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Les divisions du PS entrent dans l'équation de Macron pour Matignon

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François Hollande estime que les socialistes doivent "soutenir tout ce qui peut faire avancer le pays", mais il exclut une "alliance avec le centre (...) inévitablement vouée à une impasse" (archives). (© KEYSTONE/AP/MICHEL EULER)

Y aller ou pas? Les socialistes étalent leurs divisions sur le choix du nouveau Premier ministre, au risque du sempiternel procès en "trahison" de leurs alliés de gauche, et sous l'oeil intéressé d'un Emmanuel Macron qui n'en finit pas de prolonger ses consultations.

La poutre travaille à gauche. Depuis que le chef de l'Etat a écarté en début de semaine l'hypothèse d'un gouvernement du Nouveau Front populaire (NFP) dirigé par Lucie Castets, le PS renoue avec ses démons.

"Le parti est au bord de la rupture", a même affirmé la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy, opposante interne au numéro un Olivier Faure, dans un long message sur X. Elle demande à "reprendre des discussions avec le président de la République" afin de "chercher encore des solutions pour un Premier ministre socialiste (ou) social-démocrate".

Pragmatisme

Un pragmatisme également défendu par l'autre chef de courant minoritaire au sein du PS, Nicolas Mayer-Rossignol. Le maire de Rouen a estimé que "si on a la possibilité de mettre en place, peut-être pas l'entièreté du programme mais des politiques importantes" sur les salaires, l'école et l'hôpital, "alors il faut donner une chance à cela".

Moins frontal, l'ancien président François Hollande considère dans un entretien au Point que les socialistes doivent "soutenir tout ce qui peut faire avancer le pays", tout en excluant une "alliance avec le centre (...) inévitablement vouée à une impasse".

Autant de déclarations à rebours de la ligne officielle du parti, qui refuse comme les autres membres du NFP de retourner à l'Elysée pour discuter d'autre chose que d'une cohabitation avec Mme Castets à Matignon. Ce qui augure de débats francs et vifs à l'université d'été du PS, qui s'ouvre jeudi.

"Trahison"

Evénement scruté de près à l'Elysée, où un proche du président observe qu'"il y a des choses qui bougent" et "note aussi que le PS n'appelle pas à manifester le 7 septembre", contrairement à La France insoumise. La marche, initiée par des organisations syndicales étudiantes, doit dénoncer "le coup de force d'Emmanuel Macron".

Assez pour fissurer l'union de la gauche? Le coordinateur de LFI Manuel Bompard ne s'est pas privé de pointer cette "branche au sein du PS qui préférerait participer à des opérations de soutien ou de maintien de la macronie au pouvoir", ce qui "serait une trahison du vote des électeurs".

Même mise en garde de Marine Tondelier. Pour la cheffe des écologistes, ceux qui pactiseraient avec le camp présidentiel "se trahiraient durablement" et "l'histoire les jugera".

Les députés socialistes se sont toutefois accordés mardi sur "une position extrêmement claire", à savoir que "tout gouvernement qui sera la perpétuation du macronisme sera évidemment censuré", a indiqué le parlementaire Arthur Delaporte.

Cazeneuve, "la meilleure option"

Mais les macronistes espèrent encore en dissuader une partie, quitte à choisir un profil comme Bernard Cazeneuve pour Matignon. "Si c'est un Premier ministre de centre-gauche qui permet d'aller décrocher le plus de sociaux-démocrates, c'est la meilleure option", acquiesce le député Mathieu Lefevre.

Bernard Cazeneuve répond au "portrait-robot" d'un futur Premier ministre, a appuyé François Bayrou, proche allié du président.

Pendant ce temps, Emmanuel Macron pousse toujours plus loin le record de durée pour le gouvernement démissionnaire de Gabriel Attal, qui expédie les affaires courantes depuis 43 jours.

Le choix de son successeur est reporté à mesure que s'allonge le calendrier des consultations du chef de l'Etat, qui a de nouveau reçu mardi François Bayrou et son ex-chef de gouvernement Edouard Philippe. Il devait s'entretenir mercredi en fin de matinée avec les chefs de file de la droite républicaine, Laurent Wauquiez en tête.

Des perches ont été tendues au sein de l'exécutif, notamment par les ex-LR Rachida Dati, qui a appelé sa "famille politique à participer à (une) coalition" et Aurore Bergé qui a suggéré un "soutien sans participation".

Accaparé ensuite par l'ouverture des Jeux paralympiques, M. Macron a programmé d'autres rendez-vous jeudi matin avec les grands élus locaux: d'abord Carole Delga (PS) et Renaud Muselier (Renaissance) pour les régions, puis le président de l'Association des maires de France David Lisnard (LR). Il s'envolera ensuite pour une visite officielle en Serbie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Intesa lance une offre sur MPS pour 31 milliards d'euros

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Le vénérable établissement transalpin attise les convoitises, dans un contexte de consolidation du secteur bancaire. (archive) (© KEYSTONE/AP/LUCA BRUNO)

La numéro un des banques italiennes, Intesa Sanpaolo, a lancé lundi une offre de rachat pour 31 milliards d'euros (28 milliards de francs) sur Monte dei Paschi (MPS), nouvel épisode dans la consolidation du secteur bancaire de la péninsule.

En cas de succès, cette opération donnerait naissance au deuxième groupe bancaire de la zone euro en terme de capitalisation boursière, avec un réseau de quelque 3.000 agences, selon Intesa.

"Le secteur financier et bancaire, que ce soit en Italie ou en Europe, nécessite un processus de consolidation, qui créé des poids lourds capables de soutenir les investissements nécessaires", a-t-elle estimé, dans un communiqué.

Les gros groupes bancaires peuvent "répondre à la concurrence des nouveaux acteurs et maintenir un niveau adéquat de rentabilité dans des marchés de plus en plus intégrés", écrit-elle encore.

Dimanche, une autre banque italienne, la Banco BPM, avait annoncé qu'elle proposait à Monte dei Paschi de discuter d'une possible "fusion entre égaux", pour donner naissance au deuxième groupe bancaire du pays.

BPM a ainsi proposé la "création d'un nouveau champion national, le deuxième plus grand opérateur bancaire domestique", après Intesa Sanpaolo, sans fournir de détails précis sur la structure de l'opération.

La société issue du rapprochement pèserait "plus de 50 milliards d'euros", avait-elle toutefois indiqué.

Monte dei Paschi était devenu le troisième groupe bancaire de l'Italie, après son acquisition à l'automne dernier de Mediobanca.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Eriksen devrait "rapidement" sortir de l'hôpital

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Christian Eriksen devrait rapidement sortir de l'hôpital (© KEYSTONE/EPA/Bo Amstrup)

Christian Eriksen, qui porte un stimulateur cardiaque depuis un malaise en plein match en 2021 et qui s'est de nouveau effondré sur le terrain dimanche, "va bien".

Le milieu de terrain danois devrait "rapidement" sortir de l'hôpital, a dit lundi sa fédération.

"J'ai parlé avec Christian ce matin (lundi matin), et il va bien. Il est avec sa famille et a bon moral. On s'attend à ce qu'il puisse être rapidement autorisé à sortir et à rentrer chez lui", déclare le médecin de la sélection Morten Boesen cité dans un communiqué de la DBU publié sur les réseaux sociaux.

Aucune information sur la nature du malaise du joueur ni sur son impact sur sa carrière n'a été communiquée. "Nous prenons bien soin des joueurs et du staff et nous restons en contact régulier avec eux", ajoute simplement Boesen.

Agé de 34 ans, le joueur s'est effondré à la 64e minute d'un match amical opposant le Danemark à l'Ukraine. Les soigneurs ont aussitôt accouru auprès de lui et la rencontre, qui se disputait à Odense dans le centre du pays scandinave, a été arrêtée par l'arbitre un quart d'heure plus tard.

Après avoir reçu des soins, le milieu offensif s'est relevé et a quitté le terrain par ses propres moyens, avait précisé le médecin après l'incident. Il a ensuite été transporté au Centre hospitalier universitaire d'Odense.

Ce malaise a ravivé le souvenir du match d'ouverture de l'Euro 2021 à Copenhague lors duquel Christian Eriksen avait été victime d'un arrêt cardiaque. Il s'était ensuite fait implanter un défibrillateur sous-cutané et avait pu reprendre sa carrière début 2022, huit mois après l'accident.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Violences sexuelles: Patrick Bruel en garde à vue

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Le chanteur Patrick Bruel a été placé en garde à vue lundi matin dans le cadre d'une enquête pour violences sexuelle, a indiqué le parquet de Nanterre (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le chanteur Patrick Bruel a été placé en garde à vue lundi matin dans le cadre d'une enquête pour violences sexuelles qui concernent à ce stade 13 victimes présumées, a indiqué le parquet de Nanterre dans un communiqué. Il confirme ainsi une information de franceinfo.

L'enquête en cours "porte sur les faits (dénoncés par) trois femmes mettant en cause Patrick Bruel pour des faits d'agressions sexuelles et de tentatives de viol" entre 1997 et 2001, a ajouté le parquet, ainsi que pour "des faits de viol ou tentatives de viol, agressions sexuelles et harcèlement" dénoncés ensuite par d'autres femmes.

Patrick Bruel "avait depuis plusieurs semaines fait savoir qu'il était à la disposition de la justice, pour pouvoir enfin répondre dans le cadre de la procédure judiciaire, devant l'autorité compétente", ont réagi dans un communiqué ses avocats Christophe Ingrain, Céline Lasek et Fanny Colin.

"Il répondra à toutes les questions des enquêteurs, transmettra tous les éléments nécessaires à démontrer son innocence", ont-ils poursuivi.

Affaire belge

Le parquet de Nanterre a également précisé dans son communiqué que le procureur de Saint-Malo s'était dessaisi à son profit le 29 mai 2026 "des faits de viol reprochés à Patrick Bruel et commis à Dinard en 2012 sur une femme âgée de 32 ans au moment des faits".

Il sera aussi question lors de sa garde à vue d'"une dénonciation officielle émanant des autorités belges le 1er juin 2026 et portant sur des faits de viol et agression sexuelle commis en 2010 à Bruxelles, imputés à Patrick Bruel par une femme alors âgée de 40 ans".

Sous pression, la star française de 67 ans a annoncé l'annulation de la majeure partie de sa prochaine tournée, qui devait commencer mi-juin à Paris avant de l'emmener dans les festivals.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les Espagnols Yamal et Williams aptes, selon leur sélectionneur

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Lamine Yamal sera prêt pour le premier match de l'Espagne, selon son sélectionneur (© KEYSTONE/AP/Mike Stewart)

Les jeunes ailiers espagnols Lamine Yamal et Nico Williams "seront disponibles" pour l'entrée en lice de la Roja à la Coupe du monde (11 juin-19 juillet).

Leur sélectionneur Luis de la Fuente l'a assuré dimanche.

Dynamiteurs de leur équipe au dernier Euro, le prodige du FC Barcelone et le virevoltant attaquant de Bilbao sont tous deux gênés à la cuisse gauche. L'ailier d'Osasuna Victor Munoz est également blessé mais sera lui aussi disponible contre le Cap-Vert. Ils n'ont pas fait le déplacement à Puebla, au Mexique, où la Roja jouera lundi un ultime amical contre le Pérou.

"Nous regrettons qu'ils ne soient pas avec nous, mais les services médicaux et les préparateurs physiques nous recommandaient de les laisser" au camp de base aux Etats-Unis, a expliqué en conférence de presse Luis de la Fuente. "Les trois seront disponibles pour le prochain match", donc le début de la Coupe du monde, a-t-il dit.

Yamal, 18 ans et tête d'affiche de l'Espagne, s'est blessé fin avril avec le Barça. Sans lui, les champions d'Europe ont concédé le nul en amical contre l'Irak, jeudi à La Corogne.

L'Espagne, championne d'Europe en titre, démarrera la compétition coorganisée par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique contre les Cap-Verdiens le 16 juin, dans le groupe H. En plus du Cap-Vert, la Roja se mesurera à l'Arabie saoudite et à l'Uruguay en poules.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Guerre au Moyen-Orient: la BCE se prépare à relever ses taux

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Les économistes privilégient le scénario d'un relèvement du loyer de l'euro, pour contrer une inflation induite par les retombées de la guerre au Moyen-Orient. (archive) (© KEYSTONE/DPA/FLORIAN WIEGAND)

Une hausse pour rassurer, et après? La Banque centrale européenne (BCE) devrait relever ses taux jeudi face aux risques d'inflation liés au conflit prolongé au Moyen-Orient, les observateurs s'interrogeant désormais sur la poursuite du resserrement monétaire.

Les taux directeurs de la BCE ont été maintenus depuis juillet, l'inflation en zone euro semblant revenir sous contrôle.

Mais depuis, la guerre contre l'Iran lancée fin février par les Etats-Unis et Israël, accompagnée de la fermeture du détroit d'Ormuz - axe clef pour le transport de pétrole - a provoqué une flambée des prix de l'énergie.

Conséquence, l'inflation est repartie à la hausse pour atteindre 3,2% en mai dans la zone euro, nettement au-dessus de la cible de 2% fixée par la BCE.

L'institution est donc poussée à réagir.

"Toute autre décision qu'une hausse des taux (jeudi) serait une grande surprise", estime Carsten Brzeski, économiste chez ING, à l'heure où la BCE présentera aussi ses nouvelles prévisions.

En relevant ses taux, la BCE renchérit le crédit, ce qui freine la consommation et l'investissement. L'objectif est de ralentir la demande pour contenir la hausse des prix.

D'autres grandes banques centrales, comme la Réserve fédérale américaine (Fed) ou la Banque d'Angleterre, se décideront plus tard dans le mois. Elles ont jusqu'ici choisi de faire une pause afin d'évaluer les effets économiques du conflit.

Pour la BCE, la décision attendue jeudi serait la première remontée des taux depuis septembre 2023, date à laquelle l'institution avait ponctué une série inédite de relèvements pour lutter contre l'inflation provoquée par l'invasion russe de l'Ukraine.

Conjoncture sous pression

Plusieurs responsables de la BCE ont préparé le terrain, comme le chef économiste Philip Lane, qui a averti que les prévisions d'inflation pourraient être revues à la hausse en juin, sous l'effet de prix de l'énergie durablement élevés.

Encore plus directe, sa collègue au directoire de la BCE Isabel Schnabel a estimé qu'une hausse des taux dès cette semaine était justifiée.

Pour certains économistes, cette décision aurait une portée avant tout préventive.

Il s'agira d'"une hausse pour rassurer sur la prise en compte du choc d'inflation à retardement", explique à l'AFP Ludovic Subran, chef économiste chez Allianz, qui anticipe un pic vers la fin de l'été.

Mais parallèlement, l'activité se dégrade et l'Union européenne a dû abaisser en mai sa prévision de croissance pour la zone euro à 0,9% en 2026, contre 1,2% auparavant.

Une tendance que pourrait prochainement confirmer la Banque de France pour l'Hexagone, après un recul inattendu de 0,1% du PIB au premier trimestre.

Dans ce contexte, une hausse des taux "n'est pas nécessaire" et pourrait être différée, estime M. Subran, au regard du ralentissement déjà engagé.

Même réserve chez Bruno Cavalier, économiste chez Oddo BHF, pour qui un resserrement monétaire "va à l'encontre de la prudence la plus élémentaire", alors que nombre de facteurs, comme les prix du pétrole ou les tensions géopolitiques, échappent au contrôle de la BCE.

Au-delà de la décision attendue jeudi, les marchés chercheront surtout des indications sur la suite.

Cependant, la présidente de la BCE Christine Lagarde devrait rester prudente lors de sa conférence de presse: "Le contexte géopolitique reste tellement incertain qu'il est peu probable que la BCE s'engage sur une trajectoire prédéfinie", estime Ulrike Castens, économiste chez DWS.

La règle de décider "réunion par réunion" et "en fonction des données" devrait donc rester privilégiée.

Quand bien même les marchés misent sur trois hausses cette année, poursuivre le resserrement monétaire après juin pourrait "avoir des effets négatifs plus marqués sur la croissance" et ne ferait pas consensus au sein du Conseil des gouverneurs de la BCE, prévient M.Brzeski.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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