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Genève

Pas d'effet net sur le taux de chômage à Genève, selon une étude

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A Genève, une étude réalisée par José Ramirez, professeur à la HEG , montre que l'introduction du salaire minimum en 2020 n'a pas eu d'effet significatif sur le taux de chômage. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, une évaluation de l'introduction fin 2020 du salaire minimum dans le canton montre que cette mesure n'a globalement pas eu d'impact sur le taux de chômage. Ces premières analyses révélées jeudi doivent encore être complétées par d'autres rapports d'ici 2025, notamment sur l'emploi et les salaires.

Quel bilan pour le salaire minimum genevois? Ce matin les autorités du canton ont présenté une première photographie de la mesure instaurée en 2020. Il s'agit d'une étude réalisée à la demande du canton par une équipe de l'Université de Genève et de la Haute école de gestion (HEG Genève). Le salaire minimum a été accepté en votation en septembre 2020. Opposés à ce système, la droite et les milieux patronaux avaient mis en garde contre des dangers sur l'emploi et les salaires.

Le canton, qui a très rapidement mis en vigueur ce salaire minimum, a ainsi demandé dans la foulée une évaluation scientifique de ce nouveau dispositif. "Les premiers résultats présentés aujourd’hui se basent sur l’analyse des données agrégées du chômage de mai 2018 à avril 2023", a indiqué José Ramirez, professeur à la HEG Genève et auteur de l'étude. De nombreux facteurs ont du être pris en compte pour réaliser cette étude. Ecoutez José Ramirez.

José RamirezProfesseur à la HEG Genève et auteur de l'étude

L'analyse statistique est fondée sur une comparaison de Genève avec les cantons qui n'ont pas de salaire minimum. La conclusion est claire: il n'y a aucun impact détectable sur le taux de chômage général. Delphine Bachmann, conseillère d'Etat chargé de l'économie et de l'emploi.

Delphine BachmannConseillère d'Etat chargé de l'économie et de l'emploi
Trois autres rapports sont attendus, ils concerneront notamment les impacts du salaire minimum sur l’emploi et l’ensemble des salaires.

sociaux satisfaits

Davide De Filippo, président de la Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS) se dit satisfait et pas surpris par le rapport.

Davide De Filippoprésident de la Communauté genevoise d'action syndicale

Du côté de l'Union des associations patronales genevoise (UAPG), si on accueille positivement ces conclusions, il existe des points de vigilance. Pierre-Alain L'Hôte, président de l'UAPG.

Pierre-Alain L'HôtePrésident de l'Union des associations patronales genevoises UAPG

Marché attractif

Si l'étude ne détecte pas d'effet significatif à ce stade sur le taux de chômage en général, elle montre néanmoins que le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans semble être légèrement supérieur (+0,6 point) à ce qu'il aurait été sans l'introduction du salaire minimum. Cette conclusion est conforme à la littérature scientifique déjà existante sur ce sujet.

Selon le professeur Ramirez, les jeunes sont directement concernés par le salaire minimum. Ils entrent sur le marché du travail et ont ainsi plus de difficulté à être recrutés que les personnes expérimentées. Il est aussi possible que les jeunes soient attirés plus rapidement vers le marché de l'emploi devenu attractif en matière de rémunération. Certains jeunes peuvent ainsi être tentés de ne pas poursuivre leur formation après un CFC.

L'étude montre aussi que le salaire minimum a été bien assimilé dans le canton, non seulement de la part des entreprises mais aussi de la part des jeunes. Selon un sondage réalisé pour ce rapport, 88,1% des jeunes connaissent l'existence du salaire minimum légal. Et plus des deux-tiers de ces jeunes peuvent citer le montant horaire, au franc près.

Attaques à Berne

Ces premiers résultats ont été présentés alors qu'au niveau fédéral le Parlement s'attaque aux salaires minimaux en voulant faire primer les conventions collectives nationales sur les dispositions cantonales. "Le Conseil d'Etat est attaché à défendre le résultat la votation populaire: pas question de revenir en arrière sur la défense du salaire minimum", a insisté la conseillère d'Etat Delphine Bachmann.

L'élue du Centre a toutefois évoqué des adaptations potentielles du dispositif, sans le remettre en question. Il s'agit notamment de trouver des solutions pour les stages des jeunes et les stages de réinsertion.

Coiffure et restauration

Fixé à 23 francs de l’heure lors de son introduction en 2020, le salaire est indexé chaque année au coût de la vie. Il s’élève à 24 francs de l’heure en 2023 et passera à 24,32 francs au 1er janvier 2024, soit un salaire mensuel brut de 4'426,24 francs pour 42 heures par semaine.

Il n'existe pour l'heure pas de données sur le nombre de personnes qui ont vu leur salaire augmenter suite à l'introduction du salaire minimum. Des estimations peuvent être faites sur la base des chiffres de 2018: 6,2% des salariés étaient en-dessous du seuil, soit environ 20'000 personnes. Les secteurs de la coiffure, des soins de beauté, de la restauration, de l'hébergement et du nettoyage étaient les principaux concernés.

MH avec Keystone-ATS

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Genève

Le Grand Conseil accepte le programme de législature 2023-2028

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Le Conseil d'Etat genevois élu au printemps 2023 a présenté en novembre dernier son programme de législature 2023-2028. Le Grand Conseil a accepté cette feuille de route politique. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Grand Conseil genevois a donné jeudi soir son feu vert au programme de législature 2023-2028 présenté en novembre dernier par le Conseil d'Etat. Les deux précédentes feuilles de route gouvernementales, qui couvraient les périodes 2014-2018 et 2018-2023, avaient été refusées.

La résolution liée à ce programme de législature a été acceptée par 47 voix contre 36. Ce vote n'est toutefois que symbolique: le refus de ce programme n'aurait en effet eu aucune conséquence pratique.

Le cap politique du Conseil d'Etat se décline en quatre axes. Il s'agit d'assurer une société stable, de favoriser une réponse collective aux transitions numériques, écologiques et démographiques, d'encourager l'expression des droits et libertés individuels et de mettre en place un Etat efficace et moderne.

Pour la PLR Natacha Buffet-Desfayes, accepter ce programme est un bon signal envers le Conseil d'Etat. "On parle à nouveau de prospérité et de mise en valeur des entreprises", s'est réjoui le PLR Yvan Zweifel. "Le programme est ambitieux, mais il ne doit pas engager des hausses de charges", a mis en garde le député PLR.

Baisses d'impôts

L'UDC et le MCG s'y sont opposés. "Ce programme n'a rien d'un programme: il est vide de sens et sonne creux", a relevé l'UDC Stéphane Florey. Pour le MCG, la rétrocession fiscale aux communes françaises et le nombre "excessif" de frontaliers sont problématiques.

A gauche, c'est la mise sous pression des services de l'Etat qui inquiète. La socialiste Caroline Marti a déploré les baisses d'impôts annoncées dans ce programme de législature. Son parti, qui est pourtant représenté au gouvernement, s'est ainsi opposé à cette feuille de route.

PFQ refusé

Le plan financier quadriennal (PFQ) qui accompagne le programme de législature a pour sa part été refusé par 55 voix contre 18 et 21 abstentions. La droite estime qu'il ne propose pas assez de mesures structurelles alors que la gauche critique les économies envisagées.

Attaqué sur plusieurs points par les députés, le Conseil d'Etat a répondu avec sobriété. "Merci pour ce moment!" a ironisé la cheffe du Département des finances Nathalie Fontanet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Assurance-maladie: "Injustice flagrante" dénoncée par le Groupement transfrontalier

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(image symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)
Le Groupement Transfrontalier Européen (GTE) dénonce la décision du Conseil des Etats d'inclure les frontaliers dans la compensation des risques pour les primes d'assurance maladie."Prétendument destinée à réduire les inégalités", cette mesure est une "injustice flagrante envers les frontaliers qui contribuent déjà activement à l'économie suisse tout en résidant dans les pays voisins", estime-t-il.

Dans un communiqué publié jeudi, le GTE, organisation qui défend les intérêts des travailleurs frontaliers dans la région franco-suisse, "interroge vigoureusement cette réforme". Il déplore le fait qu'aucune consultation sérieuse des travailleurs frontaliers n'ait eu lieu avant son adoption.

Les frontaliers méritent d'être entendus et pris en compte dans les décisions qui les concernent directement. Le GTE avait pourtant sollicité par courrier la Chancellerie fédérale au mois de juin 2023, relève-t-il.

Actuellement, les frontaliers, majoritairement jeunes et en bonne santé, se soignent en France, où les coûts de santé sont bien inférieurs. Imposer des primes significativement plus élevées et sans progressivité à ces travailleurs constitue une mesure injuste et déconnectée de leur réalité quotidienne, poursuit le GTE.

Plus de souplesse

Si la solidarité est un principe louable, il doit être appliqué de manière équitable et proportionnée. Le GTE souligne que le système actuel favorise déjà largement les assureurs suisses, et qu'imposer une augmentation des primes, disproportionnée au regard de l’évolution des coûts de santé effectifs des transfrontaliers, pénalise les frontaliers.

Face à cette décision, le GTE demande l’ouverture d’une discussion sur les conditions et les modalités de l’exercice du droit d’option entre la Couverture maladie universelle pour les frontaliers (CMU) et la LAMal. Les travailleurs et retraités transfrontaliers sont doublement confrontés, en France comme en Suisse à des conditions changeantes et à des décisions politiques qui remettent en question la pertinence et la stabilité de leur choix initial.

Il est impératif que les autorités compétentes examinent cette question avec sérieux. Elles doivent ouvrir un dialogue inclusif pour permettre aux frontaliers de faire des choix informés et adaptés à leur situation spécifique.

Forte hausse des primes

Pour mémoire, le nombre de personnes assurées en Suisse et résidant à l’étranger ne cesse d’augmenter. Elles étaient près de 170'000 en 2021. Or, les frontaliers assurés en Suisse paient des primes beaucoup plus basses que les habitants du pays.

Après le National, le Conseil des Etats a adopté mardi un projet visant à corriger cette inégalité. Les assurés résidant à l'étranger seront désormais inclus dans la compensation des risques dans l'assurance-maladie.

Pour le Parlement, il s'agit d'une question de solidarité. La compensation des risques a en effet été créée pour que les assureurs-maladie ne soient pas tentés d'assurer uniquement des personnes en bonne santé. Ce mécanisme permet un rééquilibrage financier entre les assurances qui comptent peu d’assurés présentant un risque élevé de maladie et celles confrontées à des risques importants. Sachant que les frontaliers, en général, sont plutôt en bonne santé car actifs et donc généralement jeunes.

La modification devrait faire bondir le montant des primes des frontaliers jusqu'à 65%. Elles resteront inférieures à celles payées en Suisse. Ces versements supplémentaires profiteront notamment aux cantons de Genève et de Bâle-Ville.

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Genève

Les employés du Grand Théâtre en grève pour leurs conditions de travail

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"Tous unis pour un opéra équitable", "Chantons la résistance". Le personnel du Grand Théâtre de Genève est en grève  ce jeudi , depuis 7h et jusqu'à minuit. Il proteste contre le projet de la Ville de Genève de transférer son personnel à la Fondation du Grand Théâtre sans négociations préalables.

A Genève, la représentation d’"Idoménée” prévue jeudi soir au Grand Théâtre ne se tiendra pas sous sa forme habituelle. Elle a été maintenue mais dans une forme concert. Et pour cause: les employés du Grand Théâtre sont en grève depuis 7h et jusqu'à minuit. Ils protestent contre le projet de la Ville de Genève de transférer son personnel à la Fondation du Grand Théâtre. Texte qui doit être voté la semaine prochaine par le Conseil municipal.
Les employés demandent à la municipalité de renoncer au projet tant que des négociations n'ont pas été conduites sur les conditions de travail et de salaires, notamment.
Ce jeudi plus de 80 personnes tiennent un piquet de grève devant le Grand Théâtre. Parmi elles, Paola qui travaille au Grand Théâtre depuis 30 ans. Elle refuse de signer un chèque en blanc.

Paola Employée du Grand Théâtre

La réforme prévoit que quelque 190 employés actuellement au bénéfice du statut de personnel de la Ville rejoignent la Fondation du Grand Théâtre. Le texte placera l'entier du personnel de l'institution sous la houlette de la Fondation.

Malgré des demandes réitérées, aucune négociation préalable n'a eu lieu, a relevé Juan Calvino, président de la commission de personnel du GTG lors d'un point de presse sur le parvis de l'institution lyrique.. Le personnel ignore tout de ses futures conditions de travail, de salaire ou de retraite, a-t-il déploré.

Juan CalvinoPrésident de la Commission des personnels du Grand Théâtre

S'ils ne sont pas contre une harmonisation, les grévistes veulent en connaître les conditions. Ils demandent que l'examen de ces statuts par le Conseil municipal soit suspendu ou que les articles concernant le statut du personnel en soient retirés.

La grève est soutenue par les syndicats SSP/VPOD, SIT et Syndicat suisse romand du spectacle.

Une manifestation est prévue mardi 5 mars devant le Conseil municipal lors du vote du projet.

Laurie Selli avec source ATS

 

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Genève

Né un 29 février: "j'ai 11 ans ou 44, au choix"

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diapicard

Cela ne vous a pas échappé, nous sommes le 29 février, de quoi réjouir ceux qui sont nés à cette date peu commune.

C’est une journée un peu spéciale pour certains de nos auditeurs.

Surtout s’ils sont nés un 29 février. 

Ils vont pouvoir enfin fêter leur anniversaire à la véritable date. Car cette année 2024 est bissextile. 

C’est le cas de Nathanaël De Keuster. Quel âge a t-il cette année:

Nathanaël De KeusterNé un 29 février

Mais pourquoi existe t-il un 29 février?

Petite explication: la Terre met 365,2  jours pour faire le tour du Soleil en une année. Mais l'année calendaire dure 365 jours. Pour compenser cette différence de temps et pour ne pas que la date des saisons se décale progressivement, il a été décidé de rajouter un jour tous les quatre ans. Décision prise par Jules César en 46 avant Jésus-Christ.

 

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Culture

Grand Théâtre: Pour Sami Kanaan, la grève est "tout à fait incompréhensible"

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(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)
Le conseiller administratif Sami Kanaan, en charge de la culture en ville de Genève, estime "totalement incompréhensible" la grève annoncée par le personnel du Grand Théâtre pour la représentation de l’opéra de Mozart "Idoménée" jeudi soir. "Je la regrette fortement, tant sur le fond que sur la forme", a-t-il déclaré dans une interview à la Tribune de Genève.

Et le magistrat d'expliquer: "Sur le fond, je comprends que les représentants du personnel et les syndicats veuillent se battre pour conserver les conditions de travail. Sauf qu'en l'occurrence, rien n'a encore été décidé quant aux modalités du nouveau statut. On fait un procès d'intention sur les futures conditions de travail. Le but de la réforme n'est pas de faire des économies", souligne-t-il.

"Ce qui m'amène à la forme. Lorsqu'on souhaite se mettre en grève, on l'annonce d'abord avec un préavis. Et si on n'est pas entendu, on peut aller de l'avant. Or, voilà qu'on décide d'une grève le mardi pour le jeudi sans crier gare. C'est irrespectueux en matière de partenariat social", relève Sami Kanaan.

Négocier par la suite

"On a dit et redit que l'objectif n'était pas de détériorer les conditions de travail, mais de réformer une situation aujourd'hui très insatisfaisante de différences de statut et d'inégalités criantes. On a acté le principe de la réforme, ce qui est le rôle du politique, et ensuite on négociera concrètement, en préservant les droits acquis pour les employés actuels", poursuit-il.

"Nous avons travaillé sur un nouveau statut qui sera présenté une fois que le Conseil municipal aura acté le principe d'un employeur unique, qui est la Fondation du Grand Théâtre (FGTG), une fondation de droit public. Les négociations avec les représentants du personnel et les syndicats pourront ensuite commencer. Le Conseil municipal pourra à nouveau se prononcer une fois qu'elles auront abouti".

Menace sur l'institution

Selon le conseiller administratif, il est faux de dire qu'il n'y a aucune garantie financière du canton. Un accord, qui mentionne le Grand Théâtre, a été signé avec ce dernier en 2022. "Une nouvelle loi a ensuite été votée par une large majorité du Grand Conseil. Une planification financière est établie. Jusqu'à présent, toutes les étapes ont été respectées".

"La réforme vise au contraire à faciliter l'arrivée du Canton dans le financement et la gouvernance du Grand Théâtre. Une des conditions est que tout le personnel soit employé par la fondation. Si les syndicats et les représentants du personnel refusent de discuter, on risque de laisser passer une opportunité. Et de menacer la pérennité de l'institution", a-t-il averti.

Sami Kannan souligne encore avoir envoyé mercredi avec le président du conseil de fondation de la FGTG Xavier Oberson "un message à l'attention de l'ensemble des personnels. Nous rappelons nos engagements et leur demandons de renoncer à cette grève qui prend en otage le public et nuit au Grand Théâtre. Nous espérons qu'ils accepteront".

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