'est-ce que ça nous apporterait ? Le détroit d'Ormuz ne serait pas ouvert", a-t-il déclaré, ajoutant que "nous serions privés de pétrole pendant des mois".

L'incertitude demeure quant au lancement, au départ prévu vendredi au Bürgenstock (NW) des tractations prévues par le protocole en vue d'un accord final, d'une durée - prolongeable - de 60 jours.

M. Vance a affirmé que ce délai courait à partir de jeudi et affirmé qu'il pourrait se rendre "ce week-end" en Suisse. "Mais cela pourrait changer parce qu'il n'est pas facile d'avoir des réponses d'un pays comme l'Iran".

Ces négociations doivent être centrées sur le programme nucléaire iranien, après l'accord-cadre mettant un terme au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël, qui a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et secoué l'économie mondiale.

Reprise du trafic maritime

Dans l'attente, le trafic reprend dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, doublement verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre et le blocus américain.

Les forces américaines "ont laissé plus d'une douzaine de bateaux passer", a affirmé JD Vance.

La télévision d'État iranienne, citant un communiqué du Conseil suprême de sécurité nationale du pays, a annoncé que les navires souhaitant traverser le détroit d'Ormuz devront soumettre leur demande à un nouvel organisme gouvernemental chargé de superviser cette voie navigable.

Conformément aux termes du protocole, "aucun frais" ne sera perçu "pendant une période de 60 jours", a-t-elle rappelé.

"On a quand même le sentiment qu'aujourd'hui les Américains (...) ne veulent qu'une seule chose, c'est la réouverture du détroit d'Ormuz et que les autres questions mises en avant pour justifier cette guerre ne sont plus du tout d'actualité", analyse pour l'AFP Agnès Levallois, présidente de l'Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient.

Le président américain, qui a signé le protocole d'accord au château de Versailles, en France, s'est félicité des "prix du pétrole en baisse". "C'est un succès", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Les Bourses mondiales ont profité jeudi d'une nouvelle baisse des prix du pétrole, qui se rapprochent de leur niveau d'avant-guerre.

Mais la presse américaine est très sévère, fustigeant un accord-cadre offrant à l'Iran d'énormes avantages financiers, sans exiger le démantèlement de son infrastructure nucléaire.

Les Etats-Unis s'engagent, en cas d'accord définitif, à faciliter "avec leurs partenaires régionaux", notamment du Golfe, le déblocage d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l'Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.

"Iran puissant"

Côté iranien, le protocole d'accord a été signé par le président Massoud Pezeshkian qui a salué un document "historique" émanant d'un "Iran puissant". Il "acte l'échec des Etats-Unis", a commenté le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Téhéran peut de fait se féliciter d'avoir obtenu la promesse d'un déblocage de ses avoirs gelés à l'étranger et de la suspension des sanctions américaines sur la vente de pétrole iranien dès la mise en oeuvre du protocole.

Mais à Téhéran, Mina, une psychologue de 54 ans, doute que l'accord soit "durable". "Peut-être qu'après les 60 jours, les hostilités reprendront", dit-elle, interrogée depuis Paris par l'AFP.

Malgré l'apaisement, "le combat n'est pas terminé", a déclaré de son côté jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, "d'autres défis nous attendent".

Sans commenter directement l'accord, vivement critiqué en Israël y compris au sein du gouvernement, il a appelé à préserver la "relation vitale" avec les Etats-Unis.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète", a tancé JD Vance, appelant les contempteurs israéliens des décisions américaines "à prendre conscience de la réalité".

Appelant à préserver la "relation vitale" avec les Etats-Unis, M. Netanyahu n'en a pas moins réaffirmé que les forces israéliennes resteraient dans le sud du Liban et y conserveraient une "zone de sécurité", et ce "tant que les besoins sécuritaires l'exigeront", alors que le protocole d'accord prévoit "une cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Depuis l'annonce de sa conclusion, lundi, Israël a poursuivi ses frappes sur le pays voisin contre le Hezbollah pro-iranien, faisant huit morts, dont trois jeudi.

Le groupe chiite a annoncé en fin d'après-midi des affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, a lui appelé à "tirer profit" du protocole d'accord pour "expulser Israël" du territoire libanais.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Economie

Le commerce mondial des engrais réduit de 30%, selon la FAO

Publié

le

En plus de la guerre, plusieurs États dont la Chine, la Russie, la Turquie et l'Égypte, ont restreint leurs exportations d'engrais (archives). (© KEYSTONE/EPA/MIKE NELSON)

Le commerce mondial des engrais a été réduit de 30% en volume sur les quatre premiers mois de 2026 dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, indique jeudi la FAO, qui s'attend à une reprise "lente et inégale" même si le détroit d'Ormuz rouvrait en juin.

De janvier à avril, 41 millions de tonnes ont été échangées, contre 58 millions à la même période en 2025, les agriculteurs repoussant leurs achats devant la flambée des coûts des fertilisants et la faiblesse des cours des céréales, explique l'Organisation de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation.

Dans le même temps, plusieurs États dont la Chine, la Russie, la Turquie, l'Égypte, ont restreint leurs exportations d'engrais, réduisant encore les flux, ajoutent ces Perspectives sur la production alimentaire publiées jeudi.

En valeur, ce commerce est passé ces quatre premiers mois à 18 milliards de dollars, soit -18% sur un an.

Depuis le 28 février, la guerre et la fermeture du détroit d'Ormuz ont bloqué le commerce d'engrais du Golfe, mais aussi suscité une flambée générale du prix de ces matières dont la fabrication dépend du gaz.

Leurs prix ont en moyenne crû de 25% entre février et mai, et plus pour les engrais azotés, selon l'indice de suivi de la FAO.

Pour la FAO, "même si une réouverture progressive d'Ormuz à partir de juin est le scénario principal, la reprise concernant les intrants azotés, phosphatés et soufrés serait lente et inégale, maintenant des prix historiquement élevés bien qu'en recul".

Parmi les "grandes incertitudes", le "rythme et la pérennité" du cessez-le-feu, une éventuelle escalade supplémentaire au Proche-Orient, une météo pouvant affecter la demande, ou encore l'évolution des cours des céréales...

La croissance de la consommation d'engrais avait déjà ralenti en 2025, à 209 millions de tonnes, du fait du cours des céréales et, dans certaines régions, de conditions météorologiques défavorables à leur application ou de taux d'intérêt élevés.

Début mai, les prix des engrais azotés ont commencé à refluer du fait d'une moindre demande saisonnière. Mais "des inquiétudes subsistent pour la prochaine campagne agricole 2026-2027", les achats restant "au point mort" notamment en Europe ou en Amérique du Nord, dit la FAO.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Economie

Pas de plaques d'immatriculation pour les vélos "longtail"

Publié

le

Le sénateur Mauro Poggia (MCG/GE) visait les vélos cargos et "longtail" (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les vélos "longtail" ne devront pas être munis de plaques d'immatriculation. Le National a enterré jeudi une motion du Conseil des Etats qui concernait aussi les vélos cargos. Considérés comme des cyclomoteurs lourds, ces derniers doivent déjà être immatriculés.

Le sénateur Mauro Poggia (MCG/GE), à l'origine du texte, demandait une responsabilisation accrue des usagers. La longueur et le poids de ce type de véhicules les rendent moins maniables qu'un cycle ordinaire.

Le Conseil fédéral était opposé à la motion. Des prescriptions révisées concernant la mobilité douce sont entrées en vigueur l'été dernier. Elles prévoient l'obligation d'immatriculer les vélos cargos électriques, dont le poids total est supérieur à 250 kg, mais ne dépasse pas 450 kg, et qui sont équipés d'un système de propulsion électrique actif jusqu'à 25 km/h.

La Chambre du peuple a suivi l'avis du gouvernement. L'adoption de plaques d'immatriculation ne renforce pas la sécurité routière.

Concernant les vélos dits "longtail", ils sont considérés comme des cyclomoteurs légers limités à 25 km/h. La motion demanderait de revoir les catégories de véhicules, ce qui entraînerait une charge administrative supplémentaire. Il convient d'abord de voir les effets des dispositions récemment introduites.

Le texte a été tacitement rejeté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

InternationalIl y a 1 heure

Mondial 2026: Le Canada sans pitié face au Qatar

Le Canada a pris la tête du groupe B en écrasant 6-0 un Qatar réduit à neuf à Vancouver ce...

InternationalIl y a 3 heures

"L'entraîneur m'a dit de faire parler mon talent", lâche Manzambi

Johan Manzami a endossé son costume de sauveur pour permettre à la Suisse de s'imposer...

InternationalIl y a 4 heures

Johan Manzambi fait éclater le verrou bosnien

Gênée par la défense de la Bosnie, la Suisse s'en est remise à Johan Manzambi...

SuisseIl y a 6 heures

Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams jeudi soir. Pour gagner une rente mensuelle...

CultureIl y a 7 heures

Obama entouré d'anciens présidents pour l'inauguration de son musée

Trois anciens présidents américains, le républicain George W. Bush et les démocrates Bill Clinton et...

InternationalIl y a 7 heures

Tchèques et Sud-Africains dos à dos

Pour le début de la 2e journée du groupe A à Atlanta, la Tchéquie et...

InternationalIl y a 7 heures

Suisse - Bosnie: Widmer et Rieder in, Zakaria et Vargas out

Murat Yakin a procédé à deux changements pour le deuxième match de la Suisse à...

GenèveIl y a 8 heures

Gratuité des crèches et du parascolaire: contreprojets à élaborer

Les modes de garde d'enfants étaient au menu du Grand Conseil genevois jeudi. Trois initiatives,...

InternationalIl y a 9 heures

Le célèbre chêne de Robin des Bois serait mort, selon des experts

Un ancien chêne de la forêt de Sherwood, dans le nord de Angleterre, qui selon...

EconomieIl y a 9 heures

Pétrole et gaz en recul, passages de navires dans le détroit

Les cours des hydrocarbures poursuivaient leur décrue jeudi, après la signature d'un accord avec l'Iran...