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L'Iran en deuil après la mort du président Raïssi dans un accident

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Le président iranien Ebrahim Raïssi se trouvait à bord d'un hélicoptère Bell 212 en compagnie du ministre des affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, du gouverneur de la province et du principal imam de la région. (© KEYSTONE/AP/Ali Hamed Haghdoust)

L'Iran a décrété lundi cinq jours de deuil pour rendre hommage à son président, Ebrahim Raïssi, décédé dans un accident d'hélicoptère. Cet ultraconservateur était considéré comme l'un des favoris pour succéder au Guide suprême, Ali Khamenei.

Le décès de Raïssi à 63 ans ouvre une période d'incertitude politique en Iran, au moment où la région est secouée par la guerre dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas palestinien, un allié de la République islamique.

Sa mort brutale va entraîner une élection présidentielle au suffrage universel qui devra être organisée "dans les 50 jours", soit d'ici au 1er juillet. En attendant, c'est le premier vice-président Mohammad Mokhber, un homme de l'ombre de 68 ans, qui assumera les fonctions de président par intérim.

A ce stade, aucun nom ne se dégage comme prétendant pour la présidentielle, qui se déroulera quatre mois avant le scrutin présidentiel aux Etats-Unis, principal ennemi de la République islamique avec Israël.

"Serviteur sincère et précieux"

Elu président en 2021, Ebrahim Raïssi était, lui, considéré comme l'un des favoris pour succéder au Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, âgé de 85 ans.

"La nation iranienne a perdu un serviteur sincère et précieux", a déclaré le chef de l'Etat dans une déclaration. En soulignant que "ses ennuis dus à l'ingratitude et aux railleries de certains méchants ne l'empêchaient pas de travailler jour et nuit". Le gouvernement a rendu hommage au "président du peuple iranien, travailleur et infatigable" qui "a sacrifié sa vie pour la nation".

L'annonce de son décès avait été donnée en début de matinée par les agences de presse et les sites d'information après la découverte de l'épave de l'hélicoptère à l'aube. La télévision d'Etat a parallèlement diffusé des chants religieux en montrant des photos du président.

Météo difficile

L'hélicoptère du président avait disparu dimanche en début d'après-midi alors qu'il survolait une région de l'Iran escarpée et boisée dans des conditions météorologiques difficiles avec de la pluie et un épais brouillard.

La perspective de découvrir vivants le président et les huit autres passagers, avait progressivement diminué durant la nuit.

Parmi eux figurait Hossein Amir-Abdollahian, 60 ans, nommé à la tête de la diplomatie par M. Raïssi en juillet 2021. Etaient également présents le gouverneur de la province d'Azerbaïdjan oriental, le principal imam de la région, ainsi que le chef de la sécurité du président et trois membres d'équipage.

Les secours ont récupéré lundi matin les dépouilles des neuf passagers éparpillés au milieu des débris de l'appareil, un Bell 212. Elles ont été transportées à Tabriz, la grande ville du nord-ouest, où débuteront mardi les cérémonies de funérailles.

L'épave de l'hélicoptère a été découverte à l'aube sur le flanc d'une montagne qu'il aurait heurté pour une raison encore inconnue, selon des médias. Il s'était envolé dans des conditions météorologiques difficiles, avec des pluies et un épais brouillard.

De nombreux dirigeants, dont certains de pays entretenant des relations tièdes avec Téhéran, ont envoyé des messages de condoléances.

Le président russe, Vladimir Poutine, a rendu hommage à un "politicien remarquable" et à un "véritable ami" de la Russie. Son décès est une "grande perte pour le peuple iranien", a salué le président chinois Xi Jinping.

"Pas de perturbations"

M. Raïssi, qui avait le titre d'ayatollah, présidait la République islamique depuis près de trois ans. Considéré comme un ultraconservateur, il avait été élu le 18 juin 2021 dès le premier tour d'un scrutin marqué par une abstention record pour une présidentielle et l'absence de concurrents de poids.

Toujours coiffé de son turban noir et vêtu d'un long manteau de religieux, il avait succédé au modéré Hassan Rohani, qui l'avait battu à la présidentielle de 2017.

Il était soutenu par la principale autorité de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a appelé dimanche "le peuple iranien" à "ne pas s'inquiéter" car "il n'y aura pas de perturbation dans l'administration du pays".

Dernier message pro-palestinien

M. Raïssi s'était rendu dimanche dans la province d'Azerbaïdjan oriental, où il a notamment inauguré un barrage en compagnie du président d'Azerbaïdjan, Ilham Aliev, à la frontière entre les deux pays.

Au cours d'une conférence de presse commune, il a de nouveau apporté son soutien au Hamas face à Israël. "Nous pensons que la Palestine est la première question du monde musulman", a-t-il dit. Dans un message de condoléances, le Hamas a salué un "soutien à la résistance palestinienne".

L'Iran a lancé une attaque inédite le 13 avril contre Israël, avec 350 drones et missiles, dont la plupart ont été interceptés avec l'aide des Etats-Unis et de plusieurs autres pays alliés.

M. Raïssi était sorti renforcé des législatives qui se sont tenues en mars, premier scrutin national depuis le mouvement de contestation qui a secoué l'Iran fin 2022 à la suite du décès de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée pour non-respect du code vestimentaire strict de la République islamique.

Né en novembre 1960, M. Raïssi a effectué l'essentiel de sa carrière dans le système judiciaire, en étant notamment procureur général de Téhéran puis procureur général du pays.

Liste noire

M. Raïssi figurait sur la liste noire américaine des responsables iraniens sanctionnés par Washington pour "complicité de graves violations des droits humains", des accusations balayées comme nulles et non avenues par les autorités de Téhéran.

Téhéran a salué dans la nuit les propositions faites par plusieurs pays d'aider dans les recherches de l'hélicoptère, un Bell 212.

La Turquie a rapidement déployé 32 secouristes et un drone de vision nocturne qui a été opérationnel durant la nuit, tandis que l'Union européenne a annoncé avoir activé, à la demande de l'Iran, "le service de cartographie de réponse rapide CopernicusEMS" pour aider à localiser l'appareil.

A la demande de Téhéran, Moscou a également annoncé envoyer en Iran une cinquantaine de spécialistes des opérations de sauvetage, des véhicules tout-terrain ainsi qu'un hélicoptère.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

La Norvège passe en huitièmes grâce à Haaland

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Erling Haaland a inscrit le 2-1 décisif (© KEYSTONE/AP/Gareth Patterson)

La Norvège n'est pas tombée dans le piège de la Côte d’Ivoire en 16es de finale du Mondial. A Dallas, les Vikings l'ont emporté 2-1 sur les Eléphants.

Il a fallu attendre un moment dans cette partie pour voir une action dangereuse. Mais à la 39e, Antonio Nusa a décidé qu'il en avait assez et le joueur de Leipzig a ouvert le score d’une superbe frappe enroulée du droit à l'orée de la surface. Et juste avant la pause, les Norvégiens ont bien cru doubler la mise par Erling Haaland, mais le tir de l'attaquant de Manchester City a été sauvé sur la ligne.

En seconde période, la Côte d'Ivoire a poussé et a fini par égaliser à la 74e grâce à Amad Diallo, entré un peu plus tôt. Diallo a bien su s'appuyer sur Nicolas Pepe avant de frapper du gauche dans la surface. Avant cela, Nicolas Pepe avait déjà obligé le gardien norvégien à une belle parade à la 55e. La Norvège a aussi eu une balle de break, notamment à la 67e sur une reprise de Torbjorn Lysaker Heggem, repoussée in extremis sur la ligne. Mais les Scandinaves ont finalement repris un avantage décisif à la 86e grâce à leur cyborg Haaland, parfaitement servi dans la surface et clinique au moment de conclure. On a même l'impression que la star norvégienne a été surprise de voir le ballon lui arriver dessus.

La Norvège affrontera le Brésil en huitièmes de finale le 5 juillet dans la banlieue new-yorkaise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Détournement de fonds: perquisitions en cours au RN

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Des perquisitions sont en cours dans plusieurs pays européens sur des soupçons de détournement de fonds européens par le groupe d'eurodéputés Identité et démocratie (ID), où siégeait le Rassemblement national de Jordan Bardella (photo). (© KEYSTONE/EPA/Radek Pietruszka)

Des perquisitions sont en cours "en France et dans d'autres pays européens", sur des soupçons de détournement de fonds européens par le groupe d'eurodéputés Identité et démocratie (ID), où siégeait le Rassemblement national, a indiqué mardi le parquet européen.

Organe indépendant de l'UE chargé de lutter contre la fraude aux fonds de l'UE, le parquet européen a précisé "mene(r) actuellement des mesures d'enquête en France et dans d'autres pays européens dans le cadre d'une enquête en cours portant sur l'usage de fonds européens par un ancien groupe politique du Parlement européen entre 2019 et 2024".

Officiellement institué en 2021, le parquet européen avait déjà annoncé en juillet 2025 l'ouverture d'une enquête sur l'ancien groupe ID, soupçonné d'avoir "indûment dépensé" plus de 4,3 millions d'euros de 2019 à 2024.

Selon le journal français Le Monde, qui a révélé mardi les perquisitions, ces dernières ont lieu en France, en Espagne, en Italie et en Belgique.

Ces perquisitions s'ajoutent à la tourmente judiciaire du RN: la cour d'appel de Paris doit dire le 7 juillet si elle confirme l'inéligibilité de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens.

"Depuis tôt ce matin, des perquisitions sont en cours aux sièges et aux domiciles personnels de prestataires de communication ayant travaillé avec nous", a publié sur la plateforme X le président du RN, Jordan Bardella.

"Dans le même temps, Le Canard enchaîné nous apprend également l'ouverture prochaine d'une information judiciaire me concernant, à la suite d'une plainte d'une association militante, à propos d'un emploi de quelques mois occupé au Parlement européen (...) il y a bientôt douze ans", a-t-il poursuivi.

Cette éventuelle nomination d'un juge d'instruction, comme le souhaite l'association anticorruption Anticor, qui a porté plainte, ouvrirait un nouveau front judiciaire pour le RN. Dans ce dossier, Anticor estime que le président du RN doit répondre de ses activités pendant les quatre mois et demi en 2015 où il a été l'assistant parlementaire de l'eurodéputé Jean-François Jalkh.

L'association demande également qu'un magistrat instructeur enquête pour faux sur les documents produits par Jordan Bardella et ses proches pour attester de son travail.

"Comme à chaque fois, les procédures judiciaires annoncent le calendrier électoral", a avancé M. Bardella. Et d'affirmer: "Nous n'avons rien à nous reprocher, et nous le montrerons".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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LeBron James va poursuivre sa carrière mais quitte les Lakers

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LeBron James va quitter les Lakers (© KEYSTONE/AP/MARK J. TERRILL)

LeBron James, meilleur marqueur de l'histoire de la NBA, a décidé de poursuivre sa carrière la saison prochaine. Mais il va quitter les Los Angeles Lakers, rapporte mardi la chaîne américaine ESPN.

Agé de 41 ans, l'ailier évoluait depuis 2018 au sein de la franchise californienne avec laquelle il a remporté le titre en 2020. Selon ESPN citant son agent, il a informé les Lakers de son départ et indiqué qu'il disputerait sa 24e saison en NBA sous un autre maillot.

James, arrivé en fin de contrat, avait laissé planer un doute sur son avenir après la lourde défaite des Lakers la saison passée en demi-finale de la conférence Ouest, balayés 4-0 par Oklahoma City.

"Je ne sais pas ce que le futur me réserve. Je vais prendre du recul, parler à ma famille, faire l'analyse, et quand le temps sera venu, vous saurez ce que j'ai décidé", avait-il dit au soir de l'élimination, le 11 mai. "J'ai toujours l'amour du jeu", ajoutait LeBron James, qui venait de disputer son 302e match de play-off.

Tout au long de sa 23e saison, le quadruple champion NBA (2012, 2013, 2016 et 2020) n'a fourni aucun indice sur une éventuelle retraite, une prolongation de contrat, ou un départ pour un dernier défi, alors que des rumeurs l'ont envoyé vers les Cleveland Cavaliers ou les Golden State Warriors de Stephen Curry, une association de deux légendes qui ferait sensation.

Du côté des Lakers, on assurait que le conserver aurait été une bonne chose - "Toutes les équipes, la nôtre incluse, seraient ravies d'avoir LeBron James dans leur effectif", confiait mi-mai le manager général Rob Pelinka - tout en ayant conscience que l'avenir de la franchise repose plutôt sur Luka Doncic, arrivé de Dallas en février 2025 dans le cadre d'un échange retentissant avec Anthony Davis.

Légende de la balle orange au physique d'airain, à l'hygiène de vie et à l'éthique de travail irréprochables, le "King" possède déjà d'innombrables records, notamment l'emblématique nombre de points marqués, chipé à Kareem Abdul-Jabbar en 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La Cour suprême préserve le droit du sol, revers majeur pour Trump

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Le président américain Donald Trump vient de subir un sérieux revers de la part de la Cour suprême. (© KEYSTONE/AP/Jacquelyn Martin)

La Cour suprême majoritairement conservatrice a rejeté mardi la remise en cause par Donald Trump d'une question au coeur même de l'identité américaine: le droit du sol. Il s'agit d'un revers majeur infligé au président républicain.

Par six voix contre trois, celles de trois conservateurs, dont le président de la Cour, et des trois progressistes, la Cour a annulé un décret signé le 20 janvier 2025 par Donald Trump dès son retour à la Maison Blanche, le plus contesté de son second mandat.

Ce décret, déclaré inconstitutionnel par toutes les juridictions inférieures saisies, supprimait le droit du sol pour les enfants d'immigrés en situation irrégulière afin de mettre fin à ce que le président républicain considère comme une incitation à l'immigration clandestine, dont la répression est une priorité absolue pour lui.

Dans son arrêt rédigé au nom de la Cour, le président John Roberts conclut que les enfants nés aux Etats-Unis de parents "présents illégalement ou temporairement" sont néanmoins "citoyens par la naissance en vertu du 14e amendement" de la Constitution.

"La citoyenneté, à l'époque comme aujourd'hui, était le droit d'avoir des droits, de participer librement à notre communauté politique", écrit-il au terme d'une longue analyse historique de la nationalité aux Etats-Unis.

"Les rédacteurs du 14e amendement ont étendu cette promesse à 'toute personne née libre dans ce pays'. Nous tenons cette promesse aujourd'hui", poursuit le président de la Cour.

Les trois autres juges conservateurs ont exprimé leur désaccord.

Le principe du droit du sol, disposant que tout enfant né aux Etats-Unis est automatiquement citoyen américain, est consacré par cet amendement adopté en 1868, après la guerre de Sécession, afin de garantir les droits des esclaves affranchis et de leurs descendants.

Appliqué depuis plus de 150 ans, ce principe a été sanctuarisé en 1898 par un arrêt de la Cour suprême reconnaissant qu'un fils d'immigrants chinois né en Californie était bien citoyen américain par sa naissance.

"Promesse américaine fondamentale"

Il s'agit du troisième revers significatif infligé à Donald Trump par la Cour suprême ces derniers mois, après l'invalidation en février de ses droits de douane et le maintien en poste lundi d'une gouverneure de la Banque centrale (Fed) qu'il voulait révoquer.

Il a déploré la consécration par la Cour suprême du droit du sol, "ce qui est vraiment mauvais" pour les Etats-Unis, selon lui, mais assuré sur son réseau Truth Social qu'il serait possible de le supprimer par la voie législative.

Au contraire, un expert juridique, Gerard Magliocca, considère que la Cour, en se prononçant sur un fondement constitutionnel, a tranché de manière "assez définitive".

"Il semble très improbable que cela revienne de notre vivant", a expliqué à l'AFP ce professeur de droit à l'Université d'Indiana, se félicitant que "la question soit réglée pour les millions de personnes concernées".

"La décision de la Cour réaffirme une promesse américaine fondamentale: si vous êtes né ici, vous êtes citoyen de ce pays", a réagi dans un communiqué Cecillia Wang, la directrice juridique de l'influente organisation de défense des droits civiques ACLU, qui avait plaidé devant la Cour en faveur de l'annulation du décret.

"Un président ne peut pas changer la Constitution par le fait du prince", a-t-elle ajouté.

En avril, Donald Trump avait exceptionnellement assisté aux débats devant la Cour suprême, signe de l'importance qu'il attache à ce dossier.

Ce décret interdisait au gouvernement fédéral de délivrer des passeports, certificats de citoyenneté ou autres documents aux enfants nés aux Etats-Unis dont la mère y séjourne illégalement ou temporairement, et dont le père n'est pas citoyen américain ou résident permanent - titulaire de la fameuse "carte verte".

Etaient également visés les enfants de résidents temporaires aux Etats-Unis grâce à un visa étudiant, de travail ou de tourisme.

Selon des projections réalisées en mai 2025 par des chercheurs de l'université Penn State, à raison d'environ 255'000 naissances par an, une révocation du droit du sol pour les enfants d'immigrés en situation irrégulière ou de résidents temporaires accroîtrait le nombre d'immigrés clandestins de 2,7 millions d'ici 2045 et de 5,4 millions d'ici 2075.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les préparatifs pour les funérailles de Khamenei battent leur plein

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A Téhéran, une femme passe devant une bannière représentant le guide suprême iranien tué, l'ayatollah Ali Khamenei, embrassant le front du défunt commandant de la Force Al-Qods des Gardiens de la révolution, le général Qassem Soleimani, tué lors d'une frappe de drone américaine en Irak en 2020. (© KEYSTONE/AP/Vahid Salemi)

Portraits géants et ouvriers en plein travail sous haute sécurité: à Téhéran, les préparatifs prennent forme mardi pour les funérailles nationales de l'ayatollah Ali Khamenei, qui débutent samedi et dureront six jours.

La dépouille de celui qui a dirigé la République islamique d'Iran durant près de 37 ans sera exposée à partir de samedi à la Mosalla de Téhéran, un vaste complexe conçu pour accueillir les grandes prières du vendredi, les commémorations officielles et les rassemblements religieux.

Mardi, l'AFP a vu des employés donner les derniers coups de peinture aux entrées du site, tandis que d'autres goudronnaient les trottoirs. Forces de sécurité et de police étaient présentes en nombre.

Des portraits géants d'Ali Khamenei couvrent la façade de la Mosalla, dont l'architecture de l'édifice principal rappelle celle d'une mosquée.

A l'intérieur, des ouvriers sur des échafaudages travaillent sur une structure métallique, selon des images diffusées par les médias d'Etat.

La Mosalla a été le lieu de cérémonies nationales, de discours de hauts responsables et de grands rassemblements destinés à afficher l'unité et le soutien populaire à la République islamique.

Selon les organisateurs, des responsables d'une trentaine de pays sont attendus. Mais "pas l'Europe" qui ne s'est pas "placée du bon côté de l'histoire" pendant la guerre, a précisé à la télévision d'Etat le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï.

Les funérailles d'Ali Khamenei se tiendront six mois après d'importantes manifestations contre la vie chère et le pouvoir et dans un contexte de fragile cessez-le-feu avec les Etats-Unis et Israël.

Selon un responsable de l'organisation, Ali-Akbar Pourjamshidian, "un autre objectif est de renforcer la cohésion nationale et l'unité entre les différentes composantes politiques, sociales et religieuses du pays autour du rôle central du guide".

A Téhéran, des affiches pour les funérailles promettent à l'Iran un "avenir radieux". Ces obsèques, initialement prévues début mars, avaient été reportées en raison de la guerre.

Températures caniculaires

Khamenei a été tué au premier jour de la guerre lors du bombardement de son complexe, qui a aussi coûté la vie à des dizaines de responsables politiques et militaires.

Pour ses funérailles, les autorités attendent entre 15 et 20 millions de personnes rien qu'à Téhéran.

Trois jours d'hommage y sont prévus à partir de samedi, et durant cette période la capitale sera "complètement fermée et fériée", ont-elles décrété.

D'importantes restrictions de circulation seront mises en place avec un immense périmètre du centre-ville inaccessible en voiture.

Les préparatifs occasionnent déjà des embouteillages à mesure que certaines voies sont bloquées pour les véhicules de service.

La télévision d'Etat multiplie ces derniers jours les documentaires sur Khamenei et les messages de prévention, alors que les obsèques se tiendront sous des températures caniculaires.

Des responsables d'une trentaine de pays sont attendus, selon M. Pourjamshidian.

Ali Khamenei sera inhumé le 9 juillet dans la ville sainte de Machhad (nord-est), d'où il était originaire.

Un cortège funèbre passera la veille par l'Irak et les villes saintes de Najaf et Kerbala.

Le fils d'Ali Khamenei, Mojtaba, lui a succédé début mars à la fonction de guide suprême, mais n'est pas apparu en public depuis sa désignation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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