Rejoignez-nous

Politique

Don d'organes: un changement de système qui sauvera des vies

Publié

,

le

Le consentement présumé doit permettre d'augmenter le taux de don d'organes en Suisse. Un comité interpartis appelle à voter "oui" le 15 mai pour sauver des vies (illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Chaque semaine, une ou deux personnes décèdent en attendant un don d'organes. La nouvelle loi qui veut changer le système permettra de sauver des vies, a affirmé lundi à Berne un comité interpartis en vue de la votation du 15 mai.

La nouvelle loi entraîne un passage au principe du consentement présumé: toute personne ne souhaitant pas faire don de ses organes après son décès devra désormais le signaler explicitement. Aujourd'hui, c'est le principe inverse qui prévaut: un don d'organes est possible uniquement lorsqu'il y a consentement explicite, par exemple avec une carte de donneur.

"Il s'agit d'une solution pragmatique pour répondre à un besoin: augmenter le taux de dons d'organes en Suisse" a souligné la conseillère nationale Flavia Wasserfallen (PS/BE), co-présidente d'un comité qui compte des représentants de tous les grands partis. "Selon les sondages, 80% de la population suisse est favorable à un tel don. Mais trop peu communiquent leur volonté avant leur décès", regrette le conseiller national Marco Romano (Centre/TI).

Longue attente

En 2021, 1434 personnes étaient inscrites sur la liste d'attente. En moyenne, les personnes concernées attendent un coeur, un poumon ou un foie pendant environ un an. Le temps d'attente est d'environ trois ans pour un rein. Certaines personnes attendent plus de sept ans.

Pour le directeur général du CHUV Philippe Eckert, "ce long temps d'attente a souvent pour conséquence que l'état de santé des patients se dégrade tellement qu'ils se retrouvent presque en fin de vie, avant de recevoir l'organe qui leur sauve la vie." Un don d'organes peut sauver jusqu'à neuf personnes et augmenter sensiblement leur qualité de vie.

Pas d'automatisme

"Le principe du consentement présumé au sens large n'est pas un don d'organes automatique", a rappelé le conseiller national UDC fribourgeois Pierre-André Page. Les personnes qui ne souhaitent pas donner leurs organes peuvent le signaler explicitement ou en informer leurs proches.

L'entretien avec les proches tel qu'il existe actuellement est maintenu. Le consentement présumé permettra toutefois de leur faciliter la décision dans le moment éprouvant du deuil. En l'absence de déclaration de volonté du défunt, "les proches pourront refuser le prélèvement d'organes, de tissus ou de cellules s'ils pensent que cette décision correspond à sa volonté présumée", a poursuivi Pierre-André Page.

Si les proches parlent une autre langue ou ne sont pas au courant du consentement présumé, ils seront informés par les spécialistes et au besoin par des interprètes. En l'absence de déclaration de la personne décédée et si les proches ne sont pas joignables, aucun don d'organes ne sera effectué.

Professionnalisme

"J'ai travaillé comme jeune interne à l'Hôpital des enfants de Genève et ai été en contact direct avec les enfants en attente d’un organe, leurs parents et leurs familles. J'ai vu le professionnalisme, la dévotion du personnel, la tension liée à l'espoir, les larmes d'émotion à la sortie de l'enfant du bloc opératoire et les sourires de joie", a relaté de son côté le conseiller national vert'libéral genevois Michel Matter.

Avec la nouvelle loi, les hauts degrés de professionnalisme, de respect et d'éthique seront toujours là, a-t-il assuré. Seuls sont prélevés les organes qui peuvent être attribués à des receveurs. Toute la chaîne décisionnelle et l'ensemble des contrôles seront toujours strictement encadrés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Economie

Plus de 40 millions pour l'entretien de bâtiments d'Etat

Publié

le

Le palais de justice de Montbenon, Tribunal d'arrondissement de Lausanne, va subir des travaux d'entretien (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le Conseil d'Etat vaudois sollicite le Grand Conseil pour un crédit-cadre de 42,82 millions de francs afin de financer les travaux d'entretien de bâtiments appartenant au Canton. Cinq sites différents sont concernés, a indiqué jeudi le gouvernement dans un communiqué.

Il s'agit du Tribunal d'arrondissement à Lausanne, de l'Ecole supérieure de la santé à Lausanne, du Centre d'enseignement professionnel de Vevey, du Centre de compétence de la protection de la population à Gollion et de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM) à Bex.

Le gouvernement sollicite également un crédit additionnel de 3,3 millions pour effectuer des travaux d'amélioration de l'efficience énergétique des sites de Marcelin à Morges et de l'ETML à Lausanne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Actualité

Roger Köppel devrait garder son immunité parlementaire

Publié

le

Par 9 voix et 3 abstentions, la commission des affaires juridiques du Conseil des Etats est opposée à la levée de l'immunité parlementaire du conseiller national Roger Köppel (UDC/ZH). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le conseiller national Roger Köppel (UDC/ZH) ne devrait pas perdre son immunité parlementaire, estime la commission des affaires juridiques du Conseil des Etats. La commission de l'immunité du National devra à nouveau se prononcer.

L'élu UDC est soupçonné d'avoir rendu public sur sa chaîne vidéo "Weltwoche Daily" des documents confidentiels issus de la commission de politique extérieure du National. Cette dernière a porté plainte.

A la fin mars, le Zurichois avait rapporté une perquisition de la filiale moscovite de l'horloger suisse Audemars Piguet. Des montres suisses de luxe auraient été confisquées par le Kremlin. Selon le Blick, M. Köppel, membre de la commission de politique extérieure, se serait appuyé sur une note d'information confidentielle du DFAE.

Le Zurichois avait annoncé en avril renoncer volontairement à son immunité. Le conseiller national bénéficie de la présomption d'innocence.

Blâme ou exclusion

Par 9 voix et 3 abstentions, la commission sénatoriale a refusé de lever l'immunité de l'UDC. Selon elle, ce cas concerne en premier lieu le respect des règles et pratiques internes au Parlement. Il n'est pas approprié que le Ministère public de la Confédération (MPC) s’occupe de cette affaire de violation présumée du principe de la confidentialité des délibérations des commissions.

La commission propose au Bureau du Conseil national d’envisager la possibilité de prononcer une sanction. M. Köppel pourrait ainsi écoper d'un blâme ou être exclu six mois au plus des commissions dont il est membre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Politique

Une nouvelle présidence pour le PS lausannois

Publié

le

Sarah Neumann succède à Denis Corboz, qui a présidé le PS lausannoise de 2018 à 2022 (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Sarah Neumann, 45 ans, est la nouvelle présidente du Parti socialiste lausannois (PSL). Elle a été élue mardi soir par acclamation en assemblée générale. Elle sera épaulée par Séverine Graff, 40 ans, nommée vice-présidente.

Sarah Neumann, secrétaire générale de la Manufacture et ancienne vice-présidente du PSL, succède à Denis Corboz, qui a occupé cette fonction de 2018 à 2022. Elle est conseillère communale depuis 2021, après un premier passage au législatif communal de 2012 à 2016, puis un mandat au Grand Conseil de 2017 à 2020.

Conseillère communale depuis 2021, Séverine Graff est enseignante au gymnase où elle s'occupe notamment de la prévention de la santé auprès des jeunes, écrit mercredi la PSL dans un communiqué. Le secrétaire général Yusuf Kulmyie a été renouvelé dans ses fonctions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Transformation du lait: "l'inversion des priorités" critiquée

Publié

le

Il est plus intéressant pour les transformateurs de fabriquer du fromage pour l’exportation que du beurre pour le marché indigène, car il existe une prime accordée pour la transformation fromagère. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le syndicat paysan Uniterre critique vivement l'augmentation constante des importations de beurre. Selon lui, il est inacceptable que la production de ce produit ne progresse pas en Suisse et que l'on exporte à tout prix du fromage à l'étranger.

Les importations de beurre sont surtout nécessaires parce qu'une grande partie du lait suisse est transformée en fromage, a écrit l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) lors de la dernière augmentation des contingents à la mi-juin.

Selon Uniterre, il est plus intéressant pour les transformateurs de fabriquer du fromage pour l’exportation que du beurre pour le marché indigène, car il existe une prime accordée pour la transformation fromagère.

Fond créé, sans succès

C'est pourquoi l'Interprofession du lait (IP Lait) a créé l'année dernière un fond pour soutenir l'exportation de concentrés de protéines de lait (CPL). Le CPL est un sous-produit de la fabrication du beurre et sa valorisation pose problème, selon Uniterre.

Mais malgré ce fonds, la production de beurre n'a pas augmenté en 2021, contrairement aux exportations de fromage "sans valeur ajoutée". La question de la logique se pose donc : "Quand va-t-on enfin soutenir la production nationale par une planification adéquate au lieu d'exporter à tout prix ?", demande Uniterre.

Cette année, l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays (OFAE) a jusqu'ici autorisé l'importation d'environ 4100 tonnes de beurre. En moyenne, la demande en Suisse s'élève à plus de 40'000 tonnes de beurre par an. La part des importations atteint donc cette année environ 10%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Politique

Importation de foie gras et fourrures: mettre fin à "l'hypocrisie"

Publié

le

Le gavage des oies et canards est interdit en Suisse, mais 200’000 kg de foie gras sont importés chaque année, dénonce Alliance Animale Suisse (image symbolique). (© KEYSTONE/AP/BEBETO MATTHEWS)

Les initiatives populaires contre l'importation de foie gras et de fourrure provenant d'animaux maltraités sont lancées. La Suisse a des exigences élevées, mais autorise ces produits issus de la cruauté à l'étranger, selon les initiants, qui dénoncent une hypocrisie.

Le gavage des oies et canards est considéré comme de la cruauté envers les animaux et interdit en Suisse depuis plus de 40 ans, ont souligné mercredi les représentants d'Alliance animale suisse. Au lendemain du feu vert à leurs deux initiatives, les représentants des comités d'initiative et organisations partenaires ont défendu à Berne leurs arguments devant les médias.

L'initiative populaire "Oui à l'interdiction d'importer du foie gras" (initiative foie gras) veut interdire constitutionnellement l'importation de foie gras et de produits à base de cet abat. Celle intitulée "Oui à l'interdiction d'importer des produits à base de fourrure fabriqués dans des conditions de cruauté envers les animaux" (initiative fourrure) veut également interdire l'importation de fourrure.

Grosse demande

La Suisse importe 200’000 kg de foie gras annuellement, selon les initiants. Et chaque année, ce sont ainsi 400’000 canards et 12’000 oies qui sont gavés et tués afin de répondre spécifiquement à cette demande.

Idem pour les produits à base de fourrure. La législation helvétique impose des exigences si élevées aux producteurs de fourrure qu‘une production indigène ne serait pas rentable. Résultat: environ 350 tonnes de fourrures sont importées chaque année, ce qui correspond à l’abattage d’environ 1,5 million d’animaux.

Plus de la moitié de ces fourrures proviennent de Chine, où les conditions de détention et d’abattage des animaux, parfois dépecés encore vivants, sont régulièrement pointées du doigt. Toutes les méthodes d’élevage et de mise à mort contreviennent clairement à la législation suisse sur la protection des animaux.

Mettre fin à l'hypocrisie

La législation suisse interdit les mauvais traitements envers les animaux lorsque ceux-ci peuvent être évités. Eleveurs et producteurs locaux risquent des sanctions pénales et amendes en cas de violation de ces dispositions. "Pourtant, notre pays autorise chaque année l’importation de produits dont le mode de production est strictement interdit en Suisse", insiste Alliance animale suisse.

"Notre Parlement vote des lois qui interdisent la cruauté envers les animaux, mais accepte cette cruauté si elle est produite à l’étranger", écrivent les initiants. Avec leurs deux initiatives, ils visent "à mettre un terme à cette hypocrisie".

Ils balaient l'argument selon lequel interdire ces importations ne serait pas compatible avec les obligations commerciales internationales de la Suisse. "Tous les accords prévoient des exceptions pour les mesures nécessaires à la protection de la morale publique et de la vie ou de la santé des animaux", affirme Alliance animale suisse.

Et de citer les interdictions d‘importation de fourrure de phoque, de chien et de chat déjà inscrites dans la loi. "La plus haute cour de l‘Organisation mondiale du commerce (OMC) a explicitement reconnu que la protection des animaux fait partie de la morale publique", relèvent les initiants. Des arguments qui s'appliquent aussi au foie gras.

Jusqu'au 28 décembre 2023

La collecte des signatures est officiellement lancée. Les deux comités d'initiative ont jusqu'au 28 décembre 2023 pour récolter les 100'000 signatures nécessaires.

Des personnalités connues, comme le publiciste suisse Erich Gysling, le présentateur de télévision Kurt Aeschbacher, le conseiller aux Etats Thomas Minder (sans parti/SH) ainsi que les conseillères nationales Doris Fiala (PLR/ZH) et Martina Munz (PS/SH), font partie des deux comités.

Plusieurs interventions allant dans le même sens que les deux initiatives sont en suspens au Parlement. Le Conseil fédéral, qui n'est pas favorable à une interdiction d'importation, dit plancher sur une obligation de déclaration pour les produits étrangers fabriqués selon des méthodes interdites en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture