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Politique

Qui est Beat Jans, nouveau conseiller fédéral?

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L'instant où Beat Jans se rend compte que sa famille a déjà rejoint la tribune de l'Assemblée fédérale, après son élection. (KEYSTONE/Peter Schneider)

Beat Jans préside le gouvernement bâlois depuis trois ans. Ex-conseiller national et ancien vice-président du PS suisse, ce fils d'ouvrier voulait couronner sa carrière politique en accédant au Conseil fédéral. Il y est parvenu mercredi.

"La fonction de conseiller fédéral est un défi, mais j'aime les défis", a déclaré Beat Jans en annonçant officiellement sa candidature à Berne en septembre dernier. A 59 ans, le socialiste dispose d'une expérience parlementaire et gouvernementale.

Né à Bâle le 12 juillet 1964, Beat Jans a effectué un apprentissage d'agriculteur. Il a ensuite obtenu un diplôme d'agrotechnicien, puis un diplôme en sciences de l'environnement à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Il a aussi enseigné à l'Université de Bâle. Il est marié et père de deux filles âgées de 16 et 18 ans.

Le Bâlois a adhéré au PS en 1998. Il en a présidé la section de Bâle-Ville de 2000 à 2005. Sous sa présidence, les socialistes ont obtenu un troisième siège à l'exécutif cantonal et la gauche, avec l'Alliance verte, est devenue majoritaire au gouvernement.

Environnement et énergie

Beat Jans a été élu au Grand Conseil de Bâle-Ville en 2001 et y est resté jusqu'en 2011. Il a siégé au Conseil national de mai 2010 à décembre 2020. ll y a été membre de la commission de l'économie et y a été particulièrement actif dans les dossiers sur l'environnement et l'énergie.

En 2015, le Bâlois a connu une défaite lorsque le PS lui a préféré Roger Nordmann pour présider le groupe socialiste aux Chambres. Il avait aussi fait connaître son intérêt pour l'unique siège de Bâle-Ville au Conseil des Etats, mais il a finalement renoncé à se porter candidat pour laisser la place à Eva Herzog.

Beat Jans a été vice-président du PS suisse de 2015 à 2020. Il est entré en fonction au gouvernement de Bâle-Ville en février 2021 après avoir été élu au 1er tour. Son expérience dans un exécutif a été un atout. Le fait qu'il ne siégeait plus à Berne depuis trois ans n'a pas été un désavantage. Ni le fait que le lobby paysan était contre lui: même s'il est expert en agriculture, son orientation écologiste a fâché une grande partie du monde agricole lorsqu'il était conseiller national.

Un "bâtisseur de ponts"

Ses amis politiques disent de lui qu'il est un "bâtisseur de ponts" et qu'il sait forger des compromis. Il sait aussi faire face aux critiques. Il se concentre sur les faits et "l'esbrouffe n'est pas son truc", selon le président du National Eric Nussbaumer (PS/BL). Beat Jans est jugé charismatique, éloquent et proche du peuple.

Le Bâlois était le plus âgé des deux prétendants officiels à la succession d'Alain Berset. Lors de l'étape genevoise de la tournée de présentation des candidats, il a évoqué son parcours atypique qui l'a conduit à un apprentissage d'agriculteur. "J'ai grandi dans une famille d'ouvriers et j'ai fréquenté des personnes qui n'ont pas fait d'études, j'ai toujours été sensible au destin des gens qui ne sont pas privilégiés", avait-il déclaré.

En se portant candidat à la succession d'Alain Berset, Beat Jans a rappelé que Bâle-Ville n'était plus représenté au Conseil fédéral depuis 50 ans. Le dernier conseiller fédéral du demi-canton était Hans-Peter Tschudi, de 1959 à 1973. Depuis 1848, Bâle-Ville n'a eu qu'un seul autre conseiller fédéral, Ernst Brenner de 1897 à 1911.

Avec Keystone-ATS

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International

Gaza: un haut responsable du Hamas annonce l'arrêt des négociations

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Mohammed Deif, (ici une image tirée d'une vidéo du Hamas) le chef de la branche armée du Hamas, aurait échappé à une frappe de Tsahal samedi (Archives). (© KEYSTONE/AP/APTN)

Un haut responsable du Hamas a fait part à l'AFP dimanche de la décision du mouvement d'arrêter les négociations en vue d'un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, dénonçant le "manque de sérieux" et les "massacres" israéliens.

"Le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a informé lors d'une série d'appels les médiateurs et des intervenants régionaux de la décision du Hamas d'arrêter les négociations en raison du manque de sérieux de l'occupation (Israël, NDLR) (...) et des massacres contre des civils non armés", a indiqué un haut responsable du mouvement à l'AFP.

Samedi, l'armée israélienne a confirmé avoir visé le chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Deif, dans une frappe sur le sud de la bande de Gaza. Selon le Hamas, cette frappe aurait visé un camp de déplacés et tué des dizaines de personnes.

Le haut responsable du Hamas a précisé à l'AFP que son chef militaire était toujours en vie après la frappe israélienne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Politique

Rösti s'oppose aux relocalisations des habitants des vallées

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Pour Albert Rösti, les mesures de protection sont une meilleure solution que les évacuations des habitants des vallées alpines (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le ministre suisse de l'environnement Albert Rösti s'oppose à la relocalisation des habitants de vallées alpines à cause des intempéries. Cela reviendrait à les priver de leur environnement habituel sans savoir quand et où se produira la prochaine catastrophe, dit-il.

Dans un pays densément peuplé comme la Suisse, les mesures de protection sont une meilleure solution "que de pousser tous les gens vers les villes ou les agglomérations", déclare Albert Rösti dans un entretien diffusé dimanche par la NZZ am Sonntag. La stratégie de la Suisse ne peut pas être d'abandonner des vallées ou des villages entiers, lâche-t-il.

Le conseiller fédéral UDC remarque qu'il y aura à l'avenir plus de décès dus à la chaleur. "Malgré cela, on ne vous demande pas de quitter la ville maintenant", ajoute-t-il. Et le quartier de la Matte, à Berne, a déjà été inondé à plusieurs reprises sans que personne n'ait été renvoyé, constate-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Trump blessé dans une tentative d'assassinat en Pennsylvanie

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Donald Trump a levé le poing lors de son évacuation à Butler. (© KEYSTONE/AP/Evan Vucci)

L'ex-président américain Donald Trump a été blessé à l'oreille par balle au cours d'une réunion électorale samedi en Pennsylvanie. Cette tentative d'assassinat, confirmée par le FBI, bouleverse une campagne présidentielle déjà sous haute tension.

Outre le tireur présumé, non encore identifié, un spectateur a été tué et deux autres ont été grièvement blessés, a annoncé le Secret Service, chargé de la protection des présidents et ex-présidents.

"J'ai été touché par une balle qui a transpercé le haut de mon oreille droite", a affirmé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. "Il est incroyable qu'un tel acte puisse se produire dans notre pays", a-t-il ajouté. Donald Trump "est en sécurité", a indiqué le Secret Service.

"Ce soir, nous avons assisté à ce que nous appelons une tentative d'assassinat contre notre ancien président Donald Trump", a indiqué un responsable du FBI, Kevin Rojek, lors d'une conférence de presse. "Nous sommes proches d'une identification", a-t-il ajouté.

"Laissez-moi prendre mes chaussures"

Le président démocrate Joe Biden, qui doit affronter Donald Trump à l'élection de novembre, s'est dit soulagé d'apprendre que le républicain soit apparemment en bonne santé. Il lui a parlé samedi soir. "Tout le monde doit condamner" de telles violences, a-t-il affirmé dans une allocution télévisée. Le président Biden, qui était dans le Delaware, est rentré à Washington.

Cette réunion électorale à Butler était la dernière avant la convention républicaine qui débute lundi et au terme de laquelle Donald Trump doit être officiellement investi candidat du parti républicain à la présidentielle. Son équipe de campagne a confirmé samedi soir l'intention de l'ex-président de s'y rendre.

Le candidat républicain, qui venait de commencer son discours par une de ses habituelles tirades sur les migrants, accusant Joe Biden de les avoir laissés massivement entrer dans le pays, a été plaqué au sol par les agents du Secret Service, après que des détonations ont retenti.

Des cris d'effroi ont fusé dans l'assistance. Au bout de quelques instants, Donald Trump s'est relevé, la chevelure ébouriffée et sans sa casquette rouge, entouré par les agents. "Laissez-moi prendre mes chaussures", l'a-t-on entendu leur dire.

Il a ensuite été escorté de l'estrade jusqu'à sa voiture, levant le poing en l'air à plusieurs reprises en signe de défi, sous les acclamations de ses partisans.

Nombreuses réactions

"On a vu beaucoup de gens se jeter à terre, l'air confus. J'ai entendu les coups de feu", a déclaré à l'AFP sur place un sympathisant, John Yeykal.

Erin Autenreith, 66 ans qui était "assise au milieu du premier rang", face à Donald Trump, a raconté à l'AFP avoir d'abord cru à l'explosion de pétards. "Mais quand ils ont tous sauté sur l'estrade, qu'il l'ont entouré et fait tomber, c'est là qu'on s'est rendu compte que c'était vraiment des tirs", a-t-elle expliqué.

L'auteur présumé des tirs se trouvait à l'extérieur du site de la réunion, a indiqué sur CNN le procureur du comté de Butler, Richard Goldinger.

"Pas de place pour la violence politique dans notre démocratie", a réagi l'ex-président démocrate Barack Obama. Le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, s'est dit "horrifié".

"Cet acte horrible de violence politique dans un rassemblement de campagne pacifique n'a pas de place dans ce pays", a renchéri le président républicain de la chambre des représentants, Mike Johnson.

Le sénateur J.D. Vance, un des colistiers putatifs de Donald Trump, a lui incriminé les mises en garde des démocrates contre le risque de dérive autoritaire en cas de victoire du candidat républicain.

"Le postulat central de la campagne de Biden est de dire que le président Trump est un fasciste autoritaire qu'il faut arrêter à tout prix. Cette rhétorique a directement conduit à la tentative d'assassinat du président Trump", a-t-il affirmé.

Conséquences incalculables

Les conséquences de cet événement sur la campagne sont encore incalculables.

Ces derniers jours, l'attention se focalisait sur les doutes quant à l'état physique et mental de Joe Biden, 81 ans, et sa capacité à affronter Donald Trump, 78 ans, depuis leur débat du 27 juin, marqué par la performance calamiteuse du candidat démocrate. Quelque 20 parlementaires l'appellent désormais à se retirer.

L'intéressé a lui-même répété vendredi dans le Michigan (nord) qu'il restait dans la course.

Il a également reçu samedi un soutien de poids, la figure de la gauche américaine Bernie Sanders qui, dans une tribune au New York Times, a appelé les démocrates "à cesser les chamailleries et pinaillages".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Politique

Manifestation à Lausanne contre les violences policières

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Les manifestants étaient au nombre de 400 environ, selon la police municipale de Lausanne. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Environ 400 personnes, selon les forces de l'ordre, ont défilé samedi après-midi à Lausanne pour dénoncer les violences policières. Les manifestants s'étaient réunis, dès 13h30, devant la gare de la capitale vaudoise, en réponse à l'acquittement en appel, lundi, de six policiers impliqués dans l'affaire Mike Ben Peter, un Nigérian de 39 ans décédé lors d'une interpellation musclée, en 2018.

Le collectif Kiboko et la famille de la victime avaient appelé à "se mobiliser autour de cette deuxième étape juridique". Des actions ont eu lieu durant la tenue du procès, il y a deux semaines, devant le tribunal délocalisé pour l'occasion à Renens ainsi qu'au Théâtre 2.21 à Lausanne. C'est aussi eux qui ont appelé à "une manifestation massive contre les violences policières" ce samedi.

Les manifestants ont commencé à défiler dans les rues de Lausanne aux alentours de 14h00. Ils se sont notamment arrêtés à l'endroit où Mike Ben Peter a perdu la vie, selon un photographe de l'agence Keystone-ATS. Des discours ont été prononcés, dénonçant les violences policières.

La manifestation était autorisée, a rappelé Sébastien Jost, le porte-parole de la police municipale lausannoise. Elle s'est tenue sans incident notable, encadrée par les forces de l'ordre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le président d'Iran se dit prêt à un dialogue constructif avec l'UE

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Le nouveau président iranien Masoud Pezeshkian se dit prêt à un "dialogue constructif avec les pays européens". (© KEYSTONE/AP/Vahid Salemi)

Le président élu iranien Massoud Pezeshkian s'est déclaré prêt à entamer "un dialogue constructif" avec les pays européens, dans une tribune parue samedi dans un quotidien anglophone local.

M. Pezeshkian, élu début juillet, a exposé les grandes lignes de politique étrangère qu'il entend mener dans un article publié par Tehran Times.

"J'ai hâte d'engager un dialogue constructif avec les pays européens pour mettre nos relations sur la bonne voie", a-t-il écrit.

Lors de la campagne électorale, M. Pezeshkian avait promis de "sortir l'Iran de son isolement" en établissant des "relations constructives" avec le monde notamment les pays européens.

Le président élu a critiqué dans sa tribune le retrait en 2018 des Etats-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu trois ans auparavant et qui visait à restreindre l'activité nucléaire de l'Iran en échange d'un allègement des sanctions.

Russie et Chine

Washington avait dans la foulée rétabli des sanctions sur la République islamique.

"Les Etats-Unis doivent reconnaître la réalité et comprendre, une fois pour toutes, que l'Iran ne répond pas - et ne répondra pas - aux pressions", a ajouté M. Pezeshkian.

Il a en outre qualifié la Russie d'"allié stratégique précieux" et s'est dit prêt à "collaborer davantage" avec la Chine.

Concernant les pays voisins, M. Pezeshkian a appelé la Turquie, l'Arabie saoudite, Oman, l'Irak, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et les Emirats arabes unis à "renforcer les relations commerciales" avec l'Iran et "relever les défis communs" dans la région.

La présidentielle du 5 juillet en Iran était suivie avec attention à l'étranger alors que l'Iran, est au coeur de plusieurs crises géopolitiques, de la guerre à Gaza au dossier nucléaire, dans lesquelles il s'oppose aux Occidentaux.

M. Pezeshkian, qui doit prêter serment fin juillet pour débuter un mandat de quatre ans, succède à Ebrahim Raïssi, mort dans un accident d'hélicoptère en mai.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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