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L'extrême droite fait imploser la droite française

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Gabriel Attal et plusieurs de ses ministres ont annoncé qu'ils se présenteront aux prochaines législatives (Archive). (© KEYSTONE/EPA/LUDOVIC MARIN / POOL)

L'appel en France du dirigeant du principal parti de droite à nouer une alliance inédite avec l'extrême droite a créé un nouveau séisme mardi, deux jours après la dissolution de l'Assemblée et la convocation de législatives par le président qui exclut toute démission.

"Déloyauté", "mensonges", jeu "personnel"... Un déluge de critiques s'est abattu sur le président des Républicains (LR) après son appel à s'allier avec le Rassemblement national (RN) en vue des élections anticipées des 30 juin et 7 juillet, renforçant la crise qui a gagné le pays depuis le triomphe de l'extrême droite aux européennes.

"Nous avons besoin d'une alliance, en restant nous-mêmes, (...) avec le Rassemblement national et avec ses candidats", a déclaré Eric Ciotti sur la chaîne TF1, aussitôt désavoué par plusieurs cadres de son parti qui ont dénoncé un revirement historique.

Tenant d'une ligne dure sur l'immigration, M. Ciotti a fait tomber une digue qui avait jusque-là tenu son parti, héritier déclaré du général de Gaulle, à l'écart de tout accord avec le RN, dont l'ancêtre a été cofondé par un ancien Waffen-SS.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, ex-membre de LR rallié à Emmanuel Macron en 2017, a accusé M. Ciotti d'avoir "signé les accords de Munich", paraphés en 1938 notamment par la France et l'Allemagne nazie.

Un autre LR rallié au président, l'ex-premier ministre Edouard Philippe, en a profité pour "tendre la main" aux LR opposés à l'alliance avec le RN.

La charge a aussi été sévère au sein même de LR, que deux influents sénateurs ont quitté en signe de protestation. "Je n'avaliserai jamais, sous aucun prétexte, un accord avec le RN contraire à l'intérêt de la France et à notre histoire", a également lancé le président de droite du Sénat, Gérard Larcher.

"Cordon sanitaire"

Galvanisé par son succès aux européennes, où il est arrivé en tête dans 93% des villes françaises, le RN a, à l'inverse, salué "le choix courageux" de M. Ciotti. "Quarante ans d'un pseudo cordon sanitaire, qui a fait perdre beaucoup d'élections, est en train de disparaître", s'est félicitée auprès de l'AFP Marine Le Pen, patronne des députés RN.

Depuis plusieurs années, le parti cherche à nouer des alliances avec la droite pour poursuivre son entreprise de dédiabolisation et tente d'élargir sa base avant les élections, qui pourraient le porter pour la première fois au pouvoir.

Le RN a en revanche renoncé mardi à nouer une alliance vers sa droite en refusant un accord avec le parti Reconquête! fondé par le polémiste Eric Zemmour, plusieurs fois condamné pour incitation à la haine raciale.

Pendant que la droite se déchire, Emmanuel Macron joue la montre et a reporté à mercredi la conférence de presse prévue mardi pour clarifier son "orientation".

Edouard Philippe l'a égratigné, en se disant "pas sûr qu'il soit complètement sain que le président de la République fasse une campagne législative".

L'ex-premier ministre du président Macron a aussi dit que la dissolution avait provoqué "étonnement" et "parfois de la colère" chez "beaucoup" de Français, du fait du "risque considérable de voir le RN accéder au pouvoir".

Dans un entretien au Figaro Magazine mis en ligne mardi, M. Macron a en tout cas assuré qu'il refuserait de démissionner "quel que soit le résultat" des législatives. "J'y vais pour gagner!", a assuré le président, malgré sa popularité en berne.

Attal mènera la liste

A ceux qui jugent qu'il est "fou" de provoquer un tel séisme alors que le pays s'apprête à accueillir les Jeux olympiques (26 juillet-11 août), M. Macron a défendu une "bonne décision". "Je dis aux Français, n'ayez pas peur, allez voter."

Selon un sondage Harris Interactive - Toluna paru lundi, le RN est crédité de 34% d'intentions de vote au premier tour, ce qui lui permettrait d'obtenir une majorité relative au second, avec 235 à 265 députés, triplant quasiment son nombre actuel de sièges (89). Les macronistes, avec 19%, ne pourraient tabler que sur 125 à 155 sièges.

"C'est moi qui mènerai cette campagne" des élections législatives anticipées pour la majorité, a annoncé mardi sur TF1 le premier ministre, qui avait jugé "soudaine" voire "brutale" la décision du président Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale.

Gabriel Attal conduira la campagne "en tant que chef de la majorité, premier ministre, avec l'identité qui est la (sienne) (...) c'est-à-dire toujours écouter les Français, même quand ça ne fait pas toujours plaisir ce qu'on entend, essayer de prendre des décisions concrètes, régler les problèmes", avec des "priorités": "les grands services publics que sont la santé, l'école, le pouvoir d'achat et l'emploi, l'écologie

Grandes manoeuvres

Après s'être divisés pendant la campagne des européennes, les quatre principaux partis de gauche (France insoumise, Parti socialiste, Ecologistes, Parti communiste) ont annoncé lundi soir avoir trouvé un terrain d'entente pour présenter "des candidatures uniques dès le premier tour", même si des divergences subsistent.

Cette alliance a été vertement critiquée par le premier ministre Gabriel Attal mardi, jugeant "révoltant" l'alliance avec la France insoumise (gauche radicale), accusée d'ambiguïtés sur l'antisémitisme. Des institutions juives ont dénoncé une "honte" et un "accord infâme".

Les tractations ont repris mardi pour affiner un programme commun et tenter de régler le débat sur le chef de file, plusieurs partis refusant que ce rôle soit joué par le dirigeant de LFI Jean-Luc Mélenchon, figure clivante et ex-candidat à la présidentielle.

En retrait depuis la dissolution, M. Attal est lui sorti de son silence mardi pour assurer qu'il irait "au bout de (s)on devoir de citoyen (...) pour éviter le pire", tout en reconnaissant le caractère "brutal" de la dissolution.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

Lego: bond du bénéfice net de 32% au 1er semestre

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Lego a enregistré un bénéfice net en hausse de 32% à 8,6 milliards de couronnes (107 millions de francs), alors que les ventes ont bondi de 26%, à taux de change constant, à 41,9 milliards (archives). (© KEYSTONE/DPA/DANIEL KARMANN)

Le numéro un mondial du jouet, le danois Lego, a fait "plus fort que prévu" lors des six premiers mois de l'année, a dit son directeur-général à l'AFP à l'occasion de la publication de son rapport semestriel.

"La première moitié de l'année a été plus forte que prévue sur l'ensemble de nos activités", a déclaré Niels Christiansen, qui table sur une croissance à deux chiffres pour l'ensemble de l'année 2026.

L'entreprise familiale a enregistré un bénéfice net en hausse de 32% à 8,6 milliards de couronnes (107 millions de francs). Son chiffre d'affaires a lui bondi de 26%, à taux de change constant, à 41,9 milliards de couronnes.

Ses ventes au consommateur ont augmenté de 22% sur l'ensemble des marchés.

"Nous constatons un bénéfice supérieur à ce que nous anticipions au début de l'année", s'est félicité M. Christiansen.

"La première moitié de l'année a été plus forte que prévu sur l'ensemble de nos activités. Ce n'est donc pas un marché particulier, ni un produit, un thème ou un segment particulier", a-t-il insisté.

La part de matériaux renouvelables et recyclés achetés et utilisés pour fabriquer les fameuses briques en plastique a augmenté, a souligné Lego dans un communiqué, sans donner de chiffres exacts.

Ce choix ne s'est pas répercuté sur le prix des jouets.

De même, la flambée des prix du pétrole, composant essentiel du plastique, n'a pas affecté le prix des briques.

"Nous pouvons les gérer, cela ne détruit pas la rentabilité (...) notre croissance nous aide. Car lorsque vous grandissez plus vite, vous avez des opportunités de mieux utiliser vos usines, d'être plus productifs", a souligné M. Christiansen.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Le zoo de Beauval renonce à accueillir des dauphins

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Le zoo de Beauval avait prévu d'accueillir environ 25 dauphins, dont au moins huit des douze cétacés du Marineland d'Antibes. Mais le projet est désormais abandonné (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/FEDERICO GAMBARINI)

Le directeur général du ZooParc de Beauval, Rodolphe Delord, a annoncé mardi à l'AFP renoncer à son projet de centre d'accueil de dauphins, destiné notamment à accueillir certains cétacés du Marineland d'Antibes.

Une décision justifiée, selon M. Delord, par le coût du chantier, désormais estimé à 45 millions d'euros, contre 25 à 30 millions initialement, les recours juridiques engagés à son encontre, mais aussi l'absence d'engagement du gouvernement.

"Les incertitudes juridiques et financières qui pèsent aujourd'hui sur le projet ne nous permettent pas de le mener dans des conditions acceptables", a déclaré M. Delord, évoquant également "le refus du gouvernement qu'une partie du financement puisse bénéficier d'une garantie de l'État".

Il y a un an, le projet décrit comme "hors norme" et imaginé "à la demande du gouvernement et de certaines associations", était présenté comme une solution viable pour les dauphins du Marineland d'Antibes, dont le sort reste incertain depuis la fermeture du parc en janvier 2025.

La structure, qui devait s'étendre sur deux hectares et demi de surface, comprenait une dizaine de bassins, dont trois immenses lagons, et ainsi devenir un centre d'études, de recherche scientifique et de sauvegarde des dauphins.

"Nous avions prévu d'accueillir environ 25 dauphins", dont au moins huit des douze cétacés du Marineland d'Antibes et "onze de Planète Sauvage", parc animalier situé près de Nantes, a rappelé Rodolphe Delord auprès de l'AFP.

Opposition d'ONG

Dès l'officialisation du projet, une dizaine d'ONG, dont C'est Assez! et One Voice, s'y étaient opposées, allant jusqu'à déposer plusieurs recours en justice et à organiser des rassemblements.

Elles dénonçaient notamment la reproduction des cétacés en captivité et la possibilité de transferts, qu'elles estiment contraires aux dispositions de la loi de 2021 sur le bien-être animal.

D'autres, comme Sea Sea Shepherd, avaient dit adopter une "approche pragmatique" en soutenant l'idée de Beauval, sans autre solution crédible pour ces dauphins. "La reproduction d'un dauphin est limitée et contrôlée", s'est défendu Rodolphe Delord, estimant que "s'opposer ne suffit pas".

Huit des douze dauphins du Marineland d'Antibes, fermé en janvier 2025, ont été transférés en Espagne en juillet, dans un parc à Benalmádena, près de Malaga, dans le sud de l'Espagne.

Sans Beauval, ils pourraient finalement être envoyés en Asie, dans "des hôtels ou des parcs d'attractions", d'après Rodople Delord.

"Nous sommes vraiment inquiets pour leur avenir", a conclu M. Delord, dont l'établissement a accueilli deux millions de visiteurs et réalisé 113 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Turquie: la CEDH ordonne la libération du mécène Osman Kavala

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Le mécène turc Osman Kavala a été condamné en 2022 pour "tentative de renversement du gouvernement", ce qu'il a toujours nié (archives). (© KEYSTONE/AP)

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a ordonné mardi à la Turquie de libérer "dans les plus brefs délais" le mécène Osman Kavala, sous les verrous depuis 2017. Elle a jugé "nulle et non avenue" sa condamnation à la perpétuité.

Le tribunal de Strasbourg ordonne également à la Turquie de verser plus de 110'000 euros au philanthrope, condamné en 2022 pour "tentative de renversement du gouvernement", ce qu'il a toujours nié.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Robots tueurs: la présidente du CICR et Guterres relancent un appel

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La présidente du CICR Mirjana Spoljaric et le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'allient pour demander à nouveau un accord contraignant contre les robots tueurs (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La menace des robots tueurs "s'est intensifiée". La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Mirjana Spoljaric et le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres relancent un appel conjoint contre cette technologie, dévoilé mardi à Genève.

Les deux institutions s'étaient déjà alliées en 2023 sur cette question. Elles demandaient alors certaines interdictions et des restrictions. Depuis, le monde s'est rapproché d'un ciblage autonome de l'être humain par des machines, affirment les deux responsables.

Selon eux, la technologie s'accélère et le cadre légal ne suit pas ce rythme, alors que les négociations à Genève n'avancent pas suffisamment. "Davantage d'autonomie dans les systèmes d'armement est déjà largement en cours", expliquent M. Guterres et Mme Spoljaric.

Ecouter les ingénieurs

Et d'ajouter que les Etats doivent entendre les scientifiques et les ingénieurs eux-mêmes qui demandent que des limites soient décidées. Des avancées ont toutefois été obtenues sur une compréhension de ce que signifient "le jugement et le contrôle humains" sur ces technologies. De même que sur la conformité avec le droit international humanitaire (DIH).

Mais il faut désormais aboutir à un instrument juridiquement contraignant, expliquent encore les deux responsables. Un échec provoquera des victimes et laissera aux générations suivantes un monde sans interdiction ni restriction clairement approuvée sur ces robots tueurs. Et où les responsabilités seront difficiles à établir.

Les Etats doivent se retrouver en novembre pour la septième conférence de suivi de la Convention sur certaines armes conventionnelles.

"Nous demandons urgemment aux Etats de saisir" cette possibilité, affirment encore le secrétaire général de l'ONU et la présidente du CICR, ajoutant également que la voie vers un accord contraignant est évidente.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

La situation des droits humains en Birmanie au "plus bas"

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Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk demande aux acteurs externes de revoir leurs affaires avec l'économie de guerre birmane (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La situation des droits humains en Birmanie est "au plus bas", selon l'ONU. Dans un rapport publié mardi à Genève, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme dénonce les conditions difficiles pour les civils, entre violences et "économie de guerre".

La junte au pouvoir depuis 2021 recourt notamment aux nouvelles technologies pour renforcer la surveillance sur la population. Les bombardements se poursuivent, provoquant des déplacements importants, ajoute le rapport qui porte sur la période entre début juin 2025 et fin mai 2026.

Aussi bien l'armée que les rebelles de l'Armée d'Arakan ont perpétré des violences répandues et systématiques contre les Rohingyas, victimes d'exactions depuis 2017. Dans le nord de l'Etat de Rakhine, les insurgés ont notamment mené "des arrestations arbitraires, de la torture, des violences sexuelles, des disparitions forcées ou du travail forcé", explique le rapport.

Des pillages et des destructions de villages ont également été observés. Des enfants de six ans ont parfois été contraints de travailler dans cette région.

L'absence d'Etat de droit a en outre facilité des économies illicites qui favorisent le financement du conflit. Les problèmes vont des mines illégales aux centres d'arnaques en passant par la drogue et le trafic humain.

"Navrant" selon l'ONU

L'effondrement économique et les déplacements permettent aux organisations criminelles d'exploiter davantage la main-d'oeuvre. L'utilisation des ressources naturelles sans régulation affecte également l'environnement. Et des produits chimiques dans les cours d'eau sont à déplorer, avec des conséquences pour la santé.

Le rapport est "navrant", déplore le haut commissaire Volker Türk. Il estime également que les Etats, les entreprises et les investisseurs doivent se demander ce que leurs affaires en Birmanie provoquent comme effets.

Le Haut-Commissariat a conclu par le passé que des actes équivalant à des crimes contre l'humanité ont été perpétrés dans ce pays. Depuis l'arrivée des militaires, des milliers de civils au moins ont été tués, dont plus de 700 pendant la période électorale d'août 2025 à janvier dernier en Birmanie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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