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Economie

Bâtiments d'Etat: tuile pour la droite en troisième débat

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Suite à un vote du Grand Conseil, des tuiles solaires pourront être posées sur des bâtiments de l'Etat qui vont être rénovés, à l'instar du Tribunal d'arrondissement de Lausanne (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)

Le Grand Conseil vaudois a donné son aval mardi à un crédit-cadre de 42 millions de francs pour financer les travaux d'entretien de bâtiments de cinq sites appartenant au canton. Il a confirmé de justesse son vote du premier débat, en acceptant un crédit additionnel de 3,2 millions incluant la pose de tuiles solaires.

Les sites concernés par les travaux sont le Tribunal d'arrondissement et l'Ecole supérieure de la santé à Lausanne, le Centre d'enseignement professionnel de Vevey, le Centre de protection de la population à Gollion et l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM) à Bex. Les rénovations proposées concernent l’entier des bâtiments.

Deux variantes

Le débat politique a cependant porté sur le revêtement des toits. Le plénum avait le choix entre deux variantes. Soutenue par la droite, la première prévoyait d'ajouter la pose de panneaux solaires photovoltaïques sur les bâtiments de l'Ecole supérieure de la santé (Couvaloup), à Gollion et à Vevey.

Un montant additionnel de 1,45 million aurait permis de produire 632'000 kWh/an. Sur 25 ans, durée de vie moyenne d'un panneau solaire, le coût de production des kWh se serait monté à 9 centimes.

L'autre variante, qui visait à ajouter des panneaux, mais aussi des tuiles solaires "partout où cela est possible" a eu les faveurs de la gauche et des Vert'libéraux (PVL). Des bâtiments classés sont concernés, à l'image de l'Ecole de la santé (Château).

La production augmenterait à 790'000 kWh/an pour un investissement supplémentaire de 1,8 million. Sur 25 ans, les kWh additionnels seraient produits pour un coût de 45 ct.

Efficience ou innovation

Les partisans des tuiles ont ainsi plaidé pour un investissement courageux, arguant de l'exemplarité de l'Etat. Plusieurs ont estimé qu'il fallait choisir l'option la plus ambitieuse en vue de la neutralité énergétique prévue en 2035. Il faut soutenir l'innovation même si ces tuiles sont encore un peu chères, relevait le Vert Alberto Mocchi.

C'est bien là que le bât blesse, selon la droite qui a préconisé d'investir là où l'efficience est bonne. Poser des tuiles sur des bâtiments classés est techniquement compliqué et non rentable, ont affirmé des députés PLR.

La conseillère d'Etat Isabelle Moret en charge du dossier avait elle aussi plaidé mardi dernier pour la sobriété. Elle a annoncé qu'un plan d'action à 40 millions était prévu pour des panneaux photovoltaïques dans les 10 ans à venir, a rappelé le PLR Pierre-André Romanens. Pour la droite, il faut les investir à bon escient et garder ces quelque deux millions à cet effet. L'option tuile coûte trop cher pour ce qu'elle rapporte.

Revirements

Mardi dernier, lors du deuxième débat, la droite a eu gain de cause à une voix près. Au troisième débat, les députés sont revenus au choix du premier par 71 votes pour contre 69 contre. Le crédit additionnel de 3,3 millions pour effectuer des travaux d'amélioration de l'efficience énergétique des sites de Marcelin à Morges et de l'ETML à Lausanne a lui passé la rampe sans discussion.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Salaire minimum vaudois: les partisans partent en campagne

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Le comité unitaire favorable au salaire minium vaudois a présenté ses arguments à la presse, lundi matin à Lausanne. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les partisans du salaire minimum vaudois, soumis au peuple le 14 juin, lancent leur campagne. Ils font l'éloge de cet "outil de politique sociale" qui permet de lutter contre la pauvreté, réduit les dépenses de l'Etat et fait ses preuves à Neuchâtel et Genève.

Le salaire minimum vaudois a été calculé à 23 francs l'heure selon le coût de la vie en 2023, et se monterait à 23,60 francs aujourd'hui en tenant compte de l'inflation. Il profiterait à environ 23'000 personnes dans le canton - soit près de 5% des emplois - qui gagnent actuellement moins que ce salaire, a relevé Samuel Bendahan, lundi matin devant la presse à Lausanne.

Ce salaire minimum doit surtout profiter à certains secteurs (restauration, soins à domicile, coiffure, nettoyage, etc), et souvent à des postes occupés par des femmes. "Ces personnes travaillent à 100% et ne peuvent pas vivre dignement", a affirmé le conseiller national socialiste.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La Chine bloque l'acquisition par Meta de l'agent d'IA Manus

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L'agence chinoise de planification économique a interdit lundi à Meta d'acquérir le projet Manus (archives). (© KEYSTONE/AP/Jeff Chiu)

La Chine a annoncé lundi qu'elle bloquait l'acquisition, par le géant américain Meta, de Manus, un agent d'intelligence artificielle (IA) conçu par une startup chinoise aujourd'hui basée à Singapour, sur fond de rivalité technologique avec les Etats-Unis.

La compagnie américaine, propriétaire de Facebook et d'Instagram, avait annoncé fin décembre 2025 avoir conclu un accord pour acquérir Manus. Mais des analystes avaient prévenu que l'opération pourrait être stoppée par les autorités de régulation. Le journal Financial Times affirmait le mois dernier que Pékin avait interdit aux deux cofondateurs de la startup chinoise de quitter la Chine.

La Commission nationale du développement et de la réforme, la puissante agence chinoise de planification économique, a indiqué lundi avoir "rendu une décision d'interdiction d'investissement concernant l'acquisition du projet Manus par des investisseurs étrangers". L'instance "exige des parties concernées qu'elles annulent cette opération d'acquisition", a-t-elle souligné dans un communiqué.

Conçu par la startup pékinoise Butterfly Effect, Manus s'est fait connaître du grand public en mars 2025 après qu'une vidéo de démonstration est devenue virale sur les réseaux sociaux. Accessible sur invitation à destination des entreprises, il avait rapidement suscité l'engouement.

Manus est un agent IA et, à ce titre, ne joue pas dans la même cour que les assistants conversationnels du chinois DeepSeek ou de l'américain OpenAI (ChatGPT). Ces derniers fournissent des réponses à des requêtes via une interface de discussion, alors que Manus, lui, est conçu pour être capable d'exécuter des tâches en autonomie "de bout en bout": tri de CV, réservations de voyages...

L'AFP a contacté Manus et Meta pour obtenir leurs commentaires sur cette décision chinoise annoncée lundi. Le ministère chinois des Affaires étrangères avait cité Manus comme un autre exemple d'innovation chinoise, après la percée surprise, début 2025, du modèle de raisonnement R1 de la compagnie DeepSeek.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Swatch: ISS recommande de voter pour le candidat dissident Wood

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ISS, qui apporte son soutien à la candidature de Steven Wood au conseil d'administration de Swatch Group, juge l'influence de la famille Hayek trop importante au sein du conseil d'administration de l'horloger biennois dirigé par Nick Hayek, ici à l'image (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La société de conseil ISS recommande aux actionnaires du groupe horloger Swatch Group de voter en faveur du candidat dissident Steven Wood lors de l'assemblée générale le 12 mai. L'horloger rejette la candidature de l'investisseur américain et ses propositions.

Dans une analyse publiée mardi, ISS souligne que les performances de Swatch Group ont baissé ces dernières années, et que "l'entreprise a perdu la position dominante qu'elle occupait autrefois face à ses concurrents nationaux".

ISS estime qu'il est difficile de dissocier ce recul de la famille Hayek: "à l'heure actuelle, le CEO et le président du conseil d'administration sont des membres de la famille Hayek, et deux autres administrateurs sur les sept que compte le conseil sont des proches, ce qui démontre leur influence sur l'orientation de l'entreprise".

"La société est confrontée à une détérioration de ses résultats opérationnels et à de graves lacunes en matière de gouvernance d'entreprise. Il aurait donc été logique qu'elle présente un candidat capable de s'attaquer à l'un de ces problèmes, voire aux deux, mais elle ne l'a pas fait", ajoute ISS.

Ce contexte a mené Greenwood Investors, société fondée par Steven Wood et qui détient selon elle 0,5% du capital-actions du groupe Swatch, à proposer la candidature de l'investisseur activiste, soutient-elle. Elle recommande ainsi aux actionnaires de voter en faveur de M. Wood en tant que représentant des actionnaires au porteur au conseil d'administration.

Contrebalancer le poids des Hayek

"Bien que le candidat dissident ne dispose pas d'une expérience pertinente dans le secteur horloger, il apporterait le point de vue d'un actionnaire indépendant. Cela est d'une importance capitale à ce stade, car le conseil d'administration a besoin d'une voix incontestablement indépendante pour contrebalancer l'influence de la famille fondatrice", souligne ISS.

"De plus, il possède une expertise des marchés financiers et une expérience au sein de conseils d'administration de sociétés cotées dans plusieurs juridictions européennes, ce qui serait précieux pour aider à restaurer la confiance des investisseurs et à mettre en oeuvre les améliorations indispensables en matière de gouvernance".

Aux yeux d'ISS, le vote en faveur de Steven Wood constitue "une étape constructive vers l'amélioration de la surveillance et le rétablissement de la confiance des investisseurs". Et cela, même s'il n'a pas échappé à la société de conseil que la composition finale du conseil d'administration est déterminée par un vote de l'assemblée générale, soit l'ensemble des actionnaires.

Vote de contestation

Ainsi, "il semble donc que même si le candidat dissident obtient le soutien majoritaire des détenteurs d'actions au porteur, son élection au conseil d'administration puisse être bloquée par le pool de la famille Hayek."

Le groupe Swatch a fait savoir s'opposer fermement à la candidature de M. Wood, dont les revendications iraient au-delà des dispositions du code des obligations, selon lui. La représentation de l'actionnaire majoritaire au sein du conseil d'administration deviendrait donc minoritaire au regard des statuts, ce qui entraînerait également des risques financiers et économiques considérables pour Swatch, argumente-t-il.

Le 12 mai, il proposera l'ancien conseiller d'Etat bernois Andreas Rickenbacher comme nouveau membre du conseil d'administration.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Un nouveau label "Valais" voit le jour dans le domaine de l'énergie

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Pour le président de l'AVEPP, Stéphane Maret, le concept "Energie marque Valais" se veut simple et crédible (photo d'archives). (© KEYSTONE/DOMINIC STEINMANN)

L'Association valaisanne des producteurs d'énergie électrique (AVPEE) a choisi de se doter d'un label "Energie marque Valais". La démarche, présentée lundi, est soutenue par le Canton et Valais/Wallis Promotion.

Forte de 44 sociétés membres, l'AVPEE représente 95% de la force hydraulique du canton. Avec cette démarche de traçabilité, elle entend doter la filière d’un outil capable de mieux faire connaître la valeur d’une énergie renouvelable produite en Valais, a précisé l'association, lors d'une conférence de presse, lundi à Riddes.

Le concept n'est pas limité aux entreprises valaisannes du secteur, mais est également ouvert aux autres producteurs et fournisseurs du pays. Le Valais produit chaque année plus de 10 milliards de KwH d’énergie hydroélectrique, indigène et renouvelable, soit 28% de la production suisse.

Le label se base sur les directives de Pronovo, l'organisme de certification pour les garanties d'origine et sur la labellisation de la marque Valais.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Depuis lundi, la Suisse vit à crédit pour ses besoins en énergie

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Avec un taux d'indépendance énergétique de 32% en 2026, la Suisse se situe au milieu du classement par rapport aux pays de l'UE. (image d'illustration) (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Les ressources indigènes ont suffi jusqu'à ce lundi 27 avril pour couvrir les besoins énergétiques de la Suisse. Désormais, la Suisse dépendra des énergies importées jusqu'à la fin de l'année, notamment du pétrole, du gaz et de l'uranium.

C'est ce que montre le dernier calcul de la Fondation Energie. La Suisse couvre aujourd’hui près de deux tiers de ses besoins énergétiques par des importations, rappelle lundi la fondation. Cela comprend l’ensemble des produits pétroliers, le gaz naturel ainsi que les combustibles nucléaires. Chaque année, environ sept milliards de francs sont ainsi versés à l’étranger.

Le "Jour de l’indépendance énergétique" illustre cette dépendance: il correspond au moment à partir duquel, d’un point de vue purement mathématique, la Suisse dépend entièrement de l’énergie importée.

Avec un taux d'indépendance énergétique estimé à 32% en 2026, la Suisse se situe au milieu du classement par rapport aux pays de l'UE. L'Estonie arrive largement en tête, avec une production nationale supérieure à 97%. La Lettonie, la Roumanie et la Suède s'approvisionnent également à plus de 50% en sources d'énergie locales. La France se situe à 18%, ce qui place au 9 mars son "Jour de l'indépendance énergétique".

Risque géopolitique

Une grande partie des énergies fossiles importées provient de régions politiquement instables comme le Moyen-Orient, l'Asie du Nord ou l'ancienne Union soviétique, et transite par des pays de l'UE pour arriver en Suisse. Les tensions actuelles au Moyen-Orient montrent à quel point ce système est vulnérable, souligne la Fondation Energie.

Afin de garantir l'approvisionnement à long terme et de réduire la dépendance de la Suisse à l’égard des Etats autoritaires, il est essentiel de développer de manière cohérente les énergies renouvelables au niveau national et d'instaurer une coopération étroite au sein de l'Europe, conclut la fondation.

Elle appelle le Parlement à faire progresser la transition énergétique, à adopter l’accord sur l’électricité avec l’UE et à renoncer aux aventures nucléaires, qui entraîneraient de nouvelles dépendances à l’uranium, en référence à l'initiative "Stop au blackout" et au contre-projet du Conseil fédéral.

Appel à cinq mesures

Avec la Fondation Energie, six autres associations ont signé un appel à la Confédération à l'occasion de cette Journée de l'indépendance énergétique. L'Association suisse pour la protection du climat, le WWF, Alliance Sud, l’Action de Carême, HabitatDurable Suisse, Protect our Winters (POW), et donc la fondation lui demandant qu'elle sorte rapidement de sa dépendance au pétrole et au gaz.

Elles attendent des autorités fédérales et cantonales qu'elles prennent cinq mesures pour réduire cette dépendance: une action en matière de subventions pour la rénovation des bâtiments, une accélération de la transition vers des systèmes de chauffage renouvelables ou un meilleur accès aux bornes de recharge électriques. Elles estiment aussi nécessaire de renoncer aux hausses de prix dans les transports publics et mieux exploiter le potentiel solaire sur les toits et façades, écrivent-elles dans leur appel lancé lundi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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