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Economie

Des poussins morts pour dénoncer l'élevage intensif à Lausanne

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Les activistes tenaient dans leurs mains gantées des poussins morts pour montrer "l'affreuse réalité de l'élevage". (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Des militants antispécistes ont mené une action-choc dans le cadre de la campagne sur l'initiative populaire "Non à l'élevage intensif", samedi à Lausanne. Ils tenaient des poussins morts dans leurs mains gantées, pour donner à voir "l'affreuse réalité de l'élevage".

Une quarantaine de personnes ont pris part à la manifestation, qui s'est déroulée à 15h30 devant le palais de Rumine, sur la place de la Riponne, a constaté un journaliste de Keystone-ATS. Elle était organisée par l'association Pour l'égalité animale (PEA). Vêtus de noir, les activistes se tenaient debout et en silence sur des feuilles A4 blanches, représentant l'espace dont disposent les poulets de chair dans les grandes exploitations en Suisse.

Seule Pia Shazar, présidente de PEA, s'est exprimée au mégaphone. "Voici personne", a-t-elle présenté en désignant les poussins morts. "Ils sont les corps que l'on cache", a-t-elle poursuivi. "Ce sont les victimes de l'élevage intensif, ceux qui ne finissent même pas en barquette, mais dans une benne ou dans un congélateur rempli de cadavres, parce qu'ils n'ont pas survécu à leurs conditions de vie déplorables."

La militante lausannoise s'est lancée dans un réquisitoire contre les industriels de la viande. Au travers de leurs campagnes de communication, ceux-ci "font tout pour nous faire oublier que ce qu'ils font n'est qu'un vaste carnage", a critiqué Pia Shazar. "L'industrie fait mine de n'avoir rien à cacher et pourtant voici des tas de cadavres", a-t-elle ajouté, devant des passants interloqués, voire, pour certains, choqués.

"Déchets de l'industrie"

Interrogée par Keystone-ATS, la porte-parole de PEA n'a pas révélé la provenance des poussins. "Ce sont des déchets de l'industrie", s'est-elle bornée à répondre. Il ne s'agit pas de poussins mâles éliminés dans le cadre de la production d'oeufs, a-t-elle précisé.

Ces dernières semaines, PEA a diffusé plusieurs vidéos avec des images filmées à l'intérieur d'élevages, pour dénoncer les conditions de détention des poulets ou cochons destinés à la consommation humaine en Suisse. La dernière a été publiée ce vendredi.

L'initiative "Non à l'élevage intensif" demande à la Confédération de protéger la dignité de l'animal dans l'élevage agricole. Des critères doivent être fixés pour un élevage, des soins et un abattage respectueux des animaux. L'accès de ces derniers à l'extérieur doit notamment être assuré. Les règles seraient les mêmes pour les importations et un délai de transition maximum de 25 ans est prévu. Le peuple se prononcera le 25 septembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le taux référence des loyers reste inchangé

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La perspective d'une nouvelle hausse des loyers s'éloigne (archives). (© KEYSTONE/DPA/CHRISTOPHE GATEAU)

Un répit pour les locataires. Après deux hausses en juin et décembre 2023, le taux d'intérêt de référence applicable aux contrats de bail est resté inchangé à 1,75%, annonce vendredi l'Office fédéral du logement (OFL).

La perspective d'une nouvelle hausse des loyers à court terme est ainsi écartée. Le taux d'intérêt moyen pondéré des créances hypothécaires s'établissait au 31 décembre - jour de référence - à 1,72%, contre 1,69% un trimestre auparavant.

Pour que le taux de référence évolue, il faut que le taux moyen pondéré constaté pour les hypothèques franchisse 1,87% ou s'affaisse sous 1,63%. Étant donné qu'il n'a pas subi de modification suffisante par rapport au trimestre précédent, il ne donne pas droit à de nouvelles prétentions de diminution ou de hausse de loyer.

Les locataires peuvent encore demander une baisse de loyer si celui-ci est fondé sur un ancien taux de référence de 2% ou davantage, rappelle l'OFL, signalant que le contrat de bail ou la dernière notification d'adaptation du loyer mentionne le taux de référence en fonction duquel il a été établi.

Ce statu quo s'explique par la récente détente des taux hypothécaires, que l'OFL surveille comme le lait sur le feu. Une inflation en décrue et l'espoir d'une prochaine baisse du taux directeur par la Banque nationale suisse (BNS) favorisent cette tendance, selon des observateurs du marché interrogés par AWP.

La nouvelle constitue un soulagement pour les locataires en Suisse qui ont subi deux hausses de 25 points de base l'année dernière, le taux d'intérêt de référence étant passé à 1,75%, de 1,25%.

Certains bailleurs en ont profité pour augmenter sensiblement les loyers depuis, parfois de plus de 10%, en répercutant aussi partiellement l'inflation. Le renchérissement peut toutefois toujours être pris en compte à hauteur de 40% sur le prix des loyers, note l'OFL.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Thomas Jordan quittera la BNS fin septembre

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Thomas Jordan n'a pas précisé les raisons de son départ (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le président de la direction générale de la Banque nationale suisse (BNS), Thomas Jordan, quittera ses fonctions le 30 septembre. Entré à la BNS en 1997, le Biennois avait pris la tête de l'institut d'émission en 2012.

"Maintenant que les différents défis rencontrés ces dernières années ont pu être maîtrisés, le moment est propice pour me retirer", affirme Thomas Jordan, cité dans un communiqué de la BNS publié vendredi. Le document ne fait aucune mention au remplacement de Thomas Jordan.

Entré à la direction générale de la BNS en 2007, Thomas Jordan a traversé la crise financière de 2007-2008 en qualité de responsable du fonds de stabilisation créé en vue de reprendre des actifs illiquides d'UBS. Sa présidence a été marquée notamment par la levée du taux plancher entre le franc et l'euro en 2015. La crise du Covid et la chute de Credit Suisse auront marqué la fin de son mandat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Adecco améliore recettes et rentabilité opérationnelle en 2023

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Le mastodonte du recrutement maintient le niveau de rémunération de ses actionnaires, nonobstant une nette amélioration de sa performance. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le géant du placement de personnel Adecco a bouclé l'année dernière en nette progression au niveau des recettes et de la rentabilité opérationnelle. Les actionnaires pourront profiter d'un dividende stable.

"Le groupe a enregistré des résultats solides en 2023 dans un contexte difficile et a continué à gagner des parts de marché, tout en améliorant la rentabilité grâce à la productivité et les réductions de coûts", a indiqué le directeur général Denis Machuel, cité dans un communiqué publié jeudi.

Le patron a souligné que la société était "en bonne voie" pour atteindre l'objectif d'économies de 150 millions d'euros d'ici le milieu de l'année.

Le spécialiste de l'intérim a enregistré entre janvier et décembre 2023 un chiffre d'affaires en hausse de 1% à 23,96 milliards d'euros. Hors effets de changes, la croissance des recettes a été de 3%.

Les activités sous la marque Adecco, qui comptent pour l'essentiel du chiffre d'affaires, ont dégagé des ventes en progression d'environ 4%, grâce à une forte croissance dans la région Asie-Pacifique (+14%), ainsi que dans celle englobant l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (+8%). Mais alors que les recettes ont augmenté en Amérique latine, elles ont chuté de 9% en Amérique du Nord.

Les autres enseignes du groupe ont également affiché une croissance, à l'image d'Akkodis (+6,3%) et LHH (+7,4%).

Au niveau de la rentabilité, le résultat d'exploitation (Ebita) hors éléments exceptionnels a gagné 4% à 867 millions d'euros, alors que le bénéfice net a affiché une légère contraction de 5% à 325 millions. Le repli de la profitabilité nette a été expliqué par des charges d'intérêt et fiscales plus élevées.

Les actionnaires devraient recevoir un dividende de 2,50 francs par action au titre de l'exercice écoulé, un montant stable.

Au premier trimestre, le groupe table sur "un développement similaire" des marges brutes comparé au quatrième trimestre 2024, sans plus de précision.

Adecco a précédemment indiqué tabler à moyen-terme sur une marge Ebita d'environ 6%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Recettes de certains supports publicitaires publics trop basses

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Pour la Cour des comptes, la Ville et le canton de Genève n'exploitent pas assez le potentiel du marché des 550 panneaux peints sur leur territoire. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Ville et le canton de Genève pourraient encaisser davantage de recettes des 550 panneaux peints sur leur territoire. Pour la Cour des comptes, le potentiel du marché d'affichage de ces supports publicitaires en toile, apposés sur des mâts des TPG ou d'éclairage public, n'est pas exploité.

Dans un audit de conformité rendu public mardi, la Cour des comptes relève que le processus d'autorisation et de gestion des emplacements destinés aux panneaux peints présente des faiblesses et non-conformités. Elle a émis cinq recommandations qui ont été acceptées tant par le département de la sécurité et des sports de la Ville de Genève que par celui de la santé et des mobilités de l'Etat de Genève.

Au niveau juridique, la Ville est invitée à décider si elle veut maintenir ses restrictions qui sont discutables sous l'angle de la liberté économique. En effet, seules les activités culturelles peuvent figurer sur ces panneaux qui doivent être en sérigraphie. Les appels d'offres sont biaisés par le plafonnement, dans la loi, de la redevance exigible, et les tarifs n'ont pas été indexés depuis 2000.

Valorisation du marché

La Cour recommande aussi à la Ville de procéder à un appel d'offres pour la mise à disposition de mâts. Les 300 mâts sur son territoire sont exploités par deux entreprises privées au bénéfice d'une convention jusqu'en 2027. Quant à l'Etat, qui compte 213 mâts sur les routes cantonales, il devrait accorder un droit d'usage aux communes lors d'un appel d'offres, au lieu de contracter directement avec les deux entreprises.

La Ville de Genève est encore incitée à réaliser l'inventaire des mâts destinés à ces panneaux et à s'assurer du respect de la sécurité routière, de la protection du patrimoine et de l'accord du propriétaire. Enfin, la Municipalité, qui a fixé un montant forfaitaire de la redevance, doit analyser le potentiel de valorisation de ce marché situé sur le domaine public.

Selon une estimation de la Cour des comptes, le gain financier de la Ville de Genève pourrait tripler voire atteindre plus de 2,7 millions, contre 135'000 francs en 2022. La même année, l'Etat a encaissé 42'800 francs pour 107 mâts, et les recettes des autres communes genevoises se sont élevées à 18'360 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'argent liquide continue de perdre de son attrait (étude)

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La carte de débit supplante l'argent liquide dans le portefeuille des Suisses (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les paiements en numéraire continuent de reculer au bénéfice des règlements électroniques. Même si pièces et billets demeurent importants, la carte de débit reste le moyen de paiement préféré des Suisses et Suissesses.

La carte de débit totalise 29,3% des transactions, suivie avec 25% par l'argent liquide et avec 23,3% par les paiements avec des appareils mobiles comme le portable, la tablette et la smartwatch, selon une étude de l'Université de St-Gall et de l'Ecole de gestion et de droit (ZHAW) de Winterthour.

Le sondage, publié jeudi et réalisé dans toute la Suisse auprès de 1700 personnes, a également démontré que les paiements en numéraire ont reculé de 3,2 points de pourcentage par rapport à 2020.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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