Les taxis collectifs autonomes testés en Suisse orientale par CarPostal pourront circuler sans chauffeur. L'OFROU a octroyé une autorisation exceptionnelle pour leur exploitation. Ce service doit être introduit l'an prochain en terres st-galloises et appenzelloises.
Depuis le 1er juin, les voitures autonomes sont testées avec chauffeur dans un périmètre campagnard de 80 km2 mal desservi par les transports publics, rappelle CarPostal vendredi. Les chauffeurs y sont autorisés à retirer leurs mains du volant. Le service régulier prévu à partir de 2027 et rendu possible grâce au feu vert de l'Office fédéral des routes (OFROU) comporte une flotte de 25 voitures autonomes.
Ces véhicules baptisés "AmiGo" sont exploités en partenariat avec le constructeur chinois Apollo Go du groupe technologique Baidu. Des opérateurs surveilleront leurs trajets depuis une centrale de pilotage et pourront intervenir en cas de besoin.
Mains progressivement retirées du volant
Vendredi, CarPostal a convié les médias à Altstätten (SG) pour y suivre les tests en cours sur un site limité et bouclé, à l'écart des routes. Ils ont pu observer notamment les voitures autonomes ralentir ou s'arrêter d'elles-mêmes, lorsqu'un piéton s'apprête à traverser la route. Les freinages et les redémarrages sont encore un peu abrupts. Ils doivent encore être mieux adaptés, selon la cheffe de projet Franziska Schär.
La prochaine phase du projet prévoit que les chauffeurs n'aient plus du tout les mains sur le volant dans les mois à venir, a souligné le directeur général de CarPostal Suisse, Stefan Regli, en conférence de presse. Par la suite, les taxis effectueront des courses sans aucun chauffeur, supervisés par les opérateurs de la centrale.
Recensements cartographiques
Ces dernières semaines, CarPostal a mené des courses spéciales de cartographie, avec chauffeur au volant, afin d'enregistrer la future zone de couverture du service AmiGo. Les véhicules électriques de la flotte ont, en outre, fait preuve de leur sécurité éprouvée dans un centre de conduite routière du TCS, comme l'exigeait l'OFROU.
"Dès que les taxis autonomes connaîtront leur région de couverture comme leur poche, ils transporteront leurs premiers clients test", annonce Stefan Regli. Ce devrait être le cas d'ici à la fin de l'année.
Jusqu'à trois passagers grâce à une app
L'offre destinée aux usagers des transports publics de la région chevauchant les cantons de St-Gall et des deux Appenzells doit être introduite dans le courant de l'an prochain. Elle sera disponible grâce à une application permettant de sélectionner les lieux prédéfinis d'arrêts souhaités. Son but n'est pas de remplacer des lignes existantes de cars postaux ou de concurrencer des services de taxi, mais de compléter l'offre des transports publics.
Les taxis AmiGo peuvent transporter deux à trois usagers. Le siège du chauffeur restera vide lors du service régulier. Le prix de la course n'a pas encore été fixé.
La Suisse à la pointe de l'innovation
Les données des courses effectuées par les usagers seront anonymisées à bord et les visages les clients ne seront pas reconnaissables sur les enregistrements. Pour le constructeur chinois, le marché suisse constitue une opportunité idéale pour réunir davantage d'expérience sur des routes de montagne étroites ou par des conditions hivernales, explique Nan Yang, membre de la direction de Baidu.
Le projet AmiGo est le plus grand essai pilote de véhicules autonomes en Suisse, souligne Jürg Röthlisberger, directeur de l'OFROU. Il permet à la Suisse d'aller de l'avant sur le plan de l'innovation technologique. Le haut fonctionnaire s'est dit convaincu que les véhicules autonomes renforceront à l'avenir la sécurité routière et constitueront un complément utile aux transports publics actuels.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats