Donald Trump est revenu mardi au tribunal de New York où l'attend la menace d'être condamné pour outrage à cause de ses attaques contre des témoins et jurés en marge de son procès pénal pour des paiements dissimulés à une ancienne star de films X en 2016.
S'exprimant à la presse juste avant d'entrer dans la salle d'audience, l'ancien président des Etats-Unis a concentré ses attaques sur son rival dans la course à la Maison Blanche, Joe Biden. Il l'a tenu responsable des tensions sur les campus universitaires à cause de la guerre entre Israël et le Hamas et l'a attaqué sur ses positions sur le conflit.
"Ce n'est pas un ami d'Israël, c'est certain. Et ce n'est pas non plus un ami du monde arabe", a-t-il lancé.
Premier ex-président des Etats-Unis à comparaître au pénal, Donald Trump est exposé au risque d'une condamnation judiciaire en pleine campagne électorale.
Lors de ce procès historique, il est jugé pour 34 falsifications de documents comptables de son groupe d'entreprises, la Trump Organization, pour dissimuler le paiement de 130'000 dollars à l'ancienne star de films X Stormy Daniels dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle de 2016.
L'argent avait servi à acheter le silence de l'actrice qui affirme avoir eu une relation sexuelle en 2006 avec le milliardaire républicain - ce qu'il nie -, alors qu'il était déjà marié à Melania Trump.
En présentant les charges au jury, les procureurs de Manhattan ont accusé Donald Trump d'avoir "orchestré un complot criminel" pour fausser le jugement des électeurs avant le scrutin de 2016 et sa victoire serrée contre Hillary Clinton, puis d'avoir "menti dans des documents comptables" pour "dissimuler" ce stratagème.
Faux, a rétorqué la défense, qui a assuré que Donald Trump étaient "totalement innocent" et que les paiements n'avaient rien d'illégal.
"Menteur"
Mais les débats sur le fond ont à peine commencé, lundi, que le tribunal se penche, mardi, sur la parole débridée de Donald Trump sur son réseau Truth Social et d'éventuelles violations de l'interdiction fixée par le juge Juan Merchan d'attaquer témoins ou jurés.
Dès le premier jour du procès, le 15 avril, le parquet avait demandé au juge de sanctionner Donald Trump d'une amende de 3000 dollars, notamment pour des invectives virulentes à l'égard de Stormy Daniels et de son ancien avocat Michael Cohen, devenu son ennemi juré et un témoin clé de l'accusation.
Le parquet était revenu à la charge trois jours plus tard, avec sept nouvelles publications sur Truth Social ou son site de campagne.
Le candidat républicain s'en est pris encore à Michael Cohen, qualifié de "menteur en série". Mais il a aussi repris à son compte les propos de Jesse Watters, un animateur en vue de la chaîne préférée des conservateurs Fox News, assurant sans preuve qu'"ils sont en train de choisir des activistes progressistes infiltrés qui mentent au juge pour faire partie du jury".
Anonymat
Le lendemain de cette publication, une jurée avait jeté l'éponge, disant craindre d'être reconnue. Pour éviter intimidations et pressions, le juge a imposé l'anonymat des jurés. C'est aussi pour cette raison, et face à la rhétorique parfois violente de Donald Trump, qu'il lui a interdit de s'en prendre aux jurés, aux témoins, au personnel du tribunal et aux représentants du ministère public, à l'exception du magistrat lui-même et du procureur de Manhattan Alvin Bragg.
Donald Trump conteste ces interdictions, qu'il considère comme des atteintes à sa liberté de faire campagne et les qualifie d'injustes car Michael Cohen ne se prive pas de le critiquer.
Pour punir d'éventuels outrages au tribunal, le juge peut ordonner des amendes mais aussi un emprisonnement n'excédant pas 30 jours.
"Si ce charlatan, complètement partisan, veut me mettre en taule pour avoir dit la vérité la plus évidente (...) cela serait un grand honneur", avait défié Donald Trump lors d'un meeting.
Après avoir entendu les arguments des parties, le juge prendra sa décision ou la mettra en délibéré.
Les débats au procès lui-même doivent reprendre à 11H00 (17h00 en Suisse).
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
La dirigeante de l'opposition vénézuélienne María Corina Machado a assuré samedi "ne pas regretter" sa décision d'offrir symboliquement son prix Nobel de la paix à Donald Trump. Elle a également assuré qu'elle coordonnait son retour au Venezuela avec les Etats-Unis.
"Il y a un leader dans le monde, un chef d'Etat dans le monde, un seul, qui a mis en danger la vie de citoyens de son pays pour la liberté du Venezuela, et c'est Donald Trump", a répondu Maria Corina Machado lors d'une conférence de presse à Madrid. On lui a demandé si elle n'était pas déçue par les actions de Washington depuis qu'il a évincé du pouvoir le président Nicolás Maduro en janvier.
"Et c'est quelque chose dont nous les Vénézuéliens nous nous rappellerons toujours (...) Par conséquent, non, je ne le regrette pas", a ajouté Maria Corina Machado, qui avait offert à Donald Trump sa médaille de lauréate du prix Nobel de la paix lors d'une rencontre en janvier 2026.
Coordination avec Washington
Evoquant son retour au Venezuela, où elle vivait dans la clandestinité avant de quitter le pays pour recevoir le Nobel à Oslo en décembre, Maria Corina Machado a assuré qu'elle coordonnait ce point avec Washington.
"J'en parle avec le gouvernement des Etats-Unis et nous le faisons de manière coordonnée, dans le respect mutuel et avec compréhension", a-t-elle déclaré. Elle a jugé le rôle de Washington "fondamental pour avancer vers une transition démocratique".
La lauréate du prix Nobel de la paix a également critiqué le président colombien Gustavo Petro, qui participe samedi à une réunion de dirigeants progressistes internationaux à Barcelone, et qui a appelé à la mise en place d'un gouvernement de coalition au Venezuela entre la présidente intérimaire Delcy Rodríguez et l'opposition, et a annoncé une visite au Venezuela le 24 avril.
María Corina Machado l'a rangé parmi les "acteurs ou forces qui cherchent désespérément des excuses, des manoeuvres, pour empêcher l'avancée du processus électoral au Venezuela".
"Le chaos"
"Delcy Rodríguez représente le chaos, Delcy Rodríguez représente la violence, Delcy Rodríguez et son régime représentent la terreur", a estimé Maria Corina Machado à propos de celle qui était la vice-présidente de Nicolas Maduro avant son éviction.
A Madrid, où elle est arrivée après un passage en France, Maria Corina Machado a rencontré vendredi les chefs de file de l'opposition de droite et d'extrême droite, mais pas le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez. Elle devait participer samedi en fin de journée à une manifestation avec des sympathisants.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
L'Iran a annoncé samedi reprendre "le strict contrôle" du détroit d'Ormuz en réaction à la poursuite du blocus américain des ports iraniens. Téhéran revient ainsi sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime essentielle pour le commerce d'hydrocarbures.
L'Iran avait "accepté de bonne foi d'autoriser le passage d'un nombre limité de pétroliers et de navires commerciaux", mais les Américains, violant leur engagement, "continuent de se livrer à des actes de piraterie sous couvert du soi-disant blocus", a dénoncé le commandement des forces armées iraniennes Khatam Al-Anbiya dans un communiqué relayé par la télévision d'État.
"Pour cette raison, le contrôle du détroit d'Ormuz est revenu à son état antérieur, et ce passage stratégique est désormais placé sous le contrôle strict" de l'Iran, a-t-il ajouté.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp
L'actrice Nathalie Baye est morte à l'âge de 77 ans, de la maladie neurodégénérative à corps de Lewy, ont annoncé samedi ses proches. Elle a tout joué, sans céder à la facilité. Les battantes et les cabossées, le cinéma d'auteur comme les comédies populaires. Aussi discrète que solaire, la Française s'est imposée comme une actrice incontournable, star sans l'être.
Audacieuse, elle a su casser son image classique et sage pour donner libre cours à sa fantaisie et s'offrir une filmographie luxuriante. De François Truffaut ("La Nuit américaine"...) à Xavier Dolan ("Juste la fin du monde") en passant par Bertrand Blier ("Notre histoire"), Tonie Marshall ("Vénus Beauté") et Claude Chabrol ("La Fleur du mal").
Elle a fait un petit tour à Hollywood, campant la mère de Leonardo DiCaprio dans "Arrête-moi si tu peux" de Steven Spielberg, joué avec Josiane Balasko les déjantées dans le remake français d'"Ab Fab", fait un tabac dans les comédies potaches à très gros succès "Alibi.com" 1 et 2 et perfectionné son (excellent) anglais dans le film "Downton Abbey 2", suite de la série TV britannique qui a conquis le monde.
Quatre César et une Volpi
Aimée des cinéphiles comme du grand public, elle a été multirécompensée aux César. Raflant la statuette trois années de suite, de 1981 à 1983: meilleur second rôle dans "Sauve qui peut (la vie)" de Godard et "Une étrange affaire" de Granier-Deferre; meilleure actrice pour "La Balance" de Bob Swaim. Puis à nouveau sacrée en 2006 pour "Le Petit Lieutenant". Sans oublier la Coupe Volpi à la Mostra de Venise pour "Une liaison pornographique".
"La célébrité n'est pas forcément un but, le succès, oui", disait celle qui a toujours détesté le tapage et les paillettes et opté pour la "notoriété douce".
Port altier mais simplicité, voix douce presque chuchotante, elle avait ce petit quelque chose en plus dont Bertrand Tavernier, qui l'a dirigée dans "Une semaine de vacances", disait: "c'est bien au-delà de la photogénie. Elle sait se faire aimer par la lumière".
Elle brille aussi sur les planches, de Tchekhov à Marivaux ou seule en scène dans "Zouc par Zouc". Ainsi qu'à la télévision, jouant son propre rôle dans la série "Dix pour cent".
La danse, le théâtre et puis le cinéma
Née le 6 juillet 1948 à Mainneville, dans le nord-ouest de la France, Nathalie Baye, fille d'artistes-peintres bohème, grandit à Paris puis Menton (Côte d'Azur). "J'ai dû me construire dans la déconstruction de mes parents, drôles mais en souffrance. En perpétuelle crise d'adolescence".
Détestant l'école - la faute à sa dyslexie et sa dyscalculie - elle arrête à 14 ans et intègre un cours de danse à Monaco. "La danse m'a structurée, rendue solide". Se voyant ballerine, elle poursuit son rêve un an à New York.
De retour à Paris, elle pousse la porte du cours Simon. Conquise, elle fait ensuite le Conservatoire. "La danse, je me faisais violence tout le temps. Alors que jouer m'a procuré tout de suite un bien-être".
Elle débute au théâtre, pense ne pas avoir sa place au cinéma. "Pour moi, c'était fait pour des bombes..." Sa rencontre avec Truffaut changera tout.
"Toi, tu es une vraie, il faut que tu apprennes à te protéger", lui souffle un jour Romy Schneider. Un conseil que celle qui souffre aussi d'une claustrophobie maladive applique à la lettre dans sa vie privée.
Johnny, père de Laura
Elle se cuirasse. Tente de maintenir à distance les paparazzi qui traquent, dans les années 80, le couple qu'elle forme un temps avec "l'idole des jeunes", le chanteur Johnny Hallyday, père de sa fille unique Laura Smet, devenue actrice elle aussi.
Un duo détonnant. "On a bien ri ensemble, disait-elle, Johnny n'était pas ce qu'on imaginait, il était beaucoup mieux que ça". "Elle l'a intellectualisé, lui l'a popularisée", résumait Dominique Besnehard, son ex-agent.
Elle a aussi partagé la vie d'un autre écorché vif, l'acteur Philippe Léotard, de Pierre Lescure, qui fut notamment président du festival de Cannes, et de l'homme politique Jean-Louis Borloo. Mais, farouchement indépendante, ne s'est jamais mariée. "J'ai un besoin d'air parfois compliqué à vivre pour les autres".
Elle a également toujours chéri sa liberté de ton - elle signe en 2023 la tribune de soutien à Gérard Depardieu - mis en examen notamment pour viols depuis 2020 - et se contrefichait de son âge: "le mieux pour avancer, c'est de s'en tamponner!".
"Ma plus grande fierté, c'est d'avoir réussi à être en accord avec mes petits rêves", revendiquait celle qui, discrète jusqu'au bout, est décédée vendredi soir à son domicile, selon ses proches, de la maladie à corps de Lewy (MCL), une maladie neurodégénérative.
La ministre française de la Culture Catherine Pégard a fait part de son "émotion" devant "la disparition d'une immense actrice". "Nathalie Baye a illuminé de son talent et de sa personnalité lumineuse une longue page de l'histoire du cinéma français. J'adresse à sa famille, au monde du cinéma et à toutes celles et tous ceux qui l'aimaient mes condoléances", a-t-elle indiqué dans une déclaration à l'AFP.
La FIFA a dénoncé vendredi le prix "élevé" d'un billet aller-retour en train annoncé à 150 dollars pour le MetLife Stadium depuis New York pendant le Mondial 2026.
Ce tarif fixé "arbitrairement" aura "un effet dissuasif" sur les supporters, estime-t-elle.
"Fixer arbitrairement des prix élevés et exiger que la FIFA en assume le coût est sans précédent", a expliqué dans un communiqué le directeur des opérations de la Coupe du monde, Heimo Schirgi, soulignant qu'"aucun autre organisateur d'événement mondial, de concert ou de grande manifestation sportive n'a été confronté à une telle demande".
"Le modèle tarifaire" de la régie des transports publics New Jersey Transit, qui a multiplié par dix le prix d'un billet de train pour la compétition, "aura un effet dissuasif" et "cette hausse des tarifs pousse inévitablement les supporters vers d'autres moyens de transport", a-t-il ajouté.
Le trajet entre la gare de Penn Station et le stade, d'une trentaine de kilomètres, prend environ une demi-heure.
La nouvelle gouverneure démocrate de l'Etat du New Jersey, Mikie Sherrill, affirme que la FIFA, qui projette d'engranger 11 milliards de dollars liés au Mondial, "devrait prendre en charge les frais de transport de ses supporters".
Revenus, et non pas bénéfices
"La FIFA devrait générer environ 11 milliards de dollars de revenus, et non de bénéfices comme l'affirme à tort la Gouverneure," a poursuivi M. Schirgi, soulignant que l'instance mondiale était une "organisation à but non lucratif" et que les revenus de la Coupe du monde "sont réinvestis dans le développement du football, en particulier pour les jeunes et les femmes, partout dans le monde."
Avec son communiqué, la FIFA a publié un "échantillon" des prix des billets de train ou de métro dans d'autres villes-hôtes, affichés de 1,25 à 15 dollars. Mais dans certaines villes, comme Atlanta ou Philadelphie, le stade est proche du centre-ville.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Phoenix et Orlando sont les deux dernières équipes qualifiées pour les play-off de NBA. Les Suns ont battu les Golden State Warriors de Stephen Curry vendredi au 2e tour du play-in.
Les Suns se sont imposés 111-96 à domicile devant les Warriors, qui avaient battu les Clippers au 1er tour des barrages. La franchise de l'Arizona défiera donc Oklahoma City, tenant du titre et vainqueur de la saison régulière, au 1er tour des play-off.
Condamnés aux barrages pour la troisième saison de suite, les Warriors sont privés de séries finales comme en 2024, une nouvelle désillusion pour achever la 17e saison de Stephen Curry (38 ans). Héroïque mercredi chez les Clippers, le diabolique meneur, revenu début avril après deux mois d'absence en raison d'une blessure au genou droit, a été bien contenu par la défense des Suns vendredi.
Curry a compilé 17 points (à 3/10 de loin) et 4 passes décisives. Jalen Green a quant à lui fait très mal aux Warriors avec 36 points. Les Suns, rapidement devant, ont vu les visiteurs revenir à 5 points à la pause (50-45) mais ont ensuite réussi à garder un matelas confortable jusqu'à la sirène.
Golden State, encore champion en 2022, termine une saison de frustrations marquée par de nombreuses blessures, en plus de celle de Curry, dans un effectif vieillissant qui sait que son temps est compté. Jimmy Butler s'est rompu les ligaments croisés du genou droit en janvier, Al Horford et Kristaps Porzingis notamment ont raté de nombreux matches.
Orlando défiera Detroit
A la veille du début des play-off, le Magic d'Orlando a pour sa part écrasé les Charlotte Hornets 121-90 afin de décrocher le dernier ticket à l'Est. Paolo Banchero (25 points, 5 rebonds et 6 passes décisives vendredi) et ses coéquipiers défieront donc les Detroit Pistons au 1er tour des play-off, dès dimanche.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp