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International

Une offensive sur Rafah conduirait à une "catastrophe colossale"

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Selon l'ONU, environ 110'000 personnes ont fui Rafah depuis qu'Israël a appelé lundi la population de l'est de la ville à évacuer. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER)

Une offensive terrestre israélienne sur Rafah conduirait à une "catastrophe humanitaire colossale", a prévenu vendredi le secrétaire général de l'ONU. Les opérations militaires israélienne paralysent l'entrée de l'aide dans la bande de Gaza.

Pendant ce temps, une majorité écrasante de l'Assemblée générale de l'ONU a jugé vendredi que les Palestiniens mériteraient d'être membres à part entière de l'organisation, leur octroyant quelques droits supplémentaires à défaut d'une véritable adhésion bloquée par les Etats-Unis.

Ce vote symbolique a provoqué la colère d'Israël. "La violence paie", a réagi le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, pour qui ce vote récompense le mouvement islamiste Hamas pour son attaque du 7 octobre sur Israël. L'Autorité palestinienne a pour sa part salué la résolution de l'ONU, dont "la Palestine mérite d'être membre à part entière".

Pas d'accord sur une trêve

Après plus de sept mois de combats et de bombardements israéliens incessants, des pourparlers indirects visant à arracher une trêve et à éviter une offensive majeure sur Rafah se sont achevés jeudi au Caire sans parvenir à un accord.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a assuré qu'Israël se battrait "seul" après la menace lancée pour la première fois par le président américain, Joe Biden, de cesser certaines livraisons d'armes à son allié en cas d'offensive sur la ville.

Une telle opération à Rafah conduirait à une "catastrophe humanitaire colossale", a averti le chef de l'ONU Antonio Guterres, ajoutant que la famine se profilait dans le territoire palestinien.

Tôt vendredi, des correspondants de l'AFP ont signalé des tirs d'artillerie sur cette ville, la dernière du sud de Gaza avant la frontière égyptienne et où s'entassent quelque 1,4 million de Palestiniens.

Selon l'ONU, environ 110'000 personnes ont fui depuis qu'Israël a appelé lundi la population de l'est de la ville à évacuer. "Quelque 30'000 personnes fuient la ville chaque jour", a indiqué à Genève le responsable du bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) pour Gaza, Georgios Petropoulos, dont la plupart "ont déjà dû se déplacer à cinq ou six reprises" depuis le début de la guerre.

"Extrêmement difficile"

Des témoins ont aussi fait état vendredi de frappes aériennes et de combats dans la ville de Gaza, où quatre soldats ont été tués par un "engin explosif", selon l'armée, portant à 271 le nombre de militaires tués depuis le lancement de l'offensive israélienne au sol fin octobre.

Cela fait des mois que M. Netanyahu brandit la menace d'une offensive d'ampleur sur Rafah pour vaincre les derniers bataillons du Hamas qui y sont selon lui regroupés, faisant redouter une aggravation de la crise humanitaire dans le territoire assiégé.

Défiant les mises en garde internationales, l'armée mène depuis mardi des incursions dans l'est de Rafah et a pris le contrôle du passage frontalier avec l'Egypte, verrouillant une porte d'entrée névralgique pour les convois d'aide humanitaire.

L'armée a indiqué vendredi poursuivre son "opération antiterroriste de précision" dans certains secteurs de l'est de Rafah, et avoir "éliminé des cellules terroristes lors de combats rapprochés et de frappes aériennes du côté gazaoui du passage frontalier".

Malgré la réouverture mercredi du passage de Kerem Shalom, voisin de Rafah, fermé par Israël pendant trois jours après des tirs de roquettes revendiqués par le Hamas, l'acheminement de l'aide reste "extrêmement difficile", a affirmé à l'AFP Andrea De Domenico, le chef du bureau de l'agence humanitaire des Nations unies (Ocha) dans les territoires palestiniens.

A Genève, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a pour sa part appelé "toutes les parties" au conflit à ne pas s'en prendre aux rares points de passage de l'aide humanitaire dans l'étroite bande côtière.

Appel à la "flexibilité"

L'Egypte a exhorté vendredi le Hamas et Israël à faire preuve de "flexibilité", afin de parvenir rapidement à un accord pour "mettre fin à la tragédie humanitaire" à Gaza.

Après le départ jeudi du Caire des délégations des deux camps, les efforts des pays médiateurs (Egypte, Qatar, Etats-Unis) "se poursuivent" en vue d'une trêve, selon le média Al-Qahera News, proche du renseignement égyptien.

Pour le Hamas, le "rejet par Israël" de la dernière proposition de trêve ramène les négociations "à la case départ". Lundi, le mouvement islamiste avait donné son feu vert à une proposition de trêve en trois phases de 42 jours chacune selon lui, incluant un retrait israélien de Gaza ainsi qu'un échange d'otages israéliens et de prisonniers palestiniens, en vue d'un "cessez-le-feu permanent".

Mais Israël s'oppose à un cessez-le-feu définitif tant que le Hamas, qu'il considère comme une organisation terroriste de même que les Etats-Unis et l'Union européenne, ne sera pas vaincu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

Ukraine: l'UE veut sanctionner plus d'entités russes

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Selon la cheffe de la diplomatie européenne, les sanctions de l'UE ont déjà privé la machine de guerre russe de plus de 1000 milliards d'euros (archives). (© KEYSTONE/AP/Iryna Rybakova)

La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, annonce lundi dans la presse vouloir augmenter d'un tiers le nombre d'entités russes sanctionnées en raison de la guerre en Ukraine. L'UE a adopté 21 trains de sanctions contre la Russie depuis le début de la guerre.

"Pour cet automne, je propose la liste de sanctions la plus ambitieuse depuis le début de la guerre. Une fois adoptées, ces mesures augmenteraient immédiatement d'un tiers le nombre total d'entités russes sanctionnées", indique la diplomate dans l'édition du 17 août du journal allemand Die Welt

Depuis le début de l'invasion russe en février 2022, "les sanctions de l'UE ont déjà coûté très cher à la Russie, privant sa machine de guerre de plus de 1000 milliards d'euros", a-t-elle assuré.

Les 21 trains de sanctions contre la Russie depuis le début de la guerre visent actuellement près de 3000 personnes et entités, selon la Commission européenne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump dit se réjouir du pacte de défense Ankara, Islamabad et Ryad

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La Turquie, le Pakistan, et l'Arabie saoudite ont en commun de participer aux efforts de règlement du conflit déclenché par Donald Trump et Israël contre l'Iran. (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Le président américain Donald Trump s'est dit dimanche "très content" de la signature entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan d'un pacte de défense. Ces pays "seront enfin capables de se défendre de manière significative", a-t-il écrit sur Truth Social.

L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, tous trois alliés de Washington, ont conclu un pacte de défense le 7 août, dans un contexte marqué par des attaques contre le royaume saoudien et la guerre au Moyen-Orient.

"Cela montre que le Moyen-Orient se rassemble et que les pays seront enfin capables de se défendre de manière significative", a déclaré le président américain sur son réseau social.

Guerre en Iran

L'Arabie saoudite, où a été signé l'accord, entend ainsi renforcer ses alliances sécuritaires après avoir été ciblée par l'Iran en représailles aux bombardements américains. Ryad fait également face à une reprise des hostilités au Yémen avec les rebelles houthis.

La Turquie, le Pakistan et l'Arabie saoudite ont en commun de participer aux efforts de règlement du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis.

Selon des analystes, cet accord est aussi un moyen pour les signataires de s'éloigner des Etats-Unis, perçus comme un allié de moins en moins fiable dans la région et qui peine notamment à intercepter l'ensemble des drones et missiles balistiques tirés par l'Iran et ses mandataires sur les pétromonarchies du golfe Persique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Incendie en Belgique: une ville allemande partiellement évacuée

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L'incendie en Belgique a ravagé près de 3000 hectares dans une réserve boisée proche de la frontière allemande et difficile d'accès. (© KEYSTONE/AP/Valentin Bianchi)

La ville allemande de Monschau, frontalière de la Belgique, a ordonné dimanche soir l'évacuation immédiate d'un quartier en raison du vaste incendie qui ravage une forêt belge. Les flammes, qui ont déjà dévasté 3000 hectares, se rapprochent de l'Allemagne.

Dans un communiqué publié vers 22h30, la mairie de cette ville de 12'000 habitants indique avoir décidé d'évacuer deux rues "compte tenu de la propagation actuelle du feu et des fumées" ainsi que des prévisions météorologiques. Des notifications d'alerte ont été envoyées aux habitants, pour qui un centre d'accueil temporaire a été mis en place dans une école.

"Cette mesure vise à protéger la population. L'évolution de l'incendie est évaluée en continu", ajoute la mairie.

Plus tôt dans l'après-midi, Monschau (Montjoie) avait déjà recommandé de quitter les lieux, quand le front des flammes se situait à 1,5 kilomètre de la frontière allemande et à 1,8 kilomètre de la zone habitée la plus proche.

Pompiers allemands en appui

L'incendie en cours en Belgique a ravagé près de 3000 hectares dans une réserve boisée difficile d'accès et est l'un des pires de l'histoire du pays.

Dans l'après-midi, la ville de Monschau pointait que les flammes ne devraient pas atteindre le territoire allemand, mais qu'"une forte pollution de l'air à cause des fumées" serait à prévoir.

Les pompiers d'Aix-la-Chapelle et de la région viennent en appui à la lutte contre l'incendie, ajoute le communiqué actualisé.

Les autorités belges avaient déjà ordonné l'évacuation de la localité de Küchelscheid, à 10 minutes en voiture de Monschau.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, 1800 personnes avaient par ailleurs été évacuées dans l'ouest de l'Allemagne à cause d'un incendie affectant 300 hectares et menaçant des habitations.

Le feu est désormais en grande partie maîtrisé, ont annoncé dimanche les autorités locales à la chaîne de télévision publique WDR.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump affirme réduire les exercices militaires avec Séoul

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Les exercices militaires américano-coréens "Ulchi Freedom Shield" doivent débuter lundi et durer 11 jours (archives). (© KEYSTONE/AP/Lee Jin-man)

Le président américain Donald Trump a annoncé "réduire considérablement" la participation américaine à des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud à cause de sa "très bonne relation avec Kim Jong-un". Mais selon Séoul, ils ont commencé lundi comme prévu.

L'annonce de M. Trump, réalisée sur son réseau social Truth Social, vient s'inscrire dans la longue liste de camouflets adressés par le président américain à des alliés historiques des Etats-Unis depuis son retour à la Maison-Blanche en 2025.

Il dénonce dans son message des exercices "non seulement coûteux" et qui "envoient un signal totalement inapproprié et hostile" envers la Corée du Nord. Ce pays, "depuis que Donald Trump est président, s'est montré non menaçant et respectueux", a-t-il ajouté à la troisième personne.

Baptisés "Ulchi Freedom Shield", ces exercices annuels ont commencé "comme prévu" lundi, a annoncé le ministère sud-coréen de la défense. Devant durer onze jours, ils doivent mobiliser 18'000 soldats sud-coréens ainsi que des effectifs issus du contingent américain de 28'500 hommes stationnés dans le pays.

Rendez-vous estival régulier pour les forces armées sud-coréennes et leurs alliés américains, ces manoeuvres sont conçues pour les préparer à la défense contre la Corée du Nord, par ailleurs dotée de l'arme nucléaire.

"Non merci"

Sur Truth Social, Donald Trump a également fait mention de la non-participation de Séoul aux opérations militaires américaines contre l'Iran. "Bien que ce soit relativement sans rapport (?), j'ai récemment demandé au président de la Corée du Sud [s'il voulait] se joindre à nous dans la dénucléarisation de la République islamique d'Iran et [il a] dit: 'Non merci'", a écrit le président américain.

Le président sud-coréen Lee Jae-myung avait affirmé en juin, en pleine accalmie dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, que Donald Trump souhaitait à présent se concentrer sur la résolution de "la question nord-coréenne".

Considéré comme conciliant envers la Corée du Nord, Lee Jae-myung a pris le contrepied de son prédécesseur, réputé pour sa fermeté, depuis son arrivée au pouvoir en juin 2025, offrant à Pyongyang des pourparlers sans conditions préalables. Mais les autorités de Corée du Nord n'ont pour l'instant pas donné suite à ces offres répétées.

"Kim Jong-un et moi"

La veille de son annonce, Donald Trump avait publié sur Truth Social une image le montrant avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors de leur rencontre historique en 2019, pendant le premier mandat du milliardaire américain.

"Malgré les apparences peu amicales sur cette photographie en particulier, il y en a beaucoup où nous sourions", avait-il écrit comme légende, ajoutant: "Kim Jong-un et moi, nous nous entendons très bien".

Pyongyang avait dénoncé jeudi les exercices militaires conjoints à venir entre Washington et Séoul et prévenu d'une possible riposte par des mesures "de dissuasion" renforcées. La Corée du Nord avait tiré mercredi un missile balistique au-dessus de la mer du Japon en signe de protestation. Elle voit dans ces exercices une répétition en vue d'une invasion.

La Corée du Nord joue un rôle de plus en plus actif dans les conflits internationaux, notamment en soutenant la Russie dans sa guerre en Ukraine. Dimanche, les médias d'Etat nord-coréens ont souligné que Kim Jong-un s'était dit "fier" de sa relation avec la Russie dans une lettre envoyée au président russe Vladimir Poutine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Sébastien Pocognoli à la tête de l'Ecosse

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Sébastien Pocognoli est le nouveau sélectionneur de l'Ecosse (© KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER)

Adversaire de la Suisse lors de la prochaine Ligue des nations en division B, l'Ecosse a trouvé son nouveau sélectionneur. Il s'agit de Sébastien Pocognoli.

L'ancien entraîneur de Monaco et de l'Union St-Gilloise a été nommé dimanche en remplacement de Steve Clarke, a annoncé la fédération. Le Belge de 39 ans a été engagé pour un contrat de deux ans.

Pocognoli a qualifié sa nomination "d'honneur" sur le site de la fédération écossaise. "Avec mon staff technique, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour offrir (aux supporters écossais, ndlr) une équipe dont ils pourront être fiers."

Steve Clarke a démissionné de son poste en juillet après l'élimination de l'Ecosse en phase de groupes de la Coupe du monde 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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