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Economie

L'USAM exige une reprise des activités sociales et économiques

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L'USAM demande lundi au Conseil fédéral d'autoriser une reprise des activités sociales et économiques (image prétexte). (© KEYSTONE/DPA/TOM WELLER)

L'approche de la crise par le Conseil fédéral repose presque exclusivement sur des considérations sanitaires, selon l'Union suisse des arts et métiers (USAM). L'organisation faîtière des PME a livré lundi devant la presse une "évaluation critique de la situation".

L'organisation a évalué les instruments politiques et les mesures engagées afin d'être "mieux armés" contre la crise actuelle et celles à venir. Bilan de l'exercice: "La politique économique et financière ou les questions sociales n’ont pas été prises en compte", résume l'USAM.

La crise du coronavirus constitue "un stress-test" pour la Suisse, son économie et son système socio-politique, a souligné Hans-Ulrich Bigler, directeur de l’USAM, durant la conférence de presse virtuelle. Le véritable défi dans la gestion de la pandémie "consiste à pondérer des objectifs contradictoires et à trouver un équilibre entre les enjeux et les intérêts", écrit la faîtière dans la documentation accompagnant la conférence de presse.

"Fin immédiate" des restrictions

Le confinement, qu'il soit total ou partiel, constitue une "violation flagrante de cet équilibre". Raison pour laquelle l'organisation exige "la fin immédiate" des restrictions des activités économiques et sociales.

Elle appelle à revenir à une logique de "protection ciblée telle que prévue par la loi Covid-19", basée sur le dépistage, la vaccination, le traçage des contacts et la mise en place de concepts de protection. "Ces mesures équilibrées permettraient de rouvrir notre économie et de revenir à une vie sociale saine", a souligné Hans-Ulrich Bigler.

Approche "unilatérale" de l'OFSP

Quant aux organes de gestion de pandémie, l'USAM estime que l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a pris trop de place dans le processus décisionnel. Pour l'USAM, son approche jugée "unilatérale" a abouti à des mesures" disproportionnées" et à un semi-confinement "préjudiciable à l’économie, aux finances publiques et à la société dans son ensemble".

Fabio Regazzi, conseiller national (Le Centre/TI) et président de l'USAM a reproché à la task force scientifique de jouer un "rôle discutable", en prenant publiquement positions sur divers sujets. Elle se comporte comme "un lobbyiste ordinaire et n'a aucune légitimité démocratique", a-t-il souligné. "Nous considérons clairement qu'elle fait partie du problème et non de la solution", a-t-il déclaré.

Quant aux progrès à réaliser à l'avenir, André Berdoz, vice-président de l'USAM, a pointé durant la conférence de presse un "énorme retard" en matière de numérisation, notamment dans le secteur des soins. L'USAM souhaite que des partenariats publics-privés soient mis en place. "Contrairement à la Confédération les entreprises privées maîtrisent la numérisation", a-t-il lancé.

"Faux pas"

"Nos plus grands faux pas" se situent au niveau de la structure et du contrôle de la gouvernance, de la gestion des conflits d’objectifs et des conditions-cadres, a estimé pour sa part Diana Gutjahr, conseillère nationale (UDC/TG) et membre du comité directeur de l'USAM.

L'USAM propose la création de délégations lorsqu'une situation particulière est déclarée, autant pour le Conseil fédéral que pour le Parlement "afin d'assurer l'équilibre des pouvoirs" et "garantir la légitimité démocratique". Parallèlement, un état-major doit être mis en pace, constitué des différents départements, offices fédéraux, cantons, acteurs de la société civile, dont les partenaires sociaux, a expliqué Mme Gutjahr.

Renforcer la démocratie

La procédure de consultation des ordonnances doit aussi être révisée selon l'USAM, et surtout être écourtée en période particulière. La délégation parlementaire doit pouvoir rejeter les ordonnances. L'USAM prévoit de présenter ces propositions d'amendements lors des délibérations parlementaires, a ajouté la conseillère nationale.

"Une démocratie résiliente passe avec succès le stress-test et sait faire face aux crises. Nous constatons donc que la résilience de la démocratie suisse doit être renforcée," a finalement résumé Hans-Ulrich Bigler.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Bénéfice semestriel de la BNS attendu à plus de 50 milliards

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D'avril à juin, la BNS a profité de la hausse des marchés boursiers et du prix de l'or. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

La BNS devrait afficher une légère perte au deuxième trimestre, selon les économistes d'UBS. En additionnant le profit des trois premiers mois de près de 60 milliards de francs suisses, le bénéfice du premier semestre devrait se situer entre 50 et 60 milliards.

Pour le deuxième trimestre, les spécialistes n'excluent toutefois pas la possibilité "d'un léger bénéfice". Le résultat devrait se situer -7 et 3 milliards de francs, précise UBS dans un communiqué publié mercredi.

D'avril à juin, la Banque nationale suisse (BNS) a profité de la hausse des marchés boursiers et du prix de l'or, selon les experts. Ainsi, les actions mondiales ont enregistré une hausse d'un peu plus de 2% entre avril et juin, prolongeant leur forte performance du premier trimestre. "Dans ce contexte, nous pensons que la BNS a réalisé un bénéfice de plus de 4 milliards de francs sur son portefeuille d'actions de près de 200 milliards de francs".

Le prix de l'or ayant continué de grimper, les économistes d'UBS s'attendent également à ce que la banque nationale génère un bénéfice d'environ 4 milliards sur son or. Les revenus récurrents, tels que les dividendes et les intérêts, devrait quant à eux aussi rapporter 4 milliards environ.

Néanmoins, les mouvements de change ont pour leur part probablement entraîné une perte de 5 à 10 milliards durant la même période, relèvent-ils.

Les rendements des emprunts d'Etat ayant vraisemblablement légèrement augmenté, cela devrait avoir également pesé sur les bénéfices de la BNS à hauteur de 5 milliards.

Malgré le bénéfice élevé du premier semestre, une distribution à la Confédération et aux cantons l'année prochaine reste incertaine, prévient la grande banque. "La BNS doit d'abord couvrir une perte de bilan de 53 milliards de l'année dernière, puis procéder à des attributions à la provision pour les réserves monétaires".

Ne pas extrapoler

"Si elle s'en tient à la règle selon laquelle une attribution de 10% de la provision pour réserves, qui s'élève actuellement à 115 milliards de francs, la BNS devrait dégager un bénéfice d'au moins 65 milliards de francs pour l'année en cours pour procéder à une distribution minimale. Pour une distribution maximale, le bénéfice pour l'ensemble de l'année devrait être supérieur à 105 milliards", expliquent-ils.

Selon eux, les bons résultats du premier semestre ne doivent pas être projetés sur le reste de l'année. "Les actions ont gagné 11% au cours du premier semestre de l'année, ce qui est nettement supérieur à la moyenne annuelle à long terme d'environ 6%. L'affaiblissement du franc a également contribué de manière significative aux bénéfices du premier semestre, à hauteur d'environ 30 milliards de francs", soulignent-ils.

Dans le cas où la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne abaissent leurs taux d'intérêt directeurs au cours du second semestre, "le franc suisse devrait s'apprécier sensiblement par rapport à l'euro et au dollar américain, ce qui représente un risque important pour les résultats de la BNS au cours des prochains trimestres", avancent le experts.

La BNS publiera ses résultats financiers pour le deuxième trimestre de cette année le 31 juillet prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Banco Santander a dégagé un nouveau bénéfice record au 1er semestre

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Santander explique cette dynamique notamment par l'arrivée de près de 4 millions de nouveaux clients, principalement au Brésil (+3,1 millions). (archive) (© KEYSTONE/AP/MANU FERNANDEZ)

Le géant bancaire espagnol Banco Santander a annoncé mercredi qu'il révisait en hausse ses prévisions pour 2024, après avoir dégagé un nouveau bénéfice record au premier semestre. L'établissement a tiré profit de la hausse de ses marges et de nouveaux clients.

La première banque espagnole, fortement implantée en Europe mais aussi en Amérique latine, a dégagé au total 6,06 milliards d'euros de profit net sur les six premiers mois de cette année, contre 5,24 milliards d'euros lors du premier semestre 2023. Ce montant, qui constitue un nouveau record semestriel pour l'entreprise, est conforme aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur d'informations financières Factset, qui tablaient sur six milliards d'euros de bénéfice net.

Il pourrait permettre au géant espagnol, qui a revu à la hausse ses objectifs pour 2024 avec un ratio de rentabilité supérieur à 16%, d'atteindre le cap symbolique des 12 milliards de profits sur l'exercice en cours, après le record de 11,08 milliards de l'an dernier. "Dans un environnement géopolitique volatil, nous sommes confiants dans notre capacité à atteindre nos nouveaux objectifs grâce à la diversification de nos activités et de nos marchés", souligne dans un communiqué la présidente du groupe, Ana Botin.

Santander explique cette dynamique par la croissance de ses marges opérationnelles, par un meilleur contrôle de ses coûts et par une forte activité commerciale, avec l'arrivée de près de 4 millions de nouveaux clients, principalement au Brésil (+3,1 millions). Le groupe espagnol, devenu ces dernières années l'un des établissements bancaires les plus rentables en Europe, a ainsi dégagé un produit net bancaire - équivalent de son chiffre d'affaires - de 23,46 milliards d'euros, soit 12% de plus qu'il y a un an.

Ces bons résultats ont largement compensé la hausse des provisions faite par le groupe en raison de l'impôt exceptionnel sur les grands groupes financiers instauré début 2023 par le gouvernement de gauche espagnol, afin de financer des mesures de soutien au pouvoir d'achat. Cet impôt, pour lequel Santander avait annoncé avoir provisionné 335 millions d'euros au début de l'année 2024, et contre lequel le groupe n'a cessé de ferrailler ces derniers mois, doit rapporter trois milliards d'euros en deux ans à l'Etat espagnol.

Il devait initialement prendre fin en 2024, mais l'exécutif a choisi de le pérenniser, en raison de la persistance d'une forte inflation qui l'a conduit à prolonger certaines mesures de soutien aux consommateurs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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BNP Paribas: le bénéfice net bondit de plus de 20% au 2e trimestre

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La banque de financement et d'investissement a vu son chiffre d'affaires croître de 12,1% notamment grâce à une forte hausse des activités sur les marchés actions en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et aux Amériques. (archive) (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

Le géant bancaire français BNP Paribas a annoncé mercredi un bénéfice net en hausse de 20,8% sur un an au deuxième trimestre, à 3,4 milliards d'euros. L'établisseement a notamment tiré profit d'une dynamique commerciale favorable.

D'avril à juin, le produit net bancaire du groupe (PNB), équivalent du chiffre d'affaires pour le secteur, s'élève à 12,27 milliards d'euros, "grâce à la dynamique commerciale des pôles opérationnels", a indiqué dans un communiqué le directeur général Jean-Laurent Bonnafé. Une hausse de près de 8% en comparaison avec un deuxième trimestre 2023 où il avait été freiné par l'évolution de la politique monétaire, les marchés actions et l'immobilier.

Ces résultats dépassent les attentes des analystes interrogés par le fournisseur de données Factset et l'agence financière Bloomberg, qui tablaient sur respectivement 2,9 et 2,7 milliards d'euros de résultat net, et environ 11,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Sur le premier semestre, le chiffre d'affaires ressort à 24,7 milliards d'euros, en hausse de 5,8% tandis que le bénéfice net baisse de plus de 10% à 6,5 milliards, reflétant la performance exceptionnelle du groupe au premier semestre 2023 avec "l'impact de la cession de Bank of the West", mais également la contribution à la constitution du Fonds de Résolution Unique.

En données distribuables, qui permet une comparaison hors effets de périmètre, le résultat net du premier semestre reste stable, et le produit net bancaire connaît une petite hausse de 1,7%. La banque de financement et d'investissement a vu son chiffre d'affaires croître de 12,1% au deuxième trimestre à 4,5 milliards d'euros notamment grâce à une forte hausse des activités sur les marchés actions dans les régions Europe, Moyen-Orient, Afrique et Amériques, souligne le communiqué.

Les revenus de la branche banques commerciales, leasing automobile, et paiement restent stables au deuxième trimestre, mais le bénéfice net est lui en recul de 24%. La branche protection, épargne, investissement et services immobiliers voit elle son chiffre d'affaires augmenter de 3%.

Le coût du risque, c'est-à-dire les sommes provisionnées pour faire face aux éventuels impayés sur les crédits consentis, a lui connu une hausse au deuxième trimestre par rapport au premier, passant de 29 points de base des encours de crédits à la clientèle, soit 640 millions d'euros, à 33 points de base, à 752 millions, intégrant un "dossier spécifique" non divulgué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Le prix des villas recule, celui des appartements augmente

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Alors que les prix des villas ont reculé de 2,2% depuis le début de l'année, comparé au semestre précédent, ceux des appartements ont en parallèle augmenté de 0,5% (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Au cours des six premiers mois de l'année, le marché immobilier a suivi une évolution contrastée en Suisse. Les prix des maisons individuelles a baissé, tandis que ceux des appartements s'inscrivent en hausse.

Les prix des villas ont reculé de 2,2% depuis le début de l'année, comparé au semestre précédent, alors qu'ils avaient encore augmenté de 4,5% entre juillet et décembre de l'an dernier, note Moneypark dans son estimation du marché publiée avec Pricehubble mardi.

Ces baisses concernent principalement la Suisse romande, avec un repli de 4% par rapport au deuxième semestre 2023, contre 1,3% outre-Sarine.

Les appartements coûtent quant à eux 0,5% plus cher, avec une hausse un peu plus marquée côté alémanique (0,6%) que romand (0,2%).

Pour ce qui est des solutions de financement, la demande en hypothèques Saron a fortement reculé comparé à la deuxième moitié de l'an dernier (-58%), alors que la Banque nationale suisse (BNS) a baissé ses taux directeurs à deux reprises au premier semestre. En revanche, les hypothèques à taux fixe ont atteint un record, représentant 15% du volume distribué. Les Romands plébiscitent l'hypothèque sur dix ans, tandis que les Alémaniques optent plutôt pour des solutions d'une durée de cinq à neuf ans.

Par ailleurs, les assureurs et caisses de pension continuent de grignoter la part de marché des banques en tant que fournisseurs dans ce domaine, observe encore la filiale de Helvetia. Sur les six premiers mois de l'année, la proportion a reculé à 51%, contre 67% à fin 2023. Celle des assureurs est passée de 22% à 31% et celle des caisses de pension de 11% à 18%. A fin 2022, les banques octroyaient encore les trois quarts des prêts hypothécaires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Julius Bär nomme Stefan Bollinger à sa tête

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Stefan Bollinger codirige actuellement l'unité de gestion de fortune en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique de Goldman Sachs à Londres. La banque cherchait depuis février un remplaçant à Philipp Rickenbacher, parti dans la foulée des pertes subies dans l'affaire Signa (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le gestionnaire de fortune Julius Bär s'est enfin trouvé un nouveau directeur général en la personne de Stefan Bollinger. L'actuel associé de la banque américaine Goldman Sachs prendra ses fonctions au plus tard début février 2025.

Ce ressortissant suisse codirige actuellement l'unité de gestion de fortune en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique de Goldman Sachs à Londres, a précisé l'établissement zurichois mardi dans un communiqué.

Sous sa direction depuis cinq ans, cette activité a plus que doublé ses avoirs sous gestion, a écrit la banque, qui cherchait depuis février un remplaçant à Philipp Rickenbacher, parti dans la foulée des pertes subies dans l'affaire Signa. L'actuel directeur général adjoint Nic Dreckmann assure depuis l'intérim.

M. Bollinger est décrit comme disposant d'une trentaine d'années d'expérience des marchés financiers, notamment à Hong Kong, à Londres, au Luxembourg, à New York et à Zurich. Il a rejoint Goldman Sachs en 2004, après avoir oeuvré pour l'américain JP Morgan et démarré sa carrière à la Banque cantonale de Zurich.

Début février, le gestionnaire de fortune zurichois avait dû inscrire un amortissement de quelque 600 millions de francs sur les crédits accordés à des filiales du groupe autrichien en faillite Signa. En conséquence, le bénéfice net de Julius Bär a fondu en 2023.

Cet engagement en faveur de l'empire immobilier René Benko a coûté son emploi à M. Rickenbacher, débarqué au moment de l'annonce de l'amortissement. Les membres de la direction ont été privés de bonus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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