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Élections fédérales

Grosse poussée du bloc de droite au Conseil national

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La gauche neuchâteloise occupera les deux sièges du canton au Conseil des Etats. Le PLR Philippe Bauer a été évincé par Baptiste Hurni et Céline Vara. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'UDC sort grande gagnante des élections fédérales dimanche. Elle a reconquis neuf sièges au Conseil national. Au Conseil des Etats, les rapports de force sont stables, non sans surprises, comme à Neuchâtel.

L'UDC comptera 62 membres au Conseil national, son troisième meilleur résultat. Le parti conservateur récupère neuf des douze sièges perdus en 2019. Il a apparemment réussi à mobiliser sur le thème de la migration et de l'asile.

Le Jura a notamment vécu un séisme politique. L'UDC a bouté le Centre hors de la Chambre du peuple. Le parti sort aussi gagnant à Fribourg. A Neuchâtel, l'UDC a également reconquis son siège avec Didier Calame.

A Genève, le MCG remporte deux sièges au Conseil national, après y avoir siégé de 2011 à 2019. Le visage de la future députation genevoise dépendra du résultat du second tour de l'élection au Conseil des Etats. L'ancien conseiller d'Etat Mauro Poggia, qui avait siégé de 2011 à 2013, et Roger Golay, qui lui avait succédé jusqu'en 2019, font leur retour sous la Coupole.

Les partis écolos perdants

Parmi les perdants du jour, les Vert-e-s passent de 28 à 23 sièges. Dans le canton de Vaud, Valentine Python n'a pas été réélue. A Genève, Isabelle Pasquier-Eichenberger a connu le même sort. Les écologistes ont encore perdu un siège à Zurich, à Berne et en Thurgovie. La gauche radicale, qui siégeait avec le groupe parlementaire des Vert-e-s, n'est plus représentée.

Le PVL perd lui six fauteuils, pour en totaliser dix. A Genève notamment, Michel Matter a raté la marche après un mandat seulement, tout comme François Pointet dans le canton de Vaud.

PS stable

Le PS n'a pas réussi à compenser les pertes vertes, mais il reste le deuxième parti de Suisse avec 41 mandats, soit un gain de deux sièges.

Le parti à la rose a conquis un sixième siège dans le canton de Vaud et devient ainsi le premier parti du canton devant le PLR et l'UDC qui envoient chacun quatre députés. Genève s'octroie un troisième mandat socialiste, mais aux dépens d'Ensemble à Gauche. Il a aussi conquis un siège dans le canton de Berne. Les socialistes ont cependant perdu trois fauteuils à Fribourg, Bâle-Ville et dans les Grisons.

Centre et PLR au coude à coude

Le Centre atteint la troisième place avec 29 sièges, trois de plus qu'en 2019. Il a notamment signé son retour en terres vaudoises et un beau score à Zurich.

Le PLR est désormais à la quatrième place avec 28 sièges, soit un de moins. Dans le canton de Vaud, deux sortants PLR élus en cours de législature, Alexandre Berthoud et Daniel Ruch, n'ont pas été réélus. Mais ce dernier siégera tout de même en cas d'élection de Pascal Broulis au Conseil des Etats.

De manière générale, le PLR est le seul parti en baisse constante depuis 2015. Et il pourrait finir derrière le Centre dans les deux Chambres au terme des seconds tours aux Etats.

Des surprises au Conseil des Etats

Au Conseil des Etats, 31 sénateurs ont déjà assuré leur élection. L'UDC pourrait améliorer légèrement sa députation. Les Vert-e-s ont perdu deux sièges. Pour le reste, la stabilité est de mise.

Avec quelques grosses surprises toutefois: à Neuchâtel, le sortant libéral-radical Philippe Bauer, membre de la commission d'enquête parlementaire (CEP) sur Credit Suisse, n'a pas été réélu. Le socialiste Baptiste Hurni siègera au côté de la Verte Céline Vara.

Sur Vaud, l'ancien conseiller d'Etat et conseiller national PS Pierre-Yves Maillard, président de l'Union syndicale suisse, a franchi l'obstacle dès le premier tour et permet à la gauche de conserver au moins un siège. L'ancien ministre PLR Pascal Broulis devra lui passer par un second tour, où il affrontera le Vert Raphaël Mahaim.

Surprise aussi à Genève où Mauro Poggia (MCG) réalise un gros score et devance les sortants Lisa Mazzone (Vert-e-s) et Carlo Sommaruga (PS), presque à égalité. Céline Amaudruz (UDC) se place quatrième et a déjà annoncé se lancer dans un second tour au côté de Mauro Poggia.

Ballotages

A Fribourg, la centriste Isabelle Chassot, présidente de la CEP sur Credit Suisse, n'a pas atteint la majorité absolue non plus. Elle devance la sortante PLR Johanna Gapany et l'UDC Pierre-André Page.

Même scénario en Valais, même si le Centre est bien parti pour conserver son hégémonie. Beat Rieder et Marianne Maret terminent en tête. Dans le Jura, où c'est aussi le système proportionnel qui prévaut, les deux sortants Charles Juillard (Centre) et Mathilde Crevoisier Crelier (PS) sont réélus. Au Tessin, Marco Chiesa (UDC), le président du parti, n'a pas réussi non plus à passer la rampe dès le premier tour.

En Suisse alémanique, la stabilité est de mise: 23 sortants ont obtenu la majorité absolue, de même que trois nouveaux. Il y aura des seconds tours dans dix cantons. La lutte sera particulièrement suivie à Zurich et Soleure.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Conseil des Etats: Mauro Poggia siègera en commission avec l'UDC

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Le MCG genevois Mauro Poggia a trouvé un accord avec l'UDC pour siéger en commission au Conseil des Etats (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le conseiller aux Etats MCG genevois Mauro Poggia a trouvé un accord avec le groupe UDC au Conseil des Etats. Il siègera en commission avec lui, tout en gardant sa liberté.

"Le groupe UDC au Conseil des Etats me permet de collaborer avec lui sans y être intégré. Je le remercie pour son ouverture d'esprit", a déclaré Mauro Poggia lundi à Keystone-ATS, confirmant une information de Léman Bleu.

"A un moment donné, il a fallu trouver un juste équilibre pour faire un travail efficace au Parlement et rassurer une partie de mon électorat qui ne partage pas toutes les idées de l'UDC", a-t-il ajouté. La décision a été avalisée par les services du Parlement.

"Une condition importante était de pouvoir garder ma liberté au regard des idées qui m'ont valu mon élection, notamment en matière de santé", a-t-il relevé. Il a également rappelé que contrairement au Conseil national, les élus de la Chambre haute représentent en premier lieu leur canton puis leur parti.

Mauro PoggiaConseiller aux Etats MCG

"Ma situation est un peu différente de celles de mes deux collègues du Conseil national qui ont intégré le groupe UDC. Ce n'est pas mon cas, mais la question reste ouverte", a précisé le sénateur. La répartition des commissions au sein de la Chambre des cantons sera discutée la semaine prochaine.

Un accord qui, dit-il, lui permet de collaborer avec l'UDC sans y être intégré. Le nouvel élu fédéral n'était pourtant pas tendre ces dernières semaines avec l'UDC et certaines de ses positions. Mauro Poggia réfute toutefois tout retournement de veste.

Mauro PoggiaConseiller aux Etats MCG

Vendredi dernier, le Centre avait refusé d'accueillir dans son groupe l'ex-conseiller d'Etat genevois, brillamment élu à Berne. Il estimait que les positions des deux partis étaient trop éloignées. Le délai pour former des groupes parlementaires était fixé à ce lundi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Élections fédérales

Le MCG Mauro Poggia ne pourra pas rejoindre Le Centre

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Le MCG Mauro Poggia est largement en tête de l'élection au Conseil des Etats (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'élu genevois MCG au Conseil des Etats Mauro Poggia devrait débuter son mandat le 4 décembre sans intégrer de groupe parlementaire. Il visait celui du Centre, qui a finalement refusé vendredi de l'accueillir.

La décision a été prise de manière unanime, a annoncé vendredi le président du Centre Gerhard Pfister. "Les positions des deux partis sont trop éloignées." De plus, les signaux des membres du MCG n'étaient pas fiables.

Le Zougois a également rappelé que la loi sur le Parlement prévoit que l'ensemble des membres d'un même parti doivent se rallier au même groupe.

Temps de réflexion

"Je pendrai un minimum de temps pour réfléchir", a indiqué M. Poggia à Keystone-ATS. Sans groupe, le Genevois n'a pas de siège en commission. Mais selon lui, il ne faut toutefois pas accorder une importance démesurée à l'influence que peut avoir un élu dans une commission. Il compte malgré tout défendre les intérêts de Genève à Berne.

Seul représentant du MCG aux Etats, Mauro Poggia avait annoncé pendant la campagne qu'il intégrerait un groupe de droite lui permettant ainsi de siéger dans une commission, de préférence celle de la santé. Mais dans les faits, la promesse du défenseur des assurés semble compliquée à tenir.

Mauro Poggia ne devrait pas rejoindre l'UDC, "même s'il ne referme pas la porte". "Ce n'est a priori pas le groupe vers lequel je souhaite aller, en raison de divergences de position sur l'immigration et la santé", a-t-il indiqué à Keystone-ATS. "Mais si l'UDC me laisse ma liberté de parole, ça pourrait aller", a précisé l'ex-conseiller d'Etat genevois, brillamment élu à Berne.

Il a fait quelques appels du côté de PLR, qui n'a pas manifesté d'intérêt en retour. Restait donc Le Centre, parti dont il a été membre avant de rejoindre le MCG en 2009. "Je suis un centre-droite", a-t-il souligné.

Expertise juridique

Des incertitudes juridiques ont joué en sa défaveur. En effet, selon les services du Parlement, les élus fédéraux d'un même parti doivent siéger dans des groupes identiques. Or les deux élus MCG au Conseil national ont déjà rejoint le groupe UDC.

Mauro Poggia ne partage pas l'analyse des services du Parlement. Il a sollicité une expertise juridique qui conclut qu'aucune disposition légale n'empêche explicitement les membres d'un même parti de se répartir dans des groupes différents. Mauro Poggia compte bien s'appuyer sur cet avis de droit pour faire bouger les choses.

Les groupes parlementaires ont jusqu'à lundi pour se former, selon les services du Parlement. Si la situation n'évolue pas jusque là, Mauro Poggia deviendrait le premier conseiller aux Etats à siéger en indépendant.

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Charles Poncet renonce à siéger au Conseil national

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Charles Poncet, 76 ans, renonce à son siège au Conseil national. Il était arrivé deuxième, derrière Céline Amaudruz, des candidats présentés par l'UDC Genève aux élections fédérales le mois dernier. Charles Poncet sera remplacé par Thomas Bläsi, qui conserve ainsi son fauteuil à la Chambre du peuple.

Charles Poncet privilégie son engagement au Grand Conseil genevois, indique vendredi l'UDC Genève, confirmant une information diffusée par la télévision locale Léman Bleu. Cité dans le communiqué de son parti, l'avocat précise que "si nous avions obtenu un troisième siège à Berne que je visais, j'aurais sans doute siégé".

Charles Poncet estime que Thomas Bläsi est "l'homme qu'il faut" à Berne, "en particulier sur la problématique essentielle de la santé." Thomas Bläsi exerce le métier de pharmacien.

Charles Poncet avait siégé au Conseil national dans les années nonante. A l'époque il défendait les couleurs du Parti libéral suisse.

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Journée "historique" pour Poggia, pas de "vrai féminisme" pour Amaudruz (VIDEO)

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Archives (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Très satisfait de son élection dimanche au Conseil des Etats, le MCG Mauro Poggia a insisté sur sa capacité à défendre des thématiques au-delà des clivages politiques. Selon celui qui passera "6 minutes avec" Béatrice Rul sur Radio Lac demain matin à 7h30, l'alliance de droite a fonctionné.

"Ma priorité, c'est de travailler, de connaître les dossiers et de montrer que je suis quelqu'un avec lequel on peut composer, quelqu'un qui a du bon sens et qui recherche des solutions", a relevé M. Poggia au micro de Keystone-ATS. "La première étape est maintenant d'intégrer un groupe parlementaire", a-t-il souligné, précisant que les discussions étaient en cours.

"Il faut reconnaître que l'alliance de droite scellée pour cette élection a bien fonctionné", a ajouté M. Poggia. Il appelle déjà à la renouveler pour de prochaines échéances.

Le président du MCG François Baertschi a relevé le caractère "historique" de ce résultat.

François BaertschiPrésident du MCG

"Après 16 ans d'hégémonie de la gauche au Conseil des Etats, nous avons réussi à y mettre fin. Mauro Poggia a été reconnu par la population et l'alliance de droite a fonctionné", a-t-il déclaré.

"Vrai féminisme"

Arrivée en quatrième position dimanche, l'UDC Céline Amaudruz a déploré la "vaste campagne de dénigrement" qui l'a visée lors de la campagne.

Céline AmaudruzCandidate UDC au Conseil des Etats

"Ma défaite, c’est la défaite du vrai féminisme, celui qui n’enferme pas les femmes dans les revendications de gauche", a relevé Mme Amaudruz.

De son côté, le socialiste Carlo Sommaruga, réélu dimanche, a exprimé sa "grande satisfaction personnelle".

Carlo SommarugaCandidat socialiste au Conseil des Etats

Mazzone raccroche

La différence avec Lisa Mazzone est faible, ce qui montre que la campagne a porté ses fruits, a ajouté M. Sommaruga. Encore dans l'émotion, le socialiste n'a pas voulu livrer d'analyse politique sur ce résultat. Quant à sa colistière verte Lisa Mazzone, agée de 35 ans, la Genevoise vit son premier échec politique après huit ans passés à Berne. Elle a annoncé son retrait. "Je ferai vivre mes convictions ailleurs, par d'autres biais", a-t-elle déclaré, tout en regrettant que le canton soit "représenté par deux hommes de 64 ans." Celle qui aurait dû présider le Conseil des Etats a aussi relevé "une occasion manquée pour Genève".

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La Verte Lisa Mazzone se retire de la politique

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Arrivée troisième dimanche au second tour de l'élection au Conseil des Etats à Genève, la Verte Lisa Mazzone a indiqué se retirer de la politique (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Arrivée troisième dimanche au 2e tour de l'élection au Conseil des Etats à Genève dont le suivi est a retrouver ici, la Verte Lisa Mazzone a indiqué se retirer de la politique. "Je ferai vivre mes convictions ailleurs, par d'autres biais", a déclaré la sénatrice sortante.

Selon les résultats anticipés, basés sur 90 à 95% du vote par correspondance, Lisa Mazzone recueille un millier de voix de moins que son colistier, le socialiste Carlo Sommaruga. Agée de 35 ans, la politicienne vit son premier échec politique. Elle n'a pas caché ses larmes à son arrivée dans la rue de l'Hôtel-de-Ville. L'élu écologiste a annoncé son retrait de la vie politique.

Lisa MazzoneCandidate verte au Conseil des Etats

"On sera représenté par deux hommes de 64 ans. C'est un choix de Genève, je ne peux que le regretter", a indiqué Lisa Mazzone. Et de rappeler que si elle avait été réélue, elle aurait présidé le Conseil des Etats: "C'est une occasion manquée pour Genève."

MH avec Keystone-ATS

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