La conseillère d'Etat genevoise Delphine Bachmann, à la tête de l'économie et de l'emploi, a présenté vendredi la feuille de route de son département pour 2023-2028. Elle compte défendre l'attractivité de Genève en renforçant l'innovation et l'employabilité.
Près d'une année après son entrée en fonction, l'élue du Centre, qui a voulu prendre le temps de consulter les partenaires, a dévoilé les orientations du DEE et les contours des réformes à venir. "Si Genève est considérée aujourd'hui comme attractive, elle doit néanmoins mieux se vendre et vendre ses atouts", a relevé devant les médias la cheffe du Département de l'économie et de l'emploi (DEE). Avec l'ambition notamment de renforcer l'attractivité genevoise, en essayant d'attirer de nouvelles entreprises étrangères sur le canton. La conseillère d'Etat genevoise Delphine Bachmann:
Le plan d'action du DEE se décline en 19 mesures. Il s'agit notamment de développer une stratégie de marketing territorial, en misant davantage sur l'innovation. La conseillère d'Etat compte sur le développement du Campus Biotech, qui est actuellement "une pépite inexploitée". La cheffe du DEE veut aider les start-up à passer de l'idée scientifique et son application commerciale.
Refontes en cours
Autre priorité pour le DEE: améliorer l'employabilité dans un canton qui, malgré une pénurie de main-d'oeuvre, compte 15'000 demandeurs d'emploi, soit un taux de chômage de 4,2%. Le DEE prévoit ainsi de renforcer les allocations de formation fédérales en complétant financièrement ce dispositif qui permet aux adultes d'obtenir un certificat fédéral de capacité (CFC). Les micro-certifications, "qui ne sont pas des certifications au rabais" sont aussi privilégiées.
La cheffe du DEE a lancé une réforme du système des emplois de solidarités (des postes subventionnés au sein d'organisations à but non lucratif) "qui ne fonctionne pas". Le taux de réinsertion dans le marché ordinaire du travail est trop faible pour ces personnes dont la rentabilité est moindre pour les entreprises.
Le renforcement de la formation continue fait aussi partie des mesures préconisées par le DEE pour mieux faire coïncider les besoins des entreprises avec le profil des demandeurs d'emploi. Il faut repenser le financement de ces formations continues qui doivent permettre d'éviter des ruptures dans une carrière professionnelle. Des discussions sont en cours au niveau tripartite, un type de négociation qu'affectionne Mme Bachmann.
Valse de magistrats
La magistrate va aussi s'attaquer à un serpent de mer à Genève: la refonte de la loi sur la restauration, le débit de boissons, l'hébergement et le divertissement (LRDBHD). Il faut absolument la simplifier afin de mieux coller aux différentes situations des gérants d'établissements publics et aux nouvelles offres dans ce secteur, comme l'agritourisme ou le développement des foodtrucks, selon Mme Bachmann.
La cheffe du DEE, qui accouchera en juin, compte piloter ce programme de législature. "Il n'y aura pas de coup d'arrêt", a-t-elle assuré. Elle veut apporter de la stabilité par rapport à tous les partenaires sociaux mais aussi au sein de ses services.
Pour rappel, lors des quatre dernières années, certains offices du département sont sous passés sous l'égide de quatre magistrats différents, en raison de la crise institutionnelle générée par l'affaire Maudet.
Le MCG veut renforcer l'accès des résidents genevois aux logements subventionnés. Le parti a dévoilé mercredi à Genève une initiative cantonale qui durcit les conditions et s'attaque au quota de 20% d'attributions par l'Etat. Il a jusqu'au 18 décembre pour récolter 4272 signatures valables.
"Notre thématique, c'est la préférence cantonale", a affirmé à la presse le président du MCG François Baertschi en présentant ce projet de modification législative. La situation difficile sur le front du logement, avec un taux de vacance de 0,31% en juin dernier, l'impose, selon le parti.
Environ 7500 personnes attendent un logement subventionné. Soit le même nombre environ que le volume d'appartements pilotés par les cinq fondations de droit public en charge de les attribuer.
Avec l'initiative, l'accès aux logements sociaux serait réservé d'abord aux personnes qui ont résidé cinq ans de suite dans le canton durant les dix dernières années. Ce seuil, en vigueur il y a plus de 30 ans, avait été ramené à deux ans avant de passer à quatre ans après une votation en 2022.
Le MCG accuse l'Etat d'avoir "trahi" la décision populaire en la détournant par voie réglementaire. L'initiative cherche à mettre fin aux dérogations et à l'"arbitraire" de l'Office cantonal du logement qui utilise, selon le conseiller national Roger Golay, son quota pour placer des requérants d'asile.
Autres propositions prévues
"Nous sommes conscients qu'il faut les loger, mais est-ce aux fondations immobilières de le faire?" demande-t-il. Et de reprocher à la Confédération de se décharger sur Genève. Seule exception, un bailleur pourrait s'exonérer de l'initiative après six mois s'il peut prouver qu'il n'a pas trouvé de locataire répondant aux critères.
La plupart des personnes sur liste d'attente s'y trouvent déjà depuis plus de cinq ans. Quelques centaines de dossiers pourraient avancer, admet M. Golay. "On ne règle pas le problème de pénurie collective, mais on donne des solutions individuelles", explique M. Baertschi.
Pour s'attaquer au problème de fond, "il faut pouvoir construire. Il n'y a pas de miracle", dit M. Golay. Le parti promet des propositions en 2027 pendant la campagne pour les élections fédérales.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le personnel de la fonction publique genevoise manifeste le 18 aout (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)
La fonction publique genevoise est à nouveau descendue dans la rue mardi soir. Près de 1200 personnes ont participé à cette seconde manifestation en deux jours contre les coupes budgétaires attendues. Elles étaient un miller lundi soir. Quel avenir pour les revendications? Laurie Selli fait le point.
Laurie Selli
Journaliste
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Cette manifestation marque la fin du mouvement de grève lancé le 10 août par le Cartel intersyndical du personnel de l'Etat et du secteur subventionné pour la rentrée. Objectif: relancer la mobilisation en vue du 17 septembre, quand le Conseil d'Etat présentera son projet de budget 2027 et son plan financier quadriennal 2027-2030.
Le service minimum imposé a rendu la grève difficile, a dénoncé Quentin Stauffer, du Syndicat des services publics (SSP). Dans l'enseignement, le taux de gréviste a atteint mardi 3,3%, contre 1,2% lundi, selon les estimations du Département de l'instruction publique transmises à Keystone-ATS. Tous niveaux confondus, 371 personnes se seraient mobilisées mardi.
"A la hauteur des besoins"
Si le gouvernement a abandonné 17 mesures d'économies figurant dans le rapport Zuin, 60 autres mesures restent sur la table, dénoncent les syndicats. "Il faut se préparer à une mobilisation dure cet automne", a déclaré Vincent Bircher, président du SSP, qui estime que "le budget doit être à la hauteur des besoins", pas l'inverse.
Parmi les mesures d'économies figurent une baisse des subsides d'assurance-maladie, une réduction du budget alloué à l'aide sociale ou encore des subsides versés aux Hôpitaux universitaires de Genève et à l'Institution de maintien à domicile. Les manifestants exigent le retrait du plan d'économies annoncé et la fin des attaques contre les plus précaires, mais aussi l'application des mécanismes salariaux pour 2026.
"Saccage du service public"
Alors que le Grand Conseil avait rejeté deux projets de budget pour 2026, le Cartel rappelle que tant le gouvernement que le Parlement bloquent les annuités, refusent de réévaluer les salaires de certaines fonctions dans la santé et le social et ont supprimé le dernier salaire doublé au départ à la retraite. Des décisions qui péjorent les conditions de vie de tous les travailleurs, selon les syndicats.
"Le Conseil d'Etat prépare le saccage du service public. Nous ne nous battons pas que pour nos conditions de travail, mais aussi pour les prestations à la population", a souligné Francesca Marchesini, présidente de la Société pédagogique genevoise.
La Genève internationale va accueillir dès l'année prochaine le siège d'une entité qui établit un cadre pour des investissements financiers adaptés face au changement climatique. Le Comité pour des standards internationaux de durabilité (ISSB) ouvrira son cinquième bureau important dans le monde avec cette arrivée, a annoncé mardi la fondation IFRS qui le pilote.
Lancée en 2021, cette entité permet d'aider les investisseurs à obtenir des indications environnementales sur les entreprises. De leur côté, les sociétés peuvent mieux relayer leur rôle en termes de développement durable.
Cette approche répondait à une demande des acteurs financiers, alors que les investisseurs considèrent de plus en plus l'empreinte environnementale dans leurs choix. L'ISSB lance des standards qui doivent oeuvrer comme un cadre mondial.
Les entreprises qui appliquent ceux-ci s'engagent à améliorer leur durabilité. Elles doivent relayer les dangers et les possibilités de leurs activités sur cette question et sur celle du changement climatique.
L'ISSB est soutenu par le G7 et le G20 et il est déjà utilisé dans des dizaines de juridictions. D'ici 2027, des entreprises de 18 pays dévoileront des rapports sur leur conformité aux standards.
Le Comité est financé par des accords jusqu'en 2031, avant qu'une solution plus durable ne soit trouvée. Dans deux ans, il ne devrait pas dépasser 10 membres.
Aussi bien le Département genevois des finances (DF) que le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) ont salué une arrivée qui montre, selon eux, l'attractivité de la Genève internationale, notamment sur la finance durable. Les coupes américaines et d'autres pays ont biffé des milliers d'emplois en un an et demi. Mais, dans la même période, 51 nouvelles ONG se sont établies et quelques Etats supplémentaires ont eux ouvert une représentation à Genève.
A Genève, l'Inspection générale des services (IGS), chargée des enquêtes pénales visant les collaborateurs des polices et de l'Office cantonal de la détention, a ouvert 154 enquêtes en 2025, soit une hausse de 7,7%. Cinq d'entre elles ont trait à la manifestation de soutien à la flottille pour Gaza du 2 octobre.
Ces cinq enquêtes ont été ouvertes pour des allégations d'usage abusif de la force ou d'un moyen de contrainte, un motif qui a concerné 61 enquêtes en 2025, contre 52 en 2024, a indiqué mardi l'IGS. Selon ce service indépendant et unique en Suisse, ce motif constitue depuis des années la majeure partie des affaires traitées.
Dans le détail, 47 de ces 61 enquêtes concernent la police genevoise, trois les polices municipales et onze l'Office cantonal de la détention. A titre de comparaison, la police cantonale a fait usage de la force ou d'un moyen de contrainte à 1277 reprises en 2025. Dans la majorité des cas concernant la police cantonale, l'IGS a été saisie par le Ministère public, puis la hiérarchie policière et enfin des justiciables.
29 condamnations
Dans son rapport d'activité, rendu public pour la seconde année de suite, l'IGS observe une hausse de 42% des contrôles préliminaires visant à déterminer la plausibilité de commission d'une infraction et pouvant mener à l'ouverture d'une enquête. Ces contrôles se chiffraient à 250 l'an dernier, contre 176 en 2024. Comme les autres années, les cas liés à la loi fédérale sur la circulation routière représentent la plus grande part de ces contrôles.
Si l'issue judiciaire des enquêtes ouvertes par l'IGS en 2025 n'est pas encore connue, le service indique que 229 des 276 enquêtes menées en 2022 et 2023 ont connu un épilogue judiciaire, tandis que 47 procédures sont encore en cours d'instruction au Ministère public. Dans la grande majorité des cas, le Parquet n'est pas entré en matière (72%) ou a classé la procédure (15%).
Des ordonnances pénales ont été rendues dans 11% des cas, et 2% des procédures se sont soldées par une condamnation devant les tribunaux. Sur ces 29 procédures ayant abouti à une condamnation, treize concernent des infractions commises dans un cadre privé par des policiers ou des agents de détention.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L'Institution genevoise de maintien à domicile (IMAD) a passé près de 7600 appels téléphoniques pendant les six jours de la quatrième canicule la semaine dernière. Au total, 41 visites supplémentaires ont été menées, a affirmé mardi cette entité.
Contrairement à plusieurs périodes caniculaires précédentes, aucune hospitalisation liée à ces températures n'a été requise la semaine dernière. En juin, au moment de la plus longue vague de chaleur, la situation avait abouti à près de 23'000 appels téléphoniques, 286 visites additionnelles et dix prises en charge dans des centres de santé.
Plus de 2500 personnes sont l'objet d'un suivi renforcé par l'IMAD, en collaboration avec l'Office cantonal de la santé (OCS), le médecin cantonal ou encore les communes. Un volet préventif est déployé de mi-mai à mi-septembre.
En cas de doute lors d'un appel, les collaborateurs de l'IMAD se rendent au domicile de la personne sans délai. L'institution oeuvre notamment en soutien des communes, explique-t-elle encore.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats