Quelque 100 personnes ont manifesté samedi en fin d'après-midi en face du commissariat de police du boulevard Carl-Vogt à Genève, où une femme de 21 ans est décédée jeudi dernier dans une cellule après avoir été arrêtée la veille. Le rassemblement s'est terminé par quelques jets d'oeufs et de farine sur la police déployée sur les lieux.
"La police n'a pas répliqué et il n'y a ni blessé ni interpellation", a indiqué dimanche matin à Keystone-ATS une porte-parole de la police genevoise. Les forces de l'ordre s'étaient positionnées devant le vieil Hôtel de police alors que les manifestants se situaient sur le trottoir d'en face.
Ce rassemblement a été organisé par Action antifasciste Genève et le collectif Le Silure, sous le slogan "Plus aucun mort en détention! Justice et vérité!". Il a duré une grosse heure à partir de 17h00 environ.
Dans un communiqué publié samedi soir, les organisateurs s'interrogent: "Comment se fait-il que de simples gardes à vue débouchent sur la mort des personnes arrêtées?". "Les autorités taisent les détails auxquels elles ont accès", dénoncent-ils.
La jeune femme est décédée dans une cellule du commissariat après une nuit de garde à vue. Elle a été trouvée inanimée jeudi matin après avoir été arrêtée pour vol mercredi soir. Le Ministère public a ouvert une enquête pour déterminer les causes de sa mort. Début janvier, un autre détenu avait été découvert sans vie dans sa cellule dans ce même Hôtel de police.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Nicolas Rochat, 33 ans, va tenter de passer la ligne d'arrivée du Marathon de Genève, après une double prothèse de hanche il y a un an.
Deux hanches, deux prothèses et un seul objectif: passer la ligne d'arrivée du Marathon de Genève, le 10 mai prochain. Rencontre avec Nicolas Rochat, un ce Genevois de 33 ans à l'origine de ce défi.
Après une lourde opération des deux hanches en février l'année dernière, Nicolas Rochat, 33 ans, a décidé de prendre un nouveau départ. D'abord abasourdi par la nouvelle, il transforme son destin en un challenge de résilience. "2 prothèses, 1 marathon", c'est le nom de son projet. Projet suivi d'ailleurs par la Fondation Arthritis pour récolter des fonds afin d'arriver au bout de son ambition.
Nicolas Rochat,
Nicolas Rochat,
Nicolas Rochat,
"Au départ, mon monde s'est écroulé. Puis, aujourd'hui, je n'ai aucune douleur. J'ai l'impression de n'avoir jamais été opéré."
Le tout, c'est de bien se préparer
Malgré tout, les 42,195 d'un marathon, ça se prépare. Nicolas est bien entouré. Outre le marathon de 2026, son plan d'entraînement incluait une étape intermédiaire avec la course des 20 km de Balexert, en novembre dernier.
Nicolas Rochat,
Nicolas Rochat,
Nicolas Rochat,
Nicolas publie quotidiennement des vidéos de sa préparation sur ses comptes Instagram et TikTok.
À noter qu'en Suisse, seuls 2,5% des patients opérés ont moins de 45 ans, contre 10% entre 45 et 55 ans, et jusqu’à 30% pour les tranches d’âge supérieures.
Nicolas Rochat, lui, a subi cette double opération des hanches suite à un arthrose précoce qui lui causait des douleurs quotidiennes insupportables, limitant sa mobilité. Après son opération, il a subi une rééducation intensive pour réapprendre à marcher sans douleur, et retrouver une condition de sportif. Pour ce défi, il est devenu ambassadeur de la Fondation Arthritis, pour soutenir la recherche contre les maladies musculo-squelettiques.
Un sujet réalisé avec l'aide de notre stagiaire Matteo Beti.
Un exercice de sécurité grandeur nature du Groupement d'incendie et de secours de Genève (Groupement SIS) a eu lieu mercredi après-midi au large de Versoix. Destiné à 17 cadres suisses et étrangers, il a impliqué une cinquantaine de figurants à bord d'un petit bateau de la CGN.
Un début d'incendie a été simulé sur l'embarcation à près d'un kilomètre de la rive, fumigènes à l'appui. Objectif: permettre aux cadres travaillant dans les services d'incendie, sanitaires et sécuritaires des cantons de Genève, Vaud et Neuchâtel, mais aussi dans l'Ain (F) et à Bruxelles, de s'entraîner au commandement des opérations de secours.
Un hélicoptère a repéré 25 corps dans l'eau - 17 étaient des mannequins. Il a été remplacé par un drone équipé qui filmait. Après les premières interventions d'urgence et la gestion des victimes, l'exercice a consisté à prendre des mesures pour remorquer le bateau, dont le moteur ne fonctionnait plus, a expliqué le capitaine du Groupement SIS Gregory De Marcellis, responsable de l'instruction.
L'exercice "Nautica" a ainsi permis aux aspirants sapeurs-pompiers et aux futurs chefs d'engins du Groupement SIS d'expérimenter les conditions d'une intervention sur le lac. Au total, une soixantaine de personnes se sont entraînées, évaluées par des observateurs.
Cet exercice fait partie du Cours Commandement des opérations de secours, une étape clé de la formation des officiers et responsables d'intervention, a relevé le Groupement SIS qui l'organise pour la sixième fois depuis 2014. Après la théorie en début de la semaine, le cours comprend quatre autres exercices de grande ampleur: des incendies en prison et dans un dépôt pétrolier, un accident de la route dans un tunnel et un problème chimique sur un wagon de train.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La Chambre constitutionnelle de la Cour de justice de Genève donne raison au canton dans le dossier sur l'exclusion des élèves frontaliers. Elle a rejeté douze recours d'élèves domiciliés en France et voulant être scolarisés dans le canton.
En juin, le Conseil d'Etat genevois avait adopté onze modifications réglementaires afin de limiter la fréquentation des écoles publiques des degrés primaires à secondaires II aux enfants et jeunes résidant dans le canton, a rappelé mercredi la Chambre constitutionnelle, qui a rejeté les recours mardi. Il entendait ainsi remplacer les dispositions transitoires en vigueur depuis 2019 par de nouvelles.
La Chambre constitutionnelle estime que le canton a agi légalement en généralisant par voie réglementaire le principe de scolarisation au lieu de domicile. Or les recourants n'ont pas de lieu de vie en Suisse et "ne peuvent pas se prévaloir du droit à y recevoir un enseignement de base suffisant et gratuit." Les décisions rendues mardi sont susceptibles de recours auprès du Tribunal fédéral.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La directrice de la Comédie de Genève recourt contre la décision de la Fondation d'art dramatique de ne pas reconduire son mandat qui se termine en juin 2027. Séverine Chavrier a aussi déposé une plainte pénale en janvier, estimant être victime d'une cabale.
Le recours a été déposé lundi auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice, a indiqué mercredi à Keystone-ATS Romain Jordan, avocat de la directrice, confirmant une information de Léman bleu. Ce recours "pointe les nombreux manquements de la FAD dans la gestion de la crise à la Comédie, notamment l'absence de protection de ma mandante, victime d'une cabale calomnieuse", précise-t-il.
Me Jordan a expliqué mardi sur Léman bleu que la Fondation d'art dramatique a pris sa décision "sans que ma cliente en soit informée, sans qu'elle puisse se déterminer et surtout sans avoir à un quelconque moment la liste des griefs qui pourraient, selon le conseil de fondation, justifier cette décision." Selon lui, les griefs étaient "au mieux, diffamants, au pire, calomniateurs", raison pour laquelle Mme Chavrier a déposé une plainte pénale à la mi-janvier.
Pour une médiation externe
Mise en cause par des collaborateurs, Mme Chavrier a été déchargée de ses fonctions opérationnelles en novembre par la FAD qui a commandé un audit sur le climat de travail. La Ville de Genève a pour sa part demandé à la Cour des comptes de mener un audit de gouvernance.
"La priorité de ma mandante, qui bénéfice d'un large soutien au sein de l'institution, est de pouvoir rapidement revenir en son sein et se mettre pleinement au travail. Nous appelons de nos voeux la conduite d'une médiation externe, plutôt que des audits nébuleux et sans nous inclure et qui vont coûter très cher", souligne Me Jordan.
Quand l’IA aide à prédire la survenue de métastases dans différents cancers. À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, ce mercredi 4 février, on revient sur cette avancée : des scientifiques de l’Université de Genève ont développé un algorithme capable d’anticiper le risque de récidive avec une assez grande précision.
Ariel Ruiz i Altaba
Professeur au Département de médecine génétique et développement à l'UNIGE
Ariel Ruiz i AltabaProfesseur au Département de médecine génétique et développement à l'UNIGE
Ariel Ruiz i AltabaProfesseur au Département de médecine génétique et développement à l'UNIGE
Anticiper la propagation d’un cancer reste très difficile. Pour aider les médecins, des chercheurs de l’Université de Genève ont donc développé MangroveGS, un algorithme capable de prédire l’apparition de métastases.
Les scientifiques se sont appuyés sur des cellules issues de tumeurs du côlon pour déterminer quels critères influaient sur le risque de métastases, et ils ont identifié plusieurs centaines de signatures de gènes liées au potentiel métastatique.
Ces données ont été intégrées dans l'algorithme, MangroveGS, qui transforme ces informations complexes en prédictions fiables. Objectif: aider les médecins à mieux adapter les traitements.
Une précision proche de 80 %
Testé sur le cancer du côlon, l'algorithme a atteint une précision proche de 80 %. La prochaine étape pour les chercheurs sera de développer encore cet outil d'intelligence artificielle, explique Ariel Ruiz i Altaba, professeur à la faculté de médecine de l’Université de Genève.
Ariel Ruiz i Altaba
Professeur au Département de médecine génétique et développement à l'UNIGE
Ariel Ruiz i AltabaProfesseur au Département de médecine génétique et développement à l'UNIGE
Ariel Ruiz i AltabaProfesseur au Département de médecine génétique et développement à l'UNIGE
"Il faut faire le même travail avec d'autres tumeurs, des côlons, des poumons, des prostates pour enrichir l'algorithme."
Les recherches vont donc désormais s’étendre à d’autres types de cancers.
Ariel Ruiz i Altaba
Professeur au Département de médecine génétique et développement à l'UNIGE
Ariel Ruiz i AltabaProfesseur au Département de médecine génétique et développement à l'UNIGE
Ariel Ruiz i AltabaProfesseur au Département de médecine génétique et développement à l'UNIGE
"Ces gènes s'expriment aussi dans d'autres tissus, pas seulement le côlon."