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Politique

Le Parlement s'accorde sur la grande réforme de l'énergie

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Le Conseil fédéral pourra temporairement assouplir les prescriptions en matière de débits résiduels dans les cours d'eau pour les barrages si une pénurie menace (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La grande réforme de l'énergie est bouclée. Le développement des énergies renouvelables indigènes sera renforcé et l'approvisionnement en électricité, notamment en hiver, assuré. Le National a rejoint mardi le Conseil des Etats sur les derniers points du projet.

Concernant l'énergie solaire sur les toitures, les Chambres se sont mises d'accord sur une obligation pour les bâtiments d'une surface supérieure à 300 m2. Quant aux panneaux solaires sur les parkings, les députés ont tacitement renoncé mardi à toute obligation.

Delphine Klopfenstein Broggini (Vert-e-s/GE) a regretté qu'aucun pas de plus ne soit fait. Le Conseil fédéral proposera une alternative laissant une marge de manoeuvre aux cantons, a noté Martin Baümle (PVL/ZH), saluant que l'objectif de terminer le vaste projet cet automne soit atteint.

Le Parlement s'est aussi accordé concernant les débits résiduels dans les cours d'eau pour les barrages. Le Conseil fédéral pourra temporairement assouplir les prescriptions si une pénurie menace. Ce compromis permet d'éviter un référendum.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

International

von der Leyen reconduite à la tête de la Commission européenne

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A l'issue d'un vote à bulletins secrets, la responsable allemande a obtenu 401 votes de soutien (284 contre, 15 abstentions, 7 nuls), nettement au-delà de la majorité absolue dont elle avait besoin. (© KEYSTONE/AP/Jean-Francois Badias)

Ursula von der Leyen a été reconduite jeudi par les eurodéputés pour un second mandat de cinq ans à la tête de la Commission européenne. Elle a promis de faire de l'industrie, de la Défense ou encore du logement ses priorités.

A l'issue d'un vote à bulletins secrets, la dirigeante allemande de 65 ans a obtenu 401 votes de soutien (284 contre, 15 abstentions, 7 nuls), nettement au-delà de la majorité absolue dont elle avait besoin. Elle avait décroché fin juin le feu vert des Vingt-Sept.

Devenue en 2019 la première femme à prendre la tête de l'exécutif européen, l'ancienne ministre allemande s'est imposée à travers les crises.

Face au choc du Covid-19, elle a piloté un gigantesque plan de relance européen financé par un endettement commun inédit. Après l'invasion de l'Ukraine, elle affiche son soutien à Kiev et définit une stratégie pour sortir de la dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou.

Prônant de longue date une "Commission géopolitique", elle se veut gage de stabilité face aux tensions géopolitiques: conflit à Gaza, contentieux avec Pékin, retour possible de Donald Trump...

Muscler la défense

Elle s'est engagée jeudi à muscler massivement les investissements dans l'industrie de défense, avec un commissaire dédié.

Il faut "une Europe forte" dans une "période de grande anxiété et d'incertitude", a-t-elle plaidé dans un discours mêlant anglais, français et allemand, où elle s'est efforcée de répondre avant le vote aux attentes contradictoires des divers groupes.

"Pragmatique" sur le Pacte vert

Autre actif de son premier mandat: le paquet tentaculaire (et inachevé) du Pacte vert pour décarboner l'industrie et les transports, mais accusé d'imposer aux entreprises et agriculteurs un "fardeau" réglementaire.

Tout en préconisant son application "pragmatique", elle a affiché jeudi d'ambitieuses priorités socio-environnementales: objectif climatique 2040 (-90% d'émissions), "plan logement abordable" avec commissaire chargé de cette question, plan de protection des ressources d'eau...

Avec pour mot d'ordre "la compétitivité", elle a promis un renforcement des investissements dans les industries critiques pour la transition et un souci de "neutralité technologique" pour ne pas disqualifier le nucléaire.

Mme von der Leyen a aussi réaffirmé sa défense de l'usage de carburants automobiles synthétiques après 2035 et insisté sur les intérêts des agriculteurs, revendications-clés des élus conservateurs.

Suite aux élections de juin, le Parti populaire européen (PPE, droite), dont elle est issue, reste la première force du Parlement avec 188 eurodéputés, contre 136 sociaux-démocrates (S&D) et 77 libéraux (Renew).

"Pacte pour l'océan"

La grande coalition réunissant ces trois partis était suffisante pour la reconduire, mais pour parer aux défections attendues dans leurs rangs, Ursula von der Leyen lorgnait aussi le soutien des écologistes (53 sièges). Elle a ainsi promis des plans pour l'adaptation climatique et le "Pacte pour l'océan" qu'ils réclamaient.

"Notre soutien n'est pas un chèque en blanc (...) notre souci des questions sociales devra s'incarner dans toutes les politiques des 5 prochaines années", a prévenu la cheffe des socialistes, l'Espagnole Iratxe Garcia Perez.

Migration

Enfin, après le Pacte asile et migration adopté mi-mai, qui prévoit un mécanisme de solidarité obligatoire envers les Etats confrontés à une pression migratoire, Mme von der Leyen s'est engagée jeudi à renforcer Frontex, l'agence de l'UE chargée des frontières, et de tripler le nombre de garde-frontières et garde-côtes.

Des gages donnés au PPE, mais aussi au groupe d'extrême droite ECR associé à la dirigeante italienne Giorgia Meloni.

De fait, Ursula von der Leyen, qui a proposé un commissaire chargé du "voisinage méditerranéen" susceptible de plaire à Rome, ne négligeait pas l'éventuel soutien d'une partie des 78 élus ECR, même si toute coopération assumée reste une ligne rouge pour les libéraux, socialistes et Verts.

A l'inverse, l'autre groupe d'extrême droite, Patriotes pour l'Europe, réunissant Rassemblement national (France) et Fidesz (Hongrie) avec des positions réticentes au soutien à l'Ukraine, demeure exclu de toute majorité.

"Bouclier de la démocratie"

Ursula von der Leyen a accusé jeudi le Premier ministre hongrois Viktor Orban de "jouer le jeu" de Vladimir Poutine et proposé un "bouclier européen de la démocratie" afin de "contrer les manipulations de l'information et ingérences étrangères".

Mère de sept enfants, un temps considérée comme dauphine d'Angela Merkel en Allemagne, Ursula von der Leyen s'est finalement imposée à Bruxelles, ville qui l'a vue naître et grandir jusqu'à l'adolescence.

Du 13e étage de l'imposant siège de la Commission, elle s'appuie sur un cercle très restreint, mode de fonctionnement peu collégial qui lui a valu des critiques sur son opacité et de vives tensions avec le président du Conseil européen Charles Michel, qui représente les Vingt-Sept.

Les membres de sa future Commission, choisis par les Etats membres, seront auditionnés par les eurodéputés à l'automne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Lancy (GE): les immeubles Bordigoni seront démolis

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Les bâtiments d'Alexandre et André Bordigoni n'ont pas trouvé grâce devant le Tribunal fédéral. (archives) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les associations de protection du patrimoine et les voisins échouent dans leur tentative de préserver trois immeubles des années 1930 dans la commune de Lancy (GE). Le Tribunal fédéral rejette leurs recours contre le refus de classer et le permis de construire.

Réalisés par Alexandre Bordigoni et son fils André, les immeubles se situent le long du chemin de Claire-Vue. Avec une villa, ils occupent une parcelle d'un hectare. Lors du recensement architectural des années 1990, ils ont reçu la mention "monument et bâtiment exceptionnel et leurs abords".

Cette appréciation a été revue en 2018 avec la qualification "intéressants". Un an auparavant, la caisse de pension UBS, propriétaire du fonds, avait demandé l'autorisation de démolir les bâtiments et de les remplacer par des immeubles de 184 logements.

Patrimoine suisse et sa section genevoise, Action Patrimoine Vivant et plusieurs voisins ont tenté de s'opposer à ce projet. Dans trois arrêts publiés jeudi, le Tribunal rejette leurs demandes tendant au classement des immeubles et à l'annulation des permis de construire.

En substance, la 1ère Cour de droit public n'admet que de manière restreinte la qualité pour agir des divers recourants. Cela l'amène à examiner une partie seulement de leurs griefs et, au final, à rejeter les recours. (arrêts 274, 275 et 276/2023 du 24 mai 2024)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

J.D. Vance appelle l'Amérique à "choisir une nouvelle voie"

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"Ce soir est une nuit d'espoir", a déclaré le colistier de Donald Trump, J.D. Vance. (© KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE)

Le sénateur J.D. Vance, choisi par Donald Trump pour le seconder dans sa campagne, a appelé mercredi l'Amérique à "choisir une nouvelle voie", lors de son grand oral à la convention républicaine de Milwaukee.

"Nous sommes unis dans la victoire", a lancé à l'adresse de son parti celui qui deviendra vice-président des Etats-Unis si le républicain l'emporte en novembre. Lors de cette nouvelle soirée en prime-time, l'élu de 39 ans, en costume-cravate bleu, a formellement accepté l'investiture des républicains.

Il a loué la "vision extraordinaire" de Donald Trump, installé dans une tribune rouge du grand complexe omnisports de Milwaukee où des milliers de militants "Make America Great Again" garnissaient les gradins dans une ambiance festive.

Issu d'un milieu modeste et auteur d'un best-seller décrivant l'Amérique rurale et désindustrialisée des oubliés, il a fait applaudir sa mère, une ancienne toxicomane "abstinente depuis 10 ans". Il a aussi rendu hommage à sa grand-mère décédée, qui l'a élevé, en indiquant qu'elle détenait 19 armes à feu.

"Etre au service de Wall Street, c'est fini mesdames et messieurs, nous allons nous engager pour les travailleurs", a lancé le sénateur de l'Ohio, un ancien bastion de l'industrie américaine. "Importer de la main-d'oeuvre étrangère, c'est fini. Nous allons nous battre pour les citoyens américains, leurs emplois et leurs salaires", a-t-il promis.

"Rêve américain"

Juste avant de monter sur scène, J.D. Vance a échangé une étreinte avec sa femme Usha, une brillante avocate qui l'a annoncé sur scène comme une "puissante illustration du rêve américain". L'élu au profil atypique a été propulsé sous les projecteurs quand Donald Trump a annoncé lundi le choisir comme son colistier dans la course à la Maison Blanche.

Pour un candidat à la présidentielle, ce choix répond souvent à l'objectif de séduire de nouveaux électeurs. J.D. Vance, élu antisystème au parcours singulier puisqu'il a aussi bien fait carrière dans l'armée que dans la Silicon Valley, devrait rassurer les électeurs les plus à droite du parti, tandis que Donald Trump tente des percées parmi les modérés.

Au Sénat américain, ce grand brun au regard bleu perçant s'est illustré par son opposition farouche à l'aide à l'Ukraine. Sans nommer Kiev directement, il s'est engagé mercredi à veiller "à ce que nos alliés partagent le fardeau du maintien de la paix dans le monde".

Avant de se lancer dans une longue tirade anti-immigration, accusant les démocrates d'avoir "inondé ce pays de millions d'immigrants clandestins". Par ailleurs, si Donald Trump, 78 ans, était élu, J.D. Vance deviendrait le troisième plus jeune vice-président de l'histoire des Etats-Unis.

Sur une note plus légère, les médias américains relèvent que le siège de l'exécutif n'a vu aucun président ou vice-président portant la barbe depuis une centaine d'années. Une constante qui s'achèverait avec J. D. Vance, qui arbore une barbe poivre et sel soigneusement taillée. Sa sélection par le candidat républicain s'explique aussi et surtout par sa loyauté.

Même s'il s'est montré par le passé très critique de Donald Trump, J.D. Vance a effectué un revirement complet pour s'imposer comme l'un des défenseurs les plus ardents du milliardaire et de son idéologie MAGA, "Rendre sa grandeur à l'Amérique".

Discours de Trump jeudi

Parmi les délégués qui écoutaient J.D. Vance, des dizaines d'entre eux portaient symboliquement sur l'oreille un faux bandage blanc imitant celui de Donald Trump, victime d'une tentative d'assassinat samedi.

La foule, réunie dans l'immense complexe omnisports de Milwaukee, a une nouvelle fois scandé "Fight!", "Fight!" ("Battez-vous!") -- les mêmes mots que Donald Trump avait lancés le poing levé et le visage ensanglanté lorsqu'il s'est relevé après les tirs qui l'ont visé en Pennsylvanie.

Mais le point d'orgue du rassemblement du Grand Old Party, minutieusement chorégraphié, viendra jeudi soir quand Donald Trump acceptera formellement l'investiture de son parti. L'occasion d'une fête spectaculaire, ponctuée par le traditionnel lâcher de milliers de ballons rouges, blancs et bleus.

Cela sera la première fois que le républicain parlera sur scène depuis sa tentative d'assassinat. A peine la convention terminée, Donald Trump s'envolera samedi pour le Michigan où il tiendra un meeting de campagne, une semaine exactement après l'attaque. J.D. Vance prendra place à ses côtés sur l'estrade.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Joe Biden testé positif au Covid, il assure aller "bien"

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Ce test positif survient alors que le président américain Joe Biden est en pleine campagne pour un deuxième mandat. (© KEYSTONE/AP/Ronda Churchill)

Testé positif au Covid-19, le président américain Joe Biden a assuré mercredi aller "bien". Mais cette nouvelle annonce risque d'alimenter les inquiétudes sur son âge et sa santé qui ont déjà suscité des appels à ce qu'il se retire de la course à la Maison Blanche.

Sa porte-parole a fait valoir que le président était "complètement vacciné" et qu'il "continuerait à exercer pleinement ses fonctions" pendant sa période de confinement, alors qu'il était en campagne pour séduire les électeurs hispaniques dans le Nevada.

"Je continuerai à travailler pour le peuple américain", a écrit le président sur X, après être apparu pouces levés en montant dans l'avion présidentiel "Air Force One". Interrogé mardi par le média BET sur ce qui pourrait le faire réfléchir à jeter l'éponge, le président-candidat de 81 ans a répondu: "si j'avais un problème médical qui apparaissait, si quelqu'un, des médecins venaient me voir et me disaient: 'vous avez tel problème'".

C'est la première fois que M. Biden entrouvre la porte à l'idée d'abandonner sa campagne. L'annonce de son infection au Covid-19 survient au moment où Joe Biden joue sa survie politique depuis sa performance désastreuse fin juin lors de son débat avec Donald Trump, qui a suscité une vague d'interrogations sur ses capacités physiques et mentales.

"Pure spéculation"

Une vingtaine d'élus de la Chambre et un sénateur avaient jusqu'ici pressé Joe Biden de jeter l'éponge. Les appels au retrait du président, mis en sourdine après la tentative d'assassinat de Donald Trump samedi, ont repris avec des poids lourds, selon des médias.

Selon des journalistes de CNN, l'influente Nancy Pelosi, ancienne présidente de la Chambre des représentants, aurait récemment dit à Joe Biden qu'il pourrait "détruire les chances des démocrates de remporter" les législatives, invoquant des sondages défavorables. L'équipe de la ténor démocrate a répondu à la chaîne qu'elle était en Californie depuis vendredi et qu'elle n'avait pas parlé à Joe Biden depuis.

Selon ABC News, le puissant chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a mis son poids dans la balance pour que Joe Biden jette l'éponge. "Schumer a vigoureusement fait valoir qu'il serait préférable pour Biden, pour le Parti démocrate et pour le pays qu'il se retire", a rapporté un journaliste de la chaîne.

L'équipe du ténor démocrate n'a pas vraiment démenti, soulignant simplement qu'"à moins que la source d'ABC ne soit le sénateur Chuck Schumer ou le président Joe Biden", cette information n'était "que pure spéculation".

Le Washington Post a lui évoqué des entretiens, entre Joe Biden et Chuck Schumer mais aussi avec le chef de file des élus de son parti à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, au cours desquels les deux élus auraient fait part des "inquiétudes dans leurs rangs quant à la possibilité que Biden ne les prive d'une majorité" aux législatives de novembre.

Un porte-parole de la Maison Blanche Andrew Bates a réagi auprès de l'AFP, affirmant que le président avait "dit aux deux responsables qu'il était le candidat du Parti démocrate" et qu'il prévoyait de "gagner, attendant avec impatience de pouvoir travailler" avec eux.

"Passer le flambeau"

Plus tôt mercredi, un autre poids lourd du Parti démocrate avait relancé les appels à son retrait de la course à la Maison Blanche. L'élu de Californie Adam Schiff a exhorté M. Biden à "passer le flambeau", disant douter que le chef d'Etat puisse battre Donald Trump en novembre.

"Une deuxième présidence Trump saperait les fondements mêmes de notre démocratie", a-t-il ajouté, devenant l'élu démocrate le plus haut placé à faire publiquement cette demande après le débat. Dans ce contexte de tensions, des responsables du Parti démocrate ont annoncé mercredi leur volonté d'accélérer le processus de nomination de M. Biden avec un système de vote anticipé dont les modalités restent à définir.

Le système permettrait de voter durant la première semaine d'août plutôt que d'attendre la convention démocrate qui débute à Chicago le 19 août, et lors de laquelle le candidat doit officiellement être investi pour la présidentielle du 5 novembre face à Donald Trump.

Certains démocrates ont vivement critiqué ce projet, jugeant qu'il s'agissait d'une façon de faire passer en force la candidature de Joe Biden malgré les doutes sur son aptitude et sans discussion sur les possibles alternatives. Des élus prévoient de signer une lettre pour le dénoncer.

La vice-présidente Kamala Harris est considérée comme la favorite en cas de retrait de M. Biden, qui affirme que les électeurs démocrates le soutiennent. Mais selon un récent sondage, près de deux tiers d'entre eux souhaitent que le président jette l'éponge.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Politique

Bruno Le Maire pourrait collaborer avec le centre E4S à Lausanne

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Le ministre français de l'économie Bruno Le Maire est actuellement en discussion pour une charge de cours auprès du centre E4S, une joint venture de l'EPFL, l'IMD et l'UNIL. (© KEYSTONE/EPA POOL/TERESA SUAREZ / POOL)

Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire pourrait enseigner à Lausanne à la rentrée. Il est actuellement en discussion pour une charge de cours auprès de "The Enterprise for Society Center" (E4S), une joint-venture de l'EPFL, de l'IMD et de l'UNIL.

"Pour l'instant, des discussions sont en cours. Rien n'est encore véritablement concret", a déclaré mercredi à Keystone-ATS Jean-Philippe Bonardi, professeur à l'Université de Lausanne (UNIL) et co-directeur d'E4S, revenant sur des informations du Canard Enchaîné.

Créé il y a quatre ans, E4S est un projet conjoint entre l’Université de Lausanne, l’International Institute for Management Development (IMD) et l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), a-t-il expliqué. Son objectif est d'activer les réflexions sur la transition vers un système économique plus durable et plus inclusif.

"E4S cherche à sortir des sentiers battus des institutions académiques, par sa vocation interdisciplinaire et son ambition d’impacter les grandes décisions politiques et managériales. Un des moyens d’y parvenir est de mettre les chercheurs et étudiants des trois institutions en contact avec des décideurs qui ont dû faire face aux arbitrages difficiles qu’engendre cette transition. Que ce soit du point de vue financier, technologique ou politique, ainsi qu’en termes de vision", poursuit le co-directeur.

Profil intéressant

"Dans ce cadre, le profil de Bruno Le Maire nous intéresse beaucoup". Et de citer ses expériences aux affaires étrangères qui ont forgé de fortes convictions sur l’évolution de la situation géopolitique et son impact sur la transition, ainsi qu'à la tête du ministère de l'Economie où il a été par exemple été directement impliqué dans le redémarrage du programme nucléaire français.

Son idée n'est pas de venir habiter en Suisse, a précisé M. Bonardi. Si la visite d'Emmanuel Macron à l'UNIL en novembre dernier a certainement eu un impact, les contacts d'E4S avec M. Le Maire - qui n'avait pas participé au voyage - sont récents.

Bruno Le Maire est ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence de la République en 2017. Il s'apprête à quitter Bercy après sept ans en poste. Son entourage refuse pour l'instant tout commentaire sur sa destination, mais a précisé que le ministre ne quittera pas la France.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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