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Mobilité

L'A1 devra être élargie à six voies

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Le Parlement dit oui à l'élargissement à six voies de certains tronçons de l'A1, notamment entre Lausanne et Genève (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

L'autoroute A1 sur les tronçons Berne-Zurich et Lausanne-Genève devra être élargie à au moins six voies. Le Conseil des Etats a accepté mardi une motion UDC du National, par 31 voix contre 12. La gauche s'est retrouvée seule à dire non.

L'A1 longue de 410 km est la plus longue autoroute de Suisse. Elle relie les centres suisses de Genève, Berne, Zurich et Saint-Gall sur l'axe est-ouest, a relevé le rapporteur de commission Thierry Burkart (PLR/AG). Elle est chroniquement surchargée.

Certains tronçons, comme celui d'Härkingen-Wiggertal, ont déjà été élargis à six voies. Une autre étape entre Härkingen et Luterbach est en cours de planification. Le texte propose donc de poursuivre cet effort pour les tronçons entre Berne et Zurich, ainsi qu'entre Lausanne et Genève.

La gauche a tenté en vain de combattre ce développement autoroutier. Carlo Sommaruga (PS/GE) a mis en avant des études scientifiques qui ont conclu qu'élargir les autoroutes ne résout pas les problèmes des bouchons mais représente un "nouvel aspirateur à voitures". La motion n'est pas nécessaire car il y a déjà des étapes d’aménagement prévues sur l'A1, a complété Mathias Zopfi (Vert-e-s/GL).

Faire preuve de réalisme

"Comment voulez-vous transférer ce trafic vers les transports publics?" a rétorqué Werner Salzmann (UDC/BE). "On n'a pas les capacités", a-t-il poursuivi, demandant de faire preuve de réalisme.

Cette autoroute n'est pas seulement concernée par le trafic interrégional mais aussi par celui local, a ajouté M. Burkart. En cas d'embouteillages, le flux se déplace sur les routes secondaires, ce qui prend de la place et crée de l'insécurité ainsi que du bruit.

Le Conseil fédéral était aussi favorable au texte. Le ministre des transports Albert Rösti a estimé qu'il s'agit d'un signal, même si d'autres projets d'élargissement ont déjà été approuvés. Et d'ajouter que l'année dernière, il y a eu 40'000 heures d'embouteillage, dont 14'000 sur l'A1. Cela montre l'importance de ce réseau, a-t-il souligné.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Arrivée à Cuba de 4 navires russes dont un sous-marin nucléaire

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Quatre navires de guerre russes font escale à Cuba. (© KEYSTONE/EPA/Yander Zamora)

Quatre navires de la marine de guerre russe, dont un sous-marin à propulsion nucléaire, sont arrivés mercredi à Cuba pour une escale de cinq jours, sur fond de tensions croissantes entre les Etats-Unis et la Russie.

Peu après 10h00 locales, le sous-marin "Kazan" est entré dans la baie de La Havane, montrant une partie de son kiosque et de sa tourelle à côté de laquelle un drapeau cubain était visible, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Deux heures plus tôt, le pétrolier "Pashin" et le remorqueur "Nikolaï Chiker" décoré des couleurs blanc, bleu et rouge du drapeau russe, avaient été les premiers à entrer dans le port, suivis par la frégate "Almirante Gorshkov".

"Aucun des navires n'est porteur d'armes nucléaires, de sorte que leur escale dans notre pays ne représente pas une menace pour la région", avait indiqué la semaine dernière le ministère cubain des Forces armées révolutionnaires (Minfar).

Règles respectées

Il s'agit d'une visite qui "respecte strictement les règles internationales auxquelles Cuba adhère" et qui répond aux "relations historiques d'amitié" entre La Havane et Moscou, avait-il précisé.

Le ministère russe de la Défense a indiqué dans un communiqué, cité mercredi par l'agence de presse Interfax, qu'avant d'entrer dans le port de La Havane, la flotte avait réalisé "un exercice sur l'utilisation d'armes de missiles de haute précision".

Pour la porte-parole adjointe du Pentagone, Sabrina Singh, l'arrivée de ces navires à La Havane "n'est pas une surprise, car les Russes ont déjà fait de telles escales sur l'île des Caraïbes". Et ne "constitue pas une menace pour les Etats-Unis", dont les côtes les plus proches se trouvent à environ 160 km de La Havane.

Le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan a cependant souligné que cette flotte "dispose d'un sous-marin" à propulsion nucléaire "que les flottes qui sont venues (à Cuba) auparavant n'avaient pas".

Relations "stratégiques

Dans le même temps, le ministre des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov, et son homologue cubain Bruno Rodriguez se sont rencontrés mercredi à Moscou.

Les relations politiques entre les deux anciens alliés de la Guerre froide se sont intensifiées depuis une rencontre entre les présidents des deux pays à Moscou fin 2022. Vladimir Poutine considère les relations avec Cuba comme "stratégiques".

En près de deux ans, plusieurs délégations officielles et commerciales se sont également rendues dans les deux pays pour promouvoir des investissements et projets de coopération économique.

Une flotte de la marine russe s'était rendue à Cuba en 2019, à un moment de fortes tensions entre La Havane et Washington après l'arrivée au pouvoir du républicain Donald Trump (2017-2021).

Depuis plus de six décennies, Washington impose à Cuba un embargo financier et commercial que Donald Trump a renforcé en inscrivant l'île sur sa liste noire des pays soutenant le terrorisme.

Joe Biden, son successeur démocrate, l'a maintenue sur cette liste et n'a pas modifié substantiellement les sanctions.

La Russie fait également l'objet de sanctions commerciales occidentales pour sa guerre avec l'Ukraine.

Un navire patrouilleur de la marine royale du Canada, le "HMCS Margaret Broooke" est par ailleurs attendu vendredi à La Havane dans le cadre du 80e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, selon le ministère cubain des Affaires étrangères.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Mobilité

Vers un renforcement du fret ferroviaire à travers les Alpes

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Le rail à travers les Alpes détient environ trois quarts du marché du transport de marchandises (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le transport ferroviaire de marchandises à travers les Alpes doit être davantage encouragé. Le Conseil national a adopté mardi trois motions pour renforcer le transfert de la route au rail. L'UDC a voté contre. Le Conseil des Etats devra encore valider.

Trente ans après l'acceptation de l'Initiative des Alpes, le transfert de marchandises de la route au rail n'a toujours pas atteint l'objectif constitutionnel. En 2023, quelque 916'000 camions traversaient encore les Alpes, loin de la limite des 650'000 inscrite dans la loi, a indiqué le rapporteur de commission Jon Pult (PS/GR).

Sans compter que le volume de marchandises transportées sur le rail à travers les Alpes a pour la première fois baissé depuis le début de la politique de transfert en 2000. Le transport combiné à travers la Suisse a diminué d'environ 8% en 2023, a précisé le co-rapporteur Andri Silberschmidt (PLR/ZH).

Potentiel

"Le transfert sur le rail a encore du potentiel et il faut l'encourager", a souligné Philipp Kutter (Centre/ZH). Car le recul du rail ne fait qu'augmenter le trafic de marchandises sur la route. Pour Barbara Schaffner (PVL/ZH), "nous ne pouvons plus continuer sans mesures supplémentaires. Il faut améliorer la qualité de l'offre avec des incitatifs financiers."

L'UDC s'est opposée à toutes les propositions déposées par la commission des transports au motif que les instruments existants suffisent. La Suisse est le seul pays alpin à connaître un taux de transfert modal de 72%, a déclaré Benjamin Giezendanner (UDC/AG). L'Autriche affiche 26% et la France à peine 10%.

Il faut du temps pour que le système fonctionne et éviter de prendre des décisions dans une période où le trafic diminue. Il vaut mieux laisser faire le marché et la décarbonisation en cours.

Oui mais du Conseil fédéral

Même s'il soutient l'objectif du transfert, le Conseil fédéral s'est aussi opposé à une partie des motions déposées. Le Conseil fédéral a déjà pris plusieurs mesures pour soutenir le transfert des marchandises sur le rail à travers les Alpes à la demande du Parlement, a rappelé le ministre des transports Albert Rösti.

Au final, le National a largement soutenu trois motions sur quatre. Il a en revanche rejeté par 99 voix contre 93 une proposition qui exigeait une adaptation complète au renchérissement de la redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations (RPLP). Son coût réel en 2025 devait être aussi élevé que lors de son introduction en 2001. Selon le Conseil fédéral cela aurait représenté 12%. Il propose lui d'augmenter la RPLP de 5% dès 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La CARPE revendique une réduction des nuisances à l'aéroport

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La CARPE liste ses revendications afin que la prochaine convention d'objectifs entre Genève Aéroport et l'Etat permette une réduction des nuisances dues au trafic aérien (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La CARPE liste ses revendications afin que la prochaine convention d'objectifs entre Genève Aéroport et l'Etat permette une réduction des nuisances dues au trafic aérien. Selon elle, la santé de la population et la valeur du territoire doivent peser plus lourd que les bénéfices de l'aéroport.

La loi d'application de l'initiative constitutionnelle "Pour un pilotage démocratique de l'aéroport de Genève", acceptée en novembre 2019 par les Genevois, prévoit que cette convention définisse toutes les mesures adéquates pour limiter les nuisances ainsi que des indicateurs pour suivre l'atteinte des objectifs, a rappelé lundi devant les médias Lisa Mazzone, présidente de la Coordination pour un aéroport respectueux de la population et de l'environnement (CARPE).

En vue du renouvellement de la prochaine convention d'objectifs, qui sera adoptée par le Conseil d'Etat pour une durée de cinq ans, la CARPE demande des réductions du bruit, des gaz à effet de serre, des polluants atmosphériques et des vols à vides. Ses revendications portent aussi sur le fond environnement et indemnisations ainsi que le développement, avec les CFF, d'une offre multimodale pour les vols intérieurs.

Ces revendications reprennent notamment celles de la commission consultative pour l'accompagnement de l'évolution de la plateforme aéroportuaire. "Cette commission recommande au gouvernement genevois de réduire le bruit, surtout nocturne, par des incitatifs musclés", a indiqué Karen Guinand, adjointe au maire de Genthod, "une commune très durement impactée par l'aéroport".

Modèle économique dénoncé

"La convention d'objectifs a un poids important entre la politique de l'Etat et sa concrétisation dans l'exploitation de l'aéroport. En tant qu'établissement public autonome, l'aéroport doit tenir compte des objectifs climatiques du canton", a estimé Lisa Mazzone.

Et la présidente des Vert-e-s suisses de dénoncer un modèle économique qui repose sur le nombre de passagers et donc une spécialisation dans les vols low cost, puisque 50% des bénéfices de l'aéroport provient des parkings et des commerces. "Genève Aéroport doit servir à son tissu économique, à la Genève internationale et à la population, mais pas aux compagnies aériennes", a-t-elle souligné.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mobilité

La ligne Trélex-Nyon interrompue suite aux intempéries

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Le chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez (ici à La Givrine) ne circule momentanément plus sur le tronçon entre Nyon et Trélex (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

En raison des violents orages survenus dimanche, plus aucun train ne circule entre Nyon et Trélex (VD) sur la ligne de chemin de fer Nyon-St-Cergue-Morex (NStCM). Des bus de remplacement ont été organisés pour les voyageurs. Le trafic habituel ne reprendra pas avant vendredi.

"Des pluies d'une ampleur sans précédent ont frappé la région nyonnaise, notamment la Plaine de l'Asse, à tel point que les installations d'évacuation de l'eau ont été submergées", a expliqué le directeur du NStCM, Emmanuel Laurent, lundi à Keystone-ATS.

L'eau s'est alors engouffrée dans le sous-sol du dépôt-atelier de Trélex qui s'est retrouvé sous 150 centimètres d'eau. "Les armoires d'enclenchement et toute l'alimentation électrique qui commandent les signaux et les aiguillages sur le tronçon Nyon-Trélex ont été submergées par la vague d'eau. Elles ont disjoncté et se sont mises en position de sécurité", a-t-il poursuivi.

Dégâts importants

Malgré les équipes qui se sont activées toute la nuit sur les lieux, le trafic n'a pas pu reprendre lundi matin. "Nous devons pomper l'eau et assécher le bâtiment, ce qui prendra entre 24 et 48 heures, et seulement après nous pourrons évaluer l'état du matériel". Si les appareils électriques et informatiques ont probablement subi des "dégâts importants", le montant et l'impact du sinistre demeurent pour l'heure inconnus.

La direction communiquera en milieu de semaine sur la reprise du trafic ferroviaire entre Nyon et Trélex. Seule certitude: celle-ci ne sera pas d'actualité avant vendredi. A noter que les trains circulent normalement entre Trélex et La Cure.

18'000 éclairs

Les intempéries qui ont frappé la Suisse romande dimanche jusqu'en début de soirée ont amené de fortes pluies, de la grêle et près de 18'000 éclairs. Elles ont particulièrement touché la région de Genève où des tronçons de route ont été inondés.

La station de mesure de Nyon a enregistré les précipitations les plus importantes, avec 50 millimètres, tandis que des grêlons jusqu'à 5 cm de diamètre sont tombés sur le lac de Brienz dans l'Oberland bernois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mobilité

Les Chaux-de-Fonniers s'opposent à la politique de stationnement

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Les référendaires se sont opposés au partage de la ville en huit zones bleues et à la pose d'horodateurs. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Chaux-de-Fonds (NE) va rester un eldorado pour automobilistes. La population a refusé dimanche la nouvelle politique de stationnement, qui avait pour objectif de réduire le trafic interne par la pose d'horodateurs et le partage de la ville en huit zones bleues.

Les citoyens chaux-de-fonniers ont dit non à 76,51% à un crédit de 1,75 million de francs pour modifier la politique de stationnement. Ils ont également refusé à 75,66% le changement du règlement communal sur le stationnement à usage public. Le taux de participation s'est élevé à 41,91%.

La politique de stationnement avait été acceptée par la majorité de gauche du Conseil général le 14 novembre 2023. Le Centre, le PLR, l’UDC et le PVL ont déposé en janvier un référendum car selon eux, le projet génère de nombreux problèmes pour les habitants, qu'ils soient d'ordre organisationnel ou financier.

Les référendaires ne sont pas contre l'amélioration d'une signalisation rendant plus claire le stationnement, mais s'opposent au partage de la ville en zones. Le TCS n'a pas soutenu le référendum.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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