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Politique

L’origine d’un conseiller fédéral sans effet dans son canton

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L'élection pour la succession d'Ueli Maurer (à gauche) et de Simonetta Sommaruga au Conseil fédéral aura lieu mercredi prochain (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L’hypothèse souvent avancée selon laquelle la représentation d’un canton au Conseil fédéral accroît l’intérêt de la population de ce canton pour la politique nationale est sans fondement. Une étude lausannoise n'a relevé que des effets minimes, voire inverses.

Le sujet est de nouveau d'actualité, alors que l’élection pour repourvoir les postes d'Ueli Maurer et de Simonetta Sommaruga est prévue mercredi prochain, a indiqué vendredi le Fonds national suisse (FNS) dans un communiqué.

Politologue à l'Université de Lausanne, Sean Müller a recueilli les données des 670 consultations populaires réalisées en Suisse entre 1848 et février 2022 et les a évaluées par canton. Ses résultats montrent que le fait qu’un conseiller ou une conseillère fédérale vienne d’un canton spécifique n’a que peu d’incidence sur le comportement électoral s’y manifestant.

Sean Müller a bien constaté certains effets, mais plutôt faibles. Ainsi, en Suisse romande, une personne de son canton au Conseil fédéral augmente de quelques points de pourcentages seulement la participation aux votations. En Suisse alémanique, ce n’est pas le cas.

Et au Tessin, un siège au Conseil fédéral peut même aller de pair avec une plus faible participation: durant le mandat de Flavio Cotti de 1987 à 1999, la participation du souverain tessinois était de 39% en moyenne, mais montait à 42% dans les années d’absence qui ont suivi jusqu’à l’entrée en fonction d’Ignazio Cassis en novembre 2017.

Résultats solides

Le politologue juge ses résultats très solides parce qu’ils se basent non sur un échantillon, mais sur un ensemble complet de données historiques. Sean Müller a également examiné si les citoyens sont plus enclins à suivre les recommandations du Conseil fédéral lorsque leur canton y est représenté. Ici également, il n’a pas constaté d’effet significatif.

En juin 2021 par exemple, la loi sur le CO2 de Simonetta Sommaruga a été rejetée aussi étroitement dans son canton de Berne que dans le reste de la Suisse, soit avec respectivement 48,4% et 48,5% de oui.

Et en février 2017, cela s’est encore plus mal passé dans son canton pour Ueli Maurer et sa troisième réforme de l’imposition des entreprises (Zurich: 37,5% de oui; Suisse: 40,9% de oui). Cette étude est publiée dans la revue Nationalities Papers.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Quelque 120 personnes mobilisées contre la fermeture d'un centre

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Sous le slogan "Plus une expulsion sans relogement", la manifestation était organisée par plusieurs partis de la gauche radicale, dont le POP et solidaritéS, le syndicat Sud (étudiant-e-s et précaires) et des organisations de défense des sans-abri. (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Quelque 120 personnes, dont une vingtaine de Roms, ont manifesté samedi après-midi au centre-ville de Lausanne pour s'opposer à la fermeture imminente de l'hébergement d'urgence de la rue de la Borde 47. Les milieux de défense des sans-abri exigent que ce site lausannois soit maintenu dans l'attente d'alternatives.

Sous la bannière "Plus une expulsion sans relogement", la manifestation était organisée par plusieurs partis de la gauche radicale, dont le POP et solidaritéS, le syndicat Sud (étudiant-e-s et précaires) et des organisations de défense des sans-abri. Leur objectif est "d'empêcher la Municipalité de mettre des familles entières à la rue", selon leurs revendications. Ils demandent la "pérennisation d'un projet d'hébergement alternatif".

Avec une vingtaine de Roms en tête, dont plusieurs enfants, le cortège a défilé dans les rues lausannoises en milieu d'après-midi. Sur deux grandes banderoles, on pouvait lire "Pas d'expulsion sans solution" et "Aidez-nous à rester au chaud avec nos enfants".

Bâtiment vétuste et insécure

Le vieil immeuble de la Borde 47 abrite actuellement quelque 80 personnes issues de plusieurs familles roms, dont une soixantaine accueillie depuis l'été passé en provenance d'autres hébergements d'urgence du dispositif lausannois et une vingtaine arrivée à Lausanne cet automne. "Celles-ci représentent la grande majorité des situations de familles sans-abri à Lausanne qui sollicitent les hébergements d'urgence", rappelle la Ville de Lausanne.

Elles devront quitter les lieux au début du mois de mars en raison de la vétusté, de l'insalubrité et de l'insécurité du bâtiment et de ses logements, qui seront démolis par son propriétaire privé, la Société coopérative d'habitation Lausanne (SCHL), expliquent les autorités lausannoises. La date était connue et communiquée dès le début de l'accueil de ces personnes. La Municipalité réfute ainsi le terme "d'expulsion".

La municipale en charge du dossier Emilie Moeschler assure que les situations sont en train d'être évaluées par la Ville et ses partenaires. "S'ils ne peuvent pas être accueillis dans le dispositif d'aide sociale au logement ou les hébergements d'urgence de transition à Renens, les femmes et les enfants sont prioritaires dans le dispositif d'hébergement d'urgence", a-t-elle indiqué à Keystone-ATS.

Nouveau lieu ouvert à Tivoli

La Ville annonce aussi qu'un nouveau lieu ouvrira le 1er mars à l'avenue de Tivoli. Il comprendra 42 lits pour y accueillir à la fois des femmes, des familles et des hommes.

Au total, selon les services de Mme Moeschler, ce sont désormais 235 places qui seront à disposition des sans-abri durant toute l'année (Tivoli 42 places, Sleep In 26, Marmotte 31, Saint-Martin 41, abri PC de la Vallée de la Jeunesse 60 et l'hébergement d'urgence de transition de Renens 35).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le PS veut des mesures politiques contre la pauvreté

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"La pauvreté est la conséquence de décisions politiques", a souligné la coprésidente du PS Mattea Meyer devant les quelque 580 délégués réunis en Congrès au Grand-Saconnex (GE). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le PS Suisse veut davantage lutter contre la pauvreté. "La pauvreté est la conséquence de décisions politiques", a souligné sa coprésidente Mattea Meyer devant les quelque 580 délégués réunis samedi en Congrès au Grand-Saconnex (GE).

Mattea Meyer a appelé les membres du parti à redoubler d'efforts pour que la 13e rente AVS soit acceptée le 3 mars en votation populaire. Des salaires minimaux, des places de crèche, des loyers abordables, des prestations complémentaires sont aussi des mesures qui permettent de mener une vie digne, a-t-elle poursuivi.

La lutte contre la pauvreté passe encore par des investissements pour faire face à la crise climatique, "la crise la plus importante", a-t-elle relevé, dénonçant l'UDC qui s'apprête à élire un président climatosceptique. Et face au conflit en Ukraine depuis deux ans et à celui au Proche-Orient, la coprésidente a plaidé pour la solidarité, les droits de l'homme et la démocratie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Viola Amherd: "Bien sûr, je tiens au chef de l'armée Süssli"

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Viola Amherd estime qu'elle et Thoma Süssli sont tous les deux d'accord pour combler le plus rapidement possible les lacunes de capacités qui se dessinent dans l'armée (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La ministre de la défense Viola Amherd continue à apporter son soutien au chef de l'armée suisse Thomas Süssli, malgré la polémique qui a suivi ses déclarations sur un manque de liquidités de l'armée. "Bien sûr, je tiens au chef de l'armée Süssli", déclare-t-elle.

"Nous sommes tous deux d'accord pour combler le plus rapidement possible les lacunes de capacités qui se dessinent dans l'armée", ajoute Mme Amherd dans un entretien diffusé samedi par la Neue Zürcher Zeitung. "Nous avons cependant un autre objectif. Son rôle est de s'occuper de l'armée et de la sécurité. Je dois avoir une vision globale".

Des lacunes dans les systèmes coordonnés de l'armée ne peuvent pas être totalement évitées, estime la conseillère fédérale. "Cela signifie qu'il y aura inévitablement des lacunes temporaires lorsque les anciens systèmes arriveront à leur fin et que nous n'aurons pas pu acquérir les nouveaux par manque de moyens financiers".

"Il sera important que nous puissions à chaque fois acquérir une certaine partie des systèmes afin de pouvoir au moins poursuivre les formations et ainsi maintenir le savoir-faire dans les troupes", relève la centriste valaisanne.

Convoqués par une commission

A la fin janvier, la radio-télévision publique suisse alémanique SRF a présenté un document interne à l'administration faisant état d'un manque de 1,4 milliard de francs d'ici à la fin 2025 pour payer les achats d'armements déjà effectués par l'armée. Le lendemain, Thomas Süssli a relativisé la situation, parlant d'un manque de liquidités. Viola Amherd l'a ensuite contredit, affirmant que l'armée pouvait payer ses factures.

Tous deux ont été convoqués la semaine dernière pour une audition devant la commission des finances du Conseil national. Cette dernière est arrivée à la conclusion que l'armée n'avait pas de problème de financement, mais un problème de communication.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Capitole de Lausanne rénové et agrandi officiellement inauguré

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Au Capitole de Lausanne, la Cinémathèque suisse dispose désormais de deux salles pour près de 900 places au total. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le néon du Capitole a pu de nouveau briller de mille feux vendredi soir à Lausanne. Une cérémonie d'ouverture officielle a célébré la rénovation et l'agrandissement du mythique cinéma. La Cinémathèque suisse y dispose désormais de deux salles pour près de 900 places.

Après trois ans de travaux, l'emblématique établissement de la capitale vaudoise a retrouvé son faste d'antan. La Cinémathèque et la Ville de Lausanne ont invité quelque 730 personnes pour cette soirée d'inauguration, dont des réalisateurs et acteurs suisses. Les invités ont pu librement visiter les lieux et profiter d'un apéritif offert par les autorités lausannoises.

"C'est avec beaucoup de fierté, d'émotions et de bonheur que nous avons sauvé cette salle et que nous l'inaugurons ce soir (...) Un petit miracle pour une grande salle. La renaissance du Capitole", a déclaré le syndic de la Ville de Lausanne Grégoire Junod lors d'une série d'allocutions sur la scène.

De l'âme et de la magie

"Nous célébrons l'âme et la magie d'un lieu exceptionnel", a affirmé pour sa part la conseillère d'Etat vaudoise en charge de la culture Nuria Gorrite. Elle a rappelé toute l'importance d'un tel cinéma comme "lieu de partage essentiel, de vivre ensemble".

De son côté, le directeur de la Cinémathèque suisse Frédéric Maire a déjà promis des surprises, comme par exemple la projection de films avec la présence dans la salle d'un orchestre symphonique.

Dans la grande salle historique flambant neuve, d'autres personnalités ont aussi pris la parole, à l'instar de Jean Studer, président de la Cinémathèque suisse, Olivier Steimer, président de la Fondation Capitole et Yves Fischer, directeur suppléant de l'Office fédéral de la culture (OFC). Tous ont fait l'éloge d'un joyau architectural et patrimonial.

"La petite dame du Capitole"

Les invités ont ensuite eu droit à la projection de "La petite dame du Capitole" (2005), dans la salle historique du Capitole, la plus grande de Suisse. Le documentaire de la réalisatrice Jacqueline Veuve est un portrait de l'ancienne propriétaire du Capitole, "Mademoiselle" Lucienne Schnegg.

Engagée en 1949, elle avait pris la direction du cinéma en 1956 et ce jusqu'en 2010, date du rachat de l'établissement par la Ville de Lausanne. Elle est décédée à l'âge de 90 ans en mai 2015. Elle aura été maintes fois citée lors des allocutions.

La soirée devait se terminer avec une partie musicale (DJ set vinyles) au second et nouveau foyer du Capitole, à la hauteur de la deuxième salle, en sous-sol.

La grande fête d'inauguration se poursuit ce week-end, avec deux journées portes ouvertes agrémentées de visites des lieux (samedi de 10h00 à 17h00 et dimanche de 10h00 à 15h00) et de projections.

Samedi soir à 20h00, "2001, l'Odysée de l'espace" de Stanley Kubrick sera à l'affiche dans une version 70 mm, copie neuve de l'originale. La séance est déjà complète. Le dimanche à 17h00, place au rire avec la comédie d'Yves Robert, "Le Grand Blond avec une chaussure noire", avec l'acteur Pierre Richard (aussi complet).

Salles Buache et Schnegg

Inauguré en 1928, le cinéma, qui fêtera donc ses 100 ans dans quatre ans, vit une nouvelle "grande révolution" après les transformations de 1959. Entamé en 2021, les travaux de rénovation et d'agrandissement ont permis la création en sous-sol d'une deuxième salle de cinéma et d'un nouveau foyer à l'architecture contemporaine.

Les espaces rénovés accueillent désormais aussi une salle de consultation des archives de la Cinémathèque suisse, une boutique et une petite librairie spécialisée, un café-bar et un ascenseur. Coût total de ces trois ans de chantier: 21,6 millions de francs.

La grande salle, toujours aussi imposante qu'élégante, avec son balcon et ses petites loges, a retrouvé toute la splendeur de son esthétique des années 1950. Elle porte désormais le nom du légendaire directeur et pionnier de la Cinémathèque suisse, Freddy Buache. Elle peut recevoir 736 personnes.

Baptisée du nom de Lucienne Schnegg, la nouvelle salle peut, elle, contenir 140 personnes. Elle permettra à la Cinémathèque suisse de développer et diversifier ses activités en permettant notamment de garder des films à l'affiche plus longtemps et de présenter deux films différents dans les deux salles. Le nombre de projections pourra ainsi monter en puissance et dépasser les trois séances quotidiennes de la Cinémathèque "époque" Montbenon.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Prilly: pas de dysfonctionnement à la Municipalité, selon le Canton

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Selon l'Etat de Vaud, il n'y a pas de dysfonctionnements graves et répétés au sein de la Municipalité de Prilly (VD). Ici le bâtiment de l'administration communale de la ville de l'Ouest lausannois (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'enquête administrative ouverte par l'Etat de Vaud au sujet de la Municipalité de Prilly, sur fond de tensions présumées au sein de l'exécutif, conclut à l'absence de dysfonctionnements graves et répétés. L’auteur du rapport émet toutefois quelques pistes d'amélioration que le Département des institutions, du territoire et du sport (DITS) invite la Municipalité de la commune de l'Ouest lausannois à suivre.

A la suite d'un signalement adressé en décembre dernier par la vice-syndique écologiste de Prilly, Rebecca Joly, au Conseil d’Etat, le DITS a demandé au préfet du district de Riviera-Pays-d'Enhaut de mener une enquête administrative.

"Celle-ci devait établir si les dispositions légales en matière d'engagement de dépenses et de marchés publics ainsi que les règles communales attributives de compétences dans ce domaine ont été respectées par la Municipalité", a indiqué vendredi le Canton dans un communiqué. L'examen du préfet Roland Berdoz portait sur les pratiques de la Ville en la matière sur les trois dernières années.

Recommandations

"Dans son rapport déposé à la fin du mois de janvier, le préfet conclut à l’absence de dysfonctionnements graves et répétés au sein de la Municipalité ou des services de l'administration prilliéranne. Il relève que la Municipalité prend les mesures nécessaires pour respecter le droit des marchés publics, même si certaines procédures peuvent être améliorées", est-il écrit.

L'auteur de l'enquête "recommande ainsi à la Municipalité de s'appuyer sur le Centre de compétence cantonal en la matière en cas de doute et de revoir ses processus internes d'adjudication". Au vu de ces conclusions, le DITS a informé la Municipalité qu'"aucune mesure particulière ne serait prise par l'Etat à la suite de ce rapport, tout en invitant l’exécutif de la commune à suivre les recommandations formulées par le préfet".

Interrogé par Keystone-ATS, le syndic de Prilly Alain Gillièron exprime un "énorme soulagement". Il glisse au passage que ç'en est un aussi "surtout pour ma cheffe de service de l'urbanisme, qui est lavée de tout soupçon". Pour le reste, il ne veut pas en dire plus avant une séance de "discussion importante" lundi prochain avec l'ensemble de la Municipalité.

Tensions?

Pour rappel, il y a un peu plus d'une année, la municipale de l'enfance, de la jeunesse, des sports et des affaires sociales, Anne Bourquin Büchi, avait annoncé sa volonté de quitter l'exécutif.

Dans sa lettre de démission, elle avait écrit que depuis le début de la législature (2021-2026, ndlr), le style de travail était "trop agressif" à son goût. Elle avait ajouté ne plus arriver à travailler de manière "collégiale et consensuelle" et vivre "mal les tensions" au sein de la Municipalité.

La commune de l'Ouest lausannois, qui a basculé à gauche lors des dernières élections générales, a été agitée par des turbulences politiques ces derniers mois. La volonté du nouvel exécutif d'exercer son droit de préemption sur un terrain d'une valeur de 62 millions de francs en faveur d'une coopérative d'habitation a notamment fait des vagues.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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