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Politique

La vente légale de cannabis à Lausanne a pris 5% au marché noir

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L'essai-pilote lausannois de vente régulée de cannabis récréatif a pour objectif de suivre l'évolution du marché noir, mais aussi évaluer les effets d'une vente à but non lucratif sur le comportement des consommateurs (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Un mois après son ouverture, le magasin de vente régulée de cannabis à Lausanne a écoulé 4,5 kg de cette drogue, selon le directeur adjoint d'Addiction suisse Frank Zobel. "C'est ainsi 5% que nous pensons avoir pris au marché noir", affirme-t-il.

Près de 320 personnes sont venues acheter du cannabis dans la nouvelle structure, explique dans un entretien diffusé samedi par le journal 24 Heures le directeur adjoint d'Addiction suisse, qui mène le volet scientifique du projet Cann-L. "Elles sont, en moyenne, âgées de 35 à 40 ans et n'apparaissent généralement dans aucun programme lié à l'addiction".

M. Zobel précise que plus de 600 autres adultes lausannois ont déjà pris rendez-vous pour rejoindre le projet dans les prochains mois. Le cannabis le plus demandé est le plus puissant, ajoute-t-il. "Il affiche un taux autour de 15% de THC et représente 40% des ventes".

Toujours des vendeurs de drogue

Si les vendeurs de drogue sont toujours présents dans le quartier, "c'est parce que cette première vague de participants ne se fournissait pas dans la rue, mais plutôt en circuit très court, auprès de connaissances ou de producteurs, par exemple", souligne M. Zobel. Les vendeurs dans la rue "répondent plutôt à un besoin spontané".

Inspiré du Québec, l'essai-pilote lausannois de vente régulée de cannabis récréatif a pour objectif de suivre l'évolution du marché noir, mais aussi évaluer les effets d'une vente à but non lucratif sur le comportement des consommateurs. Les participants doivent répondre à un questionnaire tous les six mois.

D'un coût de 1,7 million de francs, Cann-L est prévu sur une durée de quatre ans et demi. Les villes de Bâle et Zurich se sont déjà lancées dans la vente contrôlée de cannabis en pharmacie en 2023.

Ces différents projets doivent permettre de nourrir les réflexions sur l'évolution de la législation fédérale dans le domaine du cannabis. En Suisse, 4% des personnes majeures consomment du cannabis.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Le président du PLR veut supprimer l'école inclusive

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Trop de cas particuliers sont intégrés dans les classes ordinaires, a déclaré le président du PLR Thierry Burkart à Tamedia. (Photo d'archives) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le président du parti PLR Thierry Burkart a demandé l'abolition de l'école inclusive. Cette demande est l'une des nombreuses propositions que le parti entend faire pour réformer l'école.

L'école inclusive est un échec, a déclaré M. Burkart dans une interview publiée jeudi par les journaux de Tamedia. Les enfants ayant des difficultés d'apprentissage sont désavantagés dans l'école inclusive et l'enseignement régulier est entravé. Les élèves performants sont négligés, a déclaré le président du parti.

"Les nombreux examens et thérapies conduisent à une pathologisation des enfants", a critiqué le conseiller aux Etats argovien. De nombreux enfants n'atteindraient pas les objectifs de formation malgré un encadrement important. Dans des classes séparées, il serait possible de mieux répondre aux besoins d'apprentissage, a-t-il expliqué. Les enfants de langue étrangère devraient en outre d'abord suivre des cours d'allemand ou de français intensifs avant d'intégrer une classe régulière.

La limite de la charge de travail est atteinte

La présidente du syndicat des enseignants alémaniques (LCH) estime que l'école inclusive a atteint un plafond: "Nous atteignons la limite contre laquelle nous avons toujours mis en garde", a déclaré Dagmar Rösler dans une interview accordée au SonntagsBlick au début de l'année. Elle souhaite néanmoins maintenir l'école inclusive, car il est prouvé que les élèves peuvent tirer profit de l'aspect relationnel a-t-elle déclaré.

Au niveau cantonal, l'école inclusive a été discutée à plusieurs reprises par le passé. Le gouvernement lucernois ne veut pas par exemple examiner la réintroduction de classes à effectif réduit. Dans le canton de Zurich, l'initiative d'un comité bourgeois pour des classes de développement est en suspens. Dans le canton de Bâle-Ville également, le sujet n'est pas encore clos.

Focalisation sur la tâche principale

En principe, l'école doit se concentrer sur sa tâche principale, soit la transmission des compétences de base, a déclaré M. Burkart. Il souhaite aussi rendre le métier d'enseignant plus attractif. Il présentera à l’assemblée des délégués de samedi prochain un texte sur l’enseignement obligatoire. Ce document énumère une vingtaine de revendications sur la manière dont l’école devrait être réformée du point de vue du PLR.

La question de la suppression de l'anglais et de l'allemand précoces à l'école primaire y sera potentiellement mentionnée. Selon lui, les langues étrangères ne devraient pas figurer au programme avant le niveau secondaire. Le parti exige également que les notes soient maintenues, a-t-il encore déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le président du PLR veut supprimer l'école inclusive

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Trop de cas particuliers sont intégrés dans les classes ordinaires, a déclaré le président du PLR Thierry Burkart à Tamedia. (Photo d'archives) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le président du parti PLR Thierry Burkart a demandé l'abolition de l'école inclusive. "Elle a échoué", a-t-il déclaré dans une interview.

Les enfants ayant des difficultés d'apprentissage sont désavantagés dans l'école inclusive et l'enseignement régulier est entravé, a déclaré M. Burkart dans une interview publiée jeudi par Tamedia. Les élèves performants sont négligés.

"Les nombreux examens et thérapies conduisent à une pathologisation des enfants", a encore critiqué le président du parti PLR. De nombreux enfants n'atteindraient pas les objectifs de formation malgré un encadrement important.

En principe, l'école devrait à l'avenir se concentrer sur sa mission principale, à savoir la transmission des compétences de base, a déclaré Burkart. Il en attend également de rendre le métier d'enseignant plus attractif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Législatives en France: Bardella lisse son programme

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Le Medef a jugé mercredi que si les programmes de l'extrême droite ou de l'extrême gauche se concrétisaient "en 2024 ou après", ils provoqueraient "des hausses d'impôts, (...) le départ des investisseurs étrangers et des faillites massives". Ici, le président du RN Jordan Bardella. (© KEYSTONE/AP/Michel Euler)

A 11 jours des législatives, le chef du RN Jordan Bardella a voulu rassurer mercredi sur sa politique étrangère, excluant de "remettre en cause les engagements" de la France en matière de défense. Il a confirmé qu'il n'irait à Matignon qu'avec une majorité absolue.

"Je n'entends pas remettre en cause les engagements pris par la France sur la scène internationale", a déclaré M. Bardella. "Il y a un enjeu de crédibilité à l'égard de nos partenaires européens et de nos alliés de l'Otan", a ajouté le chef de file du RN.

Plus question donc de "quitter le commandement intégré" de l'Alliance atlantique, comme le proposait Marine Le Pen il y a deux ans. En tout cas pas tant que la guerre en Ukraine "est toujours en cours", comme M. Bardella l'avait déjà expliqué pour tenter de gommer l'image pro-Kremlin que son parti traîne comme un boulet.

Le très jeune président du RN a d'ailleurs confirmé son intention de maintenir le soutien militaire à Kiev. Avec toutefois une "ligne rouge" sur les "missiles longue portée" et autres armes qui permettraient de "frapper le territoire russe", pour "éviter tout risque d'escalade".

Pays dans le rouge budgétairement

Il a également confirmé qu'il n'irait à Matignon que si le RN avait la majorité absolue car "dans le cadre d'une cohabitation avec une majorité relative, je ne pourrai pas agir".

Quel qu'il soit, le futur Premier ministre sera confronté à un pays dans le rouge budgétairement. La Commission européenne a ouvert mercredi une procédure pour déficit excessif contre la France, dont la dette atteint 110% du PIB, alors que le RN et la gauche prévoient d'ouvrir grand le robinet des dépenses.

Hausses d'impôts, départ des investisseurs

Le Medef, qui auditionnera jeudi plusieurs responsables dont Jordan Bardella, Edouard Philippe ou Boris Vallaud (pour le Nouveau Front populaire), a d'ailleurs jugé mercredi que "si ces programmes se concrétisaient en 2024 ou après", ils provoqueraient "des hausses d'impôts, (...) le départ des investisseurs étrangers et des faillites massives".

Un angle d'attaque pour la majorité. Mais Emmanuel Macron, pourtant prié par une partie de ses troupes de ne pas s'afficher dans la campagne, s'est surtout illustré par une lourde charge mardi contre la gauche unie sous la bannière du Nouveau Front populaire. Il a fustigé son programme, le taxant de "totalement immigrationniste".

Ils proposent "d'abolir toutes les lois qui permettent de contrôler l'immigration", a-t-il martelé lors d'un déplacement sur l'île de Sein (Finistère) pour célébrer le 84e anniversaire de l'Appel du 18 Juin.

"Projet de société"

Le président de la République a aussi dénoncé "des choses complètement ubuesques comme aller changer de sexe en mairie" dans le programme de la gauche - qui propose d'"autoriser le changement d'état-civil libre et gratuit devant un officier d'état-civil".

"Le président de la République perd ses nerfs", a répliqué sur franceinfo le patron du parti communiste Fabien Roussel. "On attendait Jupiter, on a eu Néron", a taclé sur RTL le premier secrétaire des socialistes Olivier Faure. "Cet homme élu et réélu pour faire face à l'extrême droite enchaîne les reprises du discours de l'extrême droite", a-t-il accusé.

L'Elysée a défendu la position du chef de l'Etat. "Le changement de sexe, libre, en mairie n'est pas un projet de société qu'il défend au regard de la complexité de toutes les questions que cela soulève", a fait valoir son entourage, tout en vantant le "bilan de progrès sur les questions sociétales" d'Emmanuel Macron, de la "PMA pour toutes" à l'IVG dans la Constitution.

La gauche, qui a reçu mardi le soutien de la CGT, continue de mener campagne sur le terrain, à l'image du social-démocrate Raphaël Glucksmann à Marseille où une candidate de son parti Place publique affronte la ministre Sabrina Agresti-Roubache.

Attal veut "ressouder" ses troupes

Du côté de la majorité sortante, le Premier ministre Gabriel Attal, qui sera au 20h00 de TF1, réunit mercredi soir les candidats de son camp au siège de campagne de Renaissance pour "ressouder" et "mobiliser" ses troupes. Et il présentera de nouvelles propositions de la majorité lors d'une conférence de presse jeudi matin.

Par ailleurs, une affaire de viol en réunion à Courbevoie (Hauts-de-Seine) dénoncée par une adolescente de 12 ans qui dit avoir été traitée de "sale juive" est entrée dans la campagne.

Emmanuel Macron a demandé à la ministre de l'Éducation Nicole Belloubet qu'"un temps d'échanges" soit organisé "dans les prochains jours" dans les écoles sur le racisme et l'antisémitisme.

Jean-Luc Mélenchon (LFI), régulièrement accusé par ses opposants de propos ambigus sur l'antisémitisme, a lui dénoncé sur X un acte motivé par le "racisme antisémite", Marine Le Pen (RN) évoquant sur la même plateforme une "stigmatisation des juifs depuis des mois par l'extrême gauche".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Politique

Nouvelle structure à la Haute école pédagogique du Valais

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Le nouveau directeur adjoint de la HEP-VS Manfred Kuonen. Il entrera en fonction en septembre. (© HEP-VS)

La Haute école pédagogique du Valais (HEP-VS) se dote d’une nouvelle structure de direction L’organisation actuelle sera complétée avec des adjoints et adjointes à la direction aibsi qu'un responsable de services, a annoncé l'institution mercredi.

La première étape de ce renforcement de la gouvernance interne est lancée avec le départ à la retraite de son directeur adjoint Peter Summermatter. Il sera remplacé par Manfred Kuonen dès septembre.

Cette nouvelle structure de direction, approuvée par le Conseil d'Etat, consolide le profil de "Haute école" de l’institution et reflète l’engagement de la HEP-VS envers une gouvernance collégiale et une gestion stratégique inclusive, ajoute le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Pauvreté et malbouffe, bombe à retardement pour la santé des jeunes

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Les chercheurs mettent en cause des "niveaux choquants de pauvreté et de privation, qui génèrent de l'insécurité alimentaire, ou la promotion agressive de malbouffe bon marché par l'industrie". (© KEYSTONE/EPA/Sam Stephenson)

Obésité, diabète: la santé des enfants britanniques s'est spectaculairement détériorée depuis 10 ans sous l'effet de la pauvreté et d'une mauvaise alimentation, selon un rapport publié mercredi, qui alerte sur cette "génération négligée" à l'approche des législatives.

Selon la Food Foundation, un organisme indépendant, la taille moyenne des enfants de cinq ans a diminué depuis 2013 au Royaume-Uni, et les niveaux d'obésité chez les jeunes Anglais de 10-11 ans ont augmenté de 30% depuis 2006, avec un enfant sur cinq officiellement obèse à sa sortie de l'école primaire.

En parallèle, le nombre de cas de diabète de type 2 - lié à l'obésité - a augmenté de 22% chez les moins de 25 ans en Angleterre et au Pays de Galles ces cinq dernières années.

A cause de toutes ces maladies "largement évitables", les bébés nés en 2024 vivront une année de moins en bonne santé que ceux nés il y a dix ans, pointe la fondation.

"Niveaux choquants de pauvreté"

Ses chercheurs mettent en cause des "niveaux choquants de pauvreté et de privation, qui génèrent de l'insécurité alimentaire, ou la promotion agressive de malbouffe bon marché par l'industrie".

La dégradation de la santé publique et l'aggravation des inégalités font partie des moteurs de la défiance envers les conservateurs au pouvoir depuis 14 ans à l'approche des législatives du 4 juillet.

Cure d'austérité sous les conservateurs

Le Royaume-Uni a subi une cure d'austérité sous les conservateurs au début des années 2010, mettant à mal les services publics. Puis l'inflation galopante de 2022-2023 a particulièrement affecté les denrées alimentaires, poussant certaines familles vers les banques alimentaires pour survivre.

A deux semaines des élections, la Food Foundation, qui dénonce des politiques "totalement insuffisantes", appelle "tous les partis à s'engager à prendre des mesures" fortes sur le sujet.

Conséquences à vie

Car si cette trajectoire alarmante ne s'inverse pas, une "génération négligée" sera confrontée toute sa vie à des maladies liées à l'alimentation, accompagnées de problèmes de santé mentale, au risque de provoquer des morts prématurées, ont alerté ces experts.

Cette crise risque également de submerger le NHS, le service public de santé britannique déjà chancelant, et d'affaiblir l'économie pendant des décennies, avec une partie de la population trop malade pour travailler.

Favori des sondages, le Labour (centre-gauche) promet une politique "ambitieuse" de lutte contre la pauvreté infantile, mais est très critiqué pour avoir renoncé à une mesure clé dans ce domaine au nom de la rigueur budgétaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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