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Economie

Trio de journalistes du Temps récompensé pour l'enquête sur la RTS

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"Parenthèse – Rester à la maison", le travail réalisé dans son propre appartement qui a valu à Sarah Carp le titre de "photographe suisse de l'année". (© KEYSTONE/SWISS PRESS PHOTO/SARAH CARP)

Les trois journalistes du Temps ayant enquêté sur des cas de harcèlement au sein de la RTS ont reçu le titre de "journalistes suisses de l'année" décerné par la Fondation Reinhardt von Graffenried. Sarah Carp a elle été couronnée "photographe suisse de l'année".

Sylvia Revello, Boris Busslinger et Célia Héron, les trois journalistes auteurs de l'enquête intitulée "La loi du silence", ont été récompensés mercredi soir lors d'une cérémonie à Berne, diffusée en ligne en raison de la pandémie.

Dans ses motivations, le jury a souligné le courage dont le trio a dû faire preuve pour enquêter au sein même de la profession, ainsi que le travail d'équipe qui a été nécessaire pour recueillir une trentaine de témoignages.

Suites juridiques

Publiée fin octobre 2020, cette recherche a révélé des dysfonctionnements au sein de la RTS en épinglant trois collaborateurs, dont l'ex-présentateur Darius Rochebin. Elle a mis en lumière des cas de harcèlement sexuel, de gestes déplacés et d'abus de pouvoir.

Ce travail a conduit à des enquêtes externes mandatées par la RTS. Les résultats intermédiaires, présentés récemment, ont confirmé les cas de harcèlement commis par deux collaborateurs et suscité un "mea culpa" de la SSR, qui a promis la tolérance zéro dans ce domaine. Aucun agissement répréhensible n'a en revanche été retenu à l'encontre de Darius Rochebin. Ce dernier a repris du service dans la foulée auprès de LCI, son nouvel employeur français.

Darius Rochebin a rejeté les accusations à son encontre et déposé une plainte pénale pour diffamation contre Le Temps. Ce dernier a maintenu l'intégralité du contenu de son enquête, soulignant la qualité du travail de ses journalistes.

Première pour une femme

Dans les autres catégories, la Fondation Reinhardt von Graffenried a récompensé plusieurs réalisations en lien avec la pandémie. Sarah Carp est ainsi couronnée "Photographe suisse de l'année" pour un travail réalisé dans son propre appartement à l'occasion du premier semi-confinement. C'est la première fois en plus de trente ans d'existence du prix qu'une femme remporte ce titre, ont relevé les organisateurs.

Intitulée "Parenthèse – Rester à la maison", cette série a été publiée dans le Matin Dimanche. Elle a également remporté la catégorie "Vie quotidienne", comme annoncé par la Fondation le 13 avril avec les autres lauréats photo.

Dans le domaine vidéo, la palme est revenue à un quatuor de l'émission "Falò" de la Télévision de la Suisse italienne (RSI). Le reportage réalisé par Andrea Levorato, Leila Galfetti, Philippe Blanc et Gaetano Agueci plonge dans le quotidien de l'hôpital de Locarno lors de la première vague du coronavirus au printemps 2020, alors que le Tessin était le canton suisse le plus durement frappé.

La catégorie online est remportée par un duo du site de journalisme investigatif reflekt.ch. Valentin Felber et Sylke Gruhnwald se sont penchés sur le sort des ouvriers du textile au Bangladesh, restés sans travail au printemps 2020 après l'annulation des commandes par les grandes chaînes de prêt-à-porter, dont certaines sont basées en Suisse. Ce travail a été publié sur le site du magazine Beobachter.

Journalisme local bernois primé

Dans le domaine du journalisme local, la victoire est revenue à trois journalistes de la Berner Zeitung (Julian Witschi, Catherine Boss et Marius Aschwanden) pour une enquête sur la pollution dans la zone naturelle du Blausee, dans l'Oberland bernois.

Enfin, pour l'audio, un Swiss Press Award est attribué à un podcast réalisé par Simon Meyer, Katharina Bracher et This Wachter pour le compte de la NZZ am Sonntag, et consacré à l'ascension et la chute de l'ancienne présidente du PS Ursula Koch.

Les différents vainqueurs se partagent une somme totale de 145'000 francs. Indépendante de tout éditeur, la Fondation Reinhardt von Graffenried s’engage à soutenir le journalisme et la photographie de presse dans les médias imprimés et électroniques en Suisse, peut-on lire sur son site.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Rentes AVS intégralement adaptées au renchérissement en 2023

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Pas moins de trois conseillers fédéraux, dont Ueli Maurer, sont venus répondre aux sénateurs ce lundi (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Les rentes AVS devraient être intégralement adaptées au renchérissement d'ici 2023. La Chambre des cantons a accepté lundi deux motions du Centre et du PS en ce sens contre l'avis du Consel fédéral. Le National en avait fait de même mercredi dernier.

La hausse des prix de l'énergie pèse sur le portemonnaie des Suisses. Les partis sont unanimes à dire qu'il faut des mesures de soutien. Une bonne douzaine de propositions étaient sur la table. Seules deux au contenu similaire ont passé la rampe par 24 voix contre 17, à une voix près pour la deuxième, grâce à une alliance du Centre et du PS.

Pirmin Bischof (Centre/SO) et Paul Rechsteiner (PS/SG) veulent une adaptation extraordinaire des rentes de l'AVS et de l'AI de manière à compenser intégralement le renchérissement d'ici au 1er janvier 2023 au plus tard. L'adaptation des rentes devrait en outre être régulière en cas de renchérissement supérieur de 2% en un an.

Aujourd'hui, les rentes sont adaptées sur la base de l'indice mixte, à savoir en fonction de l'évolution des prix et des salaires. Pour Pirmin Bischof, les retraités seront pénalisés par l'inflation de cette année alors que les salaires eux augmentent à peine.

Un indice qui a fait ses preuves

Andrea Caroni (PLR/AR) a critiqué une mesure pas assez ciblée. En outre, le système d'indice mixte a jusqu'à présent fait ses preuves. Un point confirmé par le chef du Département fédéral de l'Intérieur Alain Berset.

Ce mécanisme a permis aux rentes de monter de 19% entre 2000 et 2021 alors que le renchérissement n'a été que de 8%, a rappelé le ministre Le National devra se prononcer encore une fois sur les deux motions des conseillers aux Etats, l'intitulé étant très légèrement différent. Mercredi dernier, il avait accepté de justesse cette proposition.

A noter que les rentes doivent être indexées le 1er janvier 2023 conformément à la règle d'une adaptation prévue tous les deux ans. Cette indexation peut être faite exceptionnellement une fois l'an en cas de forte inflation qui dépasserait les 4% par année.

Primes maladie

Le Conseil des Etats préfère temporiser sur deux autres motions du PS et du Centre visant à amortir le choc de l'augmentation des primes maladie. Par 21 voix contre 19, il a renvoyé en commission les deux textes à nouveau semblables de Marina Carobbio (PS/TI) et d'Isabelle Chassot (Centre/FR). Le National avait adopté une même proposition à deux voix près mercredi dernier.

Les deux conseillères aux Etats demandent d'augmenter de 30% la contribution de la Confédération à la réduction individuelle des primes en 2023 au moyen d'un arrêté fédéral urgent limité à un an. Le montant supplémentaire serait versé aux cantons, à condition qu'ils ne réduisent pas leurs propres contributions.

Pour la courte majorité de droite appuyée par les élus du Centre, il vaut mieux attendre l'avis de la commission. Isabelle Chassot table sur un nouveau débat à la session d'hiver. Charles Juillard (Centre/JU) estime lui important de savoir à qui irait cette aide supplémentaire. Le Conseil fédéral était aussi opposé à une telle mesure.

Plus de transparence pour les carburants

Les sénateurs ont soutenu par ailleurs l'idée d'un calculateur de prix des carburants, du gaz et de l'électricité dans les stations-service et les stations de recharge en Suisse. Ce système connu en Autriche depuis 2011 obligerait les stations-service à annoncer leurs prix en temps réel à l'Etat. Le National doit encore se prononcer.

Toutes les autres solutions pour aider la population ont été balayées. Marco Chiesa (UDC/TI) proposait par exemple de baisser les prix de l'essence en supprimant l'impôt sur les huiles minérales, de déduire les primes maladie de l'impôt fédéral direct, ou de supprimer l'imposition de la valeur locative pour les retraités. Il n'a même pas fait le plein des voix dans son parti.

La gauche n'a pas eu plus de succès avec l'idée d'une allocation énergie annuelle ou de "chèque fédéral" pour les plus modestes. Carlo Sommaruga (PS/GE) a averti en vain d'un risque d'accroissement de la pauvreté en Suisse, qui touchera également la classe moyenne.

Les conseillers fédéraux Ueli Maurer et Guy Parmelin ont répété que le renchérissement atteignait en Suisse 3,5%, soit un tiers de ce qu'il est dans les pays européens. Il n'est pas approprié que l'Etat intervienne dans ces conditions, ont-ils souligné.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le prix du gaz chute fortement en Europe

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L'abondance de l'offre en gaz naturel liquéfié (GNL) permet au Vieux continent de respirer un peu, quand bien même le prix du megawatt heure de gaz demeure six fois plus élevé que la moyenne des dernières années à l'orée de l'automne. (archive) (© KEYSTONE/EPA ANP/SEM VAN DER WAL)

Le prix du gaz naturel en Europe se détendait nettement lundi, après avoir éphémèrement crevé le plancher des 170 euros, un plus bas en deux mois. Le marché semblait rassuré par les afflux abondants de gaz naturel liquéfié (GNL) avant le début de l'hiver.

Peu avant 13h00, le ttf ("Title Transfer Facility") néerlandais, référence du marché européen sur le marché du gaz naturel, s'établissait encore à 171 euros le mégawattheure (MWh), après avoir flirté avec 168 euros une heure plus tôt. Le repli de ce contrat atteignait 7,9% en 24 heures, 7,0% sur une semaine et 37,8% sur une base mensuelle. Sur un an, la progression s'établit cependant toujours à 121,6%.

Les analystes de Trading Economics expliquent cette baisse par "l'offre abondante en GNL, notamment en provenance des Etats-Unis, qui permet aux pays de remplir leurs stocks en prévision de l'hiver". Les sites de stockages sur le Vieux continent sont ainsi remplis à environ 90%, ont-ils précisé. S'ajoutent à cela les interventions des autorités publiques pour limiter l'envolée des prix de l'énergie.

Malgré cette accalmie, les tarifs du TTF sont encore six fois plus élevés en moyenne, en raison de craintes sur des difficultés d'approvisionnement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Les Chambres ont mis sous toit le plan de secours de l'électricité

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Les Chambres fédérales ont mis sous toit le plan de secours de l'électricité, concocté par le département de Simonetta Sommaruga (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les entreprises d'électricité pourront recourir à un mécanisme de sauvetage afin de ne pas manquer de liquidités. Le Conseil national s'est rallié lundi à sa chambre soeur au sujet de ce projet gouvernemental visant à assurer l'approvisionnement de la Suisse.

Les prix de l'énergie augmentent en raison notamment de la guerre en Ukraine. Les garanties que doivent fournir les entreprises électriques pour assurer les transactions sur les marchés augmentent donc aussi.

Inquiet d'un éventuel black-out, le Conseil fédéral veut s'assurer que les entreprises d'importance systémique puissent en tout temps acheter de l'électricité. Il a proposé fin avril un mécanisme de sauvetage. Doté de 10 milliards de francs, il permet de fournir rapidement aux entreprises des liquidités sous la forme de prêt.

Alpiq, Axpo, BKW et toutes les entreprises qui ont une importance systémique en raison de leur importance régionale, de leur mandat de service universel et de leur production propre pourront y prétendre. Alpiq a justement eu des difficultés de liquidités en décembre dernier, Axpo au début du mois.

Le Conseil fédéral a accordé à cette dernière entreprise un crédit-cadre de quatre milliards de francs, recourant au droit de nécessité. Lors d'une session extraordinaire, les députés se pencheront ce soir sur ce crédit additionnel au budget 2022. Mercredi matin, ce sera au tour des sénateurs.

Prêts sous conditions

L'octroi de prêts est soumis à des conditions afin de garantir la subsidiarité de l'aide fédérale. Les entreprises concernées doivent respecter des prescriptions en matière de transparence. Il est également interdit de verser des dividendes.

Le prêt est aussi lié à un rendement des emprunts conforme au marché, additionné d'une prime de risque de 4 à 10%. Les cantons devront quant à eux rembourser à la Confédération la moitié des éventuelles pertes subies sur les montants consentis à titre de prêts. En contrepartie, ils bénéficieront des recettes provenant de la prime de risque à hauteur de 50%.

Les entreprises électriques d'importance systémique devront encore s'acquitter d'un forfait annuel, visant à couvrir en partie les frais de déploiement, qui s'élèveraient à entre dix et vingt millions de francs. Une entreprise pourra être exemptée du forfait, à condition qu'elle puisse compter sur un soutien financier cantonal équivalant à celui prévu par le mécanisme fédéral.

Les fournisseurs d'électricité qui sollicitent l'aide fédérale auront encore l'interdiction de verser des bonus aux membres de la direction et du conseil d'administration. Les députés ont suivi lundi les sénateurs sur ce point, par 133 voix contre 52. Il s'agit de l'argent des contribuables, a tenté d'opposer Thomas Aeschi (UDC/ZG), qui voulait encore plus durcir cette interdiction.

Enfin, les entreprises demandeuses devront fournir les informations nécessaires aux autorités. La population devra aussi y avoir accès.

Mesures limitées à fin 2026

Les Chambres ont déjà accepté le crédit d'engagement de 10 milliards de francs. Elles doivent encore se prononcer cette semaine sur la clause d'urgence, pour que la loi entre en vigueur au 1er octobre.

Les mesures seront limitées à fin 2026. D'autres devraient prendre le relais afin de rendre le secteur de l'électricité plus résilient.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le prix du gaz chute fortement en Europe

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Malgré l'accalmie sur le marché du gaz naturel, les tarifs du TTF sont encore six fois plus élevés en moyenne, en raison de craintes sur des difficultés d'approvisionnement. (archives) (© KEYSTONE/EPA ANP/SEM VAN DER WAL)

Le prix du gaz naturel en Europe chutait lundi midi brièvement sous la barre des 170 euros, un plus bas en deux mois, le marché étant rassuré par les afflux abondants de gaz naturel liquéfié (GNL) avant le début de l'hiver.

Peu avant 13h00, le TTF ("Title Transfer Facility") néerlandais, référence du marché européen sur le marché du gaz naturel, s'établissait à 171 euros le mégawattheure (MWh). Le repli de ce contrat atteignait 7,9% en 24 heures, 7,0% sur une semaine et 37,8% sur une base mensuelle. Sur un an, la progression s'établit cependant toujours à 121,6%.

Les analystes de Trading Economics expliquent cette baisse par "l'offre abondante en GNL, notamment en provenance des Etats-Unis, qui permet aux pays de remplir leurs stocks en prévision de l'hiver". Les sites de stockages sur le Vieux continent sont ainsi remplis à environ 90%, ont-ils précisé. S'ajoutent à cela les interventions des autorités publiques pour limiter l'envolée des prix de l'énergie.

Malgré cette accalmie, les tarifs du TTF sont encore six fois plus élevés en moyenne, en raison de craintes sur des difficultés d'approvisionnement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Le projet de géothermie profonde suspendu à Lavey (VD)

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Les travaux de forage sont terminés à Lavey, mais le débit d'eau n'est pas suffisant pour produire de l'électricité (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le projet de géothermie profonde à Lavey (VD) est suspendu. Le forage est terminé, mais le débit d'eau chaude n'est pas suffisant pour produire de l'énergie.

La température au fond du puits est bien là, supérieure aux attentes, mais le manque de connectivités avec les potentielles sources d'eau ne permet pas de générer de l'électricité, explique lundi Jean-François Pilet, directeur d'Alpine Geothermal Power Production (AGEPP), la société en charge du projet.

Il n'est donc pas possible, pour le moment du moins, d'extraire de l'eau à 110 degrés. Celle-ci aurait été destinée à produire de l'électricité pour environ 900 ménages et de la chaleur pour les Bains de Lavey.

Des analyses seront désormais menées pour essayer de comprendre pourquoi le débit d'eau est trop faible. Il s'agira aussi de chercher des pistes pour valoriser l'énergie géothermique du forage. "Tout n'est pas perdu car la température est bien au rendez-vous au fond du puits", remarque Jean-François Pilet, interrogé par Keystone-ATS.

"Demi-déception"

Le directeur d'AGEPP parle d'une "demi-déception", sachant que l'opération de forage a, elle, été un succès. Démarré le 26 janvier dernier, le forage s'est achevé le 17 septembre pour atteindre la profondeur de 2956 m.

Malgré la dureté de la roche cristalline et des instabilités sur les parois, les travaux se sont déroulés sans incident majeur et sans entraîner de sismicité. "Nous avons démontré qu'il était possible de creuser à 3000 m dans un massif alpin, où la roche est très dure. C'est positif en vue d'autres forages", relève M. Pilet.

Il a rappelé que cela n'avait pas toujours été le cas en Suisse, notamment à Bâle et St-Gall, où le forage avait provoqué un tremblement de terre.

Après le forage, il était prévu de construire à Lavey une petite centrale électrique. Mais l'ensemble du projet - budgété à 40 millions de francs - est suspendu. En attendant qu'une solution se dessine, un bouchon provisoire a été posé sur le puits et le site a été sécurisé.

La plateforme de forage sera, elle, démantelée et transférée sur le prochain site de forage à Vinzel (VD). AGEPP ajoute qu'elle remettra ultérieurement le site de Lavey en état, comme elle s'y était engagée.

Demande de compensation de la Confédération

"Comme le montre l'exemple de Lavey, chaque forage en Suisse a un caractère exploratoire. Or, l'exploration du sous-sol et la prise de risque qui y est liée ne peuvent pas être l'affaire de promoteurs individuels", a réagi l'association Géothermie Suisse dans un communiqué. Elle demande à la Confédération de "compenser intégralement" les risques liés à ces forages.

Comme solutions, Géothermie Suisse cite des contributions à l'investissement avec des garanties de risque ou la création d'un fonds pour couvrir ces risques. "Si la Confédération n'agit pas rapidement, elle risque d'étouffer la nouvelle dynamique des projets de géothermie", ajoute-t-elle, jugeant injuste que la géothermie ne soit pas traitée comme les autres énergies renouvelables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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