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Genève

Le Grand Conseil genevois approuve les comptes 2022 de l'Etat

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Le Grand Conseil genevois a accepté jeudi les comptes 2022 de l'Etat, qui affichent un excédent considérable de 727 millions de francs. Les députés ont également approuvé le rapport de gestion du Conseil d'Etat pour cette année.

"Ces comptes donnent une image de sérénité et de prospérité à la fin d'une législature qui a traversé de nombreuses crises institutionnelles", a relevé le député MCG François Baertschi, rapporteur de la commission des finances. L'année 2022 avait mal commencé: faute de budget, l'Etat a dû fonctionner sous le régime des douzièmes provisionnels.

"C'était un exercice complexe", a relevé la cheffe du Département des finances Nathalie Fontanet. A gauche, les députés ont déploré des moyens insuffisants pour faire face aux besoins de la population. La droite a fustigé la hausse des charges. Mais au final, le canton obtient sa meilleure note (AA) de la part de l'agence de notation financière Standard & Poor's, a rétorqué Mme Fontanet.

Fiscalité clivante

Chaque politique publique a été passée au crible dans un climat plus apaisé que lors des précédentes législatures. Seule la fiscalité a eu droit a une passe d'armes un peu musclée entre le PLR et le PS. La droite a réitéré son intention d'alléger la fiscalité pour les personnes physiques. La gauche a au contraire appelé à taxer davantage au nom de la justice sociale.

Les députés du PLR, de l'UDC et du MCG ont mis en pièces la politique de la mobilité appliquée par l'ex-ministre Serge Dal Busco. L'élu du Centre avait privilégié les transports publics et la mobilité douce en appliquant la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée, mais il avait fâché la droite et les milieux automobiles. Son successeur Pierre Maudet a du pain sur la planche.

Inacceptable

L'ex-conseillère d'Etat écologique Fabienne Fischer, qui était à la tête du département de l'économie en 2022, en a aussi pris pour son grade. Sa gestion du dossier Uber a notamment été critiquée. Son parti a défendu son approche en faveur d'une économie locale et circulaire. Les critiques ont fusé, mais au final douze des treize politiques publiques ont été acceptées.

Seule la politique publique liée à la formation a été recalée. Les problèmes de gouvernance de l'Office médico-pédagogique ont été relevés. Plusieurs députés ont aussi critiqué le manque d'anticipation lors de la rentrée scolaire qui a retardé l'entrée à l'école de plusieurs enfants avec des besoins spécifiques. "Ce n'est pas acceptable", a concédé la nouvelle conseillère d'Etat en charge du département, la PLR Anne Hiltpold.

Un record

Le rapport de gestion du Conseil d'Etat a été approuvé par 59 voix contre 11 (UDC) et 19 abstentions (PLR). Les députés ont ensuite accepté les comptes de l'Etat par 69 voix contre 6 (UDC). Cet exercice, qui vise à approuver uniquement l'exactitude des comptes, est moins politique.

Les comptes 2022 ont été bouclés sur un excédent de revenu de 727 millions de francs qui contrastait avec le déficit de 93 millions prévu au budget 2022 calculé sur la base des douzièmes provisoires. Ce résultat positif s'explique avant tout par des revenus fiscaux hors normes.

Hors amortissements, le bénéfice aurait même atteint 1,3 milliard: un record. Le gouvernement a opté pour un amortissement de 606 millions à la réserve budgétaire liée à la recapitalisation de la caisse de prévoyance de l'Etat. Et la dette de l'Etat est réduite de 900 millions pour s'établir à 11,5 milliards à fin 2022.

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Genève

Des milliers de personnes manifestent dans les rues genevoises

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La grève féministe a rassemblé des milliers de personnes dans les rues genevoises. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, des milliers personnes ont défilé vendredi en fin de journée à l'appel du collectif de la grève féministe. Les manifestants ont revendiqué un féminisme intersectionnel, inclusif, décolonial et sans frontière.

"Le féminisme: c'est l'espoir!" a lancé Françoise Nyffeler, membre du collectif, devant une foule rassemblée dans le parc des Bastions, devant le Mur des Réformateurs. Elle a encouragé à pousser un cri de colère, juste avant que le cortège ne se mette en marche. La clameur a résonné jusqu'en haut de la vieille-ville.

Pendant tout l'après-midi, les prises de paroles se sont succédé pour revendiquer l'égalité salariale, la fin des discriminations, une protection sérieuse contre les violences sexistes ou des assurances sociales équitables et dignes. La montée de l'extrême-droite en Europe a été fustigée. "On ne lâche rien!", ont martelé plusieurs personnes sur la scène.

De nombreuses associations ont exprimé leur soutien aux peuples opprimés. Des performances musicales, dont un "Bella ciao!" revisité, ont fait monter l'ambiance. Le cortège est parti des Bastions peu après 18h30. "Solidarité avec les femmes du monde entier!" ont scandé les manifestants au son des tambours. Ou encore "Patriarcat tu es foutu, les féministes sont dans la rue".

Selon le collectif de la grève féministe, entre 25'000 et 30'000 personnes ont exprimé vendredi leur colère dans les rues genevoises. L'estimation fournie par la police se situe entre 6000 et 8000 personnes. La manifestation s'est déroulée sans incident.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le cri de colère des femmes contre l'inégalité salariale

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Une centaine de manifestantes ont crié leur colère devant les Bastions contre les inégalités salariales

Les femmes dénoncent toujours les inégalités salariales, à l'occasion de la traditionnelle grève féministe du 14 juin. 

Elles étaient une petite centaine, toutes de violet vêtues, rassemblées ce vendredi après-midi à l'entrée du Parc des Bastions pour crier leur colère face aux inégalités salariales persistantes. Un cri qui a commencé à résonner à 15h24, heure à laquelle les femmes travaillent gratuitement en Suisse, si on se réfère à la différence de salaire entre homme et femme sur une journée. Anne Michel, membre du collectif grève féministe :

Anne MichelMembre du collectif de la grève féministe à Genève

En parallèle, Unia a exigé un salaire minimum de 5000 francs par mois pour les femmes. On leur signale que leur travail a moins de valeur, ce qui les met à juste titre "en colère", a déclaré la présidente du syndicat Vania Alleva à Berne

Il est incroyable que les femmes en Suisse gagnent toujours 1500 francs de moins par mois que les hommes, a ajouté la syndicaliste. Il est aussi tout à fait scandaleux qu'une femme sur trois soit encore victime de harcèlement sexuel au travail. Et il est honteux pour la riche Suisse qu'un quart des femmes soient touchées par la pauvreté dans la vieillesse.

 

 

 

 

 

 

 

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Ville de Genève: l'UDC lance deux candidats pour l'exécutif

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Deux candidats UDC visent un des cinq sièges à l'exécutif de la Ville de Genève, qui compte actuellement une seule représentante de la droite (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'UDC Ville de Genève a désigné jeudi soir deux candidats à l'élection au Conseil administratif qui aura lieu au printemps 2025. Vincent Schaller, conseiller municipal sortant et Alexandre Chevalier, vice-président de l'UDC Genève, tenteront de décrocher un siège à l'exécutif de la Municipalité.

Vincent Schaller, avocat de formation et expert fiscal, est chef de groupe au Conseil municipal. Il siège dans les rangs de l'UDC depuis 2018 après avoir quitté le PLR. Alexandre Chevalier, également un ex-PLR, est président de la section UDC Ville de Genève. Il est juriste dans le domaine banquier et financier.

Le parti, qui compte 7 élus au délibératif de la Ville, présentera sa liste en automne pour le Conseil municipal, indique-t-il vendredi dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Fermetures des Voiles: "Une décision choquante et disproportionnée"

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DR Les Voiles

Au lendemain de la fermeture administrative des Voiles, l'avocat de l'établissement festif dénonce "une décision profondément choquante et totalement disproportionnée".

A peine ouvert, déjà refermé. Le bar-restaurant "Les Voiles" est sous le coup d'une fermeture administrative. Pour son premier jour d'ouverture, l'établissement festif a été fermé par la police du commerce, mercredi soir. En cause : l'absence d'une autorisation communale, selon le Département de l'économie.

Une version que conteste l'avocat des Voiles, Vincent Maitre, qui dénonce une décision scandaleuse et assure que c'est la police du commerce qui traine des pieds pour délivrer son autorisation.

Vincent MaitreAvocat

Le département de l'économie précise pour sa part qu'une demande des Voiles pour l’exploitation d’une surface intérieure de 250 m2 a été refusée en août 2023 par la police du commerce et fait l’objet d’un recours devant la chambre administrative de la Cour de justice. 

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Genève

Procès de la famille Hinduja: un accord confidentiel a été conclu

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Photo d'illustration (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
Un accord a été conclu jeudi entre les parties en marge du procès de la famille Hinduja qui se tient devant le Tribunal correctionnel de Genève. Cet arrangement confidentiel aboutit au retrait des trois plaignants de la procédure, tant au niveau pénal que civil.

Il n'y a donc plus de plaignants, mais le procès se poursuit car la traite d'êtres humains par métier est poursuivie d'office. "Ca ne change rien", a estimé le premier procureur Yves Bertossa, qui fera son réquisitoire lundi. Les plaidoiries de la défense suivront. Liées par une clause de confidentialité, les parties n'ont fait aucun commentaire sur cet arrangement.

Quatre membres de cette richissime famille d'origine indienne sont jugés depuis lundi devant le Tribunal correctionnel de Genève. Ils sont accusés d'avoir exploité pendant des années du personnel de maison dans leur propriété à Cologny (GE). Le père, Prakash Hinduja (78 ans), et son épouse Kamal (75 ans) ne se sont pas présentés à l'audience, contrairement à leur fils Ajay (56 ans) et à leur belle-fille Namrata (50 ans).

Peu avant l'annonce de cet accord financier, qui était dans l'air depuis l'ouverture du procès, trois témoins appelés par la défense ont dit tout le bien qu'ils pensaient de la famille. Deux amis de très longue date ont évoqué la "générosité" et la "gentillesse" d'une famille "toujours accueillante".

Quelques sorties

Le quatrième jour de ce procès très attendu avait débuté avec la longue audition d'une des ex-employés de maison. Interrogée sur ses attentes par rapport à ce procès, cette Indienne âgée de 51 ans avait expliqué vouloir être payée pour son travail et demandait justice. Elle a vraisemblablement déjà été entendue sur le premier point.

Cette ex-employée était rémunérée, en espèces, 10'000 roupies indiennes par mois (environ 100 francs) lorsqu'elle a travaillé dans la propriété de Cologny (GE) entre 2009 et 2016. Son salaire a été ensuite augmenté à sa demande, mais elle n'a pas su dire de combien, car la somme était directement versée à sa famille en Inde.

Elle a expliqué être rentrée en 2012 au pays pour le mariage et l'accouchement de sa fille. Autrement, elle revenait en Inde environ trois semaines par an. Elle a précisé qu'elle ne pouvait pas choisir la période et la durée de ses vacances. Elle n'a jamais été à l'école et a été mariée à 15 ans à un homme qui la battait.

Toujours questionnée par la présidente du Tribunal, elle a indiqué être sortie de la villa une à deux fois par année pour se balader vers le lac. La belle-fille Hinduja lui permettait de sortir, mais pas la mère qui l'avait engagée, a-t-elle expliqué. En 2016, elle quitte la famille Hinduja pour travailler dans une autre maison à Genève.

Des recours

Selon l'acte d'accusation du Ministère public, les employés devaient travailler tous les jours, sans jour de congé, sans compensation des heures supplémentaires, avec des vacances imposées et non payées. Ces personnes percevaient un salaire misérable. Les prévenus contestent ces accusations.

Le procès avait été ajourné en tout début d'année. Ouverte en 2018, la procédure a fait l'objet de nombreux recours de la part de la défense. Les Hinduja sont une puissante famille d'origine indienne, qui se trouve à la tête d'un conglomérat avec des activités tant dans l'industrie que dans la finance, les services informatiques, la santé et l'immobilier.

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