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Economie

Loi sur le CO2: l'usam veut prolonger les instruments existants

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Fabio Regazzi, président de l'usam, estime que l'objectif de réduction du CO2 inscrit dans l'Accord de Paris "peut être atteint avec une nouvelle loi et sur la base de la loi existante" (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Après le non du peuple le 13 juin, l'Union suisse des arts et métiers (usam) demande une nouvelle loi sur le CO2. Celle-ci doit être basée sur le maintien et le prolongement des "instruments qui ont fait leurs preuves".

La loi sur le CO2 a échoué dans les urnes le 13 juin dernier "en raison de l'augmentation des coûts et des prix qu'elle aurait induite ainsi que des mécanismes de redistribution qu'elle prévoyait", a déclaré Fabio Regazzi, président de l'usam et conseiller national (Centre/TI), mercredi devant les médias. Or, "une politique climatique réussie doit être fondée sur les principes d’efficacité, de rentabilité, de subsidiarité et de flexibilité", selon lui.

L'objectif de réduction du CO2 de 50% d'ici 2030 par rapport à 1990, inscrit dans l'Accord de Paris, "peut être atteint avec une nouvelle loi et sur la base de la loi existante", avance M. Regazzi. L'usam présente ainsi des éléments permettant d'atteindre cet objectif et d'éviter "les augmentations massives de coûts ainsi que les subventions rejetées par le peuple".

Développer les conventions d'objectifs

Selon le directeur de l'usam Hans-Ulrich Bigler, les programmes de conventions d'objectifs sont essentiels. Associant protection du climat et efficacité économique, ces conventions constituent la principale mesure de réduction des émissions en Suisse et ont un potentiel "encore très important". Ces programmes visant à accroître l'efficacité énergétique doivent être prolongés sans interruption et ouverts à tous les secteurs et entreprises.

Parmi ces dernières, celles qui participent aux programmes doivent profiter du remboursement et de la redistribution de la taxe sur le CO2, demande M. Bigler.

Par ailleurs, un "objectif de réduction distinct" doit être fixé pour le secteur du bâtiment. Ce dernier doit également pouvoir mettre en place et conclure des programmes de conventions d'objectifs. En outre, le programme Bâtiment des cantons doit être poursuivi.

Pas de taxe sur le carburant

L'usam rejette une taxe sur les billets d'avion, ainsi qu'une taxe supplémentaire sur les carburants. La taxe sur le CO2 appliquée aux carburants doit être laissée au niveau actuel de 120 francs par tonne de CO2 "tant que le taux maximal joue son rôle".

Par ailleurs, le système de compensation pour les carburants doit être poursuivi et étendu, incluant notamment le secteur du bâtiment. "Ces mesures sont extrêmement efficaces, beaucoup moins coûteuses et impliquent moins de redistribution que celles prévues par la loi rejetée par le peuple", explique M. Bigler.

Dans le domaine des prescriptions concernant les émissions de CO2 des véhicules, l'usam exige un "alignement équivalent et proportionnel" à celles en vigueur dans l'UE, avec une prise en considération des spécificités de la Suisse, par exemple de sa topographie. Dans le domaine des véhicules également, il convient de recourir aux mesures "les plus souples possible", en tenant compte de manière appropriée des modes de propulsion alternatifs les plus récents.

Pas de nouveaux fonds de recherche

La recherche et le développement n'ont pas besoin de nouveaux fonds et mécanismes de redistribution, estime l'usam. Les projets financés par la Confédération doivent être coordonnés, simplifiés et orientés vers la mise en oeuvre et les transferts de technologies. Ils doivent aussi impliquer les PME.

En outre, les procédures d'approbation pour les investissements respectueux du climat devraient être accélérées et simplifiées, et des incitations fiscales visant à les stimuler doivent être mises en place. L'usam rejette toutefois les réglementations relatives à la gestion des flux financiers, "car elles entraînent des manques à gagner et des coûts administratifs plus élevés, notamment dans la prévoyance liée".

Enfin, la Suisse doit "renforcer son engagement en faveur des mécanismes de marché et de transfert prévus par l’Accord de Paris". Le réseau de protocoles d’accord et de programmes pilotes doit être étendu, comme la Suisse l'a fait par exemple avec le Pérou, le Ghana ou la Thaïlande.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La solidité de l'économie suisse pendant la pandémie saluée à l'OMC

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La Suisse a fait l'objet de l'attention des Etats membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La solidité de l'économie suisse pendant la pandémie a été saluée cette semaine par de nombreux membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève. En revanche, certains pays ont pointé des défis structurels.

Comme tous les cinq ans, la politique commerciale de la Suisse a fait l'objet depuis mercredi de l'attention des 163 autres membres de l'OMC. L'adaptation de son économie aux effets du coronavirus s'explique par sa diversification, son ouverture aux marchés internationaux ou encore son innovation, a relevé le président de la réunion dans ses déclarations finales, publiées vendredi par l'institution.

Des membres ont aussi salué la simplification et la numérisation des dispositifs douaniers. De même que la décision du Conseil fédéral de mettre un terme aux tarifs sur l'importation de produits industriels dès début 2024.

En revanche, des membres ont réitéré leurs préoccupations sur le soutien à l'agriculture ou le régime des tarifs. Certains ont également relevé les défis structurels auxquels la Suisse fait face comme le vieillissement de la population, la croissance de la productivité peu élevée, le changement climatique ou l'adaptation à l'économie numérique.

Brevets pas mentionnés

L'opposition suisse à une levée provisoire des brevets sur les technologies contre le coronavirus n'a pas été mentionnée, selon des sources concordantes. La Suisse est sous pression depuis plus d'un an de nombreux pays et ONG sur cette question.

Berne souhaiterait plutôt des licences volontaires et affirme que cette levée ne permettrait pas de fabriquer une dose supplémentaire si les capacités des pays en développement ne sont pas étendues. Pour autant, la Suisse est prête à un accord sur une composante de propriété intellectuelle si celle-ci fait partie d'un paquet de réponse du commerce mondial à la pandémie.

Encore selon des sources concordantes, la Russie a accusé à nouveau la Suisse de violer les règles de l'OMC en ayant repris les sanctions européennes contre Moscou. En revanche, des dizaines de pays ont salué cette approche.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'ex-patron de Hugo Boss à la tête de Mammut

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Mammut va être dirigé à partir du 1er septembre par Heiko Schäfer, ex-patron du groupe d'habillement allemand Hugo Boss. (archives) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

L'équipementier sportif de montagne Mammut va être dirigé à partir du 1er septembre par Heiko Schäfer, ex-patron du groupe d'habillement allemand Hugo Boss.

Avec la nomination de M. Schäfer, "Mammut va accélérer la croissance profitable et le renforcement de ses marques", a indiqué l'entreprise vendredi dans un communiqué. Le nouveau patron de la marque au mammouth a précédemment travaillé pour l'équipementier sportif allemand Adidas et a dirigé Hugo Boss.

Greg Nieuwenhuys, qui avait dirigé l'entreprise à titre intérimaire depuis septembre 2021 en tant que président exécutif, abandonne sa double casquette pour reprendre les seules commandes du conseil d'administration.

En avril 2021, l'usineur de tôle spécialisée Bystronic (ex-Conzzeta) avait cédé Mammut à la société d'investissement britannique Telemos Capital. La valeur d'entreprise avait été évaluée à 230 millions de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Achetée plus chère, l'électricité sera aussi facturée plus chère

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Les prix définitifs seront connus fin août. Ils seront publiés par la Commission fédérale de l’électricité (archives). (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

La moitié des entreprises d’approvisionnement en énergie vont augmenter d'au moins 20% leurs tarifs l'an prochain, selon un sondage de l'Association des entreprises électriques suisses (AES). Un ménage de cinq pièces devra donc payer 180 francs de plus.

Pour les entreprises commerciales, par exemple une grande boulangerie ou un restaurant, avec une consommation annuelle de 150'000 kWh, il faut s'attendre à des coûts supplémentaires d'environ 6000 francs, estime l'AES vendredi dans un communiqué.

L'association a mené son enquête auprès de ses membres en mai. Le sondage doit être considéré comme une première estimation, car l'approvisionnement n'est pas encore terminé. Les prix définitifs pour les clients finaux à l'approvisionnement de base seront disponibles fin août. Ils seront publiés par la Commission fédérale de l'électricité.

Les prix du marché ont fortement augmenté en 2021, notamment en raison de la hausse des prix des combustibles et du CO2 ainsi que des pannes et des arrêts de centrales. Fin 2021, les prix de l'électricité sur les marchés de gros ont atteint des valeurs les plus élevées, et de loin, depuis 13 ans. Le conflit en Ukraine renforce encore la hausse des prix.

Pour mémoire, le gestionnaire du réseau Swissgrid a annoncé en mars qu'il allait également augmenter ses tarifs. Un ménage, dont la consommation annuelle s'élève à 4500 kWh, paiera en 2023 en moyenne 20 francs de plus pour ses prestations. En cause: des exigences réglementaires et la reprise désormais achevée de l'infrastructure du réseau.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

La STEP régionale de La Côte franchit une nouvelle étape

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La STEP régionale unique de la Côte doit remplacer les quatre stations existantes (photo symbolique). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le projet de station d'épuration régionale sur La Côte poursuit son avancée. Le conseil intercommunal de l'Association intercommunale pour l'épuration des eaux usées de la Côte (APEC) a accepté jeudi une demande de crédit (2e phase) de 8,56 millions de francs pour l'étude de la réalisation de la nouvelle STEP, qui sera basée à Gland (VD).

Cette STEP régionale doit remplacer la station existante de la Dullive, sur la commune de Gland. Le projet, estimé à ce stade à quelque 50 millions de francs, réunit 21 communes de la Côte. La planification actuelle prévoit le début des travaux pour 2024 et une mise en service en 2026. A terme, la STEP doit permettre de traiter les eaux usées de 60'000 équivalents habitants.

Le Plan d'affectation (PA), qui demeure de la seule compétence de la Municipalité de Gland, est depuis début avril en examen auprès des services cantonaux. Une fois d'éventuelles modifications sollicitées par le Canton intégrées, le PA sera mis à l'enquête publique l'automne prochain. Il devra ensuite être approuvé par le Conseil communal de Gland et enfin par le Département des institutions et du territoire (DIT), indique vendredi l'APEC dans un communiqué.

Le projet sera financé à hauteur d'environ 10% par la Confédération et l'Etat de Vaud, dans le cadre du plan cantonal micropolluants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Richemont: forte hausse des résultats annuels

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Richemont a enregistré au cours de son exercice décalé 2021/22 des résultats en forte hausse, portés notamment par les Etats-Unis. (archives) (© KEYSTONE/EPA/RICHEMONT / YVES-ANDRE.CH / HANDOUT)

Le groupe de luxe Richemont a enregistré au cours de son exercice décalé 2021/22 des résultats en forte hausse, portés notamment par les Etats-Unis.

Le chiffre d'affaires de l'exercice clos fin mars s'est inscrit à 19,2 milliards d'euros (un peu plus de 19,7 milliards de francs au cours du jour), un bond de 46% sur un an et de 44% hors d'effets de change, un résultat qualifié de "record", indique vendredi un communiqué du propriétaire de Cartier.

Le bénéfice net s'est amélioré de 61% à 2,01 milliards d'euros. Le résultat opérationnel (Ebit) s'est envolé de 129,4% à 3,39 milliards et la marge afférente a progressé à 17,7%, contre 11,2% un an plus tôt.

Le conseil d'administration propose le versement d'un dividende ordinaire relevé de 12,5% à 2,25 francs par action au titre de l'exercice écoulé, auquel s'ajoute un dividende spécial de 1,00 franc.

Les résultats sont supérieurs aux attentes des analystes interrogés par AWP.

La division joaillerie, la plus importante qui inclut la marque Cartier, a vu ses recettes progresser de 49% et ses marges ont atteint 34,3%. Au niveau de l'horlogerie qui comprend Vacheron Constantin, le chiffre d'affaires a décollé de 53% et la marge opérationnelle s'est inscrite à 17,3%.

lk/buc

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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