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Fin du dernier traité nucléaire entre Moscou et Washington

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Le traité New Start limitait chaque partie à 800 lanceurs et bombardiers lourds et 1550 ogives nucléaires stratégiques offensives déployées, avec un mécanisme de vérification (archives). (© KEYSTONE/EPA RUSSIAN DEFENCE MINISTRY PRESS S/RUSSIAN DEFENCE MINIS)

Le dernier traité de désarmement nucléaire liant les Etats-Unis et la Russie a expiré jeudi, marquant un tournant majeur dans l'histoire du contrôle des armements depuis la guerre froide. Cette absence d'accord fait craindre une prolifération nucléaire.

"L'expiration du traité New Start, à partir de minuit aujourd'hui [01h00 en Suisse], marque un moment grave pour la paix et la sécurité internationales", a déclaré le secrétaire général de l'ONU, António Guterres. Il a exhorté les Etats-Unis et la Russie à "s'entendre" rapidement sur un nouveau cadre.

"Cette dissolution de décennies d'acquis ne pourrait survenir à un pire moment. Le risque d'utilisation d'une arme nucléaire est à son plus haut niveau depuis des décennies", a-t-il mis en garde dans un communiqué.

Le traité New Start est le dernier accord de maîtrise des armements liant Washington et Moscou. Signé en 2010, il limitait chaque partie à 800 lanceurs et bombardiers lourds et 1550 ogives nucléaires stratégiques offensives déployées, avec un mécanisme de vérification.

Son expiration marque la transition vers un ordre nucléaire moins encadré, d'autant plus que les inspections ont été suspendues en 2023 à cause de l'offensive russe à grande échelle lancée en Ukraine en février 2022.

Washington temporise

En septembre 2025, le président russe Vladimir Poutine avait proposé à Washington de prolonger d'un an les termes du traité, une proposition qualifiée alors de "bonne idée" par son homologue américain Donald Trump, mais à laquelle les Etats-Unis n'ont pas donné suite.

Dès mercredi, la Russie a déclaré n'être "plus liée" par ce traité. "Nous partons du principe que les parties au traité New Start ne sont plus tenues par aucune obligation ni déclaration réciproque dans le cadre du traité", a indiqué le ministère russe des affaires étrangères dans un communiqué.

Cependant, lors d'une conversation mercredi avec son homologue chinois Xi Jinping, le président russe "a souligné que dans cette situation, nous agirons de manière réfléchie et responsable", a rapporté le conseiller diplomatique du président russe, Iouri Ouchakov. "Nous restons ouverts à la recherche de voies pour négocier et assurer la stabilité stratégique", a-t-il assuré.

A Washington, les responsables américains temporisent sur leurs intentions. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, s'est contenté d'expliquer mercredi que le président américain Donald Trump s'exprimerait "plus tard" à ce sujet, sans préciser quand, et a rappelé la position américaine qui vise à inclure la Chine dans toute discussion.

L'Europe pointe Moscou

Les capitales européennes ont lancé des appels à trouver une solution, tout en faisant porter la responsabilité de l'échec sur Moscou. La France, seule puissance nucléaire de l'UE, a appelé les grandes puissances nucléaires - Etats-Unis, Russie mais aussi Chine - à oeuvrer pour un système international de maîtrise des armements.

Avec la fin de New Start, "c'est la disparition demain de toute limite sur les plus grands arsenaux nucléaires du monde pour la première fois depuis la guerre froide. C'est l'aboutissement d'une série de reculs des normes internationales concourant à la stabilité stratégique", selon le ministère français des affaires étrangères, qui désigne "la Russie" comme "responsable de ces reculs".

La coalition d'ONG ICAN (Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires) a, elle, renvoyé dos à dos Russes et Américains en les exhortant à s'engager publiquement à respecter les limites du traité New Start "pendant la négociation d'un nouveau cadre".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un succès indiscutable pour Crystal Palace

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La joie de Jean-Philippe Mateta après son but. (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

La Conference League demeure en mains londoniennes. Une année après Chelsea, Crystal Palace a remporté la plus petite, mais sans doute aussi la plus charmante, compétition européenne.

A Leipzig, la formation dirigée pour la dernière fois par Oliver Glasner s’est imposée 1-0 en finale devant le Rayo Vallecano. Ce succès ne souffre aucune discussion. Crystal Palace a exercé une emprise sans partage sur l’adversaire. Les Londoniens ont toutefois dû attendre la 51e minute et un mauvais renvoi d’Augusta Batalla pour concrétiser leur supériorité.

Le portier argentin repoussait, en effet, très mal une frappe d’Adam Wharton. Dans les pieds précisément de Jean-Philippe Mateta qui ne s’est pas fait prier pour profiter de l’aubaine. Cinq minutes plus tard, Crystal Palace aurait dû doubler la mise sans une incroyable malchance avec ce coup-franc de Daichi Kamada qui a touché les deux poteaux sans que la balle de franchisse la ligne.

Dépassé par le rythme imprimé par les Londoniens, le Rayo a laissé passer l’orage avant de relever la tête dans le dernier quart d’heure. Mais sans que l’issue de cette finale ne soit remise en question. Entre l’équipe de Premier League et celle de la Liga, il y avait un monde de différence.

Avec ce succès de Crystal Palace qui survient une semaine après le sacre d’Aston Villa en Europa League face au SC Fribourg en Europa League, la Premier League demeure en course un fabuleux triplé. Il sera réalisé si Arsenal remporte samedi la finale de la Ligue des Champions à Budapest contre le Paris Saint-Germain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Jil Teichmann se qualifie aussi pour les 16es de finale

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Jil Teichmann: une troisième Suissesse en 16e de finale à Roland-Garros. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

Trois sur trois pour les Suissesses mercredi à Paris ! Après Belinda Bencic et Viktorija Golubic, Jil Teichmann (WTA 170) s’est également qualifiée pour les seizièmes de finale.

La gauchère s'est imposée 7-5 6-4 devant la Polonaise Magdalena Frech (WTA 46). Battue par la Polonaise il y a trois ans sur le gazon de Birminghan, Jil Teichmann a pris une éclatante revanche. Menée 5-3 0-40, elle a signé une improbable remontada pour remporter le premier set. Au second, elle a toujours mené le bal malgré un certain déchet sur ses jeux de services, illustré notamment par ses sept doubles fautes.

Huitième de finaliste à Paris en 2022 pour le meilleur résultat de sa carrière en Grand Chelem, Jil Teichmann est en train de réaliser un magnifique parcours après avoir coupé les ponts avec le tennis pendant plusieurs mois. Vendredi, elle entend le poursuivre face à la gagnante de la rencontre qui doit opposer la tête de série no 10 Karolina Muchova.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une 120e compliquée pour Novak Djokovic

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Novak Djokovic: un récital qui a comporté quelques fausses notes. (© KEYSTONE/AP/Thibault Camus)

Novak Djokovic a sué pour gagner sa... 120e rencontre à Roland-Garros. Un seuil qu'aucun autre joueur n'a jamais franchi dans un tournoi du Grand Chelem.

Il s'est imposé 6-3 6-2 6-7 (7/9) 6-3 devant le Français Valentin Royer (ATP 74). L’homme aux 24 titres du Grand Chelem ne s’attendait sans doute pas à rester 3h44’ sur le court face à un adversaire en panne de résultats. Mais son manque de rigueur au moment de conclure dans le troisième set l’a condamné à jouer les prolongations.

Il devra vraiment élever le curseur vendredi pour son seizième de finale contre Joao Fonseca (no 28). Vainqueur des derniers Swiss Indoors. le Brésilien a terrassé le Croate Dino Prizmic (ATP 72) en cinq sets après avoir perdu les deux premiers...

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La no 2 mondiale à la trappe

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Elena Rybakina sans doute écrasée par la chaleur à Paris... (© KEYSTONE/AP/Aurelien Morissard)

Sensation dans le simple dames ! La no 2 mondiale Elena Rybakina s'est inclinée dès le deuxième tour de Roland-Garros, battue 3-6, 6-1, 7-6 (10/4) par l'Ukrainienne Yuliia Starodubtseva (WTA 55).

Lauréate de deux titres du Grand Chelem, dont le dernier Open d'Australie, la Kazakhstanaise est la première des favorites du tableau féminin à quitter Paris. Elle n'avait plus perdu aussi tôt en Grand Chelem depuis sa défaite au deuxième tour de l'US Open à l'été 2024. A Roland-Garros, elle restait sur un huitième de finale en 2025, après avoir atteint les quarts en 2021 et en 2024.

A 26 ans, Yuliia Starodubtseva n'avait elle encore jamais battu de membre du top 10. Elle égale son meilleur parcours à Roland-Garros après avoir déjà atteint le troisième tour en 2025. "Elena est une des meilleures joueuses au monde, je suis tellement fière de ce que j'ai réussi à faire", s'est émerveillée l'Ukrainienne durant son interview d'après-match.

Sur un court Suzanne-Lenglen écrasé de chaleur (33°C à l'ombre), comme chaque jour depuis le début du tournoi, Elena Rybakina a connu une brutale baisse de régime en début de deuxième set. Rapidement menée 5-0, la dauphine d'Aryna Sabalenka au classement WTA a réussi à gagner un jeu avant de perdre la deuxième manche 6-1 en 32 minutes.

Sortie du court pour reprendre ses esprits, Rybakina a continué à subir en début du troisième set, concédant deux fois son service pour se retrouver menée 3-0. Elle a patiemment refait son retard, revenant d'abord à 3-2 avant d'effacer son deuxième break de retard pour recoller à 4-4. Les deux joueuses ont ensuite conservé leur service jusqu'au super tie-break, nettement dominé par Starodubtseva, qui a conclu à sa deuxième balle de match.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Grenoble vit des "guerres de territoires exacerbées"

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A Grenoble, "un palier a été franchi, puisque les individus ne tirent plus aujourd'hui pour impressionner mais tirent pour tuer". (photo symbolique) (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Dix hommes ont été tués par balles sur la voie publique en six mois à Grenoble et dans sa banlieue dans le cadre de "guerres de territoires exacerbées" entre trafiquants de drogue, a déploré mercredi le procureur Etienne Manteaux.

Si Grenoble a déjà vécu des violences liées au narcotrafic, "un palier a été franchi, puisque les individus ne tirent plus aujourd'hui pour impressionner mais tirent pour tuer", a constaté le magistrat lors d'une conférence de presse.

S'exprimant au lendemain d'une fusillade ayant fait un mort et quatre blessés près d'un point de deal de Grenoble, le procureur a précisé que les faits avaient fait l'objet d'une "forme de revendication".

Une vidéo montrant le passager d'une voiture tirer par la fenêtre avant, et filmé depuis le siège arrière, a circulé toute la journée sur les réseaux sociaux.

"Habitude dramatique"

Alors que d'autres vidéos de ce type, certaines accompagnées de messages menaçants, ont été mises en ligne ces derniers jours, Etienne Manteaux a relevé une nouvelle "habitude dramatique" des auteurs d'homicides consistant à "se filmer pour impressionner".

L'homme décédé mardi soir, âgé de 33 ans, présentait 11 condamnations à son casier judiciaire. Touché par deux balles au dos, il sera autopsié jeudi.

La fusillade a touché quatre autres hommes, tous dotés de lourds casiers, présentant "des blessures qui auraient pu être mortelles", et qui pour certains "ont manifestement eu beaucoup de chance", a souligné le procureur.

Pour lui, ces faits "apparaissent de façon évidente comme une riposte" à des tirs mortels survenus dimanche dans la commune voisine d'Echirolles, qui avaient entraîné la mort d'un homme, un "mineur de 16 ans", dont le corps a été retrouvé dans un véhicule calciné.

Les deux dossiers ont été transmis à la juridiction interrégionale spécialisée de Lyon.

"C'est un défi redoutable que nous posent aujourd'hui les narcotrafiquants avec un recours aussi désinhibé à la violence et avec une organisation aussi difficile à démanteler", a souligné Etienne Manteaux, évoquant des donneurs d'ordre "potentiellement non résidents sur le territoire national et une capacité, via les réseaux sociaux, à recruter des hommes de main".

"Cela complexifie considérablement tant l'élucidation que le démantèlement de ces organisations criminelles quand elles sont aussi peu implantées en local", a-t-il ajouté, précisant avoir proposé à la maire écologiste de Grenoble Laurence Ruffin de "réactiver" des groupes locaux de traitement des délinquances. "J'ai senti une oreille attentive" de sa part, a-t-il dit, évoquant une première réunion en ce sens vendredi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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