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Diomaye Faye, candidat de la "rupture" élu président

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Diomaye Faye, libéré de prison il y a dix jours, va devenir le cinquième et plus jeune président du Sénégal. (© KEYSTONE/EPA/JEROME FAVRE)

Le vainqueur de la présidentielle au Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a assuré lundi que son pays resterait "l'allié sûr et fiable" de tous les partenaires étrangers "respectueux". Il s'agissait de sa première apparition publique depuis l'annonce de sa victoire.

M. Faye, qui a eu 44 ans lundi, libéré de prison il y a dix jours seulement, s'est présenté comme le "choix de la rupture". Il va devenir le cinquième et plus jeune président de ce pays ouest-africain de 18 millions d'habitants après la reconnaissance lundi par son principal adversaire de son succès dès le premier tour de la présidentielle, qui s'apparente à un séisme politique.

"Je voudrais dire à la communauté internationale, à nos partenaires bilatéraux et multilatéraux que le Sénégal tiendra toujours son rang, il restera le pays ami et l'allié sûr et fiable de tout partenaire qui s'engagera avec nous dans une coopération vertueuse, respectueuse et mutuellement productive", a-t-il dit dans une déclaration devant la presse.

Sur le plan intérieur, il a indiqué que ses "chantiers prioritaires" seraient "la réconciliation nationale", la refondation des institutions" et "l'allègement sensible du coût de la vie". "Je m'engage à gouverner avec humilité, ds la transparence, à combattre la corruption à toutes les échelles" (échelons), a-t-il déclaré.

En douze présidentielles au suffrage universel, c'est la première fois qu'un candidat de l'opposition l'emporte dès le premier tour. Évènement d'autant plus frappant que la victoire, apparemment motivée par un appétit de changement sinon de rupture après des années difficiles, est annoncée d'ampleur.

"Les gens ont soif de changement quand on voit ce qui se passe dans ce pays en matière de corruption, de non-respect du droit, et celui qui incarnait le plus ce changement, c'est Ousmane Sonko", l'opposant qui a adoubé M. Faye pour le suppléer après avoir été disqualifié de la présidentielle, a dit à l'AFP El Hadji Mamadou Mbaye, enseignant chercheur à l'université de Saint-Louis. Il a parlé de vote "émotif" plus que de raison, de la part des jeunes et des femmes.

M. Faye était donné largement vainqueur de l'élection de dimanche sur la base de résultats provisoires publiés dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais sa victoire restait suspendue à la reconnaissance par le candidat du pouvoir Amadou Ba, en l'absence de publication officielle de résultats agrégés, qui devrait prendre encore quelques jours. M. Ba a admis sa défaite lundi et appelé M. Faye pour le féliciter. Le président sortant Macky Sall a également félicité le vainqueur.

"Amitié" américaine

Après trois années d'agitation et de crise, le scrutin s'est déroulé sans incident majeur. En dépit des tensions des dernières années et d'un report de dernière minute de l'élection, c'est la troisième fois que le Sénégal pratique l'alternance dans les urnes depuis l'indépendance vis-à-vis de la France en 1960, alors qu'une succession de coups d'Etat a installé chez ses voisins des régimes militaires renvoyant les élections à une date indéterminée.

La confusion extrême qui a précédé l'élection a donné lieu à de multiples expressions d'attachement à la pratique démocratique. "L'engagement du peuple sénégalais en faveur du processus démocratique fait partie des fondements de notre profonde amitié et de nos liens bilatéraux forts", a réagi le porte-parole du département d'Etat américain, Matthew Miller.

Le scrutin a été suivi avec attention à l'étranger, le Sénégal étant considéré comme l'un des pays les plus stables d'une Afrique de l'Ouest secouée par les putschs. Dakar maintient des relations fortes avec l'Occident, tandis que la Russie renforce ses positions alentour. La certitude de la victoire de M. Faye a déclenché des scènes de liesse parmi ses sympathisants dans la capitale et en Casamance (sud) dimanche soir.

"Souveraineté"

Bénéficiant d'une loi d'amnistie, M. Faye est sorti de onze mois d'emprisonnement dix jours avant l'élection, en même temps que son guide et chef de leur parti dissous Ousmane Sonko.

M. Faye se veut le "candidat du changement de système" et d'un "panafricanisme de gauche". Son programme insiste sur le rétablissement de la "souveraineté" nationale, bradée selon lui à l'étranger. Il a promis de combattre la corruption et mieux répartir les richesses, et s'est aussi engagé à renégocier les contrats miniers, gaziers et pétroliers conclus avec des compagnies étrangères.

Le Sénégal pourrait commencer à produire du gaz et du pétrole en 2024. Le Sénégal a connu depuis 2021 différents épisodes de troubles causés par le bras de fer entre Ousmane Sonko et le pouvoir, conjugué aux tensions sociales. La pauvreté frappe au moins un Sénégalais sur trois et le chômage au moins 20% de la population active.

Le pays a plongé dans l'une de ses plus graves crises depuis des décennies quand le président Sall a décrété le 3 février un report de la présidentielle prévue trois semaines plus tard. Les troubles ont fait des dizaines de morts en trois ans et donné lieu à des centaines d'arrestations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le puissant typhon Gaemi touche terre à Taïwan

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Le typhon a, avant même son arrivée, causé des pluies torrentielles et des vents violents à Taïwan. (© KEYSTONE/EPA/DANIEL CENG)

Après avoir déjà causé huit morts, Gaemi a touché terre dans la nuit de mercredi à jeudi à Taïwan. Les écoles ont été fermées et des milliers de personnes évacuées en prévision du typhon qui devrait être "le plus puissant" à frapper l'île en huit ans.

"Selon les dernières données météorologiques, le centre (du typhon Gaemi) a touché terre près de Nan'ao, dans le comté de Yilan, aujourd'hui vers minuit (18h00 mercredi en Suisse)", a indiqué l'Administration centrale de la météo de Taïwan sur Facebook.

"Les vents et la pluie continuent de s'intensifier, menaçant plusieurs régions de Taïwan (et les îles voisines) de Penghu, Kinmen et Matsu", a averti l'administration en appelant le public à être en "alerte maximale".

"Gaemi devrait être le typhon le plus puissant en huit ans à toucher terre à Taïwan depuis le typhon Nepartak en 2016", a déclaré un peu plus tôt à l'AFP Huang En-hong, un prévisionniste des services météorologiques taïwanais.

Le premier typhon de la saison

Avant même son arrivée, le typhon a causé des pluies torrentielles et des vents violents qui ont provoqué la mort d'un motard, écrasé par la chute d'un arbre à Kaohsiung, une ville du sud, et d'une femme dans la province de Hualien, dans le nord-est, ont déploré les autorités.

Plus de 8000 personnes ont été évacuées de trois régions septentrionales, en particulier de celle de Hualien, une zone montagneuse présentant un risque élevé de glissements de terrain. Dans la soirée, près de 200 personnes avaient été blessées à Taïwan et plus de 290'000 foyers étaient privés d'électricité, ont annoncé les autorités.

Le président taïwanais Lai Ching-te a exhorté tout le monde à "donner la priorité à la sécurité". "Gaemi est le premier typhon cette année à toucher terre à Taïwan", a souligné M. Lai devant la presse. "J'espère que grâce à nos efforts communs, l'impact du typhon pourra être réduit (...). J'encourage également mes concitoyens à travers le pays à ne pas sortir, à moins que cela ne soit nécessaire, pendant le typhon, et surtout pas dans des endroits dangereux".

Jour chômé

Les autorités taïwanaises ont décrété mercredi jour chômé pour minimiser les risques et écoles et bureaux resteront fermés jeudi dans plusieurs villes du pays, dont Taipei. Les autorités taiwanaises avaient déjà annulé certaines manoeuvres militaires annuelles mardi, en raison des conditions météorologiques.

La circulation des trains et des ferries a été provisoirement arrêtée et des centaines de vols internationaux et intérieurs ont été annulés mercredi. "Nous nous attendons à ce que l'impact du typhon s'étende" jusqu'à vendredi, a averti Cheng Jia-ping, le chef de l'administration météorologique centrale de Taïwan, ajoutant que le public devait "prendre des précautions contre les fortes pluies et les vents violents".

Des vagues massives se sont abattues sur la côte du comté de Yilan, dans le nord-est. A Taipei, les magasins et les bureaux du gouvernement ont été fermés en raison du jour chômé.

Jeudi en Chine

Le géant taïwanais des puces électroniques TSMC a assuré qu'il maintiendrait une production normale et que l'entreprise "avait activé les procédures de préparation à l'alerte au typhon" dans toutes ses usines. Taïwan est habitué à des tempêtes tropicales fréquentes de juillet à octobre mais les experts considèrent que le changement climatique a augmenté leur intensité.

Le typhon devrait traverser le détroit de Taïwan et frapper jeudi les provinces orientales chinoises où les autorités ont émis une alerte rouge aux tempêtes et suspendu partiellement la circulation des trains pour ce jour-là. Les médias, citant les autorités, ont signalé que des vagues de quatre à six mètres de haut pourraient s'abattre sur les côtes.

Au Japon, les autorités d'Okinawa, une région insulaire du sud, ont invité la population à "faire preuve d'une grande vigilance face aux tempêtes, aux fortes vagues" et aux inondations. Dans le nord des Philippines, les pluies diluviennes ont provoqué des inondations généralisées à Manille et des glissements de terrain, qui ont entraîné la mort de six personnes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Netanyahu défend la guerre à Gaza face au Congrès américain

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"L'Amérique et Israël doivent rester unis" pour que "les forces de la civilisation triomphent", a déclaré le Premier ministre israélien Benjami Netanyahu devant le Congrès américain. (© KEYSTONE/AP/Julia Nikhinson)

Dans un discours enflammé et combatif, Benjamin Netanyahu a appelé mercredi les Etats-Unis et Israël à "rester unis" face à la menace du Hamas et de l'Iran. Il a défendu avec vigueur la guerre menée dans la bande de Gaza et condamné ceux qui manifestent contre.

La "victoire" d'Israël sera aussi celle des Etats-Unis, a lancé le Premier ministre israélien devant un Congrès américain divisé, après plus de neuf mois de guerre dans la bande de Gaza. "Pour que les forces de la civilisation triomphent, l'Amérique et Israël doivent rester unis", a-t-il dit depuis l'hémicycle de la Chambre des représentants, sous les applaudissements nourris d'élus républicains.

"Au Moyen-Orient, l'axe de la terreur de l'Iran défie les Etats-Unis, Israël et nos amis arabes. Il ne s'agit pas d'un choc de civilisations, mais d'un choc entre la barbarie et la civilisation", a ajouté M. Netanyahu. Le dirigeant de droite israélien a été ovationné des dizaines de fois par le camp républicain, mais plus de 60 élus démocrates dont l'ancienne "speaker" Nancy Pelosi, ont boycotté son discours.

"Criminel de guerre"

Ils condamnent sa conduite de la guerre dans la bande de Gaza qui s'est traduite par des milliers de morts palestiniens - 39'145 selon un dernier bilan du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza - et une catastrophe humanitaire. Au dehors, des milliers de manifestants se sont rassemblés autour du Capitole pour protester. Dans la foule, des pancartes exhortant les Etats-Unis à "cesser l'aide américaine à Israël" et qualifiant Netanyahu de "criminel de guerre".

Une bannière étoilée américaine a été brûlée. "J'ai un message pour ces manifestants: lorsque les tyrans de Téhéran qui pendent les homosexuels à des grues et assassinent les femmes qui ne se couvrent pas les cheveux vous applaudissent et vous financent, alors vous êtes officiellement devenus les idiots utiles de l'Iran", a répondu M. Netanyahu.

Aide militaire réclamée

Profitant de cette tribune exceptionnelle, M. Netanyahu a exhorté les Etats-Unis à continuer à livrer à Israël l'aide militaire dont il a besoin, afin d'"accélérer la fin de la guerre". Washington a suspendu une toute petite partie de son aide - des bombes d'un certain calibre - sans pour autant cesser son soutien.

"Nous ne nous protégeons pas seulement nous-mêmes. Nous vous protégeons (...) Nos ennemis sont vos ennemis, notre combat est votre combat, et notre victoire sera votre victoire", a déclaré le dirigeant ajoutant que son pays ferait "tout le nécessaire" pour "rétablir la sécurité" à sa frontière nord avec le Liban.

Il s'est encore dit "convaincu" que les efforts pour faire libérer les otages détenus par le Hamas "peuvent être couronnés de succès", remerciant au passage le président Joe Biden, au moment où certains le soupçonnent de traîner des pieds pour conclure un cessez-le-feu sous la pression des membres d'extrême droite de son gouvernement. Dans l'assemblée pour écouter le leader israélien se trouvait notamment Noa Argamani, ex-otage de 26 ans.

Hommage à Trump

C'est la quatrième fois - un record pour un dirigeant étranger - que M. Netanyahu s'adresse ainsi au Congrès, un honneur généralement réservé aux dirigeants en visite d'Etat.

Jeudi, il rencontrera le président Biden, avec lequel il entretient des relations compliquées. La vice-présidente Kamala Harris, désormais candidate démocrate à la Maison Blanche, n'a pas assisté à son discours en raison d'un voyage déjà programmé mais s'entretiendra séparément avec lui jeudi.

M. Netanyahu se rendra ensuite vendredi à la résidence Mar-a-Lago en Floride, à l'invitation de Donald Trump, les deux hommes étant politiquement rapprochés et disant s'entendre à merveille. "Je tiens à remercier le président Trump pour tout ce qu'il a fait pour Israël", a-t-il lancé, citant notamment les accords d'Abraham conclus entre Israël et plusieurs pays arabes.

"Administration civile" à Gaza

La visite du Premier ministre israélien, arrivé lundi à Washington, provoque des remous en pleine effervescence politique aux Etats-Unis avec le retrait de Joe Biden de la course à la Maison Blanche. Les Etats-Unis sont le premier allié et principal soutien militaire d'Israël.

Mais l'administration Biden s'est agacée ces derniers mois des conséquences de la riposte israélienne à l'attaque menée le 7 octobre sur son sol par le Hamas, insistant sur la protection des civils et l'entrée de l'aide humanitaire.

M. Netanyahu a, par ailleurs, évoqué la période d'après-guerre à Gaza, disant qu'Israël ne souhaite pas "réoccuper" le territoire palestinien. Il a plaidé "la démilitarisation et la déradicalisation" de la bande de Gaza, avec l'appui d'une "administration civile dirigée par des Palestiniens qui ne cherchent pas à détruire Israël". "Ce n'est pas trop demander", a-t-il ajouté.

Mais "dans un avenir proche, nous devrons y maintenir un contrôle de sécurité prépondérant afin d'empêcher la résurgence de la violence et de faire en sorte que Gaza ne constitue plus jamais une menace pour Israël". Mais aucun mot sur un Etat palestinien auquel il est farouchement opposé. A ce sujet, le fossé reste béant entre Washington et Israël.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Des milliers de manifestants anti-Netanyahu, des arrestations

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Du spray au poivre a été utilisé sur les manifestants qui se sont rassemblés devant le Capitole. (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO)

Des milliers de manifestants se sont rassemblés mercredi autour du Congrès américain à Washington pour protester contre le discours de Benjamin Netanyahu. Certains ont élevé des drapeaux palestiniens à la place de la bannière étoilée américaine, brûlée.

A l'intérieur, six personnes ont été arrêtées dans l'hémicycle de la Chambre des représentants, là où le Premier ministre israélien s'exprimait, car elles ont "perturbé" le discours, a écrit la police du Capitole sur X.

A l'extérieur, derrière un large périmètre de sécurité, des milliers de manifestants scandaient "Palestine libre" pour protester contre la venue du dirigeant israélien, contre lequel le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé un mandat d'arrêt pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

Avant le discours, de légers heurts ont éclaté entre les manifestants et la police, qui a utilisé du gaz au poivre contre la foule pour la repousser alors qu'elle s'approchait du Capitole, a constaté un journaliste de l'AFP. "Une partie de la foule a commencé à être violente", a déclaré la police.

"Coupable de génocide"

Vers 21h00, alors que s'achevait le discours de Benjamin Netanyahu à l'intérieur, certains manifestants ont retiré un drapeau américain d'un poteau sur l'esplanade de la gare de Washington, près du Capitole, et placé un drapeau palestinien à la place, a constaté un journaliste de l'AFP. D'autres drapeaux américains ont été retirés et au moins un a été brûlé, de même qu'une effigie du Premier ministre israélien, a encore observé l'AFP.

A l'intérieur, Benjamin Netanyahu a déclaré qu'une "victoire" d'Israël sera aussi celle des Etats-Unis, exhortant son principal allié à débloquer une nouvelle aide militaire. Et face à lui, au sein dans l'hémicycle, l'élue démocrate Rashida Tlaib portait un keffieh et une petite pancarte avec, écrit noir sur blanc, "coupable de génocide."

"Criminel"

Plus tôt, la foule avançait dans le calme vers l'immense bâtiment blanc qui domine la capitale américaine. "Nous sommes là pour montrer notre opposition à l'accueil du criminel Netanyahu dans notre capitale par les mêmes responsables politiques qui lui envoient des armes pour tuer des enfants à Gaza", a expliqué à l'AFP Karameh Kuemmerle, de l'association Doctors Against Genocide (Médecins contre le génocide, en français).

"Nous sommes horrifiés par la destruction du système de santé à Gaza", a-t-il dit, alors que le territoire palestinien est assiégé et bombardé sans relâche par l'armée israélienne depuis l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre.

"L'hypocrisie des hommes politiques a complètement dépassé les limites", a dit à l'AFP Mo, un manifestant de 58 ans qui n'a pas souhaité donner son nom complet. Pour lui, le soutien américain à Israël est "la question numéro un" pour l'élection présidentielle de novembre aux Etats-Unis. Des manifestants montrent Benjamin Netanyahu sur une affiche de criminel recherché quand d'autres demandent sur leurs pancartes: "Arrêtez ce criminel de guerre".

Près de 40'000 morts

Le Premier ministre israélien doit s'entretenir jeudi avec le président américain Joe Biden. Il doit aussi rencontrer sa vice-présidente et désormais candidate démocrate à la présidentielle Kamala Harris ainsi que le candidat républicain Donald Trump.

Le 7 octobre, des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël ont mené une attaque qui a entraîné la mort de 1197 personnes, essentiellement des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

En riposte, Israël a lancé une campagne aérienne puis terrestre contre le territoire pauvre et surpeuplé, qui a provoqué une catastrophe humanitaire et fait jusque-là 39'145 morts, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le tireur ayant visé Trump s'est renseigné sur l'assassinat de JFK

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Le tireur avait ouvert le feu sur Donald Trump le 13 juillet, depuis un bâtiment surplombant le meeting où le candidat républicain se trouvait. (© KEYSTONE/AP/Gene J. Puskar)

Recherche en ligne sur l'assassinat de John F. Kennedy en 1963, survol du site avec un drone, engins explosifs activables à distance: le patron du FBI a donné mercredi plus de détails sur l'avancée de l'enquête relative à la tentative d'assassinat de Trump.

"Nous n'avons pas encore une idée précise de ses motivations", a déclaré le patron du FBI (la police fédérale), Christopher Wray, interrogé par la commission d'enquête mise en place par le Congrès. "Nous continuons à creuser car cela reste à nos yeux une question centrale".

Installé sur le toit d'un bâtiment surplombant le meeting à Butler (Pennsylvanie), le tireur âgé de 20 ans, avait ouvert le feu samedi 13 juillet, peu après 18h00, sur le candidat républicain, le blessant légèrement à l'oreille et entraînant la mort d'un participant d'une cinquantaine d'années et blessant deux autres, avant d'être abattu.

Le tireur a "réalisé de nombreuses recherches sur divers personnalités", sans qu'un objectif précis ne soit identifié, mais "à partir du 6 juillet, il s'est concentré plus spécifiquement sur l'ancien président Trump et son meeting", a ajouté M. Wray. Parmi les recherches réalisées, le tireur a interrogé le moteur de recherche Google "sur quelle était la distance à laquelle (Lee Harvey) Oswald était de (John F.) Kennedy", en référence à l'auteur présumé de l'assassinat du président américain en 1963.

Repérages des lieux

Pour l'heure, le FBI ne dispose d'aucun élément permettant d'envisager que le tieur a disposé de complices ou qu'il n'aurait pas agi seul. Mais il a en revanche repéré les lieux un peu plus de deux heures avant le début du meeting, à l'aide d'un drone qui a été retrouvé, avec la manette de guidage, dans son véhicule.

Selon le FBI, le tireur s'est également rendu à au moins trois reprises sur les lieux du rassemblement dont deux fois le jour même, avant la tenue de l'événement. Les perquisitions réalisées à son domicile ont par ailleurs permis de découvrir dans un autre véhicule deux engins explosifs, "plutôt basiques" et activables à distance, dont le détonateur avait été retrouvé sur le corps du tireur.

"Il semblerait que, s'il avait tenté de faire exploser ces engins depuis le toit, ça n'aurait pas fonctionné. Mais cela ne signifie pas que ces engins n'étaient pas dangereux", a insisté Christopher Wray. Interrogé sur le nombre de ses tirs, le directeur du FBI a précisé que huit douilles ont été retrouvées sur le toit.

Huit douilles

La réaction du Secret Service, en charge de la protection des hautes personnalités politiques américaines, a été vivement critiquée alors que des spectateurs avaient signalé aux autorités, peu avant les tirs, la présence d'un homme armé lors du meeting. La directrice du Secret service, Kimberly Cheatle, a annoncé mardi sa démission, après avoir reconnu devant une commission d'enquête du Congrès la faillite de son agence pour empêcher la tentative d'assassinat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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A la tête du G20, Lula sonne la mobilisation contre la faim

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Le président brésilien Lula s'est montré ému face à la faim dans le monde, qui "n'est pas une chose naturelle", mais "liée aux décisions politiques". (© KEYSTONE/EPA/ANDRE COELHO)

Le président brésilien Lula a appelé mercredi les pays du monde entier à agir contre la faim, "la plus dégradante des privations humaines". Il s'exprimait à la veille d'une réunion des ministres des Finances du G20 à Rio de Janeiro promise à d'âpres discussions.

"Au XXIe siècle, rien n'est plus absurde et inacceptable que la persistance de la faim et de la pauvreté", a affirmé Luiz Inacio Lula da Silva en lançant à Rio son "Alliance globale contre la faim et la pauvreté", une priorité de la présidence brésilienne du G20.

Le défi est de taille: 733 millions de personnes ont souffert de la faim en 2023, soit 9% de la population mondiale, selon un rapport publié mercredi par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et d'autres agences onusiennes, et présenté à Rio pour l'occasion.

"Nous avons besoin de solutions durables et nous devons y réfléchir et agir ensemble", a exhorté Lula. Les larmes aux yeux à la fin de son discours, l'ancien ouvrier né dans une famille pauvre du Nord-Est brésilien a lancé: "Je suis ému car je sais que la faim n'est pas une chose naturelle", mais "liée aux décisions politiques".

"Financement, clé pour résoudre la crise"

L'Alliance lancée par le président brésilien et qui rassemble des Etats et des institutions internationales, vise à trouver des moyens financiers communs pour lutter contre la faim ou à répliquer les initiatives qui fonctionnent localement.

Face au fléau de la malnutrition qui persiste en raison notamment des conflits, des difficultés économiques et des intempéries extrêmes, le dirigeant de gauche a une crédibilité: ses programmes sociaux avaient permis de sortir des millions de Brésiliens de la pauvreté durant ses deux premiers mandats (2003-2010).

"Nous pouvons résoudre cette crise. Et le financement est la clé", a déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres dans un message vidéo lors de la présentation du rapport de la FAO, estimant que "la faim n'a pas sa place au XXIe siècle".

Présent à Rio mercredi, le président de la Banque mondiale Ajay Banga a affirmé que son institution serait le principal partenaire de l'Alliance en matière de connaissances sur la pauvreté et la faim, et fixé l'objectif d'aider 500 millions de personnes d'ici 2030. L'objectif d'un monde sans faim en 2030 a été adopté par les Nations unies en 2015.

Taxation des milliardaires

Jeudi et vendredi, le rendez-vous des grands argentiers du G20 marquera l'une des dernières grandes étapes avant le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des principales économies mondiales les 18 et 19 novembre, également à Rio. Après une première réunion à Sao Paulo en février, les ministres des Finances du G20 doivent tenter d'avancer sur l'idée d'une taxation des "super-riches", autre objectif fixé par Brasilia.

Soutenue par la France, l'Espagne, l'Afrique du Sud, la Colombie et l'Union africaine, l'initiative entend taxer les plus hauts patrimoines en utilisant comme base les travaux du spécialiste français des inégalités Gabriel Zucman, auteur d'un rapport en juin à la demande du Brésil. Mais les avancées restent très hypothétiques. "Il n'y a aucun consensus en l'état actuel des choses", a averti le ministère allemand des Finances.

Les Etats-Unis s'opposent à des négociations internationales sur le sujet. D'éventuelles taxes de ce genre "varieront très certainement assez largement" d'un pays à l'autre, selon un haut fonctionnaire du secrétariat au Trésor. La France veut croire pour sa part qu'"une première étape peut être atteinte de façon rapide", en matière d'échange d'informations entre Etats.

Trois textes

Alors que le G20 est entravé par les divisions entre pays occidentaux et Russie depuis le début de la guerre en Ukraine, la question d'un communiqué commun demeure épineuse. A Sao Paulo en février, les grands argentiers avaient buté sur une "impasse", de l'aveu du ministre brésilien de l'Economie Fernando Haddad.

La solution imaginée par le Brésil est d'aboutir cette fois à trois textes, a expliqué mardi soir Tatiana Rosito, une haute responsable du ministère.

Il y aurait d'une part un document spécifique sur la "coopération internationale en matière fiscale", incluant la question de la taxation des "super-riches", d'autre part un communiqué final plus large et enfin une "déclaration" publiée séparément par la présidence brésilienne qui elle seule évoquerait les crises géopolitiques. Fondé en 1999, le G20 rassemble la plupart des principales économies mondiales, ainsi que l'Union européenne et l'Union africaine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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