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Politique

Erich Fehr critique vivement la ligne du PS

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Le président de la plateforme réformiste du PS, le maire de Bienne Erich Fehr, ne ménage pas ses critiques à l'égard de la ligne de son parti. (archives) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le maire de Bienne et président de la plateforme réformiste "Les sociaux-libéraux au sein du PS Suisse", Erich Fehr, critique sévèrement la ligne de son parti. Il craint pour le deuxième siège du Parti socialiste au Conseil fédéral.

"La direction du PS est aujourd'hui plus à gauche et surtout plus idéologique que la base et ses déclarations manquent souvent de réalisme", déclare Erich Fehr dans la NZZ am Sonntag. Le parti n'est plus aussi diversifié qu'avant.

Les personnes qui, au sein du PS, ne partagent pas entièrement le courant dominant actuel ont du mal à se faire entendre. De nombreux membres qui ne sont pas d'accord avec la ligne du parti se retiennent de le critiquer, alors qu'un large éventail d'opinions est central pour le succès du PS. Ceci est prouvé historiquement, estime le Biennois.

"Je me fais beaucoup de soucis pour le deuxième siège au Conseil fédéral", poursuit M. Fehr, qui craint que le risque de perdre ce siège ne soit pas suffisamment pris au sérieux. On voit bien que le camp bourgeois préférerait réserver ce siège aux Verts.

Le PS n'a rien à y gagner: "Nous ne pourrons éviter durablement une perte que si nous augmentons à nouveau notre part d'électeurs au niveau national. Et pour cela, le PS devrait prendre au sérieux les courants comme la plateforme réformiste et en tirer profit", poursuit M. Fehr.

La social-démocratie

Le PS devrait se tenir sur le terrain de la social-démocratie et non du socialisme: "Dénigrer en permanence l'économie est dangereux". Pour M. Fehr, le parti parle aussi trop d'écologie et du climat, alors que le c½ur de métier du PS est l'égalité des droits et l'égalité des chances.

Le Biennois critique également la stratégie européenne de son parti: l'approche consistant à viser d'abord la stabilité dans la situation actuelle est juste, "mais je crains que l'objectif d'adhésion à l'UE ne nous conduise à un débat sans fin. Nous ne pouvons pas nous le permettre, compte tenu de l'incertitude qui règne dans les relations avec l'UE".

"Nous avons besoin de partenaires pour forger une alliance européenne capable de recueillir 51% des voix lors d'une votation populaire", poursuit M. Fehr. Or, dans la nouvelle stratégie européenne du PS fixée sur l'adhésion à l'UE, il ne voit pas assez de points d'ancrage pouvant attirer d'éventuels partenaires.

"Je pense aussi que l'initiative contre le F-35 est une erreur", ajoute M. Fehr. Il faut respecter la décision du peuple en faveur de l'achat de l'avion, même si elle a été prise de justesse. Et avec la guerre en Ukraine, l'initiative est de toute façon déplacée.

Lancée en 2016

La "plateforme réformiste au sein du PS Suisse" a été lancée en décembre 2016 sous forme de groupe libre de membres du parti à l’orientation sociale-libérale et de sympathisants. En juin 2021, une association a été fondée.

Dans le comité directeur figurent, outre M. Fehr, la conseillère nationale argovienne Yvonne Feri et le conseiller aux Etats zurichois Daniel Jositsch. Le syndic de Courtepin (FR) Pascal Vinard est le seul Romand.

L'association se fixe trois objectifs: poursuivre le développement d'une économie de marché sociale et compétitive, renforcer les relations institutionnelles avec l'UE et soutenir une défense nationale efficace.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

Vaud: une pétition pour réguler les corbeaux et corneilles

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Des agriculteurs vaudois demandent, via une pétition qui sera adressée au Grand Conseil, de réguler les corvidés (photo d'illustration). (© KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ)

Des agriculteurs et viticulteurs vaudois, soutenus par des élus politiques, lancent une pétition destinée au Grand Conseil. Ils demandent des actions pour lutter contre la surpopulation de corvidés, principalement les corbeaux freux et les corneilles, qui causent de gros dégâts aux cultures.

"L'agriculture vaudoise est régulièrement victime de dégâts majeurs causés par les corvidés aux cultures vivrières en raison d'une population d'individus en forte augmentation et de mesures de régulation inadaptées ou inefficaces", écrivent vendredi les instigateurs de l'initiative dans un communiqué.

Contacté par Keystone-ATS, leur porte-parole Sylvain Faillétaz explique que le lancement de cette pétition vient de l'inaction politique face à cette problématique. L'agriculteur de Commugny estime que le canton de Vaud ne fait rien, ou très peu, pour les aider.

"Cela fait 6-7 ans que j'essaie de faire bouger les choses, mais rien ne se passe. J'ai eu des contacts avec les autorités cantonales, mais on se contente de compatir à nos problèmes et on minimise la situation", regrette-t-il.

En ce qui le concerne, il chiffre les dégâts occasionnés par les corvidés à "plusieurs dizaines de milliers de francs" par année. Sans compter l'argent et le temps investis pour mettre en place des systèmes d'effarouchement (pétards, épouvantails, répulsifs sur les semences, etc.) qui "ne fonctionnent pas".

"Agriculteurs, pas chasseurs"

Selon lui, il y a un besoin "urgent" de réguler une population de corvidés qui prolifère, faute de prédateurs. Il ajoute que si les agriculteurs avaient autrefois le droit de tirer eux-mêmes ces oiseaux, ce n'est plus le cas depuis une dizaine d'années.

"Nous sommes agriculteurs, pas chasseurs. Ce n'est pas à nous d'assumer la régulation. Tout ce qu'on demande, c'est que les autorités prennent des mesures efficaces pour réguler cette population et qu'elles nous indemnisent pour les dégâts causés", poursuit Sylvain Faillétaz.

Même s'il reconnaît que la situation due aux corvidés est "moins émotionnelle" que celle liée aux loups, l'agriculteur trouve certains "parallèles" avec ce qui vivent ses collègues éleveurs. A commencer par l'impression d'être "livrés à nous-mêmes".

Relais politiques

L'agriculteur de Commugny souligne que cette problématique ne s'arrête pas aux frontières vaudoises, mais que plusieurs autres cantons sont touchés. Il ajoute que tous les types de cultures sont touchés, des champs de blé, maïs ou tournesol en passant par les vignes et les cultures maraîchères ou fruitières.

Pour lancer leur pétition, les agriculteurs et viticulteurs se sont appuyés sur des relais politiques, notamment la députée au Grand Conseil Marion Wahlen et le conseiller national Olivier Feller (tous deux PLR). Le délai pour signer leur pétition court jusqu'au 28 septembre prochain.

"Nous nous battrons jusqu'au bout", conclut Sylvain Faillétaz, qui prévient que ses collègues et lui-même ne s'arrêteront pas à cette seule pétition pour se faire entendre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Près de deux Suisses sur trois soutiendraient la réforme de l'AVS

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Selon le sondage, ce sont les personnes de 65 ans et plus qui sont le plus favorables à la réforme de l'AVS (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

S'ils avaient voté le 8 août, les Suisses auraient accepté les deux projets de réforme de l'AVS ainsi que l'initiative contre l'élevage intensif, selon le premier sondage de la SSR publié vendredi. La loi sur l'impôt anticipé n'aurait en revanche pas passé la rampe.

La réforme de l'AVS, qui prévoit notamment un relèvement de l'âge de la retraite des femmes, aurait été acceptée par près de deux tiers (64%) des votants. Il existe toutefois une claire distinction entre les sexes. Près de trois quarts (74%) des hommes y sont favorables mais seulement une courte majorité de femmes (52%), selon le sondage réalisé par l'institut gfs.bern.

Les personnes de 65 ans et plus sont les plus favorables au projet (74%) tandis que les 40-64 ans affichent l'approbation la plus faible (58%). Les Alémaniques (69%) sont également plus favorables à la réforme que les Romands (49% approuvent, 5% encore indécis) et les Tessinois (50%).

C'est parmi les partisans du PLR (83%), des Vert'libéraux (80%) et du Centre (77%) que le "oui" est le plus important. Le "oui" est plus modéré (57%) au sein de la base de l'UDC. Seuls les sympathisants du PS rejettent le texte (51% de non). Ceux des Verts l'acceptent de justesse (51%).

Solidarité vs escroquerie

Parmi les arguments en faveur du texte, c'est le fait que la réforme accroît la solidarité entre les générations, car les retraités contribuent aussi par le biais de la TVA, qui fait le plus mouche (64%). Trois personnes sur cinq (62%) trouvent en outre qu'il n'y a pas de raisons que les femmes partent plus tôt à la retraite. Cet argument divise les femmes tandis que les hommes l'approuvent à 73%.

Du côté des arguments des opposants au texte, celui qui convainc le plus (63%) est que la flexibilisation de l'âge de la retraite est une escroquerie vu que de facto seules les personnes à revenus élevés peuvent s'offrir de partir tôt à la retraite. Une courte majorité (52%) estime également que la réforme de l'AVS va ouvrir la porte à d'autres augmentations de l'âge de la retraite.

Le second objet relatif à l'AVS soumis au peuple le 25 septembre, soit l'augmentation de la TVA pour la financer, serait accepté dans les mêmes proportions que la réforme (65%). L'écart entre les sexes est ici bien moindre, avec 68% de "oui" pour les hommes et 64% pour les femmes. Les partisans de tous les partis soutiennent l'augmentation de la TVA. L'approbation est toutefois la plus faible parmi les indépendants (54%) et les sympathisants de l'UDC (56%).

Petit "oui" à l'initiative sur l'élevage intensif

L'initiative contre l'élevage intensif, qui exige entre autres de meilleures conditions pour les animaux de rente, récolte une courte majorité (51%). Sur cet objet également, il existe un fossé entre les sexes: 60% des femmes y sont favorables mais seulement 41% des hommes. Un fossé ville-campagne se dessine aussi. Les grandes agglomérations acceptent le texte (57%) tandis que les campagnes le rejettent (60% de non). Le "oui" l'emporte également dans les petites et moyennes agglomérations (52%).

Les partisans des Verts (87%), du PS (77%) et des Vert'libéraux (63%) approuvent clairement le texte. Il trouve également grâce auprès des indépendants (54%). L'initiative est en revanche rejetée par les sympathisants du Centre (62%), du PLR (69%) et de l'UDC (70%).

Beaucoup d'indécis sur l'impôt anticipé

Dernier objet soumis au peuple, la loi fédérale sur l'impôt anticipé ne parvient pas à réunir de majorité - mais de justesse puisque 49% des sondés y sont favorables contre 35% qui y sont opposés. Avec 16%, la part des indécis est relativement élevée. Les auteurs du sondage notent que, sur cet objet, la formation de l'opinion est à un stade peu avancée et qu'il faut s'attendre à ce que les choses bougent dans les intentions de vote au fil de la campagne.

Sur cet objet, un clivage gauche-droite se dessine. Le texte est rejeté par le camp rose-vert (51%) et approuvé par le camp bourgeois. Le "oui" est le plus important chez les partisans du PLR (73%). En outre, plus le revenu du foyer est élevé, plus l'approbation du texte augmente.

Pour ce sondage, 12'015 personnes titulaires du droit de vote de toute la Suisse, dont 2035 en Suisse romande, ont été interrogées entre le 29 juillet et le 15 août. La marge d'erreur est de +/- 2,8 points de pourcentage.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les Jeunes socialistes exigent une nouvelle politique climatique

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Pour les Jeunes socialistes, la politique climatique actuelle "n'’est pas seulement injuste, elle est incapable de combattre efficacement la crise climatique" marquée par les canicules et la sécheresse. (© KEYSTONE/MARCEL BIERI)

Les Jeunes socialistes veulent imposer les successions et donations conséquentes pour financer la lutte contre le réchauffement climatique. Ils ont lancé mercredi une initiative en ce sens.

"Nous voulons une politique climatique sociale", à savoir "des mesures qui permettent à toutes les personnes de travailler, se loger et vivre de manière écologique. Pour cela, il est nécessaire de transformer l'ensemble de l'économie", explique Thomas Bruchez, vice-président de la Jeunesse socialiste (JS) Suisse, cité dans un communiqué.

Le parti propose d'imposer les grosses successions ou donations. Un taux de 50% devrait s'appliquer, à ses yeux, aux pactoles de plus de 50 millions de francs. La franchise serait adaptée au renchérissement. Les recettes fiscales devront revenir pour deux tiers à la Confédération et un tiers aux cantons.

Rivière asséchée

Avec cette initiative, la JS veut aller "chercher l'argent chez celles et ceux qui ont le plus profité de notre système économique destructeur, le capitalisme", a expliqué son président Nicola Siegrist. Ces dernières années, "les fortunes des ultra-riches ont augmenté tout comme les températures affichées au thermomètre".

L'initiative vise "une transformation écologique de l'ensemble de l'économie". Elle entend notamment reforcer l'attention portée aux secteurs professionnels à faibles émissions, comme les soins, la construction de logements sociaux et écologiques ou encore le développement "massif" de la production locale d'énergie renouvelable

L'initiative "pour une politique climatique sociale financée de manière juste fiscalement", aussi appelée initiative pour l'avenir, a été présentée à Berthoud (BE), un lieu symbolique: la rivière Emme s'est déjà asséchée en juin cette année, bien plus tôt que dans une année moyenne. C'est un symbole des canicules et des immenses feux de forêts qui ont frappé toute l'Europe cette année, rappelle la JS.

Le texte est soutenu par plusieurs pontes du parti national, comme les deux coprésidents du PS Cédric Wermuth (AG) et Mattea Meyer (ZH). Plusieurs parlementaires écologistes, à l'image de Léonore Porchet (VD), l'ont aussi signé.

Rude campagne

Les initiants ont jusqu'au 16 février 2024 pour récolter les 100'000 paraphes nécessaires. Une initiative voulant introduire un impôt sur les successions au niveau national avait été balayée par 71% des Suisses, il y a sept ans.

Si l'initiative aboutit, la campagne s'annonce rude. Dans un communiqué, les Jeunes PLR ont déjà annoncé qu'ils combattraient "avec véhémence" ce texte qui constitue à leurs yeux "une attaque frontale contre le modèle de réussite suisse".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

L'ancienne conseillère nationale Françoise Pitteloud est décédée

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Françoise Pitteloud a continué de s'engager en faveur de la solidarité internationale sur le plan associatif après son retrait du Conseil national. Ici, elle s'exprimait en tant que membre du collectif contre la spéculation sur les matières premières (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L'ancienne conseillère nationale vaudoise Françoise Pitteloud s'est éteinte à 71 ans. La socialiste était notamment connue pour ses combats féministes.

Françoise Pitteloud, féministe, militante internationaliste et associative, est décédée au petit matin du dimanche 7 août, indique l'avis de décès publié mercredi dans Le Courrier. La Vaudoise, mère de trois enfants, a siégé à Berne durant 7 ans avant de quitter le Conseil national en 1991.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La conseillère aux Etats Adèle Thorens ne se représente pas en 2023

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Adèle Thorens quittera Berne l'an prochain après 20 ans de vie politique (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Adèle Thorens (Verts/VD) ne rempilera pas pour un deuxième mandat au Conseil des Etats lors des élections fédérales de 2023. Son parti a confirmé mardi dans un communiqué la nouvelle annoncée lundi par la RTS.

"Après 20 ans de vie d'élue, (...) Adèle Thorens Goumaz a décidé qu'il était temps d'ouvrir un nouveau chapitre dans sa vie", écrivent les Verts vaudois. La sénatrice avait débuté sa carrière politique comme conseillère communale à Lausanne en 2002, puis était entrée au Conseil national en 2007. En 2019, elle avait été élue au Conseil des Etats aux côtés d'Olivier Français.

"J'ai 50 ans et je pense que c'est un bon âge (...) pour prendre un nouveau départ", a déclaré l'intéressée mardi dans les colonnes de 24heures. La Vaudoise précise qu'un "faisceau de données" a précipité son choix, notamment le fait que les Verts se trouvent "dans une forme olympique" et parce qu'elle-même arrive "à la fin d'un cycle" avec le dossier de l'économie circulaire pour lequel elle s'est fortement investie.

Si Adèle Thorens reconnaît que la lenteur du monde politique face à l'urgence climatique lui est parfois source de frustration et de "colère", elle insiste cependant sur le fait que cela n'a pas motivé sa décision à quitter Berne.

Besoin d'autres leviers

"Pour moi la politique n’est pas une fin en soi, mais un levier. Et désormais je ressens le besoin d’utiliser d’autres leviers pour faire progresser les questions climatiques et environnementales", explique-t-elle dans le quotidien vaudois.

La Verte ne donne pas plus de détails à ce sujet. Elle indique cependant qu'à terme, elle va "chercher à renforcer [ses] activités d’enseignement".

La question de la réattribution de son siège de sénatrice aux élections fédérales d'octobre 2023 se pose désormais. "Le processus visant à élire le ou la candidat-e à sa succession à la Chambre Haute sera communiqué prochainement", indiquent pour l'heure les Verts vaudois.

Du côté du PS vaudois, le choix du candidat pour les élections au Conseil des Etats a déjà été fait: Pierre-Yves Maillard aura comme mission de récupérer le siège que le parti a perdu en 2019, après le retrait de Géraldine Savary. Adèle Thorens et le PLR Olivier Français avaient été alors été élus face à Ada Marra.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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